Familia
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Yves G.

1 845 abonnés 4 019 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 mai 2025
Luigi et son frère aîné Alessandro ont souffert de souffrances domestiques. Franco, leur père violent, battait Licia, leur mère. Emprisonné, tenu à distance de sa femme par une mesure d’éloignement après son élargissement, il n’exerçait pas moins sur elle une emprise maladive, qui le laissait se réinstaller au domicile familial où il reprenait vite ses vieilles habitudes. Par réaction à cette menace, Luigi s’est engagé dans un groupuscule fasciste.

"Familia" est l’adaptation d’u roman autobiographique de Luigi Celeste. Il y raconte son enfance traumatisante, son enrôlement et ses conséquences funestes.

Francesco Costabile, dont le premier film était inédit en France, réussit à recréer une atmosphère étouffante qui justifie largement l’interdiction de Familia aux moins de douze ans. La réussite du film doit beaucoup à l’interprétation de Francesco Di Leva ("Dernière Nuit à Milan", "Nostalgia") dans le rôle de ce père en apparence bonhomme. Elle lui a valu l’an dernier à Rome le David du meilleur second rôle, l’équivalent du César. Le reste du casting est au diapason, qu’il s’agisse de la mère (Barbara Ronchi), de Luigi (Francesco Gheghi, prix d’interprétation masculine de la section Orizzonti à la Mostra en 2024) ou même de sa petite amie (Tecla Insolia) qui essaie sans succès de l’arracher à l’atavisme auquel il semble condamné.

Familia est un film glaçant sur les violences familiales. Le sujet semble être en Italie encore plus d’actualité qu’en France si on en croit l’audience l’an passé de "Il reste encore demain" – un titre optimiste qui résonne avec celui du livre de Luigi Celeste "Non sarà sempre così". Il rappelle aussi l’un de tes tout meilleurs films français de ces dix dernières années au succès mérité, "Jusqu’à la garde", cinq César en 2019 dont celui du meilleur film.

Il évoque aussi le fascisme et la manière dont il enrégimente les plus fragiles. Le sujet n’est pas nouveau qu’on a vu traité aux Etats-Unis ("American History X"), au Royaume-Uni ("This is England"), en France ("Un français", "Chez nous") et même en Italie ("Dogman").

"Familia" utilise un matériau documentaire pour un thriller noir, tourné dans des lumières artificielles très contrastées, surligné par une musique oppressante. Il évite le piège du manichéisme : Luigi et sa mère ne se réduisent pas à être les victimes passives de la violence de Franco mais sont aussi celles de leurs choix malheureux.
traversay1

4 480 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 avril 2025
Dans Una femmina, son premier long-métrage, qui évoquait la mafia calabraise, Francesca Costabile parlait déjà de la famille et de la répétition de la violence. Dans Familia, dont une partie du sujet s'apparente au récent Jouer avec le feu, c'est toujours de violence dont il est question, dans la vie conjugale, d'abord, avec une illustration âpre du phénomène de l'emprise, mais aussi dans la transmission de gênes destructeurs, à travers l'engagement du fils dans des combats douteux. Le cinéaste ne pousse cependant pas la réflexion jusqu'au bout, en ce domaine, conscient que l'éparpillement risque de contaminer l'axe central fort de son film. Noir c'est noir et il y a assez peu d'espoir dans ce récit qui se vit aussi comme un thriller psychologique où l'on pressent qu'une tragédie nous est promise, tout en ignorant laquelle elle sera. Comme dans son précédent film, la mise en scène de Costabile se veut stylisée, dans l'image mais aussi dans la musique, et ce maniérisme est parfois contre-productif. Le film impressionne tout de même par sa volonté farouche de démontrer la mécanique toxique du machisme avec ses victimes directes ou collatérales, portée par des interprètes remarquables, la formidable Barbara Ronchi et l'inquiétant Francesco Di Leva, en tête.
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 janvier 2026
"Familia" suit Licia, mère courage tentant d’élever seule ses deux fils après l’éloignement judiciaire de Franco, un père brutal dont l’ombre continue de planer sur le foyer. Tandis que le cadet observe en silence, Gigi, l’aîné, cherche ailleurs une figure d’autorité et un sentiment d’appartenance. Il les trouve dans un groupuscule néofasciste, terrain fertile où la colère, la frustration et la violence trouvent un langage commun. La réapparition de Franco, dix ans plus tard, agit alors comme un détonateur, ravivant les traumatismes et refermant le piège d’un schéma familial que chacun semblait pourtant avoir fui. Adapté d'un roman, le film frappe par la gravité de son propos et la justesse de certaines scènes, mais laisse une impression d’inachèvement. Le film semble parfois trop démonstratif, comme s’il craignait de perdre le spectateur en poussant plus loin la complexité de ses personnages.
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 avril 2025
3 ans après "Una femmina", un film sur la lutte d’une femme contre les violences de la ‘Ndrangheta, la mafia calabraise, film sélectionné en 2022 dans la section Panorama du Festival de Berlin mais qui n’est jamais sorti sur les écrans hexagonaux, le réalisateur italien d’origine calabraise Francesco Costabile s’attaque avec "Familia" aux violences faites aux femmes dans le cadre familial et à l’emprise que, trop souvent, elles subissent, en adaptant « Non sarà sempre così » (« Ce ne sera pas toujours comme ça »), le livre autobiographique écrit en 2017 par Luigi Celeste. Attention, de nombreuses. L’interprétation de Francesco Gheghi fait de Luigi lui a valu de se voir attribuer le Prix du meilleur acteur dans la section Orizzonti de la dernière Mostra de Venise où le film était présenté. critiques.. Après L’enlèvement et Il Boemo, Barbara Ronchi prouve à nouveau toute l’étendue de son talent en interprétant de façon très sobre le rôle de Licia. Sont censurées. Quant à Francesco Di Leva, il se montre très convaincant dans le rôle de Franco. Familia apporte une nouvelle preuve que le cinéma italien est loin d’être mort et on s’en félicite ! dans son intégralité sur un site que Allo Ciné ne veut plus fournir !
capirex
capirex

186 abonnés 791 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 avril 2025
Adapté d’un livre autobiographique de Luigi Celeste , le vrai "Gigi" , Francesco Costabile réalise là une oeuvre puissante sur la nature cyclique de la violence générationnelle associée à une Masculinité toxique ! 
Dans une mise en scène oppressante et éprouvante le réalisateur évoque sans fard la question des violences Conjugales et de ses conséquences , posant également la question de la transmission de la violence notamment à travers le parcours de l'un des fils !
Fiers R.
Fiers R.

203 abonnés 868 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 avril 2025
Ce second long-métrage tiré d’une histoire vraie de l’italien Francesco Costabile est l’adaptation du livre autobiographique écrit par le personnage du plus jeune fils de la famille du titre. On comprend donc pourquoi la plupart des séquences (mais pas toutes) sont du point de vue de ce dernier alors que la famille est composée d’un père violent et absent car souvent en prison, d’une mère soumise et sous emprise mais aussi d’un fils aîné plus sage et taiseux. « Familia » est une œuvre magistrale, glaçante et puissante. Un croisement parfait entre « Jouer avec le feu » pour la partie qui voit Gio sombrer dans un groupuscule d’extrême droite mais surtout de l’immense « Jusqu’à la garde » de Xavier Legrand pour les violences conjugales d’un patriarche violent. On ressent presque le même choc que dans cette œuvre phare et césarisée.

Dès les premières images, Costabile nous happe dans ce tourbillon familial tragique qui tient autant du drame que du thriller psychologique. En quelques scènes, il nous montre l’horreur que fait vivre ce père violent à sa femme et vu par les yeux des enfants. Se déroulant sur une bonne décennie avec des ellipses admirablement négociées, « Familia » nous montre avec intelligence, l’atavisme de la violence et le cercle infernal qu’elle induit dans le noyau familial. Aussi bien un film sur l’emprise exercée par un mari sur sa femme et les violences conjugales qu’elle convoque qu’une démonstration d’une certaine généalogie de la violence - puisque Gio se complait plus tard dans un groupe ultra violent - le film frappe fort et juste sur tous les versants.

La mise en scène du cinéaste italien primé au Festival de Venise pour ce long-métrage d’une intensité étouffante est d’une précision chirurgicale rare. Le cadrage et les focales choisies avec cette caméra se rapprochant (et emprisonnant) ses personnages sont indubitablement marquants. Et la bande sonore, terriblement anxiogène et composée de cordes stridentes et de bruits oppressants, participe beaucoup à la tension distillée par le film. Le spectateur est constamment sur le qui-vive, balancé entre la peur que Gio rechute ou que ce père effrayant revienne distiller son poison au sein de la famille. Comme si on laissait entrer le loup dans la bergerie.

Pour que cela prenne, il fallait un quatuor d’acteur au firmament et c’est le cas. Le jeune Francesco Gheghi est d’une énergie tantôt positive, tantôt négative, mais toujours incroyable comme une cocotte-minute prête à exploser quand Francesco Di Leva est le père le plus tétanisant qu’on ait vu au cinéma depuis des lustres. Ils sont épatants, laissant des miettes à leurs partenaires, bien que Barbara Ronchi soit clairement à la hauteur.

On passe donc deux heures qui filent à une vitesse folle comme hypnotisé par cette tragédie à quatre qui parvient aussi bien à nous bouleverser qu’à nous angoisser. Plusieurs séquences sont véritablement oppressantes à tel point qu’on pourrait se croire dans un thriller policier ou un film d’horreur. Mais « Familia » montre également avec une efficacité et une clarté indéniable les mécanismes et les ravages de l’emprise, de la violence et de la manipulation psychologique. Un très grand film avec une réalisation au cordeau que seule l’épilogue pourrait paraître un peu grandiloquent quoique libérateur. Encore une preuve du renouveau d’un cinéma italien en pleine vitalité.

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Arthur Brondy
Arthur Brondy

300 abonnés 1 440 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 mai 2025
Au début des années 80, à Rome, Licia élève seule ses deux fils. Son mari, violent, contraint à l’éloignement revient pourtant quelques années plus tard, alors que Gigi, l’aînée, enchaîne bêtises et mauvaises rencontres. Avec ce film, Francesco Costabile raconte le drame et le traumatisme que provoquent les violences conjugales, et la peur qui paralyse les victimes. Un film choc bouleversant.
Clem Lepic
Clem Lepic

63 abonnés 364 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 mai 2025
Film sur les violences conjugales dans une famille italienne, réalisé à partir d'un livre autobiographique du plus jeune fils de la famille. Très bien filmé. Le film met en évidence les défaillances de la société pour protéger les femmes des violences conjugales.
Pierre E
Pierre E

33 abonnés 239 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 avril 2025
Inspirée de la réalité, regarder cette histoire de l'emprise par la violence d'un homme envers sa femme et ses fils vous fait bondir plus d'une fois de rage et d'impuissance sur votre siège. C'est superbement interprété et rien d'étonnant que le jeune acteur Francesco Gheghi ait eu un prix d'interprétation à la dernière Mostra à Venise.
PatDelph Bianco
PatDelph Bianco

12 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 février 2025
Relations familiales dur avec un père violent. L’image donne cette sensation d’angoisse et de malaise dans les moments tendus. Enfants et femme sous emprise
Contact
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5,0
Publiée le 23 avril 2025
Très belle découverte, les acteurs sont bluffants et le sujet traité d'une manière passionnante qui nous tient en haleine du début à la fin. La mère est interprétée par Barbara Ronchi qu'on avait vue dans L'Enlèvement, et là elle est tout simplement magistrale. Juste pour elle, le film est à voir. Pour le reste aussi.
Rémy
Rémy

1 abonné 6 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 février 2025
C'est dans le cadre du Festival du Ciné Sans Frontière que nous avons découvert ce film dur et à la fois plein d'émotions que porte le regard de 2 enfants sur la maltraitance de leur mère .
Johana
Johana

1 abonné 3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 mai 2025
Un film poignant qui reste en tête et vous hante. Très belle découverte qui m’a marqué et que je trouve fine et intelligente
Les meilleurs films de tous les temps