Comédie instructive, La Femme la plus riche du monde nous raconte l'affaire Bettencourt-Banier avec une pointe de folie. Laurent Lafitte est impayable en gigolo vulgaire. Mais le plus grand atout du film est d'avoir réussi à montrer la décadence, le mauvais goût et l'extrème solitude de ces ultra-riches qui sont finalement des âmes si pauvres.
L’affaire Bettencourt est une affaire judiciaire qui a clairement fait la une des journaux pendant plusieurs années mais qui pouvait sembler un peu nébuleuse pour la majorité des français tellement celle-ci semblait coupée de leur quotidien. Thierry Klifa arrive dans La Femme la plus riche du monde à rendre compréhensible cette histoire de famille d’ultra-riches (même si les noms des protagonistes ont changé) et à nous faire poser des questions sur la position qu’on adopterait devant une telle situation (autant on peut estimer que Marianne a le droit de faire ce qu’elle veut de son argent, autant on peut comprendre le sentiment d’abus que ressent le reste de sa famille face à la place que prend dans sa vie un personnage aussi vulgaire et arriviste que Pierre-Alain). Il est difficile de ne pas penser à Claude Chabrol en voyant Isabelle Huppert intégrée à une histoire se déroulant dans une grande bourgeoisie loin d’être exemplairespoiler: (le patriarche ayant eu un rôle ambigu sous l’Occupation) mais Klifa n’a pas à rougir de la comparaison car le résultat est très bon et il arrive à diriger brillamment ses acteurs (on pourrait trouver que Laurent Lafitte en fait des tonnes mais cela est parfaitement adapté à son personnage extravagant). On est ainsi surpris, malgré le classicisme de sa forme cinématographique, d’être captivé par cette histoire qui pourrait nous désintéresser par son milieu si éloigné de la grande majorité du public et de constater que La Femme la plus riche du monde est une très belle réussite de la part de Thierry Klifa.
Excellente interprétation de Isabelle huppert et Laurent Lafitte. On s'y croirait... elle en femme d’affaire à qui personne ne résiste et lui en parfait opportuniste, profiteur Par contre, si le film raconte l’histoire de Liliane Bettencourt à mots couverts, il montre aussi que l’argent ne fait pas toujours le bonheur...
Je m'attendais plus à une comédie sur les bobos en voyant la bande annonce mais c'est une œuvre inspirée sur la famille Bettencourt que nous propose le cinéaste Thierry Klifa dont ce long métrage est coupé en deux, une part comédie extravagante et l'autre part un peu plus dans le dramatique ! J'avais beaucoup aimé le précédent film de Thierry Klifa "Les rois de la piste" , je suis allé voir "La femme la plus riche du monde" un peu les yeux fermés. J'ai eu un peu de mal au début a rentrer dans l'histoire pendant un petit moment mais la rencontre entre la personnage principale incarné par la formidable Isabelle Huppert et un riche mégalomane homosexuel déluré incarné par Laurent Lafitte au sommet de son art, cela donne beaucoup de fantaisies au récit, accompagné par la fille discrète de la première jouée par Marina Fois, Raphaël Personnaz excellent en homme de valet, Mathieu Demy, André Marcon, d'autres et j'en passe. La seconde partie, si vous connaissez l'affaire Bettencourt, vous êtes servis. Franchement, je trouve que Thierry Klifa fait du très bon travail dans la mise en scène, l'écriture du scénario, dans la direction des comédiens. Il parvient a se bonifier avec les années depuis qu'il était critique du magazine "Studio" dont j'ai été abonné longtemps, je suis bien content pour lui.
Un duo de choc Huppert et Lafitte au . L'affaire Bettencourt,a énormément remué aussi bien les médias, les politiques sans oublier les citoyens. On dit que l'argent ne fait pas le bonheur (mais il contribue...) et dans cette famille il semble que cela soit vrai. Etant fan d'I. Huppert je ne peux qu'applaudir des deux mains sa contribution dans ce film. Quant au photographe, racaille au plus haut point, il a bien vendu sa "marchandise", il est vrai que l'acteur est dans son rôle très performant.
La femme la plus riche du monde ressemble à un documentaire romancé, porté par de bons acteurs et une interprétation globalement solide. Laurent Laffite en fait parfois un peu trop, ce qui peut donner un côté surjoué. Ce n’est pas mon coup de cœur, mais l’histoire de cette famille immensément riche reste agréable à suivre et offre un moment plaisant.
La femme la plus riche du monde et un biopic officieux de Liliane Bettencourt et de L'affaire Banier-Bettencourt. Il nous montre l'histoire de ce photographe qui s'est peu à peu immiscé dans la vie de la milliardaire, à force d'audace, de charme et de manipulation. Le duo Isabelle Huppert / Laurent Lafitte incarne parfaitement ce tandem de choc ayant laissé de sacrés dégâts collatéraux. Raphaël Personnaz et Marina Foïs complète ce casting sans fausse note, chacun apportant sa pierre à l'édifice. L'histoire apporte une vision de l'intérieur pour cette affaire publique, sans dénaturer les faits, semblant plutôt neutre face à eux, et amène aux questionnements : le pouvoir, l'argent, le bonheur, le scandale, même si l'argent fait toujours rêver, il ne semble pas être un prérequis au bonheur. Bref, un film convaincant, intéressant pour ce regard sur la vie des riches qu'on peine à envier.
Un drame familial dans les hautes sphères, porté par un casting magnifique et des dialogues de haute volée qui ne parvient pas tout à fait à nous émouvoir.
C’est bien mais que c’est long. Les acteurs sont excellents mais les mêmes scènes, certes bien écrites, se répètent simplement agrémentée d’un défilé de mode d’une Isabelle Huppert toujours aussi exceptionnelle.
Très librement adapté de l'affaire Bettencourt , le réalisateur Thierry Klifa transforme un Fait-Divers en Comédie grinçante qui est un régal de drôlerie et de répliques irrésistibles et où à lui seul Laurent Lafitte mérite le détour puisque tout le le film tourne autour de son cocktail de vanité, de duplicité et de vulgarité !
Librement inspiré d’un fait divers qui défrayât la chronique économique, mondaine et judiciaire ; Thomas Klifa se et nous régale en mettant en boite l’affaire Banier – Bettencourt ; où comment la richissime patronne de l’Oréal se fait escroqué près d’un milliard d’euro par un photographe parisien dandy. Au moment où les débats animent l’assemblée nationale autour de la taxe Zucman ; la claque est d’autant plus forte : dans quel monde on se fait arnaquer avec un soupçon de consentement et sans se ruiner d’un milliard et où on offre un million à son petit-fils pour ses 18 ans ? Et bien en France… Thomas Klifa évite tous les écueils et les chausse trappes qui auraient pu faire de son film, un film dossier ou un film moralisateur, caricatural et partisan ; pour faire une comédie enlevée et finement dialoguée. D’un côté avec Isabelle Huppert, on a la bourgeoisie corsetée qui s’ennuie et qui a besoin de fantaisie ; et de l’autre avec Laurent Laffite, un tourbillon de vie apportant un souffle et un élan de vie à cette vieille hyper riche entourée de béni-oui-oui. Et ce film nous offre un véritable Laffite show qui a lui seul mérite de voir le film ; il est colossal dans son interprétation. Ensuite pour le sujet, on peut penser à Chabrol en voyant cette bourgeoisie se regardant gentiment tombée ; c’est tout autant acide, mais c’est beaucoup plus drôle, car plus surréaliste et exagérément artificiel. Cette comédie aurait pu se limiter au simple jeu de massacre, mais le scénario est beaucoup plus riche et retors qu’une simple mécanique de la dégringolade. Les personnages sont complexes et nourrit de contrastes et se dévoilent petit à petit autour d’un cocktail de duplicité , de vanité et de vulgarité. Cette dernière est tout aussi présente chez le dandy cherchant constamment à choquer et à réveiller ses hôtes que chez les Bettencourt à l’argent décomplexé. Donc c’est une comédie mordante et jubilatoire à voir impérativement dont on ne ressort pas révolté mais le sourire aux lèvres.
Le film était vendu comme une comédie féroce sur la bourgeoisie avec Laurent Laffitte en pique assiette maniéré et irrésistible, seule la dernière idée est présente sauf que lorsqu'il disparaît de l'écran, le film est fade. Le réalisateur ne parvient à croquer la bourgeoisie. Pire, lorsqu'il laisse la comédie pour des motifs plus sérieux, le film perd son équilibre et vogue vers l'ennui. Oui le casting est étincelant, mais le film est désespérément plat au bout d'une heure.
S inspirant tres librement de l'affaire Bettencourt, Thierry Klifa commence son film comme une farce boiuffone pour s'avancer par la suite de plsu en plsu dans a tragédie; C'est indeniablmeent la premiere pa
LA FEMME LA PLUS RICHE DU MONDE - Thierry Klifa | ⭐ 7/10
Librement inspiré de l’affaire Bettencourt, La Femme la plus riche du monde est une comédie plutôt réjouissante, aux dialogues ciselés, à l'humour grinçant et au casting impérial.
Le film doit en effet beaucoup à son duo central explosif : Isabelle Huppert, impériale en milliardaire surpuissante, et Laurent Lafitte, horripilant de bout en bout en manipulateur charmeur, tour à tour vulgaire, séducteur et pathétique. Ensemble, ils forment un sacré couple de cinéma, entre jeu de dupes et guerre des ego, et leurs échanges sont piquants et très bien rythmés, même s'il faut bien reconnaître que la finesse de leur jeu ne compense pas tout à fait une écriture des personnages un peu appuyée, et que Laurent Lafitte n'y va pas avec le dos de la cuillère niveau cabotinage, se préparant sans doute déjà à son futur rôle au théâtre, dans la Cage aux Folles...
Autour d’eux, Marina Foïs et Raphaël Personnaz complètent avec brio cette galerie de personnages savoureux, en incarnant des personnages davantage nuancés.
La réalisation, certes soignée, reste trop appliquée et bascule dans un ton souvent théâtral qui frôle la caricature. Elle oscille entre des scènes au tempo comique tout à fait réussi et d'autres qui se veulent plus dramatiques, avec des effets de mise en scène assez ringards.
Aussi, le film peine à s'émanciper de la véritable affaire dont il dit seulement s'inspirer et les différents rebondissements n'apportent au final aucune surprise si l'on a visionné le très bon documentaire sorti sur Netflix fin 2023. Klifa préfère rester à la surface du scandale, préférant les bons mots et les joutes d’ego à la vraie dissection du pouvoir et de la manipulation. Il donne tout de même à voir de manière intéressante la solitude et la mélancolie des puissants, prisonniers de leurs privilèges.
Malgré quelques lourdeurs, La Femme la plus riche du monde reste un film divertissant, bien joué, où l’on prend un plaisir à la fois jubilatoire et coupable à voir les riches se débattre dans leurs mensonges et leurs prisons dorées.