Alors qu’elle est enceinte, Kika perd brutalement l’homme qu’elle aime. Complètement fauchée, elle en vient à se résoudre à devoir vendre ses petites culottes avant de tenter sa chance dans un métier… déconcertant.
Il s’agit de son premier long-métrage de fiction (après s’être fait la main sur trois documentaires) pour la réalisatrice Alexe Poukine (Sauve qui peut - 2024), qui nous immisce de plein fouet dans la misère sociale bruxelloise et plus particulièrement
l’univers du travail du sexe et du BDSM
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On part à la rencontre d’une assistante sociale qui, du jour au lendemain, se retrouve dans une grande précarité aussi bien affective que financière
(enceinte, son conjoint décède brutalement et se retrouve avec des dettes), refusant de rejoindre la liste des bénéficiaires qu’elle aide chaque jour, elle opte pour une solution plutôt originale, en allant vendre ses culottes sur internet, avant de bifurquer vers l’univers du sadomasochisme
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« Un grosse putǝ, un p’tite putǝ, c’est l’heure de l’apéripute. » ♩♪♫♬
Kika (2025) pourrait être vu comme un Ken Loach version belge. On décèle rapidement que le film a été réalisée par une femme, il y a beaucoup d’empathie et de bienveillance, malgré un sujet qui peut prêter à sourire, il n’y a rien de sexuel et aucune image choquante ou dégradante (pourtant, il est questions de différents "kink" / pratiques sexuelles,
telles que les injures, l’humiliation verbale, la flagellation, la scatophiIie, l’urophiIie, l’infantilisme, le baIIbusting, …).
Mais aussi surprenant que cela puisse paraître, la réalisatrice parvient à ponctuer son film par de très légères touches d’humour
(notamment lorsque Kika s’essaye au BDSM, sa méconnaissance totale de cette pratique et du travail du sexe en général donne lieu à des moments assez cocasses)
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Ce qui donne lieu à un drame social touchant, humain et éminemment réaliste. Le tout, superbement incarné par une Manon Clavel bluffante (une actrice à suivre !).
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