Les frères Dardenne se renouvellent sans cesse et montrent leur savoir-faire pour nous offrir un cinéma social toujours de qualité. Ici, ils posent leur caméra dans une "maison matenelle" où cinq adolescentes sont prises en charge pour leur grossesse par des professionnels. Ces jeunes filles sont toutes très attachantes à des dégrès de maturité très différents. On retrouve un point commun dans leur parcours de vie, une enfance chaotique, et pour certaines des addictions à la drogue ou à l'alcool. Tourné presque comme un documentaire, le film émeut tant ces mères célibataires cherchent l'amour de leurs proches (India Hair fabuleuse en mère détestable) ou, à contrario, choisissent de couper les ponts avec un entourage toxique en attendant de garder ou pas le bébé. Remarquable de justesse. Prix du scénario à Cannes 2025.
Jeunes Ce film, presque digne d'un documentaire, présente 5 situations de jeunes femmes tombées enceinte accidentellement et résidant dans une maison pour jeunes mères afin de les aider à prendre soin de leur bébé et, si nécessaire, prendre la décision de les placer en famille d'accueil. Entre l'une qui a un compagnon très immature et qui préfère même disparaître de sa vie au lieu d'assumer ses responsabilités, une autre qui a été elle-même abandonnée à la naissance et qui cherche désespérément sa mère, une ancienne toxicomane, sortie récemment de la rue avec un compagnon aimant et présent, une jeune femme qui préfère deposer son bebe en famille d'accueil malgré une grand mere tres désireuse de le garder. Des scènes assez longues, très réalistes autour de ces mères, de leurs bébés et des pères.
Le film suit pas à pas quatre jeunes mères dans leurs quêtes pour la survie, exposant de façon implacable l'ampleur des traumatismes dont les sources et les mécaniques semblent se reproduire à l'identique – tous les malheurs se ressemblent ? Méconnaissant le sujet, je n'arrive pas à décider si elle relève de la justesse ou de l'obsession.
Mais il montre aussi la disponibilité, si précaire soit elle, de ressources diverses, qui finissent par dessiner l'horizon d'une vie heureuse. La clé du bonheur éventuel semble resider dans la force d'assumer son autonomie morale. S'agit-elle d'une ressource sociale inégalement distribuée, ou d'un souci éthique à puiser au fond de soi-même et de l'humanité ? L'ambiguïté du constat est là.
Le cinéma des frères Dardenne sort du lot, tellement humain, social, belge. L'avenir, la vie de ces 5 très jeunes filles bouscule à l'écran. Maman accident, à cet âge, par amour d'un papa absent pour la plus part. Pourtant, les bébés sont la, ils vont vivre à leur tour avec ce départ chaotique et super émouvant. Les accompagnants de la maison maternelle d'une empathie à rude épreuve, solide. L'Espoir sera au rendez-vous !
Un film qui délaisse un peu la satyre sociale , pour filmer des jeunes mères dans toute leur humanité … De leur détresse à l’exploration d’un futur .. et toujours une direction d’acteurs impressionnante .
Un beau film, sans concession, plein de pudeur, avec un regard attachant sur ces jeunes mères. J'ai apprécié la subtilité dans le traitement du sujet. Les jeunes actrices sont justes.
A toutes ces jeunes mères et pères aussi il faut leur dire que rien n'est jamais perdu et que tout peut aller mieux dans la vie,ce film est un message d'espoir et d'amour et une leçon pour tous les adultes qui doivent aider ces gamines. C'est un film touchant,sensible,humain une fois de plus les frères dardenne nous émeuvent,et nous montrent la voie qu'ils le fassent encore longtemps a cannes et ailleurs nous nous serons là Toutes les actrices sont formidables
Jeunes mères marque un double tournant dans la filmographie des frères Dardenne. Il s'agit en effet pour eux de suivre ici pour la première fois tout un groupe de personnages, et non plus un ou deux en particulier. Et surtout, le ton est ici beaucoup moins doloriste (certains diraient sadique) que dans les derniers films du duo belge.
On suit quatre jeunes filles hébergées dans une maison maternelle, qui s'apprêtent à devenir mère et vivent des situations familiales et sentimentales délicates. Garderont-elles leur enfant où recourront-elles au placement : c'est une des questions principales qu'aborde Jeunes mères, avec toutefois moins d'intensité que Pupille.
Le résultat est contrasté, du fait de deux éléments. La prestation de chacune des actrices est d'une qualité très variable : Elsa Houben (Julie) crève l'écran, alors que Lucie Laruelle (Perla) semble un peu à la peine. Les contextes familiaux et l'intensité des personnages secondaires sont aussi d'un intérêt très hétérogène : l'histoire d'Ariane et de sa mère possède une intensité dramatique bien supérieure aux trois autres.
Mon avis est au final plutôt positif, car Jeunes mères "rafraîchit" en quelque sorte de cinéma des Dardenne dont les derniers développements m'exaspéraient par leur dialectique sans surprise.
Un peu difficile de s’identifier a ces jeunes femmes immature et a leurs attentes futures. Pas vraiment drôle mais quelques note d'espoir et une jolie fin.
Jessica, Perla, Julie, Ariane et Naïma ne sont pas encore sorties de l’adolescence. Elles sont hébergées à Liège dans un centre d’accueil qui les aide à devenir mères.
Les frères Dardenne sont de retour, trois ans après "Tori et Lokita". Et bien sûr, leur film, comme la quasi-totalité des précédents depuis "La Promesse" en 1996, était en compétition à Cannes – d’où il est reparti avec le Prix du scénario.
S’il est joué par des actrices, "Jeunes Mères" semble marquer le retour des frères Dardenne à leurs débuts dans le documentaire. Il s’emploie en effet, avec un soin presque excessif, à radiographer la situation des jeunes mères célibataires confrontées à une grossesse précoce. L’échantillon des cinq jeunes femmes retenues est parfaitement représentatif. On y trouve une Maghrébine et une Noire. Quatre ont déjà eu leur enfant, la cinquième va accoucher dans quelques semaines. Deux sont en couple, Julie avec un apprenti boulanger qui lui apporte la stabilité qui lui manque, Perla avec un repris de justice qui refuse d’assumer ses responsabilités envers elle et envers leur enfant. Deux se battent contre leurs addictions : la drogue, l’alcool. Quasiment toutes sont en conflit ouvert avec leur famille : Ariane s’est laissé convaincre par la sienne de mener cette grossesse à terme, Jessica est à la recherche de la sienne et voudrait comprendre pourquoi elle l’a placée à sa naissance.
Ce récit choral et éclaté, qui passe alternativement d’une histoire à l’autre, fait la richesse et constitue la limite de ce film étonnamment bienveillant, rompant avec la noirceur désespérée des précédents films des frères belges. Comme à leur habitude, les Dardenne filment des individus pauvres et dignes confrontés à une situation dramatique (on pense au couple formé par Jérémie Rénier et Déborah François dans "Le Fils", palme d’or 2005) ; mais cette fois-ci, le pire leur est évité. Les drames muets qui coupent en deux les films des Dardenne ne surviennent pas – même si on le frôle à un moment. Et la vérité oblige à dire que, sans ces accidents, Jeunes mères est privé de la gravité qui donnait aux précédents films des Dardenne tout leur poids et leur qualité.
Le film est globalement très intéressant. Les situations difficiles de ces jeunes mères célibataires suscitent beaucoup d'empathie chez le spectateur et c'est clairement là le gros point fort du film.
Mais à côté de ça il traîne souvent en longueur et les actrices ne sont pas toutes très bonnes loin de là.
Autant le dire, j’ai vu tous les films Dardenne depuis Rosetta. Avec des pics émotionnels inoubliables, par exemple L’enfant, et des déceptions récentes dont le dernier en date, Tori et Lokita. Mais je n’ai pas pu résister à l’appel pour Jeunes Mères C’est vrai que je m’y suis retrouvé dans ma zone de confort : du cinéma humaniste et social, proche du documentaire, Ce dernier filme n’échappe pas à la règle. Bien sûr, il y a quelque chose de très programmatique là dedans, on sait où l’on s’embarque, on sait qu’il va y avoir de la souffrance et de la rédemption, que cela ne peut pas finir mal. Mais c est aussi pour cela que j’aime les frères Dardenne : un humanisme et une foi en la jeunesse qui entraîne tout, des scènes remplies d’émotions , de jeunes acteurs ( actrices en l’occurrence) qu’on a envie de revoir. Il y a aussi cette capacité à renouer soudain avec la vie , la gaité, avec la magnifique dernière scène au piano. Un seul bémol, qui est sans doute un choix plus qu’un oubli : peu d’hommes , Mais a une exception près ceux que l’on croise ou que l’on évoque ne sont (euphémisme) pas à la hauteur, et les confrontations et reproches ne mettent en scène que les mères dans leur souffrance( avec des parallèles parfois un peu appuyés) . Heureusement que le personnage de Dylan nous apporte in extremis un peu d’espoir paternel ….
C’est un vrai reportage auquel on assiste. Les difficultés de la vie de ces jeunes filles, entre résilience et fatalité nous font réfléchir. Cela nous permet de découvrir d’excellentes jeunes comédiennes à l’avenir prometteur.
Magnifique nouveau film des frères Dardenne ! Il nous entraîne dans le quotidien d'une maison maternelle et brosse les portraits croisés de cinq jeunes mamans qui ont chacune des parcours et des problématiques différents. "Jeunes mères" est quasi documentaire et également très lumineux. J'ai été extrêmement impressionnée par la force et le courage de toutes ces jeunes filles. A ne pas manquer