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Emma DsG
1 abonné
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3,0
Publiée le 16 juin 2026
Kika est un film qui aborde plusieurs sujets forts : le deuil, la douleur et le sadomasochisme. Un film déroutant, émouvant et profondément humain. Manon Clavel y est tout simplement bluffante.
Le sujet est original mais le scenario n’est pas très crédible et le personnage principal non plus. Le tout se termine de manière convenu. Bref une demi réussite.
Je trouve dommage que l’on ne retienne de ce film uniquement le côté documentaire BDSM. Ce qui m’a interpellé c’est quel message à voulu faire passer la réalisatrice. En effet, comment une femme qui a une situation, un salaire, arrive à se retrouver dans une telle position et se trouver face à de tels chois pour s’en sortir. Ce qui est étonnant c’est sa volonté farouche de refuser toute aide de la part des aides sociales alors qu’elle est elle même une assistante sociale faisant preuve d’énormément d’empathie. Visiblement elle connaît tous les rouages pour obtenir une aide mais elle se refuse d’en bénéficier. Ce déni et cette force de caractères ne sont ils pas finalement une carapace qui cache une blessure bien plus profonde. On a probablement un début d’explication lorsqu’elle finit pas reprocher l’absence de sa mère quand elle était petite. Une profonde blessure semble la tourmenter ce qui pourrait expliquer son empathie envers les autres et son auto flagellation,. La scène où elle demande à être frappée par la fille blonde devenue son amie devient un acte de rédemption. Le final montre que la dominatrice a très bien ressenti la fêlure de KIKA qui finit par s’épancher totalement dans ses bras. La blessure s’ouvre pour mieux cicatriser. Seule la scène finale avec la fille et la mère qui vient enfin d’accepter sa grossesse faisant du vélo ensemble une lueur de bonheur et d’espoir en l’avenir. Le procédé cinématographique est classique mais à mon goût laisse le spectateur sur sa faim. C’est peut le point faible d’un excellent film au demeurant qui demande une seconde lecture que celle évidente et ostentatoire du milieu bdsm.
Pour publique averti, à mon avis. Oui, la jeune veuve va devoir pratiquer le plus vieux métier du monde, sauf que le film ne parle pas de simples passes mais de pratiques spéciales. Malgré le trop peu de dialogues, j'y ai vu des hommes en cruel manque d'amour, et ce constat m'a attristé. J'ai été étonnée que la jeune femme ai besoin elle aussi d'une séance musclée pour enfin pleurer son amant décédé. Un film qui met en scène des pratiques sexuelles passées sous le manteau, et c'est tout à son honneur.
Si la prestation de Manon Clavel est r3latquable, lr film s’enlisse dans sa seconde partie dans une vision peu réaliste de la prostitution et un scénario paresseux : on y croit pas et le glauque nous sunmrege.
Dévastée par la mort subite de son compagnon, pesée par sa grossesse toute récente, rincée par son métier peu rémunéré d'assistance sociale, Kika est au bord du gouffre. Elle a un besoin rapide d'argent, et va se lancer opportunément dans une activité de travailleuse du sexe BDSM. "Kika" souffre régulièrement d'ellipses étranges, qui zappent des pans pourtant pivots dans l'intrigue (on devine par exemple la séparation avec le premier conjoint pour rejoindre l'amant). Si bien que le film donne parfois l'impression de s'étaler sur des mois et des mois, alors que la grossesse montre que ce n'est pas le cas. J'avoue n'avoir pas bien compris ce choix... qui n'a visiblement pas pour but de donner du rythme, car l'ensemble accuse de quelques petites lenteurs dans sa première moitié. Néanmoins il s'agit d'une comédie dramatique originale, qui insère régulièrement de l'humour absurde à la belge quand on ne s'y attend pas forcément. Alexe Poukine insiste par ailleurs pour que son film reste très humain, surtout dans son portrait de la communauté BDSM. Prostituées qui s'entre-aident, clients qui ont un grain mais ne sont pas dépeints comme des gros tarés. Dans le rôle-titre, Manon Clavel est attachante et convaincante. En assistante motivée pour aider les bénéficiaires, broyée par un drame, puis qui découvre cet univers avec lequel elle n'avait pourtant aucun atome crochu.
Kika m’a laissé un sentiment un peu partagé. J’ai aimé le fait que le film ose aller sur des sujets pas évidents comme le deuil, la précarité et les choix qu’on peut être amené à faire quand on est au pied du mur. Il y a une vraie sincérité dans la façon de raconter cette histoire, et ça se ressent.
Ce que j’ai trouvé intéressant, c’est le mélange entre des moments très durs et d’autres presque plus légers ou décalés. Ça donne quelque chose d’assez particulier, même si ça ne fonctionne pas toujours parfaitement. Par moments, j’ai trouvé que le film se dispersait un peu ou ne savait pas trop où aller.
Malgré ça, j’ai quand même été touché par le personnage principal et par cette envie de raconter quelque chose de différent, sans juger.
Un film imparfait, mais sincère et qui mérite d’être vu pour ce qu’il tente. Note : 3/5
Un film qui commence bien puis dérive dans le sujet du marché de la prostitution aux pratiques indigestes jusqu'à en oublier le pourquoi on en est arrivé là. Les émotions qu'on aurait éventuellement pu avoir au début du film disparaissent au fur et à mesure pour tomber dans l'incohérence d'un scénario nul et sans intrigue et gênant à regarder. Seul la bande annonce donne envie de voir ce film car le sujet mérite d'être traité mais...... bien que l'actrice principale fasse un bonne performance ce film je l'ai trouvé......nul. et même très nul
À la lecture du synopsis, « Kika » avait du potentiel. En fin de compte, c’est un enchaînement de partenaires et de pratiques non conventionnelles dans une indifférence totale. On ne ressent aucune émotion, parce qu’elle ne recherche pas le plaisir mais une rétribution financière. C’est tout à fait son droit, sauf qu’en tant que spectatrice j’ai eu du mal à accrocher. Ni mauvais ni génialissime : sans plus.
Deuil et paraphilie sont des thématiques abordées dans ce film, pas facile d'accès certes, mais réalisé avec finesse en évitant les gros clichés et sans tomber dans le pathos.
C'est une fille qui a toutes les cartes en main pour reussir, mais qui préfère visiblement collectionner les emmerdes comme d'autres collectionnent les fèves d'épiphanie. Pourquoi prendre l'ascenceur social quand on peut descendre à la cave avec une lampe frontale en panne. Alexe Poukine semble avoir une règle d'or,si une scène n'est pas assez poisseuse pour te donner envie de prendre 3 douches d'affilée, elle ne le filme pas c 'est du "cinéma détergeant" mais sans le savon. Elle nous filme le mal-être avec la précision d'un proctologue qui aurait oublié son anesthésiant. Il n'y a que des gens qui s'excusent d'exister ou qui se complaisent à s'étaler dans la boue. On attend le moment ou quelqu'un va juste... sourire? Trop "Mainstream" sans doute. C'est du voyeurisme certifié "Label Rouge",on nous force à regarder le désastre: "Regardez comme c'est profond,parce que c'est moche" Le vrai talent ici, c'est de reussir à transformer une opportunité de sortie en cul de sac emotionnel. C'et du génie inverse. Alexe nous vend la complaisance comme une forme de noblesse; "Je souffre donc je suis"(interessante) Resultat: on finit par avoir autant d'empathie pour le personnage que pour une chaussette mouillée. Si tu as envie de te sentir mal pour des gens qui font tout pour ne pas aller bien,fonce. Pour les autres ,un épisode de "bonne nuit les petits" aura plus de profondeur psychologique et moins d'effets secondaires sur le moral
La première moitié du film est poignante et dégage une belle sensibilité, sans jamais forcer dans le pathos. Mais qu'est-il passé par la tête d'Alexe Poukine pour prendre ensuite ce virage sado maso totalement dispensable, à mille lieux de la première partie ?