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Arthur Brondy
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1,5
Publiée le 3 décembre 2025
Deux jeunes de Casablanca débarquent à Cabo Negro et attendent un ami absent. Ils explorent cette station balnéaire qui leur offre de nombreuses opportunités. Malgré une durée assez courte, ce film est d’un ennui profond. Il ouvre pleins de portes : l’homosexualité, la rupture, la prostitution, sans jamais vraiment aller au bout d’une idée.
Si le propos, clairement énoncé et loin d’être banalisé, porte le film, ce roman d’apprentissage queer souffre d’un manque de structure. L’usage abrupt et systématique des ellipses nuit à la lisibilité sans réellement apporter de valeur ajoutée.
Errance assez douce, souvent tendre entre prostitution occasionnelle, rencontres amicalo-amoureuses, cuisine, prières aux morts, partage d'un tagine avec des migrants, belle rencontre avec un marocain vivant en France... Violence des rapports de classe, au-delà du rejet hypocrite de l'homosexualité, derrière la douceur du climat et du paysage. Joué avec finesse et sobriété par deux très beaux acteurs
Très ténu. Entre hymne à un hédonisme insouciant mais également partageur et dénonciation d'une société inique, hypocrite et bloquée ( ici le Maroc mais ça peut concerner énormément de pays ). Heureusement le film, bien tourné et interprété, ne dure pas trop longtemps.
Un film d'une grande délicatesse. Abdellah Taïa et ses acteurs de génie nous transportent dans un huis clos glaçant où l'intime se mêle au politique dans une grande virtuosité. Dans un "Cabo Negro" démystifié, deux jeunes gens livrés à eux-mêmes dans une villa luxueuse, font jaillir la joie en ouvrant leur porte aux grands esseulés de ce monde. Un film qui célèbre l'amour, la tendresse et l'humanité.
Film présenté dans le cadre du festival de cinéma queer Ecrans Mixtes de Lyon, édition 2025. Le film présente une certaine complexité dans sa narration pour notre grille de lecture occidentale. Les commentaires apportés par le réalisateur après la projection ont permis de mieux comprendre certaines situations qui sont peu compréhensibles de notre point de vue et selon notre culture.
Film vu en avant-première. C'est une oeuvre d'une rare tendresse qui montre comment survivre ensemble et faire famille dans un contexte d'hostilité envers les LGBT dans un Maroc qu'on nous montre sous un nouveau jour, loin des clichés. Le film surprend par ses silences et le temps donné aux gestes, aux rites, aux regards, il révèle une poésie unique grâce aux superbes acteurs. L'image est tout aussi lumineuse. Bravo !
Un film sensible, délicat. Un sujet courageux à traiter qui mérite d’être salué. Les jeunes comédiens portent ce film avec beaucoup de finesse et de talent.
Cabonegro nous donne à voir l'homosexualité sous un autre regard. Loin des clichés, le film, à travers une image dépouillée de tout artifice, nous permet de suivre un trio de personnages dignes et lumineux. Dans ce film, la ritualisation du quotidien devient un instant de grâce : du sel que l'on pose au coin de la maison pour chasser les mauvais esprits, à la théière posée sur la gazinière, en passant par le partage d'un couscous. Un film qui lave l'âme.
Un très beau film qui fait du bien à l'âme et souligne l'importance des amitiés quand tout semble s'écrouler autour de nous. Je recommande vivement ce film qui sait prendre le temps de nous montrer la beauté des petits gestes.
Un film à la mise en scène délicate et sensible, elliptique tout en restant lisible, qui laisse le hors champ parler pour nous spectateurs et spectatrices. Un film fort qui ne laisse pas indifférent.
Un film très beau, avec des personnages principaux aux gestes d’une grâce et d’une tendresse inouïe. On en retient des images fortes, comme une scène de repas partagée dans le silence la nuit, l’un des plus beaux moments du film.
Un film magique, fragile, politique et tellement beau. Une ode à la liberté. La vraie liberté. Celle qui se vit mais ne dit pas son nom. Jaafar et Soundouss sont magnifiques. Leurs silences sont les plus grands moments d'amour. Ensemble ils sont forts. À l'écart de tout le monde, ce sont deux petits enfants qui ne demandent que de l'affection. L’arrivée de Mounir est cette lueur de lumière qui manquait aux deux. Et dans un Maroc qui criminalise encore l’amour, ce film est un acte de résistance doux et puissant. Loin des stéréotypes. Loin du jugement. Loin des leçons. Longue vie à Cabo Negro
Film d’une poésie rare où les images parlent plus que les mots. Derrière la douceur de la photographie et le silence ambiant, on y retrouve une violence latente mais puissante qui nous laisse pantois. Dans ce lieu paradisiaque, se cache un enfer que les personnages tentent de transformer en refuge grâce à la tendresse de leurs gestes, mais aussi à la main qu’ils tendent aux malheureux de la société.
Une véritable ode à la création d’une communauté LGBTQ+, où chaque personnage trouve dans l’autre un refuge face aux violences et aux désespoirs du quotidien. Le film déborde de tendresse sans jamais nier la dureté de la vie, offrant un magnifique slice of life qui sonne juste. Une œuvre lumineuse qui rappelle que la solidarité peut être un espace de survie, mais aussi de renaissance.