Derniers Avis : L'Homme qui a vu l'ours qui a vu l'homme - Page 2
L'Homme qui a vu l'ours qui a vu l'homme
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Jng62
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3,5
Publiée le 12 octobre 2025
Bien sûr, ce nouveau film de Pierre RICHARD ne fait pas partie de ses meilleurs. Bien sûr, certains gags tombent à plat ou sont un peu surannés. Mais il ne faut pas s'attendre à ce que quelqu'un de 91 ans renouvelle son univers. L'Homme Qui Vu L'Homme Qui A Vu L'Ours reste un joli moment de cinéma humaniste bien dans la manière de son acteur réalisateur. Sans compter que l'on a le grand plaisir de le retrouver en pleine forme. Il faut aussi souligner, ce que je n'ai pas beaucoup vu, la belle performance du jeune acteur Timi-Joy MARBOT.
L’Homme qui a vu l’ours qui a vu l’homme est une œuvre insulaire, compose une société autonome qui se définit par sa marginalité et par son éloignement du continent ; en cela, le générique d’ouverture multiplie les plans vus du ciel sur un paysage aquatique correspondant à la commune de Gruissan, jamais nommée pour la détacher de sa localisation occitane – les marais et leurs couleurs ne sont pas sans rappeler un décor breton. Par une localisation dans des espaces nettement circonscrits et associés à une ambiance spoiler: (la cabane de pêcheur, le bistro du coin, le garage, le cimetière escarpé) , Pierre Richard donne des aspects de fable à un récit dont les fils rouges sont autant de lignes de fuite, dessinant les contours tout à la fois mouvants et immuables de personnages solidaires. Ainsi, spoiler: l’autisme de Michel ne constitue jamais un thème en soi – loin des productions opportunistes qui convoquent la situation de handicap à des fins tonales ou médiatiques – mais l’expression d’une particularité parmi d’autres bizarreries individuelles : spoiler: le goût de l’un pour la prison, l’amour d’un autre pour Johnny Halliday, la démence d’un troisième qui confond rêves et réalité . Sur ce point, le personnage interprété par Pierre Richard, concerné par ces hallucinations à l’origine de pauses suspensives, semble dialoguer avec les réminiscences des différentes vies de cinéma vécues ou vivables par l’acteur et réalisateur, du film de guerre au western en passant par le conte ; celles-ci sont converties en brèves séquences qui frappent par leur générosité et le bricolage de leur conception, elles-mêmes déteignant sur le récit-cadre au moyen de plans magnifiques que l’on croirait issus de tableaux ou de songes merveilleux. L’ours, dans tout cela, constitue un animal total,spoiler: incarnation de la liberté sauvage d’un homme que la civilisation a dénaturé, point de départ puis d’arrivée d’une histoire chargée de petites histoires ne racontant rien en particulier et tout en général (ou l’inverse), comme l’atteste le titre.
Une belle réussite, vibrante d’humanité, de drôlerie et de poésie, qui applique en principe de composition l’éloge du désordre fait par Grégoire pour mettre en lumière ce qui, rangé, n’aurait pas attiré l’attention. vibrante d’humanité, de drôlerie et de poésie.
Ce film m'a fait du bien par sa légèreté, son humour déjanté et les valeurs qu'il sous tend. Les personnages sont truculents et bien joués et nous racontent une histoire pleine de poésie et de clins d'œ les temps qui courent, c'est une respiration dans un monde étouffant.
Un conte qui fait du bien dans ce monde-ci. Drôle, barré, très douzième degré, riche en références cinématographiques et culturelles. L'univers de Pierre Richard qui mérite amplement d'être mis en lumière. Dommage que ce trésor ne soit pas mieux mis en valeur ! Choix des salles de cinéma assez restreint, horaires acrobatiques ... Mais quel beau film !
c'est un loupé il n'y a pas grand chose de plaisant dans ce film c'est la première fois que je vois autant de monde quitter la salle avant la fin on voudrait tellement aimer ce film car on l'aime notre pierre richard national mais il nous a fait un film plat sans saveur
Un chef d'oeuvre : une comédie qui pousse à la réflexion ! Excellent jeu des comédiens ! Ne va pas plaire à tous les publics lorsque l'on frôle l'absurdité !
Grégoire, est un vieux pêcheur un peu mystérieux, lié d’amitié avec Michel, jeune garçon atteint de troubles autistiques. Ensemble, ils partagent des plaisirs simples, mais aussi un secret : celui d’aider un ours, échappé d’un cirque. L’histoire est souvent grotesque, les gags souvent ratés. Le charme et la poésie de Pierre Richard ne semble plus trop opérer…
Lorsque le film Amélie Poulain est sorti, il a fait figure d’extraterrestre et il s’avérait par la suite être un succès mondial.
Il ne me serait pas étonnant que ce film en face de même ! Nous avons juste tous besoin, de prendre un peu de recul par rapport à ce qui nous dérange, nous bouleverse.
Le Cinéma Français a souvent un regard juste sur son Temps ! … mais parfois trop en avance.
Un long métrage qui tient plus de l'enchaînement de petites scènes de la vie quotidienne que d'une aventure palpitante, et met en valeur les vertus de l'amitié et des choses simples de la vie face au consumérisme superficiel contemporain. On ne rigole pas forcément aux éclats, mais on en ressort ému.
Une belle histoire, à la fois drôle et émouvante, enrichie d’une touche de philosophie. Les thématiques sociétales en arrière-plan donnent encore plus de profondeur au récit.
Vingt-huit ans après Droit dans le mur, Pierre Richard fait un retour inattendu derrière la caméra pour une comédie en total décalage avec le cinéma contemporain. En effet, L’Homme qui a vu l’ours qui a vu l’homme est un film qui cherche plus à retranscrire une certaine douceur de vivre qu’à raconter une histoire palpitante. On sent que Pierre Richard, désormais très âgé, veut surtout vanter les choses simples comme l’amitié (notamment avec une personne aussi naturelle qu’un autiste asperger) ou l’amour de la nature et fuir le tumulte de la société de consommation. La narration est donc assez lente et faisant parfois preuve d’un petit grain de folie absurde et Pierre Richard se permet par moments de belles idées de mise en scène même si celle-ci reste généralement très sage. On pourra donc apprécier l’atmosphère de légèreté que le film dégage tout en se rendant compte qu’il ne restera pas gravé longtemps dans nos mémoires de cinéphiles.