Fuori
Note moyenne
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traversay1

4 481 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 mai 2025
Goliarda Sapienza, un nom d'autrice très célèbre désormais en Italie mais dont le livre majeur, L'art de la joie, ne fut édité que des années après sa mort. Fuori est l'occasion de découvrir qui était cette femme, par le biais d'un film impressionniste, qui ne prend en compte que deux périodes de son existence, en prison puis libre, avec les contacts qu'elle avait gardé avec d'autres taulardes. Ces dernières années, si ce n'est pas Bellocchio ou Moretti, c'est Mario Martone qui représente l'Italie, en compétition à Cannes et son dernier film, qui ressemble un peu à un puzzle, ne fait rien pour se faire aimer, même s'il s'agit du premier biopic de l'écrivaine, si tant est qu'il en ait les caractéristiques. Sapienza est une héroïne insaisissable, elle qui figura en tant qu'actrice de second plan dans le Senso de Visconti, entre autres, avant de se consacrer à la littérature, avec l'insuccès que l'on sait, jusqu'à la gloire posthume. Valeria Golino joue avec la classe qui lui est coutumière cette voleuse, de bijoux, une fois, mais surtout des mots des autres, en prise directe avec l'Italie des années 70 et 80 et la période des attentats. Fuori est un film indolent, qui se mérite, et sans doute que Marco Bellocchio, encore lui, en aurait fait quelque chose de plus prenant. Mais le travail de Martone reste plus qu'estimable, à la rencontre d'une grande dame, anti-conformiste, qui ignorait elle-même ce que la postérité lui réserverait.
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 28 novembre 2025
Je suis le premier à me montrer désolé de ne voir que du négatif dans le nouveau film de Mario Martone dont j'avais beaucoup aimé le précédent, "Nostalgia", avec Pierfrancesco Favino dans le rôle principal. Négatif au point de me demander ce qu'un tel film faisait en compétition lors du dernier Festival de Cannes. C'est avec une approche beaucoup trop alambiquée que Mario Martone cherche à nous familiariser avec l'actrice et autrice sicilienne Goliarda Sapienza (1924 - 1996), dont le roman "L'art de la joie", aujourd'hui considéré comme une œuvre majeure de la littérature italienne contemporaine, fut systématiquement rejeté de son vivant par les maisons d'édition et ne fut publié qu'après sa mort. Franchement, cette femme, féministe, élevée dans une famille opposée au fascisme, cette femme qui a connu la prison et est devenue amie avec des codétenues méritait mieux que ce film dont l'approche biographique manque d'intérêt et qui, au final, dégage un ennui profond. Film vu au Festival de Cannes.
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 13 janvier 2026
Goliarda Sapienza (1924-1996) est devenue célèbre grâce à la publication posthume de son roman autobiographique L'Art de la joie. Fuori n'est pas son biopic mais raconte un épisode bien précis de sa vie : sa brève incarcération en 1980 à la prison de la Rebibbia, les amitiés qu'elle y a nouées et "L’Università di Rebibbia", le livre qu'elle a écrit à partir de cette expérience.

L'aura de Goliarda Sapienza, dont on vient de célébrer le centenaire de la naissance, ne cesse de grandir. Son roman "L'Art de la joie" figure désormais en bonne place parmi les meilleurs livres du (vingtième ? vingt-et-unième ?) siècle. Je l'ai lu sous la pression de cet engouement généralisé. J'ai même vu la pièce de théâtre de cinq heures trente qu'Ambre Kahan en a tirée. Mais je dois avouer, le rouge au front, que je n'ai pas été embarqué autant que j'espérais l'être.

"Fuori" en italien signifie "dehors" - et non pas, comme je l'avais cru d'abord "fureur" ou "furieuse", comme tous ces Français qui n'ont jamais appris l'italien et s'imaginent le comprendre. L'histoire que le film raconte est moins celle de l'enfermement de Sapienza (Valeria Golino) à la Rebibbia, dont on voit à peine quelques images en flash back, que sa libération et celle de ses compagnes de cellule. S'est nouée entre elles, et notamment avec Roberta (Matilda De Angelis), une jeune héroïnomane, une amitié particulière, frondeuse, libertaire.

Le film de Mario Martone a été projeté en sélection officielle à Cannes comme l'avait déjà été son précédent film "Nostalgia" il y a trois ans. Valeria Golino qui fut et qui reste à soixante ans l'une des plus belles femmes du monde - on se souvient qu'elle tenait le rôle féminin dans Rain Man à Hollywood - y affiche sans ciller sa nudité face caméra. Pour autant, je pense qu'Alba Rohrwacher dont la folie et le visage en lame de couteau se serait mieux coulés dans le personnage décalé de Giolarda.

Je n'ai jamais accroché à "Fuori". Je lui reproche sa durée : il approche les deux heures et aurait pu, selon moi, être amputé sans peine d'une bonne trentaine de minutes. Je me suis perdu dans des flash back et des flash forward qui rendent la chronologie illisible. Je n'ai pas été touché par cette femme, par ses amours compliquées, par sa passion pour la liberté.
LCDC YT
LCDC YT

147 abonnés 359 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 août 2025
Difficile à cerner, mais facile à aimer, le nouveau métrage de MARTONE sonne comme un vent, parfois désagréable, parfois frais et rafraichissant, qui nous emporte dans un torrent d'émotion tumultueux mais satisfaisant, qu'il sublime par instant, par le biais d'une fantastique mise en scène
Margot1812
Margot1812

40 abonnés 102 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 décembre 2025
Le film est un très beau portrait de Sapienza, Valeria Golino l'interprète à merveille !! Le film donne envie d'aller faire une virée en italie avec Sapienza !
selenie

7 446 abonnés 6 655 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 décembre 2025
Au départ le récit semble être en roue libre, sans logique avant de comprendre que la construction narrative est aléatoire, non linéaire ainsi on remarque les aller-retour passé-présent mais dans un certain flou artistique, le montage narratif est peu convaincant car trop gratuit sur le fond comme sur la forme. En effet rien ne permet de distinguer le passé du présent, on le perçoit qu'au fil du récit ce qui n'est pas toujours agréable. Le soucis c'est que ça n'aide pas à percevoir les tenants et aboutissants, on ne comprend finalement pas grand chose, ni de ce qui se passe, ni les enjeux ni les raisons d'une telle chronologie. On s'étonne pourtant que l'écrivaine soit a priori connue alors qu'elle ne semble pourtant pas jouir d'une certaine aura ou popularité ; aucune marque de respect, d'admiration ou même d'amour ne vient nourrir sa réputation littéraire. La romancière n'a rien d'unique ou de passionnant à nous dire, et les co-détenues non plus, toutes plus ou moins clichés on n'apprend pas grand chose d'elles en général. FInalement l'histoire est aussi ennuyeuse qu'ennuyante, la faute aussi à une mise en scène attentiste, au rythme lancinant voir contemplatif qui démontre surtout qu'il n'y a pas grand chose à raconter.
Site : Selenie
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 mai 2025
En compétition officielle au Festival de Cannes 2025, "Fuori" de Mario Martone s'attache à retracer un pan méconnu de la vie de l'écrivaine italienne Goliarda Sapienza. Valeria Golino incarne cette figure complexe, à la fois rebelle et vulnérable, dans un biopic qui s'efforce de capturer l'essence d'une femme en quête de liberté et de reconnaissance. C'est derrière les barreaux qu'elle rencontre une galerie de femmes aux parcours variés, voleuses comme elle, toxicomanes, prostituées ou militantes politiques, qui vont profondément influencer sa vision du monde et raviver son désir d'écrire. Si le film peine parfois à maintenir une tension dramatique constante, notamment dans sa seconde moitié, il n'en demeure pas moins une œuvre sincère et touchante.
Direct-actu.fr
Direct-actu.fr

371 abonnés 475 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 novembre 2025
Fuori esquisse la rencontre de deux femmes que tout semble opposer, réunies dans un moment suspendu où chacune dévoile ses forces et ses fissures. Le film suit Goliarda Sapienza, écrivaine exténuée par un parcours semé de refus, brusquement propulsée dans un univers clos qui réorganise sa perception du monde. Autour d’elle, un chœur de femmes aux trajectoires cabossées compose une mosaïque de vies heurtées, mais profondément humaines. Dans cette Rome des années quatre-vingt, les illusions d’une liberté extérieure se fissurent et laissent place à une vérité plus nue, presque brutale. Roberta, incarnée par Matilda De Angelis, insuffle un vent d’énergie vive qui réveille en Goliarda l’élan d’être autrement. Le film interroge ce que la société attend des femmes et la manière dont ces cadres finissent par user l’élan vital. Fuori devient alors une réflexion sensible sur la possibilité de se réinventer, même dans les lieux les moins attendus.
jean l.
jean l.

177 abonnés 254 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 décembre 2025
J’ai adoré ce film qui permet de découvrir l’autrice de L ‘ art de la joie
Quel grand film italien magnifiquement interprété
Guillaume LR
Guillaume LR

43 abonnés 157 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 juin 2025
Vu au festival de Cannes 2025.
Fuori parle de l'écrivain de Goliarda Sapenzia qui a été incarcérée pour vols de bijoux.
Fuori ("dehors" en italien) parle de la prison bien sûr, mais aussi et surtout de l'après. Comment la difficulté à se réinsérer pousse finalement ces femmes à recréer dehors le dedans qu'elles ont connu ensemble au sein de la cellule carcérale, tel le palais de l'amitié comme elles le nomment.
Le film prend le temps, en alternant le présent et les flash-back, pour que le spectateur puisse saisir le lien si fort qui unit les co-détenues. Elles s'aiment, se déchirent, se pardonnent, se touchent, se frappent, se quittent, se retrouvent...
La mise en scène est classique, mais je me suis pris d'empathie pour cette écrivaine et le combat qu'elle va mener ensuite, à travers la littérature.
à découvrir...
Thomas S
Thomas S

19 abonnés 34 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 décembre 2025
Un film à la douce mélancholie qui dresse le magnifique portrait de deux actrices au sommet de leur art.
Korbô D.
Korbô D.

16 abonnés 101 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 décembre 2025
Un beau film sensible et sincère, porté par une Valéria Golino au sommet de son art. Un portrait touchant d'une immense romancière, dans l'Italie des années 80.
remyll
remyll

256 abonnés 578 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 novembre 2025
« Nul n’est prophète en son pays » et Gogliarda Sapienza en savait quelque chose, elle qui a vécu de vraies difficultés financières à Rome où son travail d’écrivain n’a jamais eu de succès de son vivant.
Devant ainsi se battre comme une folle pour gagner quelques lires et pouvoir manger, elle finira par voler des bijoux à une de ses relations soit disant amicales de son époque d’errance qui lui vaudra d’être incarcérée dans une prison pour femmes.
Et paradoxalement c’est dans cet environnement de fait et d’apparence brutal et hostile qu’elle va trouver de l’écoute, puis de la joie et du bonheur simple.
Observatrice compréhensive, attentive et silencieuse, elle va adhérer intensément et sincèrement à cet univers anticonformiste.
Gogliarda Sapienza est interprétée par une Valeria Golino assez bluffante - le réalisateur nous a appris lors de l’avant-première de ce film que Valeria Golino était tellement admiratrice de Goliarda Sapienza qu’elle avait elle-même acheté les droits pour pouvoir participer à la réalisation de ce film.
Les prestations de Matilda De Angelis pour Roberta et de la jeune chanteuse Elodie di Patrizi connue sous le nom d’Elodie tout court alias Barbara à la silhouette sculpturale sont assez remarquables.
N T
N T

1 abonné 9 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 décembre 2025
Un très beau film qui saisit un moment particulier de la vie passionnante de Goliarda Sapienza, l’écrivaine de L’Art de la joie.
Nicola A.
Nicola A.

28 abonnés 31 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 juin 2025
Vu en Italie. Personnages vagues, dialogues encore plus vagues, probablement pour un choix voulu par le réalisateur. Mais on ne s'y attache pas, impossible de saisir leur pensée, leurs souffrances, les racines de leur amitié. Si c'est un film sur l'irrationalité des centaines liaisons humaines, c'est donc très bien fait. Mais dedans il y a bien plus de thèmes, et ils sont mal exprimés. Film lent, parfois trop lent, mais très bien tourné. Esthétiquement impeccable.
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