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Sinaloc
16 abonnés
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3,5
Publiée le 24 mai 2025
Biopic de l'écrivaine italienne Goliarda Sapienza, Fuori est un bon film qui marque de par la complexité des personnages mise en avant durant tout le film et qui raconte plus qu'une simple histoire biographique. L'excellent casting presque 100% féminin apporte beaucoup de puissance à ce récit dans lequel l'accent est porté sur les relations qu'entretiennent les personnages.
Le principal défaut du film réside dans sa volonté à cacher sa puissance dans un trop-plein de subtilité qui peut amener le spectateur à se perdre dans la volonté des personnages mais aussi dans celle du réalisateur, dont on ne partage pas toujours la vision. De ce fait, c'est l'effet inverse de celui recherché qui se produit, notamment sur la fin. Dommage, car ce film avait tout pour être bien plus qu'un simple bon film.
Dans Fuori, Mario Martone adopte un rythme qui reflète la respiration de Goliarda Sapienza, portée avec une intensité précieuse par Valeria Golino. À partir du moment de sa sortie de prison, le film s’ouvre progressivement, comme si la caméra accompagnait la réémergence d’une femme en quête d’espoir. Par un tissage subtil de flashbacks et de flashforwards, Martone dévoile les strates d’une personnalité complexe, insaisissable, toujours en tension entre ombre et lumière. Cette structure fragmentée devient alors un dispositif sensible : elle nous fait entrer dans la vie intime de Sapienza tout en témoignant de la difficulté à se reconnecter à la société bourgeoise qui l’a rejetée. D’ailleurs, ce sont ses rencontres avec les autres détenues, et surtout avec la jeune délinquante Roberta, qui l’aideront à se retrouver et à renouer enfin avec la joie de vivre.
Le parcours proposé par Martone commence dans l’obscurité dense de l’univers carcéral pour s’achever dans une clarté presque fragile, comme un passage vers un dehors autant physique qu’existentiel. Cette trajectoire confère au film une puissance d’émancipation discrète mais persistante, qui fait de Fuori une œuvre profondément habitée par son personnage et par la question de ce que signifie, vraiment, “sortir”.
Vu samedi 6 décembre, très beau film, très original sur le fond et dans son traitement (montage). L’histoire est prenante, je me suis laissé emporter. La lumière, les cadrages, le montage, la direction d’actrices, et même la musique, tout est remarquable.
Un drame italien qui explore la marginalité et les tensions sociales. Mais le récit reste assez convenu et certaines scènes manquent de rythme. Un film correct et touchant, mais sans grande surprise.
C'est dans la salle de cinéma que j'ai compris que le film était un biopic de Goliarda Sapienza, écrivaine italienne que je ne connaissais pas. Sur le film en lui même : je n'ai pas accroché. On alterne entre des périodes avant et des périodes après son incarcération, ce qui rend ce film déjà peu clair (car on ne connaît pas grand chose de cette femme, on capte seulement des bribes d'informations au fur et à mesure) encore moins clair. Beaucoup de réflexions pour dire quoi ? Pas grand chose, si ce n'est qu'apparement les personnes les plus fortes de nos sociétés seraient dans les prisons. LOL Un film qui idéalise le monde carcéral, faisant passer les détenus pour des "héros", et créé des relations particulièrement étranges entre les personnages.
Très frais, très chaleureux, ça réchauffe en période hivernale !! Un film biographique qui brille par sa photographie et ses actrices ; une belle surprise ciné !
vu à la quinzaine du cinéma italien un peu déçu par le scénario,les personnages manquent un peu d'épaisseur à mon goût. des situations sont bizarres,une grande salle de bain dans un magasin,un sac avec un précieux cahier de notes laissés au bord du chemin..... Dommage le thème est très bien. ne surtout pas rater après la fin ,une interview d'époque de Goliarda Sapienza. A voir quand même
Début de cette reprise cannoise avec le seul film italien de la compétition Fuori de Mario Martone.
Bon le film est très sympathique même si je trouve que le film reste un peu trop surface. Je m’attendais à ce qu’on s’attarde plus sur les flashbacks en prison pour comprendre mieux la naissance entre Goliarda et les détenues mais ce ne fut pas le cas malheureusement donc je me suis très peu attaché aux autres personnages. Je pense aussi au personnage de Roberta est ce que elle et Goliarda ne sont au finalement qu’un même personnage ?? Je ne sais pas et vu que je ne connais pas la vie de cette Goliarda Sapienza qui n’est pas trop évoqué dans le film donc je vous avoue que je suis un peu perdu sur ce point
La partie dans le présent est sympa mais je n’ai pas trouvé cela extraordinaire non plus. Dès le début, on nous montre Goliarda nu comme un signe de fragilité, je pensais qu’on allait retrouver cet esprit là dans le film mais pas vraiment j’ai l’impression.
L’actrice principale qui joue Goliarda est fantastique. Une photo soignée, jeu de lumières intéressants qui joue sur les différentes époques.
Un film sur la vie de Goliarda Sapienza et sur ses années post-prison. Le scénario insiste principalement sur la difficulté de Sapienza de faire reconnaître son travail.
Film vu en avant-première à la Cinémathèque de Paris