Kika
Note moyenne
3,7
680 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

100 critiques spectateurs

5
11 critiques
4
25 critiques
3
40 critiques
2
16 critiques
1
7 critiques
0
1 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Léa B
Léa B

17 abonnés 6 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 novembre 2025
Un film extrêmement juste dans les dialogues, les situations et surtout l'interprétation. L'actrice est excellente, un gros couo de cœur
Le_Général
Le_Général

122 abonnés 384 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 novembre 2025
Me retrouver sur @cinémasansfard (Youtube) !

Il y a dans Kika un tremblement discret, presque imperceptible, comme si chaque scène retenait son souffle. Pas de pathos, pas de violons — juste une femme qui vacille, qui marche encore, même quand la terre se dérobe sous ses pas. Kika, enceinte, fauchée, brisée par la mort de l’homme qu’elle aimait, ne se relève pas avec panache : elle rampe d’abord. Alexe Poukine filme ce mouvement-là, ce lent passage du sol à la station debout. Ce n’est pas héroïque, ce n’est pas noble. C’est simplement humain. Quand elle se met à vendre ses petites culottes, le film pourrait sombrer dans la provocation ou l’ironie. Il n’en fait rien. Au contraire : il montre des gestes précis, des mains qui plient un tissu, des regards échangés dans des appartements anonymes, des mots qui n’arrivent pas à sortir. Tout devient minutie, presque rituel — comme si Kika retrouvait une force en réorganisant ses failles. Manon Clavel incarne ce mélange étrange d’abandon et de tension : elle a la fragilité d’une femme qui n’a plus de place au monde, et la détermination de quelqu’un qui ne veut pas disparaître. Sa présence s’impose sans qu’elle ne hausse jamais la voix. La mise en scène, elle, avance à contre-rythme. Pas de grandes envolées, pas de péripéties spectaculaires. Le film préfère s’attarder sur les choses ténues : une chambre mal rangée, la lumière qui hésite entre deux tons, un silence qui pèse plus lourd qu’un cri. C’est dans ces interstices que la reconstruction commence. Et puis il y a ce “nouveau métier”, jamais tout à fait expliqué, jamais tout à fait nommé. Le film laisse volontairement un flou : ce n’est pas l’activité qui compte, mais ce qu’elle permet — une reconquête lente, hésitante, imparfaite. Une sortie du brouillard, mais sans soleil éclatant. Une remontée, oui, mais vers une lumière qui clignote encore. Kika n’est ni un drame social classique, ni une fable de résilience. C’est un portrait : celui d’une femme que la société n’a pas su voir, et qui apprend seule à se regarder autrement. Ma note : 12 / 20

Me retrouver sur @cinémasansfard (Youtube) !
FrancoisTruffaut
FrancoisTruffaut

2 abonnés 24 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 novembre 2025
Une réflexion profonde et complexe sur la douleur. Manon Clavel livre une interprétation sensible, toute en nuances. Puissant.
Ratafia
Ratafia

10 abonnés 164 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 novembre 2025
Attention, la bande annonce peut tromper ! Loin d'être une comédie, ce film démystificateur devient vite, à bon escient, assez oppressant. Manon Chevel y est parfaite (dans un rôle pas évident).
BLS Moviedebrief
BLS Moviedebrief

33 abonnés 302 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 novembre 2025
«Fessée»
Pas évident de recommander ce film (Int-12 ans) qui parle d’une jeune assistante sociale qui verse progressivement dans la prostitution « BDSM » (Domination, Sado-maso) pour s’en sortir financièrement. Mais l’actrice principale, Manon Clavel, est incroyable de naturel dans la découverte abasourdie de cet univers où les hommes se font humilier volontairement. L’histoire se tient et le scénario, épuré pour aller à l’essentiel, nous fait avancer avec elle dans cet univers malsain mais aussi de sororité avec ses consoeurs.
Christian RZ
Christian RZ

87 abonnés 266 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 15 novembre 2025
Cette petite histoire de la jeune femme assistante sociale qui devient, presque du jour au lendemain, une pro du BDSM est aussi invraisemblable dans la forme que dans le fond…
ben desiles
ben desiles

56 abonnés 118 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 novembre 2025
Ce qui m'a dérangé dans ce film, c'est le regard sur la prostitution, présentée comme une activité parmi d'autres pour boucler les fins de mois difficiles. Ce n'est malheureusement pas le premier film du genre, il y en a déjà eu un avec Laure Calamy.
Dans "Kika", l'univers de la prostitution apparaît comme un monde sympathique où l'on est entre bonnes copines et où l'on se retrouve pour échanger des anecdotes croustillantes sur les clients à l'heure de l'apéritif - ce qui nous vaut une séquence où sur l'air d'une pub connue pour un fromage en cube, ces dames chantent "c'est l'heure de l'apéri-pute".
Je dirais donc que le film véhicule une vision malhonnête et dangereuse de la prostitution. J'incline à penser qu'après avoir eu les pratiques les plus sales montrées dans le film - scato etc. - on est non seulement dégoûté de l'humanité, mais aussi de soi-même.
LaureS
LaureS

20 abonnés 150 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 novembre 2025
Tellement de choses dans ce film : l'amour, la perte, le deuil, la résilience, la sororité... Tout cela incarné par une actrice extraordinaire de justesse et de naturel
Plusieurs parties dans ce film, plusieurs émotions aussi, empathie, rire, gène et des moments bouleversants
Découverte d'un univers qui m'est inconnu (le BDSM) et l'est aussi pour le personnage principal qui l'aborde avec détermination et candeur
Un bien joli film que je recommande chaudement aux esprits ouverts
Janailhac
Janailhac

3 abonnés 5 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 novembre 2025
On est embarqués dans ce film d'une manière très sensorielle sans chronologie clairement établie ni explications, mais le voyage jusqu'à la catharsis en vaut la peine !

On voit tout par les yeux de l'actrice et on a l'impression d'avancer avec elle, de ressentir avec elle. Un vrai voyage en terres inconnues (pour moi en tout cas) sans voyeurisme ni lourdeur, où tout sonne juste grâce à une interprétation plus que convaincante.

La vraie bonne surprise de cet automne !
Willz
Willz

11 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 novembre 2025
Le film ne se contente pas de raconter « un système », il raconte une personne. Kika ne tombe pas dans le cliché de la victime mais devient l’actrice de sa propre survie.
La façon dont le film aborde l’économie du corps, la précarité, le désir, le deuil — avec une empathie totale, sans jugement — est rare. On rit, on est mal à l’aise, on est touché.
Un film profondément humain.
Bringoss
Bringoss

3 abonnés 8 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 novembre 2025
Derrière son apparence déjantée, KIKA cache une vraie sensibilité. Le film jongle entre le comique et le tragique avec une maîtrise incroyable. On en ressort secoué, amusé, ému. Ce mélange-là, c’est du grand art.
Yves G.

1 846 abonnés 4 021 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 novembre 2025
Kika (Manon Clavel) est assistante sociale à Bruxelles, mariée et mère de famille lorsque deux événements inattendus bouleversent sa vie. Le premier : la rencontre avec David (Makita Samba) dont elle tombe éperdument amoureuse. La seconde : la mort aussi brutale qu’inattendue de David, terrassé par un AVC, qui laisse Kika hagarde, à la rue, sans un sou. Refusant tout secours, Kika en dernière extrémité se résout à se prostituer.

"Kika" – qui pour moi restera à tout jamais un titre associé à un film d’Almodovar en talons aiguilles – est une réalisation étonnante qui mérite l’excellent bouche à oreille qui l’accompagne depuis sa projection à Cannes en mai dernier à la Semaine de la critique.

C’est un film qui joue sur deux tableaux.

D’une part, c’est une comédie cocasse, l’histoire d’une fille comme tout le monde, une "Girl next door", qui fait la découverte du monde du BDSM, ses codes, ses pratiques et qui manifeste à cette découverte la même naïveté, le même étonnement que vous ou moi y manifesteriez – quoique je ne vous connaisse pas…. et que vous ne me connaissez peut-être pas ! Spanking, pegging, edging, face-sitting, si ces mots vous sont inconnus, alors ce film élargira votre vocabulaire et, si ces pratiques ne vous révulsent pas, vous fera beaucoup rire. Venue du documentaire, Alexe Poukine nous fait découvrir cet univers avec une curiosité gourmande sans verser dans le prosélytisme ou dans l’anathème. Son cinéma fait penser à celui, féministe et sororal, de Noémie Lvovsky, de Sophie Letourneur ou de Justine Triet première formule.

D’autre part, sur une veine plus grave, "Kika" est une tragédie, le récit d’un deuil dont l’héroïne ne réussit pas à se consoler. Enceinte de son compagnon décédé, en charge de sa première fille, sans toit, refusant la main tendue par son ex-mari, par sa mère et par son beau-père, Kika traverse une profonde dépression. Le BDSM lui sert d’exutoire. On en découvre alors la face plus sombre, moins cocasse : une façon, pour celui qui domine et pour celui est dominé, d’exorciser ses démons à travers une violence contrôlée.

Manon Clavel ("La Vérité", "Le Répondeur") est parfaite dans le rôle titre. Elle lui prête à la fois sa gravité et sa candeur.
Fiers R.
Fiers R.

203 abonnés 871 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 novembre 2025
Deux révélations en un film c’est plutôt rare! Il y a d’abord Manon Clavel qui interprète le personnage principal – Kika donc – et, conséquemment, le rôle-titre. De sa voix grave et suave et par son physique brut, loin des canons de beauté habituels, associé à un jeu d’un naturel confondant, elle irradie la pellicule. Surtout qu’elle est dans le rôle difficile d’une protagoniste qui évolue dans un milieu délicat, celui du BDSM (relations sexuelles à base de bondage, humiliation et sado-masochisme). Et elle s’acquitte de ce défi comme une professionnelle et sa prestation devrait lui valoir les louanges de la profession voire une probable nomination aux prochains Césars.

La seconde révélation, c’est la réalisatrice qui nous vient du documentaire. Après avoir en avoir tourné un sur les dysfonctionnements de l’hôpital, sujet ô combien dans l’air du temps et notamment au cinéma, et un autre sur les violences sexuelles, Alexe Potkine s’offre sa première incursion dans le monde du cinéma de fiction avec une œuvre plus légère. Elle y traite de deux sujets oscillants entre une certaine gravité sur le fond mais traités avec beaucoup de légèreté. Il y a d’abord ce thème le côté plus classique avec la précarité et le fait de devoir boucler ses fins de mois quand arrive un drame imprévu dans sa vie et l’autre sujet, bien plus rare et surprenant, de la prostitution dans le milieu BDSM.

« Kika » semble couper en deux parties appréhendant chacun des deux sujets mais le second est finalement la résultante du premier et la bascule se fait avec une fluidité évidente. Dans les deux cas, malgré ce cadre plutôt lourd et dramatique – voire tragique puisqu’il y a aussi la notion de deuil qui plane sur le film – jamais Potkine ne s’appesantit sur des moments lourds ou larmoyants. Au contraire, tout est tourné pour que l’on s’approprie ce film comme une bulle d’oxygène salutaire. Quand Kika découvre la facilité avec laquelle elle peut se faire de l’argent dans ce milieu interlope et marginal, on rit de ses maladresses et de ses surprises.

La valeur ajoutée du long-métrage est sans conteste le regard que porte la cinéaste sur ses personnages. « Kika » parvient à démarginaliser aussi bien la prostitution, montrant une sororité joyeuse, que les clients de ces pratiques peu conventionnelles. Elle les vulgarise même en montrant des gens parfois troublés, parfois en manque d’affection mais aussi juste adepte de violence pour le plaisir. C’est souvent drôle, parfois touchant même mais jamais scabreux. Ce qui n’était pas forcément facile. Parfois elle frôle la gêne pour le spectateur et elle se rattrape toujours et n’y sombre jamais. Un véritable tour de force à ce nieau. Le film ne souffre que de petites longueurs sur la dernière ligne droite et d’une séquence dans la toute fin qui dénote du reste et qu’on a du mal à interpréter, entre « Fight Club » et « Martyrs ». Sinon c’est un grand oui!

Plus de critiques cinéma sur ma page Facebook Ciné Ma Passion.
selenie

7 446 abonnés 6 656 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 novembre 2025
La prostitution est un des thèmes omniprésents dans l'art, d'autant plus dans le cinéma, mais cette fois le film aborde une variante, une prostituée mais "domina", et particulièrement spéciale à tel point que d'emblée le récit est bancal et peu plausible... SPOILERS voir site !... Dommage que la base de l'histoire ne tienne pas la route car pour le reste Alexe Poukine dessine un portrait de femme aussi attachant que subtil, et ce malgré un sujet qui aurait pu vite devenir scabreux et/ou vulgaire. Le scénario reste intéressant car assez bien écrit pour aborder différentes thématiques dans un récit dense et cohérent et surtout, la cinéaste le fait sans pathos ni misérabilisme, jouant le funambule pour ne jamais devenir grotesque ou libidineux même, si parfois on se dit que ça manque d'audace (on en revient au spoiler). On pourrait aussi se dire qu'on aurait aimé en savoir plus sur ce qu'elle ressent réellement en domina, ce qui reste toujours flou. Un film intéressant, sur toutes les facettes du prisme de la prostitution mais pas assez crédible (idem voir spoiler) pour convaincre pleinement.
Site : Selenie
Pierre842
Pierre842

41 abonnés 481 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 novembre 2025
Manon Clavel, elle était excellente.
Elle joue une jeune femme enceinte et mère en deuil et qui a des difficultés financières.

Elle trouve une solution dominatrice BDSM pour se sauver financièrement.

Le film est à la touchant et drôle à certains moments.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse