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4,0
Publiée le 25 mai 2025
Un film très inspiré de l’histoire de Liliane Bettencourt qui nous plonge dans l’extrême richesse et ses codes. Pour celles et ceux qui connaissent bien l’histoire, la surprise viendra malgré tout par le jeu d’acteur absolument incroyable de Laurent Lafitte ; le casting de manière générale est excellent, mais quelle performance de sa part !
Ai vu « La femme la plus riche du monde » de Thierry Klifa. Quel bonheur de voir LA comédie de l’année dans une salle comble et de rire une bonne vingtaine de fois. Le scénario et les dialogues cinglants sont jouissifs et nous font passer du burlesque au drame familial avec brio. Il y a du Chabrol et du Molière dans cette peinture qui s’inspire de l’Affaire Liliane Bettencourt-Banier qui a défrayé la chronique au début des années 2000. Le casting 5 étoiles est l’autre immense régal de ce film. Le plaisir perceptible des acteurs à jouer ce texte très écrit à un rythme incessant de vaudeville, est un bonheur. Marianne Farrère (géniale Isabelle Huppert) est une femme d’affaire qui gère son entreprise de cosmétique qui est la plue connue au monde, mais c’est aussi une femme qui s’ennuie dans dans un quotidien qui manque d’imprévu, de folie, de jeunesse… Sa fille en manque d’amour maternel est éteinte (émouvante Marina Foïs) et son mari relativement discret (très bon André Marcon) ne sont que des figurants dans sa vie millimétrée. Lorsqu’elle rencontre le photographe haut en couleur Pierre-Alain Fantin (jubilatoire et inénarrable Laurent Lafitte) pour une séance photo, c’est le coup de foudre amical. Fantin manie le verbe, la provocation, l’ironie, l’humour caustique, la bravade avec un immense talent. Les limites de la méchanceté et de l’avidité sont souvent franchies ce qui alerte l’entourage proche de la femme la plus riche du monde, entre autre son Majordome (Raphaël Personnaz intense). Le grand atout du scénario est qu’il ne prend jamais partie, qu’il n’est jamais moralisateur, ni caricatural. Les deux camps s’affrontent à armes égales et à traitement cinématographique analogue. L’image à la française est sublimement rutilante, le montage incisif, les cadrages savoureux puisqu’ils font souvent écho à l’ironie. Les réparties sont savoureuses et certaines pourraient devenir cultes (« Dieu aime les happy end, si ça se finit mal c’est que ce n’est pas la fin », « J’ai fait toute ma fortune sur la mousse », « Riche, le mot n’est pas très joli, Fortunée c’est mieux !…). Avec son côté assumé « le poids des mots, le choc des photos », allez voir cette comédie puisque « vous le valez bien ! »
Présenté hors compétition au Festival de Cannes 2025, "La Femme la plus riche du monde" s'inspire librement de l'affaire Bettencourt pour tisser une comédie acide sur les jeux de pouvoir, d'argent et d'affection. Isabelle Huppert y incarne Marianne Farrère, une milliardaire à la tête d'un empire cosmétique, dont la relation ambiguë avec un écrivain-photographe plus jeune, ébranle son entourage. Huppert livre une performance magistrale, oscillant entre froideur calculée et vulnérabilité touchante. Laurent Lafitte, en séducteur opportuniste, apporte une tension constante à l'écran. Mais la véritable surprise vient de Marina Foïs, qui, dans le rôle de la fille de Marianne, offre une interprétation tout en retenue et en subtilité, contrastant avec ses rôles habituels.
Je me suis demandé ce que le film m'apportait de plus que le documentaire sur la Bettencourt. Bon il y a Lafitte qui fait son Banier… Ça irait pour un sketche, mais pour tout un film c'est peu. D'autant plus qu'il n'y a rien d'autre: pas de propos, pas de mise en perspective. C'est un roman photo… En plus cher.
La vie de Liliane Bettencourt, parfaitement incarnée par Isabelle Huppert. Marina Foïs et Raphaël Personnaz ne déméritent pas, mais c'est bien Laurent Lafitte qui mérite une récompense pour sa composition de Pierre-Alain Fantin. Le comédien vire sa cuti : il incarnera prochainement Albin/Zaza dans « La Cage aux Folles » au Châtelet, dans une nouvelle adaptation (par Olivier Py) de la comédie musicale, version Broadway.
Franchement, on s'attendait plutôt à un récit satirique pour évoquer une affaire célèbre d'autant plus sujet à fantasmes qu'elle concernait La femme la plus riche du monde, française qui plus est. Sans doute que notre vision a pu être polluée par la version délirante qu'en a livré, il y a quelques semaines, un Jérôme Commandeur déchaîné. Eh bien, étant donné le CV du réalisateur, Thierry Klifa, il ne fallait pas s'attendre à rire grassement d'une histoire bête en cours, a priori, mais plutôt à une reconstitution, sans doute assez fidèle à ses différentes composantes, à partir de l'ennui d'une dame dans sa cour de sujets respectueux et qui nécessitait son fou de la reine, pour pimenter son quotidien. Si le personnage du supposé "escroc" est joué de manière croquignolette par Laurent Lafitte, c'est finalement l'histoire familiale, avec ses secrets inavouables et sa collusion avec le monde politique de l'époque d'un président rosé, qui suscite le plus d'intérêt. Que dire d'Isabelle Huppert, si ce n'est qu'elle plus que parfaite, mais qu'on aurait davantage vu une actrice plus âgée correspondre au rôle ? Moins drôle et moins méchant qu'attendu, le film pâtit en outre d'une réalisation guère flamboyante qui rendrait cette histoire presque banale, ce qui est tout de même un comble.
Vu en avant-première Lors d’une séance à l’UGC .  Vraiment un film exceptionnel, tourné avec des acteurs de pointe .  Tout le monde était vraiment incroyable dans ce film. Bravo à Laurent Lafitte et Isabelle Huppert, du grand cinéma comme on en aime .
vu en avp au festival du film francophone d'Angoulême 2025, super casting pour un recit qui suscite la curiosité (quelle histoire étonnante !), mais qui traîne un peu en longueur. Aurait mérité un peu plus de tension, mais se laisse découvrir avec plaisir. Avec un beau numéro d'acteur de Laurent Laffitte dans un personnage detestable mais jouissif.
Très bon sujet, révélateur de la société française de ces dernières années, hélas traité avec des gros sabots en comédie de boulevard, pas drôle, par un réalisateur peu à l'aise avec un sujet plus grand que lui. On sourit au début face aux frasques insolentes du photographe, qui vient perturber l'ordre établi de la grande bougeoisie, mais très vite, le film de deux heures ennuie par ses répétitions et son manque de profondeur, tout étant traité de manière superficiel, survolé, que ce soit l'antisémitisme, les affaires et l'argent... La mise en scène digne d'une télénovella n'aide pas la progression de l'histoire qui se dramatise avec le personnage de la fille interprétée par un Marina Fois boudeuse, que la caméra laisse dans l'ombre. Huppert encore rajeunie fait son numéro habituel de vieille petite fille et Lafitte semble se spécialiser dans les rôles de crapules....
Lors des faits relatés, "La Femme la plus riche du Monde", c'était l'héritière, née Schueller, du groupe L'Oréal, connue de tous sous son nom marital de Liliane Bettencourt. Le nouveau "long" de Thierry Klifa : un (vrai/faux) "biopic" d'icelle ? Plutôt un moment de vie, autour de l'affaire (François-Marie) Banier, le rôle-titre étant rebaptisé "Marianne Farrère", et le trublion "Pierre-Alain Fantin". De ce que j'avais déjà visionné du cinéaste (et coscénariste de ses films), mon impression réitérée était celle d'un faiseur médiocre (« Une vie à t'attendre », « Les Yeux de sa mère », « Tout nous sépare ») - manque de chance - n'ayant pas de vue exhaustive de ses œuvres ?... La livraison 2025, cependant, me conforte dans mon jugement ! Rien de positif sur l'histoire, platement narrée, ou sur d'éventuelles trouvailles de mise en scène. On feuillette, deux longues heures durant, un catalogue sur papier glacé (et encore - faute de budget peut-être – on reste sur sa faim côté luxe...), avec saynètes à faire par personnages fantoches (en dépit du casting alléchant : Isabelle Huppert, ou Laurent Lafitte, en particulier). Mme Bettencourt n'est plus, c'est Alice Walton (héritière, avec ses frères, de l'empire US Walmart) qui est aujourd'hui la femme « la plus riche du monde »... Même si sa vie privée est riche en matériel romanesque, gageons que TK passerait à côté, comme ici !...
J’ai eu le bonheur de voir ce film en avant-première et c’est un bijou ! Les acteurs, portés par un scénario et des dialogues ciselés, sont tous exceptionnels. L’esthétique du film, très travaillée, nous fait plonger dans cet univers des ultra-riches. On rit beaucoup. Je me joins au concert de louanges qui entourent ce film présenté en sélection officielle à Cannes. Du grand cinéma comme on l’aime.
Vu au festival de Cannes 2025. C'est à mon sens une tentative complètement ratée de proposer une lecture de l'affaire Bettencourt sans la nommer. Tout sonne faux, les dialogues sont creux voire gênants, la photo est horrible, le casting se démène comme il peut avec des personnages remplis de clichés et sans subtilité (au service des seconds rôles qui paraissent nettement plus charismatiques), la bo est ratée elle aussi et semble aussi mal venue que les situations ridicules qu'elle accompagne. Aucune idée de mise en scène, si ce n'est un effet de surimpression sur de la voix off qu'on ne voyait plus depuis bien longtemps ! À oublier rapidement...