Classique et bien mené, le film réussit à captiver malgré le caractère connu des faits dont il est inspiré. Des faux airs d'ambiance chabrolienne. Huppert est une fois de plus impériale mais ses partenaires sont également excellents.
Vu en avant première pendant le festival de Cannes, e film m’a plu par le jeu des acteurs, avec une mention spéciale à Laurent Lafitte, la réalisation, la mise en scène et la photographie. Quelques longueurs néanmoins
Le trait est très très appuyé, avec ce personnage de LAFITTE en dandy vulgaire et sans scrupule. HUPPERT (qui ne fait toujours pas son âge) a un comportement Chabrolien quand elle incarne cette bourgeoisie hors du temps et de la réalité. La fiction a-t-elle dépassé la réalité ? Pas certain...
Excellent film, troublant et énervant. Passion, emprise et confusion se mêlent jusqu’à nous faire douter... Le jeu des acteurs est superbe. Laurent Lafitte se démarque par une outrance qui fait parfois rire jaune (on a clairement envie de le claquer) et parfois sourire, comme s’il était le genre d’ami fantasque qu’on aimerait avoir ! L’intégration des portraits-interviews dans la mise en scène est une très belle idée, donnant au récit une profondeur.
Un très bon film au casting vraiment incroyable. Isabelle Huppert joue tout en subtilité et finesse la fragilité et la vulnérabilité d'une femme qui s'ennuie de sa vie et de son argent et tombe sous le charme d'un homme fantasque complétement en décalage avec son milieu. Il la divertit en la sortant de cet univers bourgeois et coincé dans lequel elle étouffe, et lui donne l'importance et l'affection dont elle manque cruellement.
Laurent Laffitte tient peut-être ici l'un de ses meilleurs rôles, en personnage vulgaire, extravagant, qui s'autorise tout. On rit beaucoup au-début de ses pitreries, et plus du tout après, à mesure que le tragique prend toute sa place. Enfin Marina Foïs est méconnaissable dans le rôle de la fille austère, la seule de la famille ayant conservé un certain sens moral.
Au-delà du fait que le film est tiré d'une histoire vraie, il propose une très belle réflexion sur la richesse, sur la dépendance affective et sur la morale bourgeoise. La bande son accompagne à merveille le récit.
Thierry Klifa a commencé sa carrière en 2003, avec déjà des stars à l’affiche, Patrick Bruel et Nathalie Baye, pour Une vie à t’attendre. Le héros de la famille - Deneuve et Lanvin au casting -, devait suivre en 2006, puis en 2010, encore Deneuve et cette fois avec Duvauchelle dans Les yeux de sa mère. Et enfin toujours Deneuve avec Diane Kruger dans Tout nous sépare en 2016… Et depuis plus rien. Mais avant d’aller voir ces nouvelles 122 minutes, on ne peut que constater que c’est un cinéaste qui se fait rare, mais, qui à chaque fois réunis des castings de haute volée. La femme la plus riche du monde : sa beauté, son intelligence, son pouvoir. Un écrivain photographe : son ambition, son insolence, sa folie. Le coup de foudre qui les emporte. Une héritière méfiante qui se bat pour être aimée. Un majordome aux aguets qui en sait plus qu’il ne dit. Des secrets de famille. Des donations astronomiques. Une guerre où tous les coups sont permis. Entre manipulations, soupçons d’abus de faiblesse et secrets familiaux, le film explore les mécanismes d’emprise affective et le vertige du pouvoir dans les hautes sphères de la société. Diabolique ! Le film est très librement inspiré de l’Affaire Bettencourt qui défraya la chronique pendant plus de 20 ans, avec les ramifications politico-financières dont on se souvient. Plus qu’un long-métrage sur un fait-divers, le cinéaste a surtout voulu raconter le destin de ces grandes familles industrielles françaises dont une partie du pouvoir s’est construite sur des zones d’ombre. En l’occurrence, ici, la collaboration. Ce qui est avant tout enthousiasmant dans ce film, ce sont les dialogues d’une méchanceté rarement atteinte dans le cinéma français, la mise en scène virevoltante et bien sûr la performance +++ d’une distribution du même métal. C’est du nanan. On rit beaucoup – jaune souvent -, devant cette famille dysfonctionnelle hors-sol sous la coupe d’un écornifleur de haute volée. J’ai adoré ce beau moment de théâtre filmé et tous les comédiens et comédiennes qui ont pris visiblement beaucoup de plaisir… et c’est communicatif. Dans un rôle écrit sur mesure par le cinéaste, Isabelle Huppert, qui porte ici 70 costumes différents et jamais deux fois la même tenue, est tout simplement éblouissante. Mais là, je fais dans l’évidence, voire le pléonasme. Mais elle admirablement entourée par un casing de grand luxe avec Marina Foïs, Laurent Lafitte, Raphaël Personnaz, André Marcon… Klifa réussit le tour de force de nous passionner pour des personnages parfaitement antipathiques pour nous offrir un divertissement d’une cruauté jouissive. Une comédie hors norme.
Malgré une interprétation parfaite d’Isabelle Huppertt et Laurent Lafitte, ce film n’apporte pas grand chose à l’histoire Bettencourt. Mise en scène très plate et image pourrie digne d’un téléfilm plutôt quelconque. A oublier très vite.
La bande annonce laissait imaginer une comédie joyeuse mais c’est une histoire assez triste finalement que l’on voit. Une histoire que l’on a connue par les médias il y a un quinzaine d’années. Les acteurs sont incroyables. Lafiite et Huppert très justes et fins. On souris beaucoup au début et on grince des dents ensuite. C’est un. On liement de cinéma. Marina Fois est très juste et elle gagne en épaisseur au fur et mesure sur l’histoire avance. À voir.
Les personnages dont le film s’inspire étaient certainement plus complexes que ceux dessinés par des comédiens qui se complaisent dans des caricatures faciles. Tour est couru d’avance, rien ne surprend dans ce film insipide
2H03 pour évoquer l'affaire Bettencourt- François Marie Banier c'est un peu long ! Oui Marianne Farère s'ennuie dans son monde aseptisée, oui Pierre Alain Fantin est une sorte d'étoile filante dans sa vie. Mais ce photographe beau parleur bouscule ce petit monde avec ses manières grossières. Et cela va déchaîner les passions. Par contre petit holà puisque le rôle de Frédérique Speilman - censée représenter Françoise Bettencourt Meyer a été réellement "adouci". On lui donnerait presque l'absolution ! Ce qui correspond pas à la réalité . A voir à titre de curiosité, mais sans convaincre !
Jubilatoire!Des dialogues ciselé les acteurs sont presque tous parfaits,Isabelle Huppert au top,Laurent Lafitte en fait un peu é d'un fait divers réel,mais à aucun moment on ne parle des politiques qui auraient reçu quelques enneloppes,donc un peu éloigné de la réalité,ce n'est pas un documentaire caché.
Une très bonne comédie ! Laurent Lafitte, Raphaël Personnaz et bien sûr Isabelle Huppert sont tout bonnement géniaux. Le film réussit à mêler humour, finesse et rythme avec brio. Les dialogues sont savoureux, les situations cocasses, et les performances des acteurs rendent chaque scène irrésistible. Un vrai moment de plaisir au cinéma. A ne pas manquer !
Une histoire inspiré de fait réel où autant la femme tu pourrais comprendre qu'elle voit en cet homme, un moyen de sortir de sa vie morose...et lui...il est juste exécrable même dans ses blagues tu as envie juste de le tarter et ce quasi non-stop!!!! Donc Lafitte est parfait de A à Z...Huppert aussi (au delà de ce foutu tic!!!!) joue très bien et ils ne faut pas oublier Personnaz très bon. Donc un bon film que j'ai apprécié. NOTE : 8/10
Aucune émotion, ni rires, ni pleurs. C'est plat. Triste portrait de la richesse, c'est sans grand intérêt. Reste une belle esthétique (costumes et décors).