727 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
106 critiques spectateurs
5
11 critiques
4
27 critiques
3
41 critiques
2
17 critiques
1
8 critiques
0
2 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Corinne76100
89 abonnés
670 critiques
Suivre son activité
3,5
Publiée le 17 novembre 2025
Film sur un sujet assez peu développé. Histoire assez prenante au début puis ensuite on a du mal à croire que l'héroïne peut récolter autant de billets en ne faisant presque rien. Heureusement la fin est plutôt libératrice pour elle. Un bon moment tout de même.
Pour son premier long-métrage de fiction, Alexe Poukine signe un film original et inclassable, plein de ruptures de ton, qui commence comme une comédie romantique avant de bifurquer vers quelque chose de plus sérieux mais sans jamais perdre son humour ni tomber dans le pur drame social. Au contraire, malgré des sujets lourds, le film, bien plus complexe qu’il n’y paraît, défend une vision optimiste des relations humaines.
C’est avant tout l’exploration d’un personnage, Kika, qui passe d’assistante sociale à travailleuse du sexe après être tombée dans une situation de détresse et n’arrivant pas à s’appliquer le soin qu’elle prodigue aux autres. Et le film vaut le coup d'œil rien que pour Kika qui découvre ces pratiques en même temps que le spectateur et la performance de Manon Clavel, immense révélation. Elle lui apporte une justesse, autant de fragilité que de force, et rend son parcours profondément attachant. Poukine venant du documentaire, on retrouve aussi cette authenticité à l’écriture.
Reste malgré tout un défaut courant des premiers films, celui de vouloir trop en mettre. Ça aurait à être un peu plus resserré, à approfondir quelques axes plutôt qu'à les multiplier. Mais paradoxalement, ce chaos épouse parfaitement l’état émotionnel de son personnage.
Le film demarre bien, mais alors la suite je n’y croit pas une seul seconde à cette histoire d’assistante sociale qui devient maitresee Bdsm ?!! Le grand ecart est enorme et trop improbable pour moi, ca m’a sorti du film et fait perdre l’interrêt pour l’heroïne (spoiler: enceinte du second enfant, mari qui meurt, et autres galeres) j’aurais plus vu deux films separés. Un qui est sur les galeres d’une mere celibataire et veuve et un autre sur une femme qui s’interesse à une autre pratique sexuelle, par curiosité ou par accident et qui en fait son job. Ici le melange ne fonctionne pas pour moi
Maladresses de mise en situation au début : Kika n'est-elle pas salariée ? Le deuil qui l'a frappée tt le monde ne peut penser qu'à son compagnon depuis 17 ans et père de la fillette (?) et non au sympathique réparateur de biclous qu'elle ne connaît que depuis quinze jours..
"Kika" bien noté par la critique, qui a obtenu de nombreuses citations et récompense cette année est un drame social franco-belge pertinent. Pour son premier long-métrage de fiction, la réalisatrice Alexe Poukine invite le public à découvrir une histoire touchante, qui s'éloigne des conventions habituelles et provoque des émotions tout en étant parfois envoûtante. Le film suit le parcours unique de Kika, brillamment interprétée par Manon Clavel, qui pourrait obtenir une nomination aux César l'an prochain. L'œuvre aborde des sujets sensibles comme l'IVG, la prostitution, le deuil et le milieu particulier du BDSM, et bien que l'intrigue prenne du temps à prendre forme, certaines scènes restent profondément marquantes.
Il y a dans Kika un tremblement discret, presque imperceptible, comme si chaque scène retenait son souffle. Pas de pathos, pas de violons — juste une femme qui vacille, qui marche encore, même quand la terre se dérobe sous ses pas. Kika, enceinte, fauchée, brisée par la mort de l’homme qu’elle aimait, ne se relève pas avec panache : elle rampe d’abord. Alexe Poukine filme ce mouvement-là, ce lent passage du sol à la station debout. Ce n’est pas héroïque, ce n’est pas noble. C’est simplement humain. Quand elle se met à vendre ses petites culottes, le film pourrait sombrer dans la provocation ou l’ironie. Il n’en fait rien. Au contraire : il montre des gestes précis, des mains qui plient un tissu, des regards échangés dans des appartements anonymes, des mots qui n’arrivent pas à sortir. Tout devient minutie, presque rituel — comme si Kika retrouvait une force en réorganisant ses failles. Manon Clavel incarne ce mélange étrange d’abandon et de tension : elle a la fragilité d’une femme qui n’a plus de place au monde, et la détermination de quelqu’un qui ne veut pas disparaître. Sa présence s’impose sans qu’elle ne hausse jamais la voix. La mise en scène, elle, avance à contre-rythme. Pas de grandes envolées, pas de péripéties spectaculaires. Le film préfère s’attarder sur les choses ténues : une chambre mal rangée, la lumière qui hésite entre deux tons, un silence qui pèse plus lourd qu’un cri. C’est dans ces interstices que la reconstruction commence. Et puis il y a ce “nouveau métier”, jamais tout à fait expliqué, jamais tout à fait nommé. Le film laisse volontairement un flou : ce n’est pas l’activité qui compte, mais ce qu’elle permet — une reconquête lente, hésitante, imparfaite. Une sortie du brouillard, mais sans soleil éclatant. Une remontée, oui, mais vers une lumière qui clignote encore. Kika n’est ni un drame social classique, ni une fable de résilience. C’est un portrait : celui d’une femme que la société n’a pas su voir, et qui apprend seule à se regarder autrement. Ma note : 12 / 20
Attention, la bande annonce peut tromper ! Loin d'être une comédie, ce film démystificateur devient vite, à bon escient, assez oppressant. Manon Chevel y est parfaite (dans un rôle pas évident).
«Fessée» Pas évident de recommander ce film (Int-12 ans) qui parle d’une jeune assistante sociale qui verse progressivement dans la prostitution « BDSM » (Domination, Sado-maso) pour s’en sortir financièrement. Mais l’actrice principale, Manon Clavel, est incroyable de naturel dans la découverte abasourdie de cet univers où les hommes se font humilier volontairement. L’histoire se tient et le scénario, épuré pour aller à l’essentiel, nous fait avancer avec elle dans cet univers malsain mais aussi de sororité avec ses consoeurs.
Cette petite histoire de la jeune femme assistante sociale qui devient, presque du jour au lendemain, une pro du BDSM est aussi invraisemblable dans la forme que dans le fond…
Ce qui m'a dérangé dans ce film, c'est le regard sur la prostitution, présentée comme une activité parmi d'autres pour boucler les fins de mois difficiles. Ce n'est malheureusement pas le premier film du genre, il y en a déjà eu un avec Laure Calamy. Dans "Kika", l'univers de la prostitution apparaît comme un monde sympathique où l'on est entre bonnes copines et où l'on se retrouve pour échanger des anecdotes croustillantes sur les clients à l'heure de l'apéritif - ce qui nous vaut une séquence où sur l'air d'une pub connue pour un fromage en cube, ces dames chantent "c'est l'heure de l'apéri-pute". Je dirais donc que le film véhicule une vision malhonnête et dangereuse de la prostitution. J'incline à penser qu'après avoir eu les pratiques les plus sales montrées dans le film - scato etc. - on est non seulement dégoûté de l'humanité, mais aussi de soi-même.
Tellement de choses dans ce film : l'amour, la perte, le deuil, la résilience, la sororité... Tout cela incarné par une actrice extraordinaire de justesse et de naturel Plusieurs parties dans ce film, plusieurs émotions aussi, empathie, rire, gène et des moments bouleversants Découverte d'un univers qui m'est inconnu (le BDSM) et l'est aussi pour le personnage principal qui l'aborde avec détermination et candeur Un bien joli film que je recommande chaudement aux esprits ouverts
On est embarqués dans ce film d'une manière très sensorielle sans chronologie clairement établie ni explications, mais le voyage jusqu'à la catharsis en vaut la peine !
On voit tout par les yeux de l'actrice et on a l'impression d'avancer avec elle, de ressentir avec elle. Un vrai voyage en terres inconnues (pour moi en tout cas) sans voyeurisme ni lourdeur, où tout sonne juste grâce à une interprétation plus que convaincante.