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V Lamoureux
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4,0
Publiée le 27 novembre 2025
Coup de coeur pour ce petit film qui passe de la poésie la plus tendre à l'univers codé de la sexualité SM. Ou comment Kika, une assistante sociale qui se bat tout le temps de tout son coeur pour défendre ceux qui sont dans le besoin, refuse d'être à son tour assistée. Et préfère intégrer l'univers tarifé du plaisir dans la douleur. Les scènes très crues et réalistes ne sont jamais complaisantes et Kika se retrouve en position d'aider encore son prochain, sans jugement là non plus. Elle en viendra à s'intéresser au pourquoi de la pratique, au besoin qu'il y a à ressentir la douleur. L'histoire d'amour est mise en images avec délicatesse et beauté, l'actrice principale est bluffante. Une séance réussie
Et bien quelle historie bizarre et finalement tellement humaine, une actrice que je ne connaissais et qui illumine le film par sa présence, on devrait entendre parler d elle à l’avenir
Sur le papier un excellent sujet, un sujet d'actualité la bascule d'une femme socialement insérée dans la prostitution pour gérer ses fins de mois suite a un évènement personnel. Le film se passant en Belgique où la prostitution n'est pas un délit. Ni pour celles et ceux qui la pratique que pour les clients. Le début du film est sur cette problématique et fonctionne plutôt bien. Mais plutôt que creuser cette voie il bascule dans une vision quelque peu caricaturale du BDSM et ne présente a partir de ce moment là un moindre intérêt.
Techniquement c'est honnêtement réalisé mais ne suffit pas a justifier d'aller voir ce film.
On entre dans un univers peu connu, quoique souvent imaginé . Une actrice tout en retenue pour ce rôle délicat. On en sort éclairé , même si on n’y trouve pas de solution…
Un film intriguant sur papier mais que je n'ai pas apprécié regarder. Il m'avait été recommandé par une réalisatrice dont j'aime beaucoup le travail donc j'avais de hautes attentes... qui sont tombées assez bas. Au départ on fait face à une femme travaillant en tant qu'assistante sociale à la vie plutôt paisible spoiler: mais qui va vite rencontrer quelqu'un pour lequel elle va quitter son mari mais son nouveau mec va mourir et c'est là que tout se déclenche. Alors il y a plusieurs choses qui m'ont gêné dans le scénario : déjà pourquoi tout à coup elle est en galère financière spoiler: elle dépendait tant que ça de son mec ? (désolé j'ai oublié son nom) , pourquoi ne pas avoir tout simplement changé d'appartement ? pourquoi sa situation financière se détériore autant d'un coup ? Je ne comprends pas la logique de ce scénario. Aussi je trouve que vraiment ça tombe comme un cheveu sur la soupe quand parfois le métier d'assistante est mentionné et que du coup ça nous ramène à Kika et woaw "on parle de moi c'est rigolo" euh non on sent clairement les scénaristes derrière. On suit une femme qui de base se livre à des pratiques disons non-conventionnelles et de plus en plus elle va plus loin donc cette évolution fonctionne mais le fond vraiment du pourquoi et du comment ne m'ont pas convaincus. Je suis ressortie de ce film dégoûtée (c'est purement personnel au vu du sujet traité) et déboussolée.
Déjà auteure de 2 documentaires, Alexe Poukine en vient à la fiction avec ces 110 minutes d’apparence sulfureuses mais qui s’avèrent, en fin de compte, touchantes et révélatrices d’un monde qui va très mal. Alors qu’elle est enceinte, Kika perd brutalement l’homme qu’elle aime. Complètement fauchée, elle en vient à vendre ses petites culottes, avant de tenter sa chance dans un métier… déconcertant. Investie dans cette activité dont elle ignore à peu près tout, Kika entame sa remontée vers la lumière. Un film qui choisit de déplacer le regard là où le cinéma s’aventure rarement : dans ces zones où le désir, la détresse et le soin s’entremêlent jusqu’à devenir indistincts. Etonnant, provoquant et bouleversant. Il ne faudrait surtout pas résumer ce drame social à un quelconque catalogue des pratiques BDSM. La force et l’originalité du film est de nous plonger dans un univers inconnu de la plupart d’entre nous et pour ce faire de s’attacher aux pas d’une jeune femme tout aussi novice que nous. Si nous pouvons montrer de la répulsion ou de la curiosité en suivant le parcours initiatique de l’héroïne, nous ne pouvons que ressentir de l’empathie pour elle, qui se retrouve obligée de recourir à ces expédients pour survivre, tout simplement. Contrairement aux règles classiques de la dramaturgie, le film évite délibérément les conflits évidents pour surprendre le spectateur, car ici, les interactions se veulent bienveillantes. Une partie du film a été tournée dans un hôtel - consacré à ce type d’activités… autorisées en Belgique -, situés à proximité du parlement européen de Bruxelles. Le film refuse la facilité du spectaculaire ou de la violence. Au lieu de s’attarder sur la transgression, il s’attache à l’humain, à ses recoins de honte, à ses fragilités, à ce besoin d’affection qui circule, déguisé, sous mille formes. Il sait même capter les dissonances du réel avec une douceur qui n’exclut jamais un sourire. Osez ce film, c’est un miracle. Manon Clavel est absolument formidable. Ce n’est pas une inconnue car elle jouait déjà dans Le Répondeur et avait commencé sa carrière dans La Vérité sous la direction de Kore Eda. On veut la revoir très vite, sa voix, sa grâce, son jeu tout en demie teinte sont un régal. Le reste de la distribution -dans laquelle figure de vraies « travailleuses du sexe » -, est au diapason, avec Ethelle Gonzalez Lardued, Makita Samba, Suzanne Elbaz, Kadija Leclere, Bernard Blancan. . En refusant tout jugement moral, en préférant l’observation patiente à la démonstration, la réalisatrice signe une œuvre à la fois déroutante et profondément humaniste. Une fiction sans voyeurisme ni misérabilisme, qui ose dire que le soin peut surgir dans des lieux inattendus, même si ça dérange notre vision sans doute trop étriquée de la société en souffrance dans laquelle nous vivons.
Kika est un film trop rare dans nos salles, éclipsé par des œuvres plus grand public. Pourtant, c’est un cinéma qui ose ...: il explore les tréfonds de l’âme humaine, met en lumière ce que l’on préfère cacher, et offre non seulement des images, mais aussi des pistes de compréhension a ce que l on préférerait taire ou tout simplement cacher. Magnifiquement interprété, le film réussit à être à la fois brut, dérangeant et profondément poétique. Une œuvre qui marque et qui manque.
Si l’intention d’Alexe Poukine est claire - proposer un portrait de femme à vif, qui cherche à se reconstruire, entre deuil et pulsions - Kika ressemble malheureusement davantage à un enchaînement de moments gênants qu’à un parcours émotionnel cohérent. En plus d'ellipses pas toujours très claires, le film semble prendre un malin plaisir à pousser son héroïne dans des séquences de plus en plus inconfortables. Ce qui devait être un récit de reconstruction devient alors une succession de scènes où le spectateur se crispe, et attend avec impatience que cela se termine.
Manon Clavel, véritable révélation, est en tous points remarquable et sa voix grave est inoubliable. Elle compose une héroïne complexe : pudique mais dévastée, mutique mais en ébullition intérieure. Elle peine néanmoins à rendre crédible un rôle qui oscille entre intentions opaques et revirements peu crédibles.
Poukine aborde la sexualité BDSM et les rapports de domination de manière frontale et avec beaucoup d'audace, et surtout sans jugement. Mais le film a tendance à réduire une pratique complexe à une manifestation de la souffrance intérieure, comme si la sexualité alternative ne pouvait être qu’une projection du mal-être.
Au final, Kika laisse un sentiment mitigé, celui d’un film qui confond l’audace avec le malaise, et la complexité avec le manque de clarté. Une œuvre dont la sincérité n’est pas en doute, mais qui, par ses choix un peu trop singuliers, peine à déclencher de l'empathie pour son personnage principal.
Kika est un double portrait, celui d'une jeune femme et celui d'un milieu singulier. Le film montre comment une vie peut basculer brutalement et cela effraie. Il montre aussi un milieu , celui du Bdsm dans son étrangeté et sa tendresse. on apprend à mieux le comprendre, des gens en conflit avec eux-mêmes , que la souffrance ne quitte pas, mais qui peuvent au milieu de ces séances, l'interromprent. A viser 2 portraits à la fois, le film se décentre parfois et souffert de situations et d'ellipses un peu douteuses mais reste intéressant. La jeune actrice Manon Clavel est formidable de naturelle.
Ai vu « Kika » de la réalisatrice belge Alexe Poukine qui n’avait tourné que des documentaires jusqu’à ce premier long métrage. « Kika » a été présenté au Festival de Cannes 2025 dans la Sélection « Semaine de la Critique ». Kika (excellente Manon Clavel) est une assistante sociale dévouée et combative, suite à un deuil, la jeune femme perd totalement pied et se retrouve progressivement à arrondir ses fins de mois spoiler: en étant travailleuse du sexespoiler: . Le scénario est très original et la réalisation assez surprenante, principalement les nombreuses ellipses inattendues et presque poétiques. Les personnages sont très humains et attachants et sont tenus par des comédiens qui ont le temps de s’épanouir, particulièrement ceux qui ont des seconds rôles (Makita Samba, Suzanne Elbaz, Ethelle Gonzalez…). Manon Clavel qui est de presque tous les plans ne fait qu’une bouchée de ce rôle très difficile et périlleux, elle est toujours très juste et émouvante même dans des scènes « casse gueule » où le personnage éprouve le besoin de toucher le fond pour ressortir la tête de l’eau. La réalisatrice ne juge jamais ses personnages et au contraire leur donne une dimension humaniste qui fait du bien. Ce film unique, assez audacieux, est abouti et émouvant. Souvent drôle grâce à des scènes totalement décalées, la réalisatrice sait doser l’émotion à sa juste mesure pendant tout le long métrage pour aboutir à une scène finale puissante et bouleversante. Ce film qui peut déranger, se singularise par son originalité, sa radicalité, sa poésie, sa véracité, tout en évitant les clichés, le misérabiliste et les clichés.
Emotionnel et intense, chaque séquence résonne avec humanité, pour refléter une société solidaire sous différents aspects. Embrasse une multitude de styles, de codes et de thèmes sociaux, bref un récit vibrant ...une oeuvre.,✨
Une très bonne interprétation et un ton réaliste font de ce Kika une belle trouvaille dans ce cinema indépendant dont le thème sur les travailleuses du sexe fait mouche. On peut s’interroger sur cette assistante sociale qui se voit faire des « passes » pour gagner sa vie mais l’histoire tient la route et se suit sans déplaisir aux rythmes des rencontres de kika . Un film un peu militant et très humain. À voir …
Une jeune mère qui a besoin d’argent décide d’utiliser les nouveaux moyens d’en avoir. Pas de Only Fan ni de Mym mais des rencontres directs avec des amateurs de culottes ou de soumission. Manon Clavel, que je découvre, est vraiment excellente dans ce rôle à la fois tendre et désabusé. Avec des scènes dans lesquels on rit mais rarement au détriment des protagonistes filmées avec un regard affectueux sur les travailleuses du sexe.