Goliarda Sapienza est une autrice italienne qui a un parcours particulier. Lors d'un dîner mondain chez une ancienne amie qui la traite mal, Goliarda a un réflexe étrange et radical : elle vole des bijoux avant de les revendre sur le marché noir. Compromise par la police, elle part en prison. Ce qu'il va se passer dans cet établissement pénitentiaire va changer sa vie.
spoiler: "Fuori" ne décolle jamais. Pourtant la vie de Goliarda Sapienza est plutôt détonante. Le film est un enchaînement ininterrompu de dialogues plats qui tournent en rond entre des personnages féminins qui se cherchent. J'ai beaucoup aimé l'aspect sororité carcérale qui est décrit dans le récit mais il est finalement assez noyé par les histoires d'amour peu captivantes... Dommage car la philosophie de la prison est le point fort du film. Problème de découpage ou de choix scénaristiques ?
Ce nouveau film de Mario Martone raconte une partie de la vie de l'autrice du roman culte L'art de la joie, Goliarda Sapienza, à une époque où son roman était refusé partout.
Mais de cette histoire littéraire, le film ne dit presque rien. Il préfère raconter l'histoire d'un groupe de femme enfermées en prison, et développant un grand élan de sororité.
Valeria Golino y joue une Goliarda très en retrait, presque invisible, dont on ne perçoit le talent et la violence intérieure que de loin en loin, comme si l'objet du film était de dessiner en creux le portrait d'un génie empêché et anesthésié. Sa relation d'amitié / amour avec Roberta (Matilsa de Angelis) est très subtilement décrite.
La mise en scène de Martone est sobre et la photographie très agréable. Fuori donne également à voir un tableau intéressant de l'Italie des années 80, avec une attention aux détails et au second plan remarquable.
Le résultat est en dehors de tout canon narratif, le scénario zigzaguant de façon apparemment aléatoire, ce qui semble avoir empêché Fuori d'atteindre la reconnaissance critique lors de sa présentation au festival de Cannes 2025, et c'est bien dommage.
Présenté au Festival de Cannes 2025 , Mario Martone présente là un film éclairant la Personnalité de Goliarda Sapienza qui avec la parution à titre Posthume de son chef-d’œuvre , L’Art de la joie , l’a élevée au rang des grandes Figures Littéraires du XXe siècle . Malgré tout le réalisateur ayant fait le choix de réaliser son film avec de nombreux flash-back certaines zone d'ombre subsiste .... Loin d’être une rigoureuse biographie de l'Autrice , le film s’inspire de deux de ses livres , L'Université de Rebibbia (1983) et Les Certitudes du doute (1987) dans lesquels s’entremêlent vérité et fiction .
Un biopic mou, flottant, qui empile flashbacks et ellipses qui créent des changements de temporalité confus et brouillons, et donnent l'impression d'instants juxtaposés sans cohérence ni ligne directrice.
Un récit creux où l’on n’apprend finalement rien de solide sur l’écrivaine, ni sur sa création, ni même sur les raisons du vol qui a bouleversé sa vie.
Là où Nostalgia parvenait à mêler mélancolie et tension dramatique, Fuori se noie dans une mollesse impressionniste qui finit par perdre l'intérêt du spectateur.
Le film aurait pu être le portrait incandescent d’une artiste en quête de liberté, il n’en reste qu’un biopic poussif, qu’un long glissement vers l’ennui. Une déambulation interminable sans âme, sans tension, sans point de vue.
Que dire de plus si ce n'est que je crois ne rien avoir aimé de ce film...
Reste alors une question : comment a-t-il pu se retrouver en compétition officielle du dernier Festival de Cannes ?
L'expérience de vie de femme en prison vécu par Goliarda Sapienza est hors de l'entendement et aucun scénariste n'aurait osé imaginer ce qu'elle a ressenti. Valeria Golino se colle au personnage dans une Rome intemporelle et impassible. Martone, fasciné par cette Goliarda délivre une bio partielle mais étonnante de sincérité. La liberté dans la tête et pas dans les corps. Ce long métrage n'a pas la force de Nostalgia, mais mérite un détour pour découvrir la personnalité d'écrivaine incomprise de son vivant. AP cinema Le Meliès - novembre 25 Festival Italien
Un film un peu décousu qui se promène de flash-back en flash-back sans réellement parvenir à susciter l’intérêt du spectateur malgré le jeu soutenu des actrices
Si on n est pas féru de littérature italienne ni même instruit de cette littérature,on ne sait pas qui est l ecrivaine,sujet de ce film. Et de c fait on n accroche pas du tout au film. C est mon cas et je me suis ennuyé .
Goliarda Sapienza, auteure d’un livre maintes fois refusé et désormais culte « L’art de la joie », a eu une vie très riche, à multiples facettes, faite de hauts et de bas. Dans les années 80 alors qu’elle ne parvient pas à faire publier « L’art de la joie », l’œuvre de sa vie, elle vole le collier d’une amie, se fait arrêter quelques mois plus tard et fait de la prison à la Rebbibia de Rome. Elle rencontre puis fraternise avec des délinquantes, des asociales, des droguées. Le film s’arrête sur cette période et nous montre les relations, les divagations de Goliarda avec ces femmes qui ne cessent de faire des va et vient avec la prison. Tout cela se passe à Rome, souvent dans des quartiers périphériques. C’est très italien, il y a de belles balades en voiture mais le film se déroule sur un faux rythme, n’embarque pas le spectateur, ne dégage pas vraiment d’émotion. Valeria Golino ne m’a pas semblé transcendante en Goliarda. En revanche, Matilda de Angelis crève l’écran en jeune délinquante, écorchée vive. Surtout, le film ne donne pas spécialement envie de lire l’œuvre de Goliarda, ce qui est gênant mais même s’il ne satisfait pas l’attente, qui était très forte, il mérite d’être vu.
Une écrivaine retrouve le goût de l’écriture après sa rencontre en prison avec une jeune activiste. Film dur à aimer et à suivre tant il aime se perdre dans des aller-retours inutiles. Fuori cultive le secret sans raison apparente, on ne sait par exemple rien des actions politiques de Roberta, et on termine même la séance en ayant le sentiment de ne rien avoir appris sur son héroïne principale. Un film superfétatoire.
«SoroBiopic» Si ce n’était un biopic d’une (réputée) des plus grandes écrivaines italiennes, Goliarda Sapienza, je serais passé à côté de cette histoire de femmes qui nouent une amitié très forte en prison qui perdure au-delà des murs. Les nombreux allers-retours entre passé et présent nuisent parfois à la fluidité du propos mais les personnages sont attachants et la sororité très bien interprétée
Alors ce film n’est pas pour tout le monde je pense mais alors qu’est ce qu’il est beau !! J’ai adoré. C’est une sorte de poème hypnotique qui efeuille les souvenirs d’une personne qui raconte l’histoire à tresvers plusieurs couches temporelles qui s’entremêlent sans jamais nous perdre. C’est un film qu’on pourrait ecouter les yeux fermer et meme si on ne comprend pas l’italien il resonnera quand meme car il est reelllement habité par une ame d’artiste. C’est fort, troublant, mélancolique… on croit que ca va s’envoler et non on nous berce à nouveau dans une autre direction. J’insiste : le son et la musique jouent un role tres important dans ce voyage que nous propose ce film. Ca se distille goute à goute et s’apprecie en le laissant nous imprégner. L’image est magnifique et surtout toutes les acteices sont exceptionnelles. Valeria Golino en tete incarne magistralement le role principale mais en face on lui donne bien le change… attention les yeux, ces femmes à l’ecran risquent de vous captiver (dans le sens envoutement dramatique) et elle restent en tete bien apres la fin de la seance. Une tres belle oeuvre donc, j’ai ete ravi, d’autant plus que j’y suis entré par une pure curiosité au depart et je suis content de m’etre trompé de porte au final, j’ai decouvert un excellent film de cinéma.
Mario Martone nous renvoie dans les années 80 à Rome. Goliarda Sapienza travaille sur un manuscrit depuis de nombreuses années lorsqu’elle est condamnée à une peine de prison. Les rencontres qu’elle va faire vont changer sa vie. Un film plein de sororité et de joie de vivre mais un récit trop cabossé…
Ai vu « Fuori » de Mario Martone qui a représenté l’Italie dans la Compétition Officielle du Festival de Cannes édition 2025. Le film retrace une partie de la vie de l’écrivaine Goliarda Sapienza (absolument sublime Valeria Golino) et plus particulièrement ses années de prison puis la période qui a suivie où elle s’est liée d’amitié avec ses compagnes de cellule Roberta (intense et hypnotisante Matilda de Angelis) et Barbara (Elodie). Goliarda écrit depuis 10 ans un roman « L’Art de la joie » dont le manuscrit est rejeté par toutes les maisons d’édition. A bout de ressource elle commet un vol de bijoux qui va lui couter beaucoup socialement. Quand bien même elle ne connaitra jamais le succès de son vivant, cette expérience lui permet de rencontrer en prison des femmes brisées qui seront de vraies amies de coeur jusqu’à la fin de sa vie. La photographie de Paolo Carnera illumine le film et Rome d’une lumière étincelante et compense une mise en scène trop simple dans sa grammaire et bien trop compliquée dans son montage alambiqué qui multiplie les flash-backs et les ellipses gratuitement… Un film où l’atmosphère (mélancolie, liberté, déambulation…) compte plus que ce qu’il ne raconte foncièrement. On aurait aimé un film axé un peu plus sur le processus de création, la femme écrivaine, la façon de vivre le rejet des éditeurs… Le film s’éternise un peu trop sur le duo Goliarda-Roberta et il aurait fallu beaucoup plus de rigueur scénaristique pour tenir en haleine le spectateur face à ce couple atypique d’une grande force. On ne sait jamais vraiment où va le film, ni ce qu’il veut nous raconter, mais la performance de Valeria Golino donne du sens au projet et envie de relire de « L’Art de la Joie » qui a connu un succès immense après sa première édition, dix ans après la mort de Sapienza.
Film qui nous fait basculer dans une Italie aux couleurs chaudes, où les femmes revendiquent leur liberté et leur indépendance. Goliarda Sapienza est sortie de prison, où elle a séjourné pour des vols de bijoux, et retrouve dans la vie normale "à l'extérieur" (d'où le titre du film) ses copines de cellule. Toutes si belles, si lumineuses, avec une énergie pour se sentir libre. De belles scènes de femmes au bord de voiture décapotable, à toute vitesse sur les routes. Egalement de belles scènes de sororité voire d'amitié amoureuse entre ces femmes, qui se serrent dans les bras, dorment ensemble, se donnent de l'amour à leur façon. Il y a quelques flash back mais la construction du film est globalement assez statique. On regarde le moment de vie de cette femme en omettant presque complètement qu'elle écrit.