Ce film peut être ennuyeux pour qui cherche la vraisemblance, une réflexion approfondie, une émotion. On ne vient pourtant pas pour avoir un éclairage sur l'affaire Banier-Bettencourt. C'est juste qu'on ne croit pas du tout à la caricature grossière jouée par Laurent Lafitte, c'est ennuyant (on ne croit guère plus au personnage de la multimilliardaire). Autre ennui : Raphaël Personnaz était parti pour jouer un personnage intéressant, et puis non (c'est la faute au scénario, pas la sienne). On a entendu que "les gens riches sont pas plus armés que nous pour l'existence", ça avait donné de l'espoir, mais ça restera un coup d'épée dans l'eau.
Ce ping-pong de joutes verbales entre Isabelle Huppert et Laurent Lafitte est un régal. Ils incarnent parfaitement leur personnage et autant, c’était attendu de la première, autant le second m’a bluffé ! Être une petite souris dans une si grande maison est un délice : observer ce qu’on n’aurait même pas pu imaginer, tant les us et coutumesspoiler: (la façon de regarder l’autre au-dessus des yeux, ce racisme décomplexé, les chèques et enveloppes en toutes occasions, le Jet pour faire une course à la papeterie et j’en passe) y sont bien différents des nôtres. A cela, s’ajoutent quelques traits d’humour très orignaux spoiler: (ah, la scène du distributeur de boissons !) . spoiler: Enfin, ce qui m’a le plus plu, c’est ce choix de ne pas choisir quelle est la « bonne » attitude à tenir dans ce monde à part.
Comédie dramatique acide où Laurent Lafitte est génialement insupportable et Isabelle Huppert délicieusement évaporée. Beaucoup de rires dans la première partie du film; un second acte plus sombre et moins convaincant et qui traîne en longueur. Un ensemble de bonne tenue, grâce à un casting de haute volée mais un scénario qui finit par bégayer.
Je confesse n'avoir pas du tout été emporté par cette histoire tant le réalisateur l'a marquée du sceau de l'outrance pour le personnage de Fantin (parasite, immoral et imposteur en "amitié" car intéressé), brillamment assumé certes par Laurent Laffite. Et au risque de m'attirer les foudres de ses admirateurs, j'avoue ne pas avoir été sous le charme du jeu d'Isabelle Huppert : l'actrice "Isabelle Huppert" ne s'effaçait pas dans son incarnation de cette riche héritière d'un empire de produits de luxe Au final, j'ai regretté de ne pas savoir comment je devais recevoir cette histoire (qui n'est pas un Biopic, et qui n'est pas non plus une fiction clairement revendiquée).
Excellent film avec des interprètes remarquables, Isabelle Huppert, Laurent Laffitte et Marina Fois, notamment. Mention spéciale à Laurent Laffitte qui se rend véritablement odieux et insupportable. L'atmosphère est admirablement rendue, les dialogues sont percutants et on retrouve assez aisément les traits de Liliane Bettencourt, de sa fille Françoise et du photographe François-Marie Banier (qui ont défrayé la chronique de 2007 à 2016), sous les noms volontairement différents des multiples protagonistes du film.
Comment ne pas être emballé par la justesse du scénario, toujours à la limite, sans déborder, par le jeu de tous les interprètes, en tête, rayonnante et sublime, dans l'outrance contenue, et les autres...Tout cela inspiré de l'affaire , donc tout à fait crédible. Réussite de la mise en scène également, sans esbroufes. Un régal!
Déception. Une comédie ? Dans les trente premières minutes. Puis on se lasse du jeu vulgaire de M. Lafitte. Un drame ? dans les faits peu-être, mais les personnages sont trop superficiels pour être crédibles.
Vu à Cannes et j'en garde un excellent souvenir. Le réalisateur prend le parti de la comédie burlesque avec ce quelque chose de cruel qui n'appartient qu'aux très riches. Isabelle Huppert est à son meilleur et Laurent Laffite trouve encore un rôle à sa hauteur. Marina Fois en fille mal aimée et malmenée par sa mère s'en sort aussi très bien. Un film à recommander en cette semaine de vacances.
dans ce panier de crabes ou toutes les frustrations se confrontent, tous les acteurs sont époustouflants.. laurent laffite est énervant à souhait dans son comportement de bobo mal élevé, huppert égale à elle même dans son milieu bourgeois ou tout se melange: l'amour , l argent, le travail, les affaires et les relations familiales, mais aussi la solitude et l 'ennui ....tous sont parfaitement a leur place et les dialogues sont excellents. Le récit est entrecoupé de monologues des protagonistes ce qui permet de prendre de la distance avec l'histoire en les positionnant de leur point de vue ... c'est très fort et on passe un bon moment avec cette tragi-comédie grinçante.
Les noms ont tous été changés pour des raisons juridiques. Marianne Farrère est une femme d'affaires à la tête d'une grande entreprise. Assise sur la plus grosse fortune du monde, elle vit dans un monde où l'on ne parle pas d'argent. Soudain et à la demande de sa fille, un mystérieux photographe fait irruption dans sa vie et abat brutalement les cloisons qui la séparent du monde. Problème : cet homme est un escroc. En salle le 29 octobre.
spoiler: "La femme la plus riche du monde" retrace les évènements qui ont mené la famille Bettencourt à s'écharper sur la place publique pour des questions d'argent et d'héritage. Le film fait un peu doublon avec la série Netflix sortie récemment, même s'il adopte un point de vue plus critique envers le photographe, ce qui m'amène à me poser la question : de quel point de vue sommes-nous les témoins? Probablement celui de la fille. Isabelle Huppert est rayonnante dans ce rôle. J'ai apprécié ma séance tout en regrettant un manque d'explosivité dans le récit qui est décidément lisse.
La femme la plus riche du monde est un film ou spoiler: une femme très riche se fait dépouillée par un homme sans scrupule et sans finesse, et... C'est tout. Je suis vraiment déçue par le fait que malgré un bon casting le réalisateur n'est pas profité du fait de s'extraire de la réalité pour amener plus de surprise, ou n'est pas démontré les lents mécanismes de la manipulations, ou même encore créé un minimum de suspens. Ici le méchant et très méchant, voilà tout... Avons-nous vraiment besoin d'un film spoiler: pour savoir que les gens sont prêts à tout pour avoir l'argent des riches ?
Thierry Klifa manque le coche en multipliant les fautes de mauvais goût, s'embourbe dans du mauvais café-théâtre, D'où un nanar pur jus, désolant, voire même agaçant d'un bout à l'autre. Isabelle Huppert et Laurent Lafitte ont beau s'en donner à coeur joie, ils ne sauvent pas le film qui tourne trop souvent à la farce outrancière.
Faut il forcer le trait à ce point pour établir que les riches utilisent mal leur argent ? Quand on voit ça, on se dit que la taxe Zucman c’est peut-être pas plus mal. Le film aurait dû être projeter à l’assemblée nationale au lieu des débats interminables
La Femme la plus riche du monde est un conte vénéneux emballé dans de la soie froide, où l’or brille moins que les silences, et où chaque sourire semble taillé dans le marbre du mépris. Le film ausculte le pouvoir avec une élégance clinique, disséquant la solitude derrière les milliards comme une tumeur dorée. Elle possède tout, sauf le cœur du spectateur — qu’elle hypnotise, glace, puis laisse à la porte de son empire. Une tragédie capitaliste sans larme… mais avec un miroir, et c’est pire.