Il y a des films qui tiennent plus à leur titre qu’à leur scénario. L’Homme qui a vu l’ours qui a vu l’homme, dernier film de Pierre Richard, est de ceux-là : une énigme, un sourire, une promesse de fantaisie. Et la question qui nous obsède : derrière ce titre farfelu, y a-t-il une vraie histoire ? Un scandale caché ? Ou seulement une tendresse assumée ?
La vérité, c’est que le film se nourrit d’un fil très simple : Grégoire, joué par Richard lui-même, et Michel, son cadet campé par Timi-Joy Marbot, partagent un lien fragile, fait de silences, de maladresses, et d’un ours échappé de son cirque. Rien de plus, rien de moins. Le scandale ? Certains critiques ont parlé d’un naufrage comique, d’une mise en scène dépassée, d’un cinéma « qui trotte derrière ses souvenirs » (Allociné, moyenne 2,8/5). OutNow souligne même une « comédie hors du temps, parfois hors-sol ». Et pourtant, il y a une tendresse qui surnage : celle qu’on retrouve dans le regard de Richard, ce vieil acteur qui filme l’amitié comme une cabane qu’on reconstruit dans la forêt.
On ne peut pas nier les maladresses : un rythme désordonné, des gags trop étirés, un ours qui semble plus sage que ses partenaires humains. Mais on ne peut pas nier non plus la douceur désarmante de certaines scènes. Télérama l’a écrit : « on sourit malgré soi, comme devant un grand-père qui raconte toujours la même histoire, mais qui nous la rend belle par sa façon de trébucher. »
Alors, vérité, scandale ou tendresse ? Tout cela à la fois. Vérité d’un cinéma qui se fait fragile, scandale pour ceux qui espéraient un retour flamboyant, tendresse pour ceux qui acceptent de se laisser bercer. L’Homme qui a vu l’ours qui a vu l’homme n’est pas une œuvre parfaite, mais c’est un geste, un dernier éclat de comédie buissonnière.
Note : 11 / 20. Mitigé, maladroit, mais profondément humain.
Sans queue ni tête.. impossible pour moi de lier les personnages et les situations. Ni drôle ni intéressant, j’ai résisté 45mn et j’ai quitté la salle..
Bienvenue en absurdie ! Bien sûr on pourrait se cantonner au scénario de l'histoire, mais je me suis attachée à la fantaisie, l'humanité et la poésie de l'ensemble ! C'est drôle et émouvant et le duo Pierre Richard - Timi-Joy Marbot fonctionne parfaitement. Les personnages secondaires sont excellents également et les références nombreuses... J'ai passé un super moment de cinéma.
Comment dire ..... avant d'aller voir un film ? consulter les critiques des professionnels et particuliers, sélectionner le réalisateur ainsi que les acteurs sans toutefois toujours le faire.. je me fie a l'instinct et je dois dire que ne partais pas gagnant ...pierre richard représente les années 80, une légèreté de l'être... il incarne une bonne humeur et une époque..et puis coopté par les critiques..... bon j'y vais .... Je dois dire que ca faisait longtemps que je n'avais eu envie de partir apres 1 heure de visionnage.... pierre existe encore et veut que nous le sachions ..quelques farces afin que nous le trouvions bien vert....je suis très surpris par les critiques.... j'y retrouve ces paysages gruissanais qu'il aime mais quelle désolation pelliculaire les acteurs n'y croient même pas et le rendent bien et nous non plus....enfin moi..... cB
Je sors du film de Pierre Richard au cinéma : Pierre Richard est un sauveur. Les bourgeois et les flics en prennent pour leur grade. Mais sans haine avec amour poésie et humour. Vas voir L'homme qui a vu l'ours qui a vu l'homme si t'es un homme ! (Au sens d'humain) Loin des scénarios efficaces et "calibrés" tu n'en auras pas pour ton argent. Tu en auras pour ta vie. Si tu t'interdis de rêver raison de plus pour y aller. On dit la "dure réalité" mais la réalité c'est qu'il y a un chef d'oeuvre au cinéma. C'est bien réel. Il y a un cinéma avec un film à l'intérieur.
Je sors a l'instant de la séance et je suis sous le charme. J'ai adoré ce film. Il est touchant et drôle, certes décalé mais tellement bourré de messages. Bravo à Pierre Richard et à ce jeune comédien qui est vraiment merveilleux dans son rôle dautiste. Un très bon film pour moi qui mériterait d'être dans bien plus de salles pour ne pas avoir à faire des kilomètres pour Le voir, ce que j'ai fais et que je regrette absolument pas.
Film poétique, décalé, qui permet de revoir des acteurs qu’on aime, de découvrir un jeune talent prometteur qui m’a fait penser à Pierre Desproges, et donne envie d’aller explorer Gruissan et sa région. De l’humour, de types et degrés divers, une mélodie douce amère sur les pères, l’amitié, la vie, la terre… et la saucisse de Morteau (ou tard ) !
Pierre Richard, dans ce retour inattendu derrière la caméra, nous offre une fable douce comme un soir d’été, fragile comme une plume posée sur l’eau. L’Homme qui a vu l’ours qui a vu l’homme n’est pas tant un film qu’une respiration : il se regarde comme on contemple un paysage, les yeux baignés de silence et d’émerveillement. La rencontre de Michel, jeune homme aux gestes maladroits, mais au cœur immense, et de Grégoire, vieil ermite bourru, mais tendre, ressemble à une étoile filante qui relie deux solitudes. Chacun vit à côté du monde, chacun s’y perd un peu, et pourtant ensemble ils retrouvent une vérité simple : celle d’être enfin compris. Et puis il y a l’ours. L’animal surgit comme un rêve éveillé, symbole d’une liberté que la société voudrait dompter, d’une sauvagerie qu’on tente toujours de ramener dans des cages. En le recueillant, Michel et Grégoire recueillent une part d’eux-mêmes : ce besoin de rester fidèles à leur nature, même si elle dérange. Le film ne cherche pas l’éclat tonitruant, il préfère la lumière tamisée. Les paysages du sud, les silences habités, les regards plus éloquents que mille dialogues : tout respire la tendresse, l’absurde et la poésie. On en ressort avec le sentiment d’avoir approché quelque chose de rare, un éclat de vérité qu’on ne sait pas toujours nommée. Pierre Richard signe ici une œuvre humble et précieuse, une invitation à rire doucement, à rêver encore, à croire que l’amitié, l’altérité et la beauté du monde valent toutes les défenses et tous les murs. Si vous enlevez vos lunettes de critiques et que vous regardez avec les yeux du cœur, voilà ce que vous verrez.
Les quinze premières minutes sont un peu délicates. Le spectateur a des difficultés de se projeter dans cette histoire. On fini par comprendre que cette poésie est pleine de chaleur, que ce vieillard nihiliste a une vraie manière d'aborder les choses et, elle est valide.
Beaucoup de scènes sont amusantes, les dialogues efficaces et les personnages charmants. Tout ce qu'on peut aimer dans une comédie.
Un film naïf et complètement échevelé ...Un aristo chef d’entreprise en rupture avec son milieu s'est exilé pour vivre dans une cabane où il partage des parties de pêche avec un de ses jeunes amis atteint du syndrome d’Asperger. Les parents de ce dernier désespèrent de voir entrer à la mairie pour un emploi de fonctionnaire. Il faut dire que, question boulot, son père assume son métier de voleur de voitures professionnel…Au milieu de tout, ça un ours s’échappe d’un cirque, que le jeune handicapé protège de ses propriétaires. Tous les vieux poncifs d’un babacool anarchiste et écolo sont réunis, avec les thèmes récurrents dans l'air du temps de la place des handicapés et la défense des animaux …
Pierre Richard fidèle à lui-même depuis un grand blond. Il réalise un film plein de tendresse, de malice et une réflexion sur la vie . Timi Joy excellent ! Un bon moment !
Un film familial qui étrangement par la tendresse, par la musique à la Cosma évoque les films des années 70 qui ont bercé notre enfance. Une jolie bulle poétique dans notre monde de brutes.