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PASCAL C
29 abonnés
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3,5
Publiée le 6 juin 2025
Un film dépouillé, social, sans concession sans outrance misérabiliste. Cependant une misère à la fois économique et familiale nous interroge sur notre propre parentalité.
le film propose quatre histoires de jeunes mères en détresse, dont nous suivons le quotidien tandis qu'elles tentent de construire un parcours de vie modifié par la responsabilité d'un enfant. C'est difficile pour chacune, d'une manière différente. L'une courre après une relation vaine, l'autre reste fragile à la dépendance, une autre cherche, malgré sa mère à donner un meilleur avenir à sa fille, une autre enfin veut à tout prix connaître sa mère biologique et savoir pourquoi elle a été placée. C'est réaliste, âpre et souvent cruel. Et c'est très bien interprété. Et pourtant, ce ne sont pas ces jeunes filles les véritables héroïnes de l'histoire. C'est l'équipe de la maison maternelle qui retient l'attention. D'une solidité à toute épreuve, d'une vraie empathie sans mièvrerie, ces femmes qui aident, guident, accompagnent, et soutiennent, qui imposent des règles pleine de bon sens, qui cherchent à éveiller l'amour maternel chez ces jeunes filles, à les responsabiliser doucement, sont exceptionnelles. Ce film leur est un bel hommage, et grâce à elles, est aussi une leçon d'optimisme. Une séance salutaire;
film social d'où l'on sort angoissé plus plus plus plus. comment peut-on passer une heure 45 à se lamenter sur l'inconstance de certaines jeunes mamans incapable d'élever l'enfant qu'elles ont mis au monde c'est tout juste si elles savent leur donner le biberon, il leur faut une assistance pour tous les moments de la vie. Ce film est désespérant et décrit une jeunesse qui je l'espère n'est pas encore là.
"Jeunes Mères", c’est dur, sobre, mais incroyablement juste. On est plongé dans le quotidien de filles à peine sorties de l’enfance, déjà mères, déjà cassées par la vie. Le film ne cherche jamais à faire pleurer ou à provoquer — il montre, simplement. Et ça suffit à bouleverser. Chaque histoire a sa force : l’abandon, la dépendance, les liens familiaux tordus… On sent que tout est fragile, mais il y a toujours un fil d’espoir qui tient. Les Dardenne filment ça avec une grande pudeur, presque en retrait, comme s’ils laissaient les filles exister sans les enfermer dans une case. C’est un film qui remue, qui fait réfléchir, et qu’on n’oublie pas." Foncez !
Film pudique filmé comme un documentaire sur ke quotidien d'un "foyer maternel" pour jeunes adolescentes mineures...sans les inconvénients du documentaire où ma présence de la caméra parasite la réalité. Jessica, Auriane, Julie et Perla, se débattent pour donner un avenir à leur toute jeune vie aux racines et origines obscures, absentes ou toxiques...et donner un avenir à ce ou cette petite vie à venir ou déjà présente dans le visage d'un nouveau né ou nourrisson qu'elles peinent à re-co-naître. Elles finissent par prendre chacune leurs responsabilités sur des modes différents avec des choix largement déterminés par, la présence ou l'absence ou la fuite d'un père, par la filiation de leur propre existence, et la rencontre ou non de personnes qui les ont reconnues et accompagnées. Quelques scènes aussi précieuses que des perles, celle où Ariane embrasse une dernière fois "Lily" qui part en vue d'une adoption, celle où Jessica est enfin invitée à se reposer, se poser auprès de sa propre mère, scènes d'une délicatesse et pudeur infinies. Le "personnel" qui les accompagne discrètement est "un peu trop parfait" au regard de la réalité vécue par les enfants pris en charge par l'aide Sociale â l'Enfance". Un film qui peut bouleverser et déstabiliser toutes celles et tous ceux qui ont été adoptés dans leur petite enfance.
Une bien belle mouture des frères Dardenne. On colle aux personnages, qui semblent vite entrer dans le cercle de nos proches. Et cette fois-ci, contrairement aux derniers films des réalisateurs, l'espoir vient s'infiltrer dans leurs parcours de vie !
Un peu difficile de s’identifier a ces jeunes femmes immature et a leurs attentes futures. Pas vraiment drôle mais quelques note d'espoir et une jolie fin.
Le cinéma des frères Dardenne sort du lot, tellement humain, social, belge. L'avenir, la vie de ces 5 très jeunes filles bouscule à l'écran. Maman accident, à cet âge, par amour d'un papa absent pour la plus part. Pourtant, les bébés sont la, ils vont vivre à leur tour avec ce départ chaotique et super émouvant. Les accompagnants de la maison maternelle d'une empathie à rude épreuve, solide. L'Espoir sera au rendez-vous !
Le film suit pas à pas quatre jeunes mères dans leurs quêtes pour la survie, exposant de façon implacable l'ampleur des traumatismes dont les sources et les mécaniques semblent se reproduire à l'identique – tous les malheurs se ressemblent ? Méconnaissant le sujet, je n'arrive pas à décider si elle relève de la justesse ou de l'obsession.
Mais il montre aussi la disponibilité, si précaire soit elle, de ressources diverses, qui finissent par dessiner l'horizon d'une vie heureuse. La clé du bonheur éventuel semble resider dans la force d'assumer son autonomie morale. S'agit-elle d'une ressource sociale inégalement distribuée, ou d'un souci éthique à puiser au fond de soi-même et de l'humanité ? L'ambiguïté du constat est là.
Magnifique nouveau film des frères Dardenne ! Il nous entraîne dans le quotidien d'une maison maternelle et brosse les portraits croisés de cinq jeunes mamans qui ont chacune des parcours et des problématiques différents. "Jeunes mères" est quasi documentaire et également très lumineux. J'ai été extrêmement impressionnée par la force et le courage de toutes ces jeunes filles. A ne pas manquer
Un drame social qui accompagne des jeunes mamans en situation de grande précarité. Logées dans une maison maternelle, ces jeunes filles issues d'un milieu social défavorisé ont non seulement comme point commun une grossesse précoce, mais ont aussi vécu d'autres nombreux traumatismes, comme : une absence ou un rejet parentale ; des ruptures familiales douloureuses ; un désert affectif ; l'alcoolisme, la violence, la pauvreté ; l'addiction aux drogues. C'est une fiction, mais bien qu'un peu plat ce filmreprésente bien la réalité.
Ce film m'a bouleversé alors qu'il est plein de pudeur. Il est si vrai qu'on en vient à se demander si c'est une fiction ou un documentaire. Alors que les frères Dardenne abordent avec tact et discernement un important problème de société, on s'attache passionnément au destin des personnages
Les frères Dardenne nous offrent encore un film "social", et c'est encore une réussite : pas de démonstration lourde, ni de scènes pour faire" pleurer Margot", simplement des situations difficiles, lourdes; mais jamais complètement désespérées, comme ci leurs personnages, quatre toutes jeunes mères, qu'ils filment avec empathie et tendresse, puisaient en elles la force suffisante pour avancer. (On pourrait considérer cela comme la seule "faiblesse" du film, la réalité étant sans doute parfois -encore- plus tragique... Formidables jeune actrices actrices. India Hair comme toujours remarquable de justesse et de finesse.
Les Frères Dardenne ne font décidément pas le cinéma de tout le monde. C’est ce qu’on peut constater – et avec plaisir-, à chacun de leur film. Ce nouveau drame social vient encore nous le prouver. Jessica, Perla, Julie, Ariane et Naïma sont hébergées dans une maison maternelle qui les aide dans leur vie de jeune mère. Cinq adolescentes qui ont l’espoir de parvenir à une vie meilleure pour elles-mêmes et pour leur enfant. Un film silencieux mais bouillant d’humanité… du Dardenne grand cru. Sur 13 longs-métrages réalisés par les frères, 11 ont été présentés au Festival de Cannes, dont 10 en compétition officielle. Outre les deux Palmes d’Or, le duo y a également raflé six prix majeurs ces dernières années : le Prix d'interprétation féminine (Emilie Dequenne) pour Rosetta en 1999, le Prix d'interprétation masculine (Olivier Gourmet) pour Le Fils en 2002, le Prix du scénario pour Le Silence de Lorna en 2008, le Grand Prix pour Le Gamin au vélo en 2011, le Prix de la mise en scène pour Le Jeune Ahmed en 2019 et un prix spécial pour la 75e édition du festival pour Tori et Lokita en 2022. Ce sont donc de dangereux récidivistes. Cette année, leurs 106 minutes ont été couronnées du Prix du scénario. En vérité, les deux frangins nous proposent les portraits à peine croisés de leurs cinq adolescentes. Seuls les relient, leur situation et le cadre de la « maison maternelle » avec son encadrement, directrice, infirmière, psychologue, éducatrices… L’intrigue se nourrit simplement des rencontres avec qui, sa mère, qui ses amies, qui encore le jeune père défaillant… Peu de choses en somme, mais avec ce peu-là, les Dardenne tissent un scénario… et quel scénario ! Ici encore, le cinéma cède la place au vivant… Bouleversant ! Mais aussi une larme… de bonheur. On ne pouvait que faire confiance aux deux frères qui ont déjà révélé tant de talents comme Jérémie Renier, Olivier Gourmet, Emilie Dequenne ou encore Déborah François. Cette fois encore ils ont « casté » cinq nouvelle perles avec Babette Verbeek, Elsa Houben, Janaïna Halloy Fokan, Lucie Laruelle et Samia Hilmi, d’une authenticité incroyable et d’une parfaite justesse de jeu. Les Dardenne ne sont pas seulement des maîtres du scénario mais aussi de formidables directeurs d’acteurs et d’actrices. Simplicité, profondeur, juste distance avec le drame… un nouveau monument signé Jean-Pierre et Luc Dardenne.