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Emm Riviere
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1,0
Publiée le 15 septembre 2025
Des mois que je n’ai pas vu un film aussi mauvais. Du pathos, invraisemblable, l’infirmière qui s’excuse de tout, qui gère son planning à sa guise, décide de tout, une fin sans fin, trop long, des personnages caricaturaux et manichéens. Pourtant je suis resté jusqu’au bout. Les acteurs sont bons mais doivent jouer sans nuance : l’infirmière trop gentille et humaine et tous les autres juste méchants. Je n’ai pas du tout aimé
Avec L’Intérêt d’Adam, Laura Wandel confirme son talent pour sonder les zones de fracture humaines déjà explorées dans Un Monde. Ici, l’hôpital devient un champ de bataille moral où vocation, humanité et pragmatisme s’entrechoquent. Lucy, incarnée avec intensité par Léa Drucker, lutte contre un système défaillant tout en tentant de sauver Adam, enfant pris au piège d’un conflit de loyauté bouleversant. Face à elle, Anamaria Vartolomei livre une prestation saisissante en mère isolée, fragile et inquiétante, refusant toute remise en question. La réalisatrice choisit l’immersion radicale : caméra portée, plans-séquences, absence d’explications, pour plonger le spectateur dans l’urgence, jusqu’à l’épuisement. Le jeune Jules Delsart impressionne par sa justesse, renforçant un trio central d’une puissance rare. Plus qu’un simple drame social, le film devient un cri d’alarme sur l’état de nos institutions, interrogeant notre capacité à préserver la dignité humaine face aux logiques froides d’un système de santé réduit à la rentabilité.
Film très prenant, avec une très belle tension narrative, qui plus est sur un "vrai" sujet, avec des enjeux réels, qui justifient qu'on s'y penche. Les mouvements de la caméra qui suit à la trace l'infirmière Lucy-Léa Drucker nous éreinte ; sa fatigue autant nerveuse que physique est excellemment bien rendue, et il est heureux que Laura Wandel ait choisi un format très court. L. Wandel a choisi de ne pas être explicite sur le "hors champ", sur notamment le tenants et aboutissants de la situation familiale et affective des deux protagonistes, toujours est-il qu'elles sont chacune "mère célibataire", ce qui explique sans doute l'empathie particulière de Lucy pour Rebecca-Anamaria Vartolomei, excellente en mère exclusive. Rebecca est exclusive dans la mesure où, forte de l'amour qu'elle porte pour son fils, elle n'a aucun esprit critique, elle exclue de prendre le moindre recul sur la façon dont elle s'en occupe. Elle semble avoir exclu le père de tout rôle, elle refuse d'imaginer que sa façon de nourrir Adam puisse poser problème... On ne peut qu'imaginer qu'elle s'est construite elle-même hors d'un environnement familial rassurant. Lucy, à force d'empathie, finit pas dérailler. Même si des hospitaliers professionnels indiquent que les décisions se prennent collectivement, dans une mécanique qui protège chacun et notamment les soignants trop investis, l'urgence des décisions empêche ici une saine concertation à la croisée des enjeux sociaux, juridiques et de santé. Dès lors qu'un appel avec son fils libère un peu Lucy de ses contraintes familiales, elle choisit -par compensation ?- de surinvestir sur Rebecca et prend des décisions pour elle, alors qu'il n'y a plus urgence... L'individu contre la machine administrative ? C'est un peu plus compliqué que ça... On n'est pas dans un feel-good movie.
Rien n’est aimable dans ce film, qui propose une expérience délibérément inconfortable au spectateur. Une immersion en quasi temps réel (on nous a quand même épargné le coup de l’unique plan séquence, merci) dans un service pédiatrique, avec pour personnages une mère demeurée qui refuse de nourrir son gosse et une infirmière qui la défend au delà du raisonnable. On ne connaîtra évidemment rien de leurs motivations. L’ambiance est exagérément plombante : pas un sourire, des visages fermés sous un éclairage blafard, des traits tirés, des pleurs, pas de musique, des portes qui s’ouvrent et claquent, des badges qui ne marchent pas, caméra à l’épaule à la mode des frères Dardenne… paradoxalement ce cinéma qui se veut très social ne montre aucune empathie pour ces deux femmes, et encore moins pour le public. Un exercice de style finalement très artificiel. Aucune raison de s’infliger ça.
Vu en avant première à UGC Danton Paris le 02 septembre avec l'honneur de voir l'équipe du film Beaucoup d'émotions une histoire particulièrement difficile qui m'a beaucoup remis en question sur la difficulté à être une mère( perdue et fragile ) qui se fait aider par une infirmière Lucy une personne exceptionnelle très investie dans son métier (un métier remarquable indispensable) très solide et empathique pour Adam (qui est si fort malgré tout ce qu'il traverse ) et qui va (Lucy)tout faire pour eux C'est un fim à voir absolument car il y a beaucoup de choses abordées ( dans les difficultés de la vie) Le jeu des actrices et du petit garçon mérite tous les remerciements et félicitations pour cette histoire bouleversante qui fait bien réfléchir et aborde l'humain les relations humaines l'empathie le courage et l'aide aux autres Un film que je vais revoir Félicitations c'est très bien joué très prenant alors merci pour cette "leçon de vie " Quel film remarquable
Huit clos formidablement joué et cette plongée dans le service pédiatrie d’un hôpital est franchement glaçante mais le film me perd sur le dernier tiers… que je ne spoilerai pas.
Le dispositif n’est pas nouveau et le film dresse un catalogue de situations sociales complexes, traitées avec délicatesse mais sans véritable nouveauté.
Un film vu au Festival de Cannes 2025 Lucy, c’est l’excellence faite infirmière. Adam, lui, est hospitalisé pour malnutrition, par décision de justice : il a des carences et cela se traduit par des os qui se fracturent. Rebecca, sa mère, est très loin de ne pas aimer son fils : c’est juste une jeune femme en détresse, une mère trop jeune qui ne fait confiance à personne. Manière, sans doute, de se rassurer, cela se traduit par la volonté farouche de voir son fils ne manger que de la nourriture qui vient d’elle. Pourquoi pas ? Sauf que ce qu’elle donne à manger à Adam n’est pas du tout adapté à son âge, d’où les carences. A l’hôpital, le but est d’arriver à ce qu’Adam reçoive une alimentation adaptée à son âge, adaptée à son état. Facile, me direz vous ! Sauf que, dans un premier temps, Adam refuse obstinément d’ingurgiter toute nourriture ne venant pas de sa mère. La grande force de ce film à la fois très court et très intense réside dans la maîtrise dont Laura Wandel fait preuve pour entretenir une très grande tension, disons même un suspense haletant : Lucy arrivera-t-elle à obtenir la guérison d’Adam ? Pourquoi Lucy et non l’hôpital dans son ensemble ? Après tout, dans le cadre de l’hôpital, ce sont les médecins qui, en principe, sont les décideurs. Et puis, il y a des procédures à suivre. Oui mais voilà, ce sont les infirmières qui sont les plus proches des patients, qu’ils soient jeunes ou qu’ils soient vieux, et Lucy, avec son expérience du métier, avec la vigilance et la compassion dont elle fait preuve en permanence, se rend bien compte que braquer la maman serait la pire des solutions, que la présence de cette dernière est indispensable pour arriver à la guérison d’Adam. Rebecca ne fait rien pour faciliter la tâche de Lucy, mais qu’importe, et Lucy, dans l’intérêt d’Adam, n’hésite pas à passer outre aux procédures, à s’opposer à des collègues partisans d’un strict respect des procédures, voire à des médecins dont elle dépend. Vous avez accès à l'intégralité de cette critique sur le site où le tiret du 6 se trouve entre critique et film.
Une film d’une grande sensibilité sur un thème délicat : l’amour inconsidéré d’une mère qui pourtant nuit à son enfant. Les actrices principales sont très justes, tout comme les acteurs enfants. Le réalisme de la mise en scène et reconstitution de l’hôpital ne doit cependant pas faire oublier qu’il s’agit d’une fiction. Une telle liberté d’action ne serait pas possible.
Il est un peu tôt, après seulement deux longs métrages, mais il semble assez évident que ce qu"aime par dessus tout Laura Wandel, dans son cinéma, c'est de nous placer en immersion, au cœur de toutes les tensions. Après la maternelle d'Un monde (quel film !), voici le service de pédiatrie d'un hôpital public, avec L'intérêt d'Adam dont le récit suit particulièrement le quotidien stressant d'une infirmière qui allie humanité, dévotion et discipline, dans la mesure de ses possibilités et au sein d'un quasi chaos. Une soignante héroïque (l'hôpital qui ne se fiche pas de la charité), ou presque, et qui se débat avec sa hiérarchie mais aussi avec des cas cliniques problématiques, comme celui de cette femme isolée, suivie par la justice, et de son enfant qui ne se nourrit pas correctement. Au plus près de ce désordre plus ou moins organisé, le film de la réalisatrice bruxelloise dit beaucoup sur les maux de l'hôpital et, plus largement, sur une certaine misère sociale. 73 minutes compactes suffisent à L'intérêt d'Adam pour nous faire ressentir un état fébrile permanent, avec une mise en scène aiguisée, un scénario au cordeau et une interprétation impressionnante d'une Léa Drucker qui n'en finit pas de sidérer par l'étendue de son talent. Dans un rôle beaucoup moins valorisant, Anamaria Vartolomei, confirme, elle, qu'elle est de la graine des grandes comédiennes.
Grand coup de coeur pour ce court film (1h13), projeté à la Cinémathèque française, en ouverture de la reprise de la Semaine de la Critique cannoise. Une Léa Drucker magistrale, omniprésente dans ce thriller aux multiples rebondissements, qui reboostera, j'en suis persuadé, le moral du personnel soignant. À noter que Jules Delsart a un frère jumeau : Léo. Ils sont âgés de six ans et demi.
Léa Drucker impressionne dans ce moyen métrage (1h13) en infirmière surchargée de travail qui, face à un enfant et sa mère en détresse, fait preuve d'une empathie dont nous aurions tous besoin. Anamaria Vartolomei et Jules Delsart sont tout aussi formidables.