La première vision du film m'a bouleversé. Je suis cependant resté interrogatif étant donné que ma fille joue le rôle de Perla: Etait ce un jugement de père ou un jugement d'amateur de film ?
Maintenant que j'ai lu les différentes critiques, je pense que c'est autant un jugement de père que d'amateur de film. La plupart des critiques ont apprécié le film pour les mêmes raisons que celles qui m'ont bouleversées.
L'enchainement des récits entraine le spectateur tout au long du film d'un plan séquence à un autre. C'est un exercice périlleux réussi ! On ne sort pas indem de ce récit porteur d'énormément d'espoir.
Comme dans tous les films des Frères, les personnages sont entrainés par leur volonté d'évoluer dans une société qui ne les a pas épargné. Contrairement à leurs autres films le spectateur est ici pris dans un tourbillon de climax dans ce film très rythmé.
Ce film est pour moi la preuve que le concept d'aventure peut aller au-dessus des séquences de cascades habituelles et des super héros. Il donnera de l'espoir aux plus jeunes qui sont aujourd'hui souvent perdus dans notre société post COVID.
Merci pour ce film engageant, plein d'enthousiasme qui met en avant la liberté humaine, la capacité à choisir et à agir selon ses propres décisions sans être soumis à des contraintes externes ou internes. Un pouvoir fondamental qui permet à l'homme de devenir auteur de sa propre vie.
Ce fût un très bon moment de cinéma. Félicitation et merci
A la limite du documentaire, bonnes interpretations. Au vu du thème, le scenario n a pas un début et une fin mais une lente progression vers des choix ou des possibilités de vie. Pas trop de pathos. Aucun ennui
Ce film est une merveille ! Les jeunes mères, aux parcours différents, sont extrêmement touchantes. Même les mères d'Ariane et de Jessica sont touchantes dans leurs abus et maladresses. Aucune fausse note, pas de pathos mais beaucoup de tendresse : tout est juste.
Le film aborde un sujet sensible, celui de la maternité précoce le plus souvent subie par des adolescentes en rupture familiale qui doivent affronter seule la venue d'un enfant qu'elles ne sont pas sures d'aimer. Elles sont prises en charge ici par des maisons maternelles qui les accompagnent dans leur nouveau rôle et les aident à construire un projet de vie qui préserve au mieux l'intérêt de l'enfant. On s'aperçoit que, dans beaucoup de cas, ces situations se reproduisent de génération en génération dans les milieux sociaux défavorisés. Les acteurs sont formidables.
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2,5
Publiée le 21 octobre 2025
Après quelques années d'absence, les frères Dardenne nous font suivre cinq jeunes mères dans leur nouvelle vie qui commence dans une maison maternelle. Des enfants qui ont des enfants avec certaines d'entre elles qui ont des doutes tandis que d'autres sont certaines de leur choix. La plupart d'entre elles sont dans une relation toxique, abusive ou à sens unique. Leur relation est liée à une personne extérieure que ce soit une mère ou un petit ami. Des personnes qui ne sont pas toujours à la hauteur de leurs responsabilités, mais il y a aussi du positif comme ce couple qui essaie de se donner les meilleures chances de réussir. Un cinéma vérité dans le style des cinéastes belges. C'est très naturel, et notamment parce que l'acting n'est pas toujours juste, et sans une ou deux têtes connues comme India Hair, on aurait pu facilement croire à un documentaire. J'ai apprécié cette authenticité et cette proximité, mais il y a trop de situations pour s'impliquer émotionnellement ou s'attacher. Lauréat du prix du scénario à Cannes, ce qui m'a vraiment surpris, "Jeunes mères" est un film moyen avec des petits instants de vie qui défilent, mais qui ne marquent pas.
Avec "Jeunes mères", les frères Dardenne reviennent sur un territoire qu’ils connaissent par cœur : celui des existences fragiles, filmées au plus près. On retrouve immédiatement leur signature : caméra à l’épaule, corps suivis dans l’effort, dialogues sobres, attention portée aux gestes plutôt qu’aux discours. Cette fois, le film s’attache à plusieurs très jeunes femmes confrontées brutalement à la maternité, entre foyers sociaux, familles défaillantes et avenir incertain. Le récit épouse leurs trajectoires entremêlées, sans héroïsation ni misérabilisme. Les Dardenne observent, accompagnent, laissent le temps faire son travail. Mais malgré cette sincérité intacte, on a parfois le sentiment d’un film qui avance sur des rails familiers. La mise en scène, rigoureuse mais attendue, semble moins habitée que par le passé, et l’ensemble finit par s’essouffler légèrement.
Faisant s'entrecroiser différents portraits de jeunes mères hébergées au sein du même foyer maternel, le nouveau film des frères Dardenne traite d'un sujet peu abordé au cinéma et le fait avec une certaine justesse, assez touchante sur la durée, et ce malgré certains tics habituels de leur cinéma.
Une fiction à l'aspect documentaire, nous parlant de maternité et de responsabilité, d'abandon et de reconstruction, et emprunt finalement d'une forme d'espoir.
Une plutôt bonne surprise, pariant sur l'avenir, mais méritait-elle pour autant le Prix du Scénario à Cannes ?
Les frères Dardenne se saisissent une nouvelle fois d’un sujet société pour nous faire entrer en compréhension et en compassion. Simplement, avec justesse, sans être moralisateur. La démonstration est convaincante et touchante mais par moment un peu laborieuse.
Les frères Dardenne s'essaient pour l'une des premières fois au film choral et cela apporte un nouveau souffle à leur cinéma, qui commençait à en avoir bien besoin depuis quelques temps.
L'on retrouve tout de même le style quasi documentaire des frères réalisateurs, cherchant à s'approcher une nouvelle fois au plus près du réel, mais avec peut-être un peu plus de lâcher prise que d'habitude.
Si leur prix du scénario obtenu lors du dernier Festival de Cannes fut une nouvelle fois souvent critiqué, force est de constater que les chemins de vie de ces cinq adolescentes, qui se retrouvent ou vont se retrouver jeunes mamans, sont très bien écrits et s'entrelacent particulièrement bien. Tous avec leurs spécificités, leurs différences mais aussi leurs points communs, le plus flagrant d'entre eux étant d'avoir, pour la plupart d'entre elles, une mère absente, défaillante ou toxique.
Avec une caméra toujours à la bonne distance, aucun jugement n'est jamais porté sur le choix de ces jeunes mères à prendre en charge ou à confier la garde de leur enfant (le mot "abandonner" est corrigé, à juste titre, dans le film). L'une d'elles justifie d'ailleurs parfaitement son choix en disant de manière bouleversante : "je ne veux plus connaître la misère, je veux réussir ma vie".
Les contextes sociaux et familiaux sont lourds, mais les deux réalisateurs ont l'intelligence de ne jamais en rajouter et de ne pas chercher à faire tomber leur film dans un misérabilisme racoleur. Ils ont même la bonne idée d'offrir quelques parenthèses heureuses, comme autant de bouffées d'oxygène, à leurs héroïnes.
L'une des autres qualités du scénario est d'offrir une sorte de conclusion ou de résolution, si tant est que ce soit possible, à l'histoire de chacune des protagonistes.
Le plus gros problème du film est probablement la qualité de jeu inégale entre les cinq jeunes actrices, qui d'une scène à l'autre, ont parfois du mal à incarner de manière naturelle certaines émotions.
L'on reste tout de même régulièrement saisi par la détresse de ces jeunes femmes face à l'Everest que représente la responsabilité de cette nouvelle maternité.
En fait, j'aime bien le cinéma social quand il a un peu d'espoir. C'est le cas dans ce film des frères Dardenne qui se font tout petits dans ce foyer de jeunes mères, suivant cinq adolescentes sans porter de jugement, avec un regard très humain et lumineux. A recommander à tous les gens qui veulent fermer des services publics pour assistés sociaux, ça leur permettra peut-être de se changer les idées.
Les frères Dardenne, après deux films légèrement décevants, semblent orienter leur carrière si intense en privilégiant, comme il a été dit par certains critiques, la seule force du scénario. Moins porteur d'une action souvent intense qui fut la conséquence d'un imposant travail de mise en scène lors de films passés, Jeunes mères s'appuient sur un scénario très solide et travaillé, notons aussi un riche travail documentaire sur certaines institutions belges, dont surtout une caractérisation très fine des personnages dont aucun n'est laissé de côté, mères et filles se partageant leurs forces et leurs faiblesses sans ôter la possibilité qu'ils puissent évoluer au cours de l'histoire. Cette possibilité de remise en cause permanente rend l'histoire prenante, palpitante et forte sur le plan émotionnel. Evidemment tous les jeunes actrices et leurs mères sont émouvantes et superbement jouées sans le moindre pathos. Le film évoque la question du choix de vie, du dilemne moral, de l'engagement ou non dans une vie difficile matériellement où les jeunes filles subissent le poids de leur passé, des mères qui, souvent, les ont abandonnées. Le suspens de ce film est réel mais prend d'autres voies que celle des oeuvres précédentes des frères Dardenne. Nous sortons groggy des Jeunes mères.
Un grand Dardenne, un scénario implacable mêlant tragédie et lueur d’espoir. Une direction d’actrices toujours aussi parfaite. Les frères auraient pu avoir un prix plus important à Cannes.