Encore un excellent film signé les frères Dardenne ! C'est fou comme je peux aimer ce genre de film presque documentaire... ici on suit des très jeunes mères qui tentent d'apprendre à vivre leur nouvelle vie de maman & c'est bouleversant, émouvant et assez dur à voir car elles sont paumées et ça fait mal à voir. Seul bémol : il aurait fallu que le film dure 3h tant certains profils sont plus bâclés que d'autres. Par exemple on voit très peu Naima avec la petite Selma et c'est dommage car c'est tellement passionnant et prenant qu'on voudrait que ça dure toujours pour les suivre sur beaucoup plus de temps.
Du docu-fiction, plein de clichés, de qualité télé, médiocrement filmé. Rien d'exceptionnel qui mérite de s'exciter. Je me souviens avoir regardé un truc du genre avec Mallaury Nataf qui rejouait sa période SDF pour une chaîne de télévision française.
Les vidéos des frères Dardenne reçoivent plusieurs millions d'euros de subventions (environ trois) et sont systématiquement primées à Cannes. Cette fois le prix du scénario, alors que le scénario de "Jeunes mères" est particulièrement plat, un ramassis de clichés et d'a priori de vieux bourgeois imaginant des histoires de pauvres. Si je compare avec mes deux Zola préférés ("L'assommoir" en 1877 et "Lourdes" en 1894), les Dardenne sont au niveau des pâquerettes.
Les deux fonctionnaires tentent encore de se renouveler : après le film policier ("La fille inconnue" en 2016), voici le film choral à la Altman. En fait, cinq courts métrages d'une affligeante banalité et terriblement ennuyeux.
Les dialogues ne sont absolument pas naturels. Ici on touche une sorte de surréalisme métaphysique, propre à nourrir mon masochisme loufoque : « Je me sens comme du sable... Comme ma mère. Du sable qui boit du whisky. » J'ai interrogé Gemini, Copilot, Claude et ChatGPT, tous sont restés aussi perplexes que moi.
Personne ne parle avec l'accent liégeois.
Ils ont réussi à enlaidir Christelle Cornil qui, dans la réalité, est une très jolie femme. Elle joue ici une grand-mère.
Curieusement, ces « pauvres de papier » ont de quoi se payer des cigarettes en 2025, sachant qu'une consommation relativement modérée coûte 200 euros par mois. Et de la tarte aux abricots : décidément, la Belgique est un pays de cocagne !
Il y a un discours avec (artificiels) applaudissements enthousiastes car un des personnages a été accepté à un stage d'accompagnement de train, ce qui était son « rêve ». Il s'est « battu » pour ça. Je suppose que pour un stage à la SNCB, il suffit de remplir un formulaire et attendre d'être appelé. Quels efforts seraient à fournir pour être accepté à un stage de contrôleur de train ???
Ils recyclent leur plan iconique de "La promesse" (que je n'ai toujours pas vu) de la mobilette qui roule le long d'un mur d'usine, ou devant la Meuse.
"Jeunes mères" est pénible à regarder car les personnages n'ont aucune épaisseur et on ne voit rien d'autre que des acteurs, plutôt bien habillés, qui jouent laborieusement. J'aimerais trouver une femme costumière qui m'habille.
Un jeune couple trouve un spacieux appartement rénové avec vue sur la Meuse, sans le moindre dossier ou garant. La fille déclare que son allocation sociale est une « vraie garantie », apparemment pas au courant qu'en Belgique elle va la perdre si elle se domicilie avec son compagnon boulanger. Les Dardenne, présentés comme des experts du social, ne semblent pas au courant des lois en vigueur. Le royaume des Dardenne est le pays des Bisounours.
Il y a un Flamand (rappelez-vous la volonté d'être « inclusif » : une voilée, une noire et un Flamand... Mais, par contre, personne ne parle wallon, ni avec l'accent liégeois) qui fait longtemps semblant de pleurer. C'est vraiment pathétique car le spectateur n'y croit pas et est bien embarrassé face à un tel amateurisme. Quelques minutes plus tard, une autre se met aussi à chialer, cette fois sous un drap pour paraître moins ridicule.
Les Dardenne semblent obsédés par le fait de jurer pour tout et n'importe quoi.
Un couple de parents adoptifs, caricature de bobos, semble sortir directement du coiffeur et de l'habilleuse.
Nettoyage du nombril de bébé, ce qui n'est pas appétissant. On m'avait raconté que les meilleurs acteurs de "Jeunes mères" sont les bébés. Je confirme que celui à 1h23 et quarante secondes est particulièrement doué.
En conclusion, comme d'habitude avec les frères Dardenne, cela n'a aucune valeur documentaire et ce n'est pas du tout divertissant, ni artistique.
Portrait choral inégal mais touchant et percutant par moment de 5 ado cabossées et confrontées à la maternité, qui cherchent à reprendre le contrôle de leur existence dans une maison maternelle en Belgique.
Un film très touchant en immersion dans une maison maternelle... des parcours différents mais la même envie de s'en sortir pour ces jeunes mamans face à la misère ou au rejet. Poignant !
Sans grande surprise, on retrouve dans "Jeunes mères" le naturalisme des Dardenne, quoique en un peu plus optimiste et moins dépressif. Ils s’avèrent ici peu intéressés par la construction narrative du récit mais davantage par le portrait d’une galerie de personnages.
Film très intéressant et très réaliste qui pourrait presque être un documentaire. Un peu oppressant mais cela démontre bien la réalité et la difficulté du propos.
Total respect pour ce film, dans lequel les frères Dardenne nous emmènent à partager la si triste vie de ces jeunes mères. Le problème est que je l'ai presque plus regardé comme un documentaire ou un “pris sur le vif” à la manière de l'émission Strip-tease. Sans jamais réussir à basculer dans un plaisir de cinéphile. Parfois, à trop vouloir coller à la réalité...
Adepte des histoires de cas sociaux, vous allez adorer ces histoires de filles mères dont chacune a une histoire désespérante. Les jeunes comédiennes jouent bien mais le scénario est désespérant.
Brossant le portrait de cinq adolescentes, devenues mères ou en passe de l’être hébergées dans une maison maternelle pour les aider à appréhender leur rôle de maman, de ce film des frères Dardenne émane une forme de lâcher prise pour les cinéastes préférant une forme d’authenticité naturelle dans les gestion des émotions à la recherche d’une forme de perfection d’écriture et de justesse de jeu. Ce récit choral très lumineux est un terreau fertile pour laisser germer des graines d’espoir face à une hérédité complexe pour ces jeunes mamans.
Comme à l'heure habitude, les Dardenne donnent à voir des pans de vie qui échappent souvent au regard. C'en est tout l'intérêt, voir ces très jeunes filles grandir trop vite en confrontation avec la maternité et la pauvreté. L'interprétation demeure inégale. Interessant, pas nécessairement palpitant
Dans une réflexion finalement assez naturaliste, le film suit quatre jeunes filles qui subissent en quelque sortes les conséquences de leurs origines modestes. Parents alcooliques, violents, pauvres, ou pas de parents du tout d’ailleurs, elles sont jeunes mères (très jeunes, l’une d’elle a 15 ans) et cherchent toutes, à leur manière, à ne pas répéter les erreurs du passé. Pourtant, elles tombent à plusieurs reprises dans les travers de leur parents, ce qui les effraie et fait se questionner sur leur aptitude à être mère.
Le film se regarde facilement, il est bien rythmé, la multitude d’histoires et de protagonistes dans un temps limité est assez digeste. C’est un coup d’oeil dans un monde extrêmement niche et qu’on n’aurait jamais rencontré sinon, qui dépeint des réalités sociales existant partout. Mais c’est aussi ce qui fait, à mon avis, sa faiblesse : le lien avec ces jeunes filles n’est jamais créé. On les regarde souffrir, se perdre et se déchirer, pourtant on ne souffre pas avec elles, on observe comme un cirque, avec une séparation bien hermétique entre leur vie et la notre.
Avec "Jeunes mères", les frères Dardenne reviennent sur un territoire qu’ils connaissent par cœur : celui des existences fragiles, filmées au plus près. On retrouve immédiatement leur signature : caméra à l’épaule, corps suivis dans l’effort, dialogues sobres, attention portée aux gestes plutôt qu’aux discours. Cette fois, le film s’attache à plusieurs très jeunes femmes confrontées brutalement à la maternité, entre foyers sociaux, familles défaillantes et avenir incertain. Le récit épouse leurs trajectoires entremêlées, sans héroïsation ni misérabilisme. Les Dardenne observent, accompagnent, laissent le temps faire son travail. Mais malgré cette sincérité intacte, on a parfois le sentiment d’un film qui avance sur des rails familiers. La mise en scène, rigoureuse mais attendue, semble moins habitée que par le passé, et l’ensemble finit par s’essouffler légèrement.
Je ne comprends pas le prix du meilleur scénario au dernier festival de Cannes pour ce film des frères Dardenne… Quelque chose m’échappe complètement. Je n’ai pas vu de scénario dans ce film documentaire
Encore des cinéastes entrant dans la catégorie des identifiables dès les premières séquences. Les rares récipiendaires de deux Palmes d’or que sont les frères Dardenne reviennent donc avec un nouveau film conforme à tous les précédents : caméra à l’épaule au plus près des personnages, cinéma du réel, majorité des comédiens non professionnels mélangé à quelques têtes connues, sujet social ou sociétal, la ville de Liège ou ses alentours en lieu de tournage, ... Bref, on est en terrain connu et leur cinéma est aussi régulier (prévisible?) qu’une horloge suisse sur la forme comme sur le fond. On pourra leur reprocher comme on pourra louer une constance et une cohérence artistique indéniable, surtout que l’on ne peut pas non plus dire qu’ils font toujours le même film puisqu’ils changent bien sûr de sujet à chaque long-métrage.
Ici, la fratrie nous parle, comme le titre l’indique tout simplement, des mamans trop jeunes et potentiellement des filles mères. « Jeunes mères » évolue au sein d’un centre maternel d’aide à celles-ci. Le film propose de suivre cinq jeunes adolescentes qui se retrouvent là pour diverses raisons. Un peu plus lumineux qu’à l’accoutumée, moins traversé de pessimisme social, leur nouvel opus peut encore une fois compter sur des comédiennes non professionnelles très talentueuses et épatantes de naturel. Les jeunes actrices apprenties sont incroyables, preuve que les Dardenne sont toujours aussi doués pour aller dénicher et diriger de jeunes talents prometteurs (de Jérémie Rénier à feu Émilie Dequenne).
À travers ces cinq portraits, le film traite de différentes causes à cette maternité précoce et développe par conséquent différentes issues. Il y a une diversité appréciable entre celles qui veulent garder leurs enfants et celles qui veulent le placer, celles qui sont seules et celles qui sont accompagnées, celles qui gèrent et celles qui ne gèrent pas du tout. Comme le script embrasse les destinées individuelles de chacune (enfin sur les cinq il y en a une qui est étrangement et complètement laissée de côté et n’a que deux séquences), il ne peut vraiment les approfondir. Et comme le scénario est très succinct, on frôle parfois le documentaire sans que ce soit une tare. En revanche, difficile encore une fois de comprendre le jury cannois de cette année qui a décerné le Prix du scénario à un film qui n’en a quasiment pas!
Le problème de ce type de film choral est que, souvent, certaines trajectoires sont plus intéressantes que d’autres. Ici, si celle d’Ariane et de Perla nous happent, les autres un peu moins. Sauf peut-être la dernière partie très émouvante avec India Hair concernant le personnage de Rebecca. On a un effet catalogue de cas et de personnalités un peu voyant qui se répercute sur le format. « Jeunes mères » ressemble parfois à plusieurs courts-métrages qu’on a découpé et mis bout à bout et auquel on a ajouté des scènes de groupe pour lier le tout. Et il faut avouer qu’il y a une petite frustration que les personnages plus pertinents et au narratif plus captivant ne soient pas davantage développés. Un effet à double tranchant donc pour un opus qui touche en plein cœur mais aux choix narratifs discutables.
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