Kika
Note moyenne
3,7
678 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

100 critiques spectateurs

5
11 critiques
4
25 critiques
3
40 critiques
2
16 critiques
1
7 critiques
0
1 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Jean d'O
Jean d'O

22 abonnés 83 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 septembre 2025
Très beau film qui démonte tous les clichés sur les travailleuses du sexe. Manon Clavel est bluffante de sincérité dans le rôle de cette mère courageuse, incroyablement touchante de vérité. Traiter la question du deuil sous cet angle là est d’une puissance rare.
traversay1

4 481 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 juillet 2025
Alexe Poukine vient du documentaire et cela se voit, assez souvent pour le meilleur, dans son premier long métrage de fiction, Kika, qui n'a bien sûr rien à voir avec l’œuvre éponyme d'un certain cinéaste espagnol. Durant plus de la moitié du film, la réalisatrice nous enchante avec le portrait d'une assistante sociale dévouée qui va devoir encaisser les coups du destin, sans que le récit ne perde de sa fraîcheur ni de son humour toujours bien placé. Dans la deuxième partie de Kika, l'aspect documentaire tend cependant à s'imposer, au détriment du "romanesque", spoiler: en explorant le monde trouble du BDSM, certes montré sans excès de voyeurisme mais sur un mode un peu répétitif.
Le portrait de femme, si juste et palpitant auparavant, se dilue alors dans une succession de vignettes qui ne font pas dérailler le film mais l'orientent dans une autre direction, pas forcément celle qu'on attendait. Reste un métrage globalement attachant, entre réalisme pur et dur et pittoresque jamais malaisant, porté une actrice d'exception, Manon Clavel, dont la découverte d'un univers nouveau se fait avec un mélange de candeur, d'étonnement et de détermination, qui permet à tout un chacun, de s'identifier à elle, avec le recul et la bienveillance nécessaires, spoiler: devant des pratiques qui sont, pour la majorité d'entre nous, peu familières.
Ou quand le social est en souffrance, dans l'acception multiple du terme.
Coric Bernard

455 abonnés 851 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 septembre 2025
Ce film raconte l’histoire d’une jeune assistante sociale qui, à la suite d’accidents de la vie, se retrouve rapidement, elle-même, dans la grande précarité. Pour s’en sortir, elle va recourir à des solutions pas très recommandables. Le film est bien réalisé et bien interprété par l’actrice principale. Mais après un bon démarrage, il va cependant tomber dans le côté glauque et outrancier avec une succession de pratiques sado/maso dans lesquelles participe cette jeune femme pour s’en sortir mais à quels prix. A la fin de ce film, on ressent du dégout face à l’étalage de cette misère sexuelle humaine.

Bernard CORIC

(Film visionné en projection de presse du 17/09/2025 au Club de l'Etoile à PARIS)
schemaman
schemaman

24 abonnés 289 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 5 novembre 2025
L'interdiction au moins de 12 ans est pour le moins surprenante. Qui peut envisager de. confronter des gamins de 12, 13, 14 et même 16 ans aux fantasmes sexuels plutôt gore d'adultes. L'usage de l'écriture inclusive dans le générique finit de signer l'orientation politique de son auteur. Le tout fait un plat indigeste. On pourra ajouter la difficulté à trouver le fil conducteur du film, l'intrigue, le message.
Direct-actu.fr
Direct-actu.fr

371 abonnés 475 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 novembre 2025
Kika d’Alexe Poukine est un film sur la survie, la perte et la réinvention. En pleine grossesse, Kika perd brutalement son compagnon et doit affronter la précarité. Pour s’en sortir, elle devient dominatrice, découvrant un monde où le pouvoir et la vulnérabilité se confondent. Ce basculement inattendu donne naissance à un récit profondément humain, oscillant entre drame et comédie. La cinéaste filme sans jugement, avec une douceur presque documentaire, la quête d’une femme qui cherche à reprendre le contrôle de sa vie. Le film explore la complexité du désir, du soin et du deuil, montrant comment le corps peut devenir un lieu de guérison. Manon Clavel incarne avec intensité cette héroïne en mouvement, tour à tour forte et brisée. Derrière les gestes, la caméra capte la lumière fragile de l’espoir, la beauté du chaos, et cette vérité universelle : refuser de souffrir, c’est refuser de vivre.
takeshi29
takeshi29

35 abonnés 141 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 septembre 2025
Pour son premier long métrage de fiction Alexe Poukine prend des risques et signe un beau récit sur la douleur et les moyens de s'en délivrer, avec une morale pas inintéressante qui dirait en quelque sorte qu'il est plus facile d'accueillir cette dite douleur que la tendresse ou même l'amour. Mes réserves sont plus d'ordre scénaristique car si j'ai admiré l'art de l'ellipse j'ai regretté un certain déséquilibre entre la vie d'avant et celle d'après. Malgré cette frustration impossible de ne pas saluer le geste, le propos, et donc impossible de ne pas encourager les spectateurs à se rendre dans les salles le 12 novembre prochain.

Vu en avant-première
caramel2017
caramel2017

20 abonnés 148 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 17 novembre 2025
Le film demarre bien, mais alors la suite je n’y croit pas une seul seconde à cette histoire d’assistante sociale qui devient maitresee Bdsm ?!! Le grand ecart est enorme et trop improbable pour moi, ca m’a sorti du film et fait perdre l’interrêt pour l’heroïne ( spoiler: enceinte du second enfant, mari qui meurt, et autres galeres)
j’aurais plus vu deux films separés. Un qui est sur les galeres d’une mere celibataire et veuve et un autre sur une femme qui s’interesse à une autre pratique sexuelle, par curiosité ou par accident et qui en fait son job. Ici le melange ne fonctionne pas pour moi
Ufuk K

617 abonnés 1 721 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 novembre 2025
"Kika" bien noté par la critique, qui a obtenu de nombreuses citations et récompense cette année est un drame social franco-belge pertinent. Pour son premier long-métrage de fiction, la réalisatrice Alexe Poukine invite le public à découvrir une histoire touchante, qui s'éloigne des conventions habituelles et provoque des émotions tout en étant parfois envoûtante. Le film suit le parcours unique de Kika, brillamment interprétée par Manon Clavel, qui pourrait obtenir une nomination aux César l'an prochain. L'œuvre aborde des sujets sensibles comme l'IVG, la prostitution, le deuil et le milieu particulier du BDSM, et bien que l'intrigue prenne du temps à prendre forme, certaines scènes restent profondément marquantes.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 777 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 1 décembre 2025
KICKASS
Alors qu’elle est enceinte de son nouveau compagnon ; Kika, déjà mère d’une fille, va devoir affronter le décès brutal de ce dernier. Kika est une mère courage, elle mène de front l’éducation de sa fille et son job d’assistante sociale qu’elle exerce avec un énorme dévouement. Elle assiste ses bénéficiaires presque sans limite d’heure et de lieu ; elle est super disponible.
Sa nouvelle situation de mère célibataire la met dans une précarité extrême. Premier paradoxe, elle n’est tout de même pas bénéficiaire des minimas sociaux et elle connait bien les dispositifs d’aide et elle se retrouve quasiment à la rue sans solution de logement. Troublant. Ensuite plutôt que de solliciter de l’assistance ce qui serait aisé pour elle ; elle préfère se tourner vers la prostitution pour gagner sa vie ; et un peu de poissonnerie. Bizarre comme choix scénaristique, cette double activité, peut-être un lien avec la morue ou d’autres espèces aquatiques. Alexe Poukine doit tordre son scénario vers l’improbable pour nous montrer une forme de convergence des misères ; où comment la frontière entre travailleurs sociaux et la précarité est réduite à une feuille de cigarette. Dans ces carences scénaristiques, on voie surtout la volonté, car elle est documentariste, d’exposer tout un florilège de pratique SM… mais qui n’apporte rien au film ; à parti documenter le spectateur sur ce type de pratique sexuelle. Et cette confrontation avec la misère des autres, qu’elle côtoyait déjà dans son quotidien de par son activité professionnelle, va lui permettre d’entamer sa remontée vers la lumière. On n’y croit pas ; en fait, on ne croit pas à grand-chose dans ce film improbable à la mécanique horlogère et prévisible.
Quelques scènes drôles viennent nous réveiller parfois ; même si elles tombent parfois comme un cheveu sur la soupe.
ben desiles
ben desiles

56 abonnés 118 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 novembre 2025
Ce qui m'a dérangé dans ce film, c'est le regard sur la prostitution, présentée comme une activité parmi d'autres pour boucler les fins de mois difficiles. Ce n'est malheureusement pas le premier film du genre, il y en a déjà eu un avec Laure Calamy.
Dans "Kika", l'univers de la prostitution apparaît comme un monde sympathique où l'on est entre bonnes copines et où l'on se retrouve pour échanger des anecdotes croustillantes sur les clients à l'heure de l'apéritif - ce qui nous vaut une séquence où sur l'air d'une pub connue pour un fromage en cube, ces dames chantent "c'est l'heure de l'apéri-pute".
Je dirais donc que le film véhicule une vision malhonnête et dangereuse de la prostitution. J'incline à penser qu'après avoir eu les pratiques les plus sales montrées dans le film - scato etc. - on est non seulement dégoûté de l'humanité, mais aussi de soi-même.
Occ
Occ

14 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 octobre 2025
Film vu en festival
Un très beau film, qui sur le thème difficile du deuil propose un regard plein humour, porté par des actrices très justes.
Leniod
Leniod

16 abonnés 39 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 15 juillet 2025
Le personnage féminin est assistante sociale dans un CPAS bruxellois, domaine que je ne connais que trop bien. Tout cet univers dans cette fiction est complètement invraisemblable, sans authenticité.
En réalité, jamais aucune bienveillance, ni investissement, ces « assistantes » étant uniquement des contrôleuses zélées, sans la moindre empathie ou humanité. Toujours à l'affût du prétexte pour nuire.
De surcroît, le personnage porte de trop jolis vêtements pour une assistante sociale de CPAS bruxellois, au minable salaire. Et au sinistre manque d'éducation et de culture générale. Dans la réalité, elles sont vulgaires, repoussantes et ne se brossent pas les dents (haleine de bouc.)

Après seulement peu de mois (à peine quatre ou cinq ?), le nouvel amant meurt subitement d'un AVC. Le personnage féminin est alors anéanti et en deuil, ainsi que sa petite fille.
Par comparaison, on ne se préoccupe pas du tout du malheureux compagnon idéal quitté (une relation de 17 années !), pendant qu'on se lamente sur la relation plus récente, pourtant brève.

En fait, le film commence ici car elle est enceinte de son nouveau compagnon mort et, hésitante, elle est incapable de se décider pour un avortement ou pas, sous l'excuse qu'elle est soucieuse car elle n'a plus d'appartement.
À préciser que nous sommes à Bruxelles qui subit une grave crise du logement depuis plus de trente ans.

Son ex lui propose de cohabiter, mais elle refuse, sans explication au spectateur.
Ses parents lui proposent également de l'aider, mais elle refuse, sans explication au spectateur.
En conséquence, un ami poissonnier l'emploie, mais comme c'est insuffisant pour payer la caution, elle se lance dans la prostitution, à la "Belle de jour" (1967) de Buñuel, version scatologique.

Cette exploration des sexualités glauques semble avoir des vertus thérapeutiques et même magiques car spoiler: elle finit par trouver miraculeusement un appartement, encore une fois sans explication. Le spectateur se demande comment elle y est parvenue, puisque le scénario a lourdement insisté sur le fait qu'il est impossible de trouver un appartement à Bruxelles. Puisqu'elle a son appartement, elle décide de garder le bébé et le spectateur est censé se réjouir du happy-end. Or, que deviendra ce bébé sans père ?
Et cette mère célibataire de deux enfants, devenue « travailleuse du sexe » pour payer la première dépense imprévue, dans quinze ou vingt ans, quand l'âge l'aura rendue moins mignonne ?

Ceci dit je ne me suis pas endormi, techniquement c'est correct (de l'artisanat convenable) et l'actrice est vraiment jolie, même avec ses boutons qui ne font que lui ajouter du charme.

Vu en Belgique, où le film est sorti avant la France.
capirex
capirex

186 abonnés 791 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 novembre 2025
Film vu en AVP au cinéma Star de Strasbourg en présence de l'actrice Manon Clavel .
Porté par la prestation magnétique de Manon Clavel ce film singulier d'Alexe Poukine est traversé par la fatigue, la tendresse et la rage contenue . La réalisatrice y capture le chaos intérieur d’une Femme en lutte pour rester debout, sans héroïsme ni complaisance !
Arthur Brondy
Arthur Brondy

300 abonnés 1 440 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 novembre 2025
Kika est travailleuse sociale à Bruxelles. Elle est en couple avec le papa de sa fille lorsqu’elle fait la rencontre de David, un réparateur de vélo dont elle tombe amoureuse. Après plusieurs mois d’idylle secrète, ils décident d’officialiser et s’installent ensemble. Un drame vient chambouler la vie de Kika, et l’oblige à changer de vie… Elle découvre le milieu du travail du sexe qu’elle n’avait jusqu’alors pas vraiment soupçonné. Le film explore entre tensions et humour ce milieu. C’est tendre, touchant, puissant.
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 novembre 2025
Kika (Manon Clavel) est assistante sociale à Bruxelles, mariée et mère de famille lorsque deux événements inattendus bouleversent sa vie. Le premier : la rencontre avec David (Makita Samba) dont elle tombe éperdument amoureuse. La seconde : la mort aussi brutale qu’inattendue de David, terrassé par un AVC, qui laisse Kika hagarde, à la rue, sans un sou. Refusant tout secours, Kika en dernière extrémité se résout à se prostituer.

"Kika" – qui pour moi restera à tout jamais un titre associé à un film d’Almodovar en talons aiguilles – est une réalisation étonnante qui mérite l’excellent bouche à oreille qui l’accompagne depuis sa projection à Cannes en mai dernier à la Semaine de la critique.

C’est un film qui joue sur deux tableaux.

D’une part, c’est une comédie cocasse, l’histoire d’une fille comme tout le monde, une "Girl next door", qui fait la découverte du monde du BDSM, ses codes, ses pratiques et qui manifeste à cette découverte la même naïveté, le même étonnement que vous ou moi y manifesteriez – quoique je ne vous connaisse pas…. et que vous ne me connaissez peut-être pas ! Spanking, pegging, edging, face-sitting, si ces mots vous sont inconnus, alors ce film élargira votre vocabulaire et, si ces pratiques ne vous révulsent pas, vous fera beaucoup rire. Venue du documentaire, Alexe Poukine nous fait découvrir cet univers avec une curiosité gourmande sans verser dans le prosélytisme ou dans l’anathème. Son cinéma fait penser à celui, féministe et sororal, de Noémie Lvovsky, de Sophie Letourneur ou de Justine Triet première formule.

D’autre part, sur une veine plus grave, "Kika" est une tragédie, le récit d’un deuil dont l’héroïne ne réussit pas à se consoler. Enceinte de son compagnon décédé, en charge de sa première fille, sans toit, refusant la main tendue par son ex-mari, par sa mère et par son beau-père, Kika traverse une profonde dépression. Le BDSM lui sert d’exutoire. On en découvre alors la face plus sombre, moins cocasse : une façon, pour celui qui domine et pour celui est dominé, d’exorciser ses démons à travers une violence contrôlée.

Manon Clavel ("La Vérité", "Le Répondeur") est parfaite dans le rôle titre. Elle lui prête à la fois sa gravité et sa candeur.
Les meilleurs films de tous les temps