Jeunes mères
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114 critiques spectateurs

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Michel C.

369 abonnés 1 798 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 mai 2025
Une sortie des frères "Dardenne", c'est toujours un évènement attendu, car Jean-Pierre et Luc ont su se faire un "nom" et une réputation. Encore un film dramatique qui s'invite dans l' intimité de 5 jeunes femmes à des moments décisifs de leurs vies. Une oeuvre touchante et poignante qui ne cherche pas à enjoliver ou prendre partie, juste rendre compte en observateur, humblement, du quotidien et du questionnement de ces jeunes mamans ou futures mamans, selon les séquences, des conditions de vie plus ou moins délicates, en l' occurrence très délicates. La mise en scène relativement brute, des deux frères, percutent directement au coeur, et offrant des portraits psychologiques attachants. Mention spéciale aux interprètes, personnel de cette Maison Maternelle Belge, infirmière, psychologue ou éducatrices, toutes admirables de douceur et de bienveillance en toutes circonstances. Attention à la déprime qui pourrait devenir envahissante, mais les interprétations de ces actrices ( presque exclusivement ) sont si étourdissantes - Merci Jessica - Julie - Ariane - Perla - Naïma.....!!**
Le_Général
Le_Général

122 abonnés 384 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 mai 2025
On aurait voulu s’y accrocher — à une voix, à un souffle, à quelque chose qui dépasse le simple constat. Mais tout est là, écrasé d’avance. Jeunes mères, c’est un film qui semble se regarder pleurer, qui presse l’âme comme une éponge usée en quête de compassion tiède. Jean-Pierre et Luc Dardenne savent filmer la détresse, nul doute là-dessus, mais cette fois, le vertige est forcé, les silences bavards, les regards chargés de détresse comme si le monde entier ne tenait plus qu’à une ficelle molle. Une jeune femme, trop jeune sans doute, accouche dans l’ombre sociale, et autour d’elle, tout se rétracte. Pas de miracle, juste la survie, le jour après l’autre. Encore. Toujours.

Il y a ce gris persistant, cette texture rugueuse qui a fait la patte des Dardenne — caméra à l’épaule, visages écorchés, durée suspendue à rien — mais ici, l’authenticité finit par suinter l’artifice. Chaque plan semble hurler “regarde comme c’est dur”, comme si le cinéma devait justifier sa gravité en multipliant les larmes. On ne doute pas un instant que la réalité montrée existe — le problème, c’est qu’elle est mise en scène avec une insistance telle qu’elle semble parfois trahir ce qu’elle veut défendre. Les actrices tiennent, oui, surtout la jeune protagoniste (trop jeune, là encore), le corps affaissé, les gestes incertains. Mais l’émotion finit par tourner à vide, comme une plainte trop souvent répétée pour encore vibrer juste.

Il y a quelque chose de curieusement plat dans cette abondance de souffrance. Le pathos, ici, ne surgit pas : il s’installe, pèse, s’étale, jusqu’à tout engluer. Et cette esthétique du dénuement, si forte chez les Dardenne quand elle s’ancre dans la pudeur, semble ici tourner à l’épuisement — une manière de creuser encore et encore la même veine sociale jusqu’à la rendre stérile. On comprend le geste, mais il nous lasse. On devine l’intention, mais elle se noie.

Jeunes mères ne triche pas, non — mais il insiste. Et ce trop-plein d’humanité broyée finit par perdre le spectateur : pas d’ouverture, pas de mouvement, juste la répétition des douleurs dans un huis clos sans air. Ce n’est pas un film malhonnête. C’est un film qui s’oublie dans son propre cri.
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 mai 2025
Observateurs inlassables de la misère sociale et/ou affective, les frères Dardenne témoignent à nouveau d'une belle acuité, cette fois-ci sur le sujet des jeunes mères en situation de précarité. Le canevas, sans être original, est très bien tissé pour envisager différentes facettes du sujet : la question de garder ou placer l'enfant, les rapports des jeunes mères à leurs conjoints (fuyants ou présents), à leur famille et notamment à leurs propres mères (absentes ou toxiques). Le propos est moins lourd et didactique que dans Le Jeune Ahmed, même si certains textes sont probablement un peu trop (bien) écrits. L'approche est frontale et pudique à la fois, intelligente et sensible. Toujours adeptes du réalisme pur, toujours excellents directeurs d'acteurs, les cinéastes belges optent ici pour un récit choral, en mode croisé, qui vivifie leur style narratif. Et si le ciel belge est toujours sombre – chargé d'une détresse captée de manière vibrante –, il est traversé au final par quelques éclaircies qui font du bien.
Karim El Attar
Karim El Attar

28 abonnés 251 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 25 mai 2025
Jeunes Mères sombre dans un certain voyeurisme qui, loin d’émouvoir, finit par ennuyer. Le film manque d’authenticité et de subtilité..
Dans le même registre j’ai largement préféré Petite de Julie Lerat-Gersant qui abordait des thèmes similaires avec une justesse touchante, sans jamais tomber dans le pathos gratuit comme ici .
Dommage c’est une grosse déception!!
traversay1

4 481 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 mai 2025
Pathos ? Misérabilisme ? Les mots ont un sens et leur définition ne recouvre pas vraiment ce que filment inlassablement les frères Dardenne. Pour Jeunes mères, dans lequel on entre sans préliminaires, parlons plutôt de détresse, d'avenir bouché, de précarité mais pas de refus d'espérer pour des jeunes filles qui viennent d'accoucher et ont trouvé un refuge dans une maison maternelle de Liège. Les cinéastes belges ont choisi de les mettre sur un pied d'égalité, avec des situations différentes selon les cas, avec ou non des petits amis, des mères, une sœur, plus ou moins fiables et aimants. Étonnamment, ces jeunes femmes ont assez peu de scènes communes et on les voit très peu dialoguer ou "fraterniser" alors qu'elles ont le même toit pour les abriter, temporairement. L'aspect choral du film est un peu déstabilisant, au moins au début, et il peut être un temps difficile de distinguer qui est qui et qui fait quoi. Mais la confusion ne dure pas et l'énergie et la volonté de s'en sortir de ces adolescentes ne peut que prendre aux tropes. Pas de jugement moral chez les Dardenne mais des existences prises sur le vif, avec une empathie indéniable, jouées par des apprenties actrices parfois maladroites mais toujours touchantes. Comme des sœurs, pas si lointaines, d'une certaine Rosetta, qui révéla la magnifique et regrettée Émilie Dequenne au monde entier.
Ufuk K

617 abonnés 1 721 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 mai 2025
"Jeunes Mères" en compétition cette année au festival de cannes, qui a reçu assez bonnes critiques de la presse est un drame social belge sensible. En fait, les frères Dardenne se présentent comme des outsiders dans la course à la Palme d'Or, en proposant aux spectateurs une histoire touchante sur les jeunes mères et les effets des carences émotionnelles vécues durant l'enfance, avec des performances authentiques de jeunes actrices.
Joce2012
Joce2012

262 abonnés 750 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 mai 2025
Film social très touchant, psychologiquement très dur, très bonnes interprétations des jeunes, scénario bien construit....
Christine SALAVERT GRIZET
Christine SALAVERT GRIZET

3 abonnés 98 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 23 mai 2025
Film voyeuriste et misérabiliste
Les dialogues sonnent faux, on s'ennuie et on sent que les actrices debutent, car elles ne sont pas convainquantes
Le point de vue de réalisateurs vieillissant sur des très jeunes femmes cas sociaux
Les bébés pleurent sans arrêt, pas un gazouilli, s'occuper d'un nourrisson n'est pas que donner le biberon changer la couche
Ces histoires familiales qui se répètent sont déprimante
Très ennuyeux
Rideau sur l'Écran
Rideau sur l'Écran

102 abonnés 221 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 mai 2025
"Jeunes mères" n’essaie pas de théoriser la maternité, il la regarde dans ce qu’elle a de plus brut, de plus immédiat. Mais ce qui frappe, c’est moins la dureté des parcours que l’espace inattendu où se glisse la solidarité. Les Dardenne filment les gestes du quotidien avec leur retenue habituelle, mais laissent filtrer une chaleur nouvelle : celle de femmes qui, sans grands discours, se soutiennent, se relèvent, s’apprennent. Le film échappe au pathos attendu pour proposer une échappée, modeste mais précieuse, vers une forme d’émancipation collective.
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

176 abonnés 567 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 mai 2025
Ai vu « Jeunes mères » le dixième film sélectionné au Festival de Cannes des frères Dardenne. A Liège, 5 adolescentes sont hébergées dans une maison familiale qui va les soutenir dans les derniers jours de leur grossesse mais surtout dans les premières semaines dans leur nouveau rôle de mère. Comment devenir mère quand on est encore presqu’une enfant en manque d’amour, en manque de repères… Jessica (Babette Verbeek magnifique), Julie (Elsa Houben), Ariane (Janaïna Halloy Fokan formidable), Perla (Lucie Laruelle qui crêve l’écran) et Naïma (Samia Hilmi) aux parcours chaotiques se font aider par des éducatrices, des psychologues au quotidien, pour se re-construire tout en essayant de tisser un lien avec leur bébé. La caméra comme toujours chez les Dardenne est au plus près des personnages. La mise en scène est plus posée que dans les films précédents des réalisateurs et l’image extrêmement belle. Les interprétations sont hallucinantes de véracité, chaque scène a l’air totalement improvisée voir même extraite d’un documentaire. S’attacher à 5 personnages dont l’histoire est racontée en parallèle n’est pas évident, et peut être que 3 auraient été suffisant. J’imagine que chaque spectateur s’attache à une des jeunes filles en particulier. Paradoxalement dans ce film sans musique, c’est cet art qui retisse des liens et des espoirs.;. Ce film sans vraiment de dramaturgie et sans aucun pathos touche sans qu’on s’en aperçoive en plein coeur et dans la dernière demie-heure des larmes de mi-tristesse et de mi-joie se mêlent en silence. India Hair dans un rôle très court et mutique est époustouflante comme à son habitude. Le film ne juge jamais ses personnages qui font tout pour échapper au déterminisme social. Un très beau film sociétal sur un sujet assez peu traité au cinéma.
Christian RZ
Christian RZ

87 abonnés 266 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 23 mai 2025
Si il y a une palme de la lourdeur, alors je la décerne bien volontiers aux frères
si c’est un film chorale, c’est une chorale bien mal dirigée , voire pas dirigée du tout,
certes on est bien triste pour ces pauvres filles mère, mais rien n’est fait pour nous les rendre attachantes
Marina Leconte
Marina Leconte

2 abonnés 21 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 25 mai 2025
Je me suis ennuyée devant ce film… c’est dommage car sur le papier, il aurait pu me plaire. Je ne me suis pas attachée aux personnages et je n’ai pas ressenti l’émotion qu’il y aurait dû avoir au vu du scénario.
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 410 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 mai 2025
Prix du scénario ( Cannes 2025 ), le nouvel opus des frères Dardenne, trouve des points de convergence avec " L'enfant" ( 2005 ) seconde palme d'or obtenue par les cinéastes.

Point de convergence scénaristique en ce qu'il montre un jeune couple de marginaux qui deviennent parents, sans en posséder aucune compétence ni pratique, ni émotionnelle, en raison de leur passé familial dysfonctionnel.

On suivra le parcours de cinq jeunes femmes esseulées, rejetées, ou manipulées par leur mère, hébergées en maison maternelle. C'est la qu'on tente de leur apprendre à devenir au plan pratique une mère responsable.

A la différence de " L'enfant", les Dardenne adoptent ici, au plan formel, un ton criant de vérité, proche de celui du documentaire.

Les cinéastes nous montrent la relativité voire l'inexistence de la notion d'instinct maternel. Comme on le verra dans le film, cette notion relève de la pure construction intellectuelle.

L'exposition des cinq parcours de jeunes mères permettra de comprendre comment ses jeunes femmes en sont arrivées à l'immense désespoir qui les traverse toutes.

Le panorama ne sera, certes, pas tout à fait complet puisque de nombreux aspects psychologiques ne seront pas traités ici ( conséquences sur le développement du bébé du contact avec une mère dans le malheur ou sous les conséquences du stress dû à sa situation économique...).

Parfois bouleversant, " jeunes mères" intéressera peut-être plus le spectateur concerné de près ou de loin par ce sujet grave et difficile.

A ma grande stupéfaction, j'ai lu une critique professionnelle qui reprochait le choix du jury cannois : " un prix du scénario sans scénario". A se demander si on a bien vu le même film. Une autre, " qu'on ne voit pas suffisamment les mères s'occuper de leurs bébés". C'est pourtant le sujet même du film : montrer que leurs itinéraires de vie, les empêche justement de s'en occuper.

Enfin, l'amateur de cinéma du patrimoine n'oubliera pas " Au seuil de la vie" (1958) de Ingmar Bergman, excellent opus du cinéaste suédois, qui trouve de nombreux points de convergence avec cette oeuvre artistique des deux cinéastes belges.
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

228 abonnés 1 484 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 31 mai 2025
En Belgique 5 adolescentes tentent de gérer leur maternité et la fin de l’innocence avec plus ou moins d’envie et de succès. Livraison cannoise habituelle des frères Dardenne qui une fois de plus ne sont pas repartis bredouilles. Et je me demande bien pourquoi. Tant leur film est pétrifié. A ne jamais vouloir choisir entre fiction et documentaire, qu’est-ce qu’il reste? Du vent.
Simon Bernard
Simon Bernard

206 abonnés 689 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 28 mai 2025
Jessica, Ariane, Perla, Julie et Naïma sont toutes les quatres de jeunes mères célibataires habitant dans une maison maternelle. Ce dispositif permet de les accompagner à la maternité et de les épauler face à ce grand changement. En effet, les jeunes femmes ont vécu des vies difficiles et le risque qu'elles retombent dans la drogue, ou à la rue, est élevé.

spoiler: "jeunes mères" n'est vraiment pas un film très agréable à regarder. On est vite agressés par les cris de bébés qui sont omniprésents toute la durée : c'est bon, il y a des enfants, on a compris. L'intrigue nous parle de quatre jeunes femmes sur qui le ciel semble tomber sur la tête en permanence. Les Dardennes tombent dans un récit misérabiliste au possible, presque documentaire. On dirait presque qu'ils prennent plaisir à concevoir des personnages en souffrance et sans avenir possible à cause de multiples raisons.
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