Un film vu au Festival de Cannes 2025
Lucy, c’est l’excellence faite infirmière. Adam, lui, est hospitalisé pour malnutrition, par décision de justice : il a des carences et cela se traduit par des os qui se fracturent. Rebecca, sa mère, est très loin de ne pas aimer son fils : c’est juste une jeune femme en détresse, une mère trop jeune qui ne fait confiance à personne. Manière, sans doute, de se rassurer, cela se traduit par la volonté farouche de voir son fils ne manger que de la nourriture qui vient d’elle. Pourquoi pas ? Sauf que ce qu’elle donne à manger à Adam n’est pas du tout adapté à son âge, d’où les carences. A l’hôpital, le but est d’arriver à ce qu’Adam reçoive une alimentation adaptée à son âge, adaptée à son état. Facile, me direz vous ! Sauf que, dans un premier temps, Adam refuse obstinément d’ingurgiter toute nourriture ne venant pas de sa mère. La grande force de ce film à la fois très court et très intense réside dans la maîtrise dont Laura Wandel fait preuve pour entretenir une très grande tension, disons même un suspense haletant : Lucy arrivera-t-elle à obtenir la guérison d’Adam ? Pourquoi Lucy et non l’hôpital dans son ensemble ? Après tout, dans le cadre de l’hôpital, ce sont les médecins qui, en principe, sont les décideurs. Et puis, il y a des procédures à suivre. Oui mais voilà, ce sont les infirmières qui sont les plus proches des patients, qu’ils soient jeunes ou qu’ils soient vieux, et Lucy, avec son expérience du métier, avec la vigilance et la compassion dont elle fait preuve en permanence, se rend bien compte que braquer la maman serait la pire des solutions, que la présence de cette dernière est indispensable pour arriver à la guérison d’Adam. Rebecca ne fait rien pour faciliter la tâche de Lucy, mais qu’importe, et Lucy, dans l’intérêt d’Adam, n’hésite pas à passer outre aux procédures, à s’opposer à des collègues partisans d’un strict respect des procédures, voire à des médecins dont elle dépend. Vous avez accès à l'intégralité de cette critique sur le site où le tiret du 6 se trouve entre critique et film.