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BLS Moviedebrief
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3,0
Publiée le 14 février 2026
"« Enquête burlesque» Voilà un film que l’on verrait a priori plutôt à la télévision pour des amateurs de films loufoques. C’est tout de même une histoire sympa qui se passe en Alsace, avec des personnages bien plantés et de la gouaille, une enquête menée par des policiers un peu bas de plafond montés du Sud par mesure disciplinaire. On y mange et boit souvent, on tombe amoureux , on suit plusieurs épisodes d’une émission canine, il y a de la fantaisie… il se passe plein de petites choses et on se sera changé les idées pendant 1h26. Regardez le teaser avant d’y aller."
Sainte-Marie-aux-Mines a beau se dérouler dans la petite localité alsacienne éponyme, sa belgitude est une évidence, dans sa cocasserie et son ambiance poétique, très ancrée dans un terroir authentique. Claude Schmitz joue la carte du territoire et moins celle d'une intrigue qui n'est polardeuse que par prétexte. La vérité insolite des personnages, y compris les secondaires, occupent la plus grande place, soutenant le duo vedette, qui promène son allure dégingandée, au fil d'une enquête erratique, qui dérive assez souvent sur la dégustation des produits locaux et l'exploration de l'environnement naturel. Le récit est loufoque et digressif, sans atteindre une vraie folie cependant, car la mélancolie rôde et tempère le caractère saugrenu de l'entreprise. La saucisse de Morteau a-t-elle sa place dans la choucroute maison et est-ce que l'on doit cracher dans les dégustations sur la route des vins ? Ce sont des questions existentielles, assurément. Tout ceci est un peu inégal, mais l'humanité de l'ensemble est touchante et il y a une véritable tendresse vis-à-vis de tous les protagonistes, aussi curieux soient-ils. Sainte-Marie-aux-Mines mérite bien une petite visite, symbole d'un goût d'exister avec des valeurs intemporelles.
Vive l'humour belge : absurdité, loufoquerie, humanité. Ce film ne tient qu'au fil ténu de la délicate distinction entre tendresse et balourdise, entre humour décalé et lourdeurs pénibles. Ce petit miracle ne tient pas à grand chose si ce n'est au goût de l'équipe du film pour la musique (oh le beau générique !), pour l'amour du lieu rencontré (oh le beau village !) et pour l'amour de la fraternité (oh les beaux personnages !). Un polar-comédie qui n'a l'air de rien mais qui fait du bien.
Les personnes qui mettent une note de 5 au film sont de la famille du réalisateur je pense. Ce film est nulle, ne mérite même pas d être diffusé a un festival d Ardèche remplis de punk a chiens. Pas de rythme, acteurs nuls, cadrages qui donnent le tournoi, il n' y a rien a garder... Bref, un accident cinématographique d un niveau rarement égalé.
Mutés à titre disciplinaire à Sainte-Marie-aux-Mines, en Alsace, deux inspecteurs se voient confier une enquête qui semble d’abord relever de la simple formalité. Pourtant, très rapidement, Sainte-Marie-aux-Mines prend ses distances avec les codes traditionnels du polar pour proposer une expérience singulière, ancrée dans l’observation patiente d’un territoire et de celles et ceux qui l’habitent. Loin des récits spectaculaires ou des figures héroïques, le film s’intéresse à des enquêteurs ordinaires, parfois maladroits, fatigués, traversés par des attentes modestes ou des illusions professionnelles.
Le film s’inscrit dans une approche réaliste du métier d’enquêteur, débarrassée des fantasmes télévisuels. Ici, pas de surenchère dramatique ni de virtuosité technique, mais une progression lente, presque flottante, qui peut surprendre. Ce choix narratif assume pleinement une forme d’anti-récit, où l’enquête devient surtout un fil conducteur permettant de traverser des lieux, de provoquer des rencontres et de laisser émerger une matière humaine riche et complexe.
Cette matière est indissociable du territoire filmé. Sainte-Marie-aux-Mines apparaît comme une Alsace rarement montrée, éloignée des cartes postales attendues. Le film dévoile une vallée marquée par la désindustrialisation, par une histoire sociale dense, et par une réalité multilingue où le français cohabite avec d’autres langues et cultures. Cette dimension francophone, au sens large, donne au film une profondeur supplémentaire, en montrant comment la langue devient à la fois un lien et un marqueur d’altérité.
La mise en scène accorde une place essentielle aux paysages et aux espaces. Les plans fixes, aux cadres très composés, extraient du réel des lieux à la fois simples et graphiques. Chaque décor raconte quelque chose de la topographie, de l’histoire et du quotidien de cette vallée. Cette attention portée au cadre s’accompagne d’une photographie soignée et d’un travail sonore précis, où la musique, composée et enregistrée sur place pendant le tournage, participe pleinement à l’atmosphère générale sans jamais imposer une émotion.
Surtout, le film se distingue par son regard sur les habitants. Filmés sans ironie ni folklorisation, ils incarnent leur propre réalité avec une grande justesse. Le refus du cynisme et du jugement laisse place à une tendresse discrète, teintée d’un burlesque doux et d’une mélancolie diffuse. Le merveilleux, ici, ne vient pas d’un artifice narratif, mais surgit des lieux, des corps et des situations ordinaires.
En explorant les marges du polar, Sainte-Marie-aux-Mines propose ainsi un cinéma de territoire profondément humain, attentif aux gestes, aux silences et au temps qui passe. Un film qui observe plus qu’il ne démontre, et qui trouve sa force dans cette capacité à faire exister le réel sans jamais le contraindre.
Cette sympathique comédie policière avec son humour belge particulier est intéressante à découvrir. Les deux compères policiers sont drôles et distrayants. On passe un bon moment en leur compagnie en les suivant dans leur enquête désopilante et surprenante.
Bernard CORIC
(Film visionné à la journée de prévisionnement du GNCR à la FEMIS à PARIS)
Ces deux flics, incarnés par Rodolphe Burger et Francis Sœtens seront donc les héros de Spleen Off. Claude Schmitz leur a imaginé de nouvelles péripéties, n’hésitant pas à les déterritorialiser pour mieux exploiter leur potentiel cinématographique. Ces deux inspecteurs de la police judiciaire de Perpignan se retrouvent donc mutés à Saint-Marie-aux-Mines en Alsace, un déracinement comme une promesse de chocs thermiques et culturels. Fraîchement débarqués, ils commencent à mener une enquête autour du vol d’une opale de grande valeur, intervenu lors du salon Minéral & Gem. Bravo Sarkis Mirzoyan