Derniers Avis : La Femme la plus riche du Monde - Page 25
La Femme la plus riche du Monde
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Publiée le 2 novembre 2025
LA FEMME LA PLUS RICHE DU MONDE - Thierry Klifa | ⭐ 7/10
Librement inspiré de l’affaire Bettencourt, La Femme la plus riche du monde est une comédie plutôt réjouissante, aux dialogues ciselés, à l'humour grinçant et au casting impérial.
Le film doit en effet beaucoup à son duo central explosif : Isabelle Huppert, impériale en milliardaire surpuissante, et Laurent Lafitte, horripilant de bout en bout en manipulateur charmeur, tour à tour vulgaire, séducteur et pathétique. Ensemble, ils forment un sacré couple de cinéma, entre jeu de dupes et guerre des ego, et leurs échanges sont piquants et très bien rythmés, même s'il faut bien reconnaître que la finesse de leur jeu ne compense pas tout à fait une écriture des personnages un peu appuyée, et que Laurent Lafitte n'y va pas avec le dos de la cuillère niveau cabotinage, se préparant sans doute déjà à son futur rôle au théâtre, dans la Cage aux Folles...
Autour d’eux, Marina Foïs et Raphaël Personnaz complètent avec brio cette galerie de personnages savoureux, en incarnant des personnages davantage nuancés.
La réalisation, certes soignée, reste trop appliquée et bascule dans un ton souvent théâtral qui frôle la caricature. Elle oscille entre des scènes au tempo comique tout à fait réussi et d'autres qui se veulent plus dramatiques, avec des effets de mise en scène assez ringards.
Aussi, le film peine à s'émanciper de la véritable affaire dont il dit seulement s'inspirer et les différents rebondissements n'apportent au final aucune surprise si l'on a visionné le très bon documentaire sorti sur Netflix fin 2023. Klifa préfère rester à la surface du scandale, préférant les bons mots et les joutes d’ego à la vraie dissection du pouvoir et de la manipulation. Il donne tout de même à voir de manière intéressante la solitude et la mélancolie des puissants, prisonniers de leurs privilèges.
Malgré quelques lourdeurs, La Femme la plus riche du monde reste un film divertissant, bien joué, où l’on prend un plaisir à la fois jubilatoire et coupable à voir les riches se débattre dans leurs mensonges et leurs prisons dorées.
Marianne Farrère (Isabelle Huppert) a beau être la femme la plus riche du monde, elle s’ennuie dans son hôtel particulier neuilléen. Sa vie est rythmée par les conseils d’administration de la multinationale qu’elle a héritée de son père et par les interviews qu’elle donne à la presse. Un jour, un photographe fantasque Pierre-Alain Fantin (Laurent Lafitte) vient prendre quelques clichés d’elle pour une revue à la mode. La milliardaire s’enflamme pour l’artiste excentrique et homosexuel. Ses outrances et sa vie débridée l’amusent. Elle fait de lui son ami et, au grand dam de son entourage, le bénéficiaire de ses libéralités.
Thiery Klifa s’est emparé avec gourmandise de l’affaire Bettencourt-Banier. Liliane Bettencourt, l’héritière vieillissante de L’Oréal, s’était entichée, on s’en souvient, de François-Marie Banier, ce photographe à la réputation sulfureuse. Sa fille, Françoise Bettencourt-Meyers, l’avait attaqué pour abus de faiblesse, reprochant au photographe d’avoir obtenu de sa mère près d’un milliard d’euros de dons en numéraire ou en nature. L’accusation se fonde notamment sur des enregistrements réalisés clandestinement par le majordome de Liliane Bettencourt. L’affaire se conclut par un accord entre les parties en 2010. Mais son volet pénal, que le film n’évoque pas, conduit à la condamnation en 2016 de François-Marie Banier à quatre ans d’emprisonnement avec sursis.
Cette affaire croquignolesque est l’occasion pour Thierry Klifa de dresser un portrait mordant de ces ultra-riches. Il n’a pas mégoté sur les costumes et les décors d’un luxe incroyable et d’une élégance parfaite. La production y a-t-elle englouti l’essentiel de son budget ? C’est probable et c’est pertinent.
L’affaire aurait pu être traitée avec moins de nuances, sur le mode du vaudeville ou bien sur celui de la critique de classe cinglante. Thierry Klifa évite ces deux écueils. Il ne verse pas dans la caricature. Marianne Farrère/Bettencourt n’est pas – ou du moins pas seulement – une milliardaire qui a perdu le sens des réalités ; c’est d’abord une femme qui revit au contact d’un homme qui lui change les idées. Il faut reconnaître, même si d’aucuns ne la portent pas dans leur cœur, qu’Isabelle Huppert est parfaite dans ce rôle. Laurent Lafitte est également parfait dans le sien ; mais c’est pour lui un pléonasme. L’homosexualité affichée de Fantin/Banier permet d’écarter immédiatement l’hypothèse farfelue d’une romance et, au contraire, de questionner la construction d’un lien amical plus profond encore.
Il faut saluer aussi la qualité des seconds rôles, tous impeccables, à commencer par celui du majordome interprété par Raphaël Personnaz, condamné par ses fonctions à garder un silence respectueux alors que les frasques de Fantin le scandalisent. Mention spéciale à André Marcon qui montre ici, une fois encore, quel acteur établi il est.
La situation des personnages, aussi intéressante qu’elle soit, est vite stabilisée et n’évolue guère. La question autour de laquelle le film se construit – Fantin/Banier était-il un escroc qui a sciemment plumé une veuve fortunée ou bien un artiste fantasque qui a profité des libéralités de sa riche amie sans y voir malice ? – est très rapidement posée et les développements subséquents ne permettent guère, au bout de deux heures, d’y répondre mieux qu’après trente minutes.
cela aurait pu être traité autrement, tout est poussé à l'extrême, du moins je l'espère car le photographe est à vomir de grossièreté limite de la folie autant que la bêtise de celle qui détient le pouvoir. seule la fille et le majordome restent crédibles. on ne peut imaginer que de telles personnes ont pu exister dans un même cercle. de plus ce film est très long,bcp trop long
Deux heures pour une comédie, c’est tout de même très long. Isabelle Huppert, joue toujours de la même façon depuis 10 ans, quelque soit le rôle avec une voix froide et distanciée  et un visage figé et sans expression. Lafitte campe un personnage assez ridicule qui pourrait être antiquaire à Saint-Germain-des-Prés dans les années 60. Cette histoire a passionné la France mais elle apparaît bien fade dans l’histoire reste en surface. On sourit de temps en temps, mais tout ça reste bien fade.
Comédie dramatique acide où Laurent Lafitte est génialement insupportable et Isabelle Huppert délicieusement évaporée. Beaucoup de rires dans la première partie du film; un second acte plus sombre et moins convaincant et qui traîne en longueur. Un ensemble de bonne tenue, grâce à un casting de haute volée mais un scénario qui finit par bégayer.
Malgré une interprétation parfaite d’Isabelle Huppertt et Laurent Lafitte, ce film n’apporte pas grand chose à l’histoire Bettencourt. Mise en scène très plate et image pourrie digne d’un téléfilm plutôt quelconque. A oublier très vite.
Un film bien construit qui relate le scandale Bettencourt, casting totalement réussi mais une prestation de Laurent Laffite vraiment exceptionnelle qui mérite vraiment une récompense. Isabelle Huppert magnifique également dans ce rôle.
Super film! Quelle histoire (vraie c'est vrai mais tellement romanesque), et quels acteurs! Ils sont tous époustouflants avec une mention spéciale pour Laurent Lafitte, délicieux de gênance... A voir!
On connaîssait l’histoire mais on n’imaginait pas une telle vulgarité dans le personnage de JM Banier. Était-ce bien nécessaire de traiter le sujet de façon aussi exhaustive ? Marina Foïs est remarquable et Huppert très bien comme toujours mais le personnage joué par Laurent Laffite est d’une vulgarité qui choque. Le film démarre sur les chapeaux de roues mais la fin, plus sombre s’éternise un peu. On s’amuse à entrer dans la vie des ultrariches et de l’apparition de Banier, on baille de son emprise peu subtile sur Marianne et de ses conséquences juridiques.
Perso j’ai beaucoup aimé le film , j’ai adoré les acteurs tous sans exception excellents . Vraiment un bon moment , on m’avait parlé de longueur mais j’ai pas du tout décroché du film et pas vu le temps passer .aller y c’est très sympa . Merci
La femme la plus riche du Monde est à voir déjà pour les 2 têtes d’affiche que sont Isabelle Huppert dans le rôle de Liliane Bettencourt et surtout Laurent Lafitte dans le rôle de François-Marie Banier même si les protagonistes ont un nom différent. Les 4 autres acteurs secondaires qui les accompagnent sont au même niveau : Marina Fois la fille, André Marcon le mari, Raphaël Personnaz le majordome et Mathieu Demy le gendre. Si l’histoire n’avait pas vraiment existé, on aurait du mal à croire cette histoire d’une milliardaire s’entichant d’un photographe homo, vulgaire qui va sur 20 ans lui soustraire presque de 800 millions d’euros. Faut dire que la milliardaire s’ennuie dans ses conseils d’administration, ses dîners avec les ministres etc Ce photographe va la distraire et la faire échapper à l’ennui malgré son mari, sa fille. Le film est drôle, bien monté. Chabrol aurait aimé.
Bravo à Laurent Lafitte qui est remarquable ! Les dialogues sont savoureux. je me suis regalée. Isabelle Huppert joue toujours un peu ce même rôle mais dans ce film c’est épatant.
Lafitte est grandiose, Huppert magistrate et Foïs impressionnante. Bien que l’histoire soit connu, le réalisateur signe ici un grand film porté par un trio de maestros !
assez fin sur les jeux entre les personnages, et aussi sur l'ambiance froide qu'on devine, de ces milieux,... cependant, la mise en place s'éternise un peu et la fin arrive un peu vite...
Très largement inspiré de l’affaire Banier-Bettencourt ce film raconte l’histoire de la femme la plus riche du monde qui paie, volontairement, son amitié avec un photographe fantasque et intéressé. Coût de la transaction amicale : 700 millions d’Euros. Petit jeu de massacre chez les nantis pour qui l’argent n’est qu’une donnée parmi d’autres, bien écrit et bien interprété. Les acteurs se font plaisir et sont suffisamment bons et bien dirigés pour éviter les écueils du cabotinage, alors qu’un personnage aussi « too much » que le photographe s’y prêtait facilement.