Jeunes mères
Note moyenne
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Juan 75
Juan 75

81 abonnés 514 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 juin 2025
Un grand Dardenne, un scénario implacable mêlant tragédie et lueur d’espoir. Une direction d’actrices toujours aussi parfaite. Les frères auraient pu avoir un prix plus important à Cannes.
Pierre Phdb
Pierre Phdb

24 abonnés 297 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 juin 2025
Pas fini, pas suffisamment lisible.

Dans une maison familiale en Belgique de très jeunes mères sont accompagnées pour faire un choix. Conserver avec elles leur enfant ou le proposer a l'adoption. Le film nous présente quatre parcours c'est le principal point positif un film des frères Dardenne qui s'inscrit dans le réel l'aspect que l'on aime chez eux. Là le film respecte cet aspect mais frôle un peu trop peut être le documentaire. Les quatre récits ne sont pas véritablement liés entre eux.

A voir pour le thème pas comme une grande œuvre cinématographique.
Kouto
Kouto

33 abonnés 4 791 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 avril 2026
Brossant le portrait de cinq adolescentes, devenues mères ou en passe de l’être hébergées dans une maison maternelle pour les aider à appréhender leur rôle de maman, de ce film des frères Dardenne émane une forme de lâcher prise pour les cinéastes préférant une forme d’authenticité naturelle dans les gestion des émotions à la recherche d’une forme de perfection d’écriture et de justesse de jeu. Ce récit choral très lumineux est un terreau fertile pour laisser germer des graines d’espoir face à une hérédité complexe pour ces jeunes mamans.
isakkk
isakkk

18 abonnés 212 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 mars 2026
Un bon film, à thèse mais très bien écrit et construit et qui donne à voir des situations qu’on ne connaît pas (en tout cas moi !)
AZZZO

366 abonnés 1 018 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 juillet 2025
Film après film, les frères Darsenne confirment leur incroyable capacité à filmer la violence et la complexité de l'existence pour ceux que les hasards de la vie ont précarisés.
C'est du vrai film social, proche du documentaire, sans manichéisme. Les adolescentes devenues maman beaucoup trop tôt représentent tout l'échantillon des situations que l'on peut connaître dans de telles situations. Certaines s'en sortent, d'autres pas, certaines familles sont pesantes quand d'autres sont aidantes. Mais malgré la violence sociale, le film est plein d'humanité et d'espoir.
Fort et juste.
Fiers R.
Fiers R.

210 abonnés 928 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 novembre 2025
Encore des cinéastes entrant dans la catégorie des identifiables dès les premières séquences. Les rares récipiendaires de deux Palmes d’or que sont les frères Dardenne reviennent donc avec un nouveau film conforme à tous les précédents : caméra à l’épaule au plus près des personnages, cinéma du réel, majorité des comédiens non professionnels mélangé à quelques têtes connues, sujet social ou sociétal, la ville de Liège ou ses alentours en lieu de tournage, ... Bref, on est en terrain connu et leur cinéma est aussi régulier (prévisible?) qu’une horloge suisse sur la forme comme sur le fond. On pourra leur reprocher comme on pourra louer une constance et une cohérence artistique indéniable, surtout que l’on ne peut pas non plus dire qu’ils font toujours le même film puisqu’ils changent bien sûr de sujet à chaque long-métrage.

Ici, la fratrie nous parle, comme le titre l’indique tout simplement, des mamans trop jeunes et potentiellement des filles mères. « Jeunes mères » évolue au sein d’un centre maternel d’aide à celles-ci. Le film propose de suivre cinq jeunes adolescentes qui se retrouvent là pour diverses raisons. Un peu plus lumineux qu’à l’accoutumée, moins traversé de pessimisme social, leur nouvel opus peut encore une fois compter sur des comédiennes non professionnelles très talentueuses et épatantes de naturel. Les jeunes actrices apprenties sont incroyables, preuve que les Dardenne sont toujours aussi doués pour aller dénicher et diriger de jeunes talents prometteurs (de Jérémie Rénier à feu Émilie Dequenne).

À travers ces cinq portraits, le film traite de différentes causes à cette maternité précoce et développe par conséquent différentes issues. Il y a une diversité appréciable entre celles qui veulent garder leurs enfants et celles qui veulent le placer, celles qui sont seules et celles qui sont accompagnées, celles qui gèrent et celles qui ne gèrent pas du tout. Comme le script embrasse les destinées individuelles de chacune (enfin sur les cinq il y en a une qui est étrangement et complètement laissée de côté et n’a que deux séquences), il ne peut vraiment les approfondir. Et comme le scénario est très succinct, on frôle parfois le documentaire sans que ce soit une tare. En revanche, difficile encore une fois de comprendre le jury cannois de cette année qui a décerné le Prix du scénario à un film qui n’en a quasiment pas!

Le problème de ce type de film choral est que, souvent, certaines trajectoires sont plus intéressantes que d’autres. Ici, si celle d’Ariane et de Perla nous happent, les autres un peu moins. Sauf peut-être la dernière partie très émouvante avec India Hair concernant le personnage de Rebecca. On a un effet catalogue de cas et de personnalités un peu voyant qui se répercute sur le format. « Jeunes mères » ressemble parfois à plusieurs courts-métrages qu’on a découpé et mis bout à bout et auquel on a ajouté des scènes de groupe pour lier le tout. Et il faut avouer qu’il y a une petite frustration que les personnages plus pertinents et au narratif plus captivant ne soient pas davantage développés. Un effet à double tranchant donc pour un opus qui touche en plein cœur mais aux choix narratifs discutables.

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Roger D
Roger D

113 abonnés 1 214 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 juin 2025
Voici un film très touchant de part l'histoire de fond. Ces 4 adolescentes provenant de milieu sociaux compliqué, qui ont toutes un passé et une histoire différente mais qui ont le point en commun d'être maman. Cela donne des moments forts pour chacune d'entre elle et on espère une issue positive ou en tous cas la meilleure possible. Donc il y a ce côté d'espérer et puis l'autre de ce dire mais purée qu'est ce qu'elles ont foutu pour en arriver là!!!!!!! Des enfants qui doivent passer dans un monde adulte alors qu'elles savent à peine s'occuper d'elles même...j'ai vraiment aimé l'ensemble mais spoiler: les fins ne sont pas aussi belles pour toutes dans la réalité.

NOTE :
Cadreum
Cadreum

77 abonnés 830 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 29 septembre 2025
Qui est le film ?
Jeunes mères s’inscrit dans la filmographie des frères Dardenne comme une petite tentative de bifurcation : après avoir longtemps concentré leur cinéma sur l’individu en crise (Rosetta, L’Enfant, Le Fils) ils déplacent cette fois leur regard vers un collectif, une maison maternelle liégeoise où cinq adolescentes affrontent la maternité. Le film promet donc un élargissement de leur dispositif, passant du récit resserré au portrait choral, et revendique d’aborder de front une réalité sociale rarement représentée : le quotidien de très jeunes mères, entre fragilité, déterminisme et désir d’émancipation.

Que cherche-t-il à dire ?
L’ambition affichée est claire : montrer comment ces adolescentes, chacune avec son histoire et ses blessures, tentent de concilier responsabilité et survie. En surface, le projet est louable, nécessaire, tant le cinéma a tendance à marginaliser ces figures. Mais derrière l’intention, une tension se dessine : comment continuer à filmer « le réel » quand la volonté d’universalité pousse les Dardenne vers l’artifice, la simplification ou la moralisation implicite ?

Par quels moyens ?
Le choix d’une structure éclatée, découpée en cinq trajectoires, fonctionne moins comme une polyphonie qu’un catalogue. Chaque adolescente porte un archétype (la toxicomane en rémission, la migrante isolée, celle qui cherche sa mère biologique…) et cette typologie semble dicter les dialogues plus qu’elle n’émerge des situations. Les scènes s’ouvrent souvent sur des répliques explicatives, comme si le film craignait de perdre le spectateur. Ce didactisme, étranger à l’économie habituelle des Dardenne, mine l’immersion.

Les jeunes femmes s’expriment avec une langue standardisée, dénuée de l’oralité adolescente et des inflexions sociales. L’effet est troublant : on entend les scénaristes plutôt que les personnages. Là où un Dolan fait du parler québécois une texture, où un Loach s’appuie sur le cockney pour ancrer le récit, les Dardenne gomment l’accent et polissent les voix. Ce choix, sans doute destiné à élargir le marché, prive le film d’une vérité sonore pourtant au cœur de leur cinéma depuis La Promesse.

La caméra, fidèle à la grammaire des Dardenne, continue de chercher la proximité physique. Mais ce dispositif, autrefois garant d’une frontalité éthique, sonne ici comme une signature vidée de nécessité. L’attention portée aux gestes du soin (nourrir, baigner, endormir) pourrait révéler la charge politique de l’intime, mais se réduit trop souvent à une illustration sage.

La maison maternelle est filmée comme un lieu protecteur, presque idyllique, alors même que sa fragilité structurelle est évidente. Les éducatrices apparaissent comme des figures de soutien infaillibles, réduites à leur fonction bienveillante. Ce cadrage neutralise toute ambivalence : l’institution, au lieu d’être interrogée dans ses contradictions, est sanctifiée, comme si elle absorbait toute conflictualité.

Où me situer ?
Je ne crois pas à ce film. Non parce que le sujet manquerait d’importance, mais parce que la mise en forme trahit ce qu’il prétend observer. Je reconnais le courage de vouloir déplacer leur cinéma vers d’autres corps, d’autres voix, mais ce déplacement échoue : le collectif est réduit à des figures schématiques, le réalisme est affaibli par une langue trop propre et de ma récitation, et l’optimisme affiché sonne comme une concession.

Quelle lecture en tirer ?
Jeunes mères révèle, malgré lui, le paradoxe d’un cinéma social qui craint de choquer. Les Dardenne, en adoucissant leur geste, montrent à quel point leur radicalité était constitutive de leur force. Ici, tout se joue en surface : un décor d’institution, des figures de jeunes mères, une bienveillance diffuse. Il reste l’impression d’un film utile par son sujet, mais inutile par sa forme. Au sortir de la projection, je n’ai pas le sentiment d’avoir rencontré des vies, mais d’avoir feuilleté un dossier pédagogique. Et c’est bien ce qui me fait juger ce film, non pas raté par maladresse, mais raté par choix.
BLS Moviedebrief
BLS Moviedebrief

35 abonnés 312 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 juin 2025
« Touchant »
Dans ce film à la limite du documentaire nous suivons 5 adolescentes tout juste mamans dans une maison maternelle. Elles abordent leur statut de mère de façon bien différente en fonction de leur histoire, généralement dans la précarité mais avec toutes l’envie du mieux pour leur enfant. Sans pathos et touchant.
Par les frères Dardenne, qui ont eu le prix du scénario à Cannes 2025 pour ce film
Stéphane R
Stéphane R

33 abonnés 514 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 février 2026
Comme à l'heure habitude, les Dardenne donnent à voir des pans de vie qui échappent souvent au regard. C'en est tout l'intérêt, voir ces très jeunes filles grandir trop vite en confrontation avec la maternité et la pauvreté.
L'interprétation demeure inégale. Interessant, pas nécessairement palpitant
Arthur Brondy

309 abonnés 1 524 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 juin 2025
Ariane, Perla, Jessica, Julie et Naima vivent dans un centre dédié aux jeunes mamans en difficultés et qui tentent de reprendre le contrôle de leurs vies. Avec Jeunes mères, les frères Dardenne sont de retour avec un film choral puissant. On y rencontre différents récits qui s’entremêlent. C’est fort, de par la multitude des histoires des protagonistes, et on est traversé par un torrent d’émotions.
PASCAL C
PASCAL C

29 abonnés 314 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 juin 2025
Un film dépouillé, social, sans concession sans outrance misérabiliste. Cependant une misère à la fois économique et familiale nous interroge sur notre propre parentalité.
Leniod
Leniod

16 abonnés 43 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 3 septembre 2026
Du docu-fiction, plein de clichés, de qualité télé, médiocrement filmé. Rien d'exceptionnel qui mérite de s'exciter. Je me souviens avoir regardé un truc du genre avec Mallaury Nataf qui rejouait sa période SDF pour une chaîne de télévision française.

Les vidéos des frères Dardenne reçoivent plusieurs millions d'euros de subventions (environ trois) et sont systématiquement primées à Cannes. Cette fois le prix du scénario, alors que le scénario de "Jeunes mères" est particulièrement plat, un ramassis de clichés et d'a priori de vieux bourgeois imaginant des histoires de pauvres. Si je compare avec mes deux Zola préférés ("L'assommoir" en 1877 et "Lourdes" en 1894), les Dardenne sont au niveau des pâquerettes.

Les deux fonctionnaires tentent encore de se renouveler : après le film policier ("La fille inconnue" en 2016), voici le film choral à la Altman. En fait, cinq courts métrages d'une affligeante banalité et terriblement ennuyeux.

Les dialogues ne sont absolument pas naturels. Ici on touche une sorte de surréalisme métaphysique, propre à nourrir mon masochisme loufoque : « Je me sens comme du sable... Comme ma mère. Du sable qui boit du whisky. »
J'ai interrogé Gemini, Copilot, Claude et ChatGPT, tous sont restés aussi perplexes que moi.

Personne ne parle avec l'accent liégeois.

Ils ont réussi à enlaidir Christelle Cornil qui, dans la réalité, est une très jolie femme. Elle joue ici une grand-mère.

Curieusement, ces « pauvres de papier » ont de quoi se payer des cigarettes en 2025, sachant qu'une consommation relativement modérée coûte 200 euros par mois. Et de la tarte aux abricots : décidément, la Belgique est un pays de cocagne !

Il y a un discours avec (artificiels) applaudissements enthousiastes car un des personnages a été accepté à un stage d'accompagnement de train, ce qui était son « rêve ». Il s'est « battu » pour ça.
Je suppose que pour un stage à la SNCB, il suffit de remplir un formulaire et attendre d'être appelé. Quels efforts seraient à fournir pour être accepté à un stage de contrôleur de train ???

Ils recyclent leur plan iconique de "La promesse" (que je n'ai toujours pas vu) de la mobilette qui roule le long d'un mur d'usine, ou devant la Meuse.

"Jeunes mères" est pénible à regarder car les personnages n'ont aucune épaisseur et on ne voit rien d'autre que des acteurs, plutôt bien habillés, qui jouent laborieusement. J'aimerais trouver une femme costumière qui m'habille.

Un jeune couple trouve un spacieux appartement rénové avec vue sur la Meuse, sans le moindre dossier ou garant. La fille déclare que son allocation sociale est une « vraie garantie », apparemment pas au courant qu'en Belgique elle va la perdre si elle se domicilie avec son compagnon boulanger. Les Dardenne, présentés comme des experts du social, ne semblent pas au courant des lois en vigueur.
Le royaume des Dardenne est le pays des Bisounours.

Il y a un Flamand (rappelez-vous la volonté d'être « inclusif » : une voilée, une noire et un Flamand... Mais, par contre, personne ne parle wallon, ni avec l'accent liégeois) qui fait longtemps semblant de pleurer. C'est vraiment pathétique car le spectateur n'y croit pas et est bien embarrassé face à un tel amateurisme. Quelques minutes plus tard, une autre se met aussi à chialer, cette fois sous un drap pour paraître moins ridicule.

Les Dardenne semblent obsédés par le fait de jurer pour tout et n'importe quoi.

Un couple de parents adoptifs, caricature de bobos, semble sortir directement du coiffeur et de l'habilleuse.

Nettoyage du nombril de bébé, ce qui n'est pas appétissant.
On m'avait raconté que les meilleurs acteurs de "Jeunes mères" sont les bébés. Je confirme que celui à 1h23 et quarante secondes est particulièrement doué.

En conclusion, comme d'habitude avec les frères Dardenne, cela n'a aucune valeur documentaire et ce n'est pas du tout divertissant, ni artistique.
lecinema_clem
lecinema_clem

65 abonnés 283 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 mai 2025
Un film bien mené pour un coup de projecteur utile sur ces jeunes filles vivant le rôle de mère seule ou accompagnée. Un film rempli à la fois de détresse, d’entraide, de compassion et de bonheur. Des longueurs qui viennent ternir un peu la note finale du film
Aurelie Kiefer
Aurelie Kiefer

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 mai 2025
Film vu en avant première en présence du jeune comédien Kristen Billon. Très bon film de société, avec des personnages touchants .
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