Note moyenne
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Film réjouissant. Je suis ressortie de la séance le sourire aux lèvres. Du fric, du luxe, des couleurs, des décors et costumes magnifiques, des dialogues croustillants, de grands acteurs. Yes ! Encore ! Vive ce cinéma qui fait du bien.
Je commence mes rattrapages 2025 avec ce film réalisé par Thierry Klifa, sélectionné dans de nombreuses cérémonies et qui est ressorti avec le César du meilleur acteur pour Laurent Lafitte. Et c'est... un peu laborieux ! Le film est librement inspiré, pour ne pas dire adapté, de l'affaire Bettencourt, enfin plus précisément Banier-Bettencourt car il y en a eu plus d'une.
Bref, dans celle-ci, un photographe est accusé par la fille de Liliane d'abus de faiblesse, cette dernière ayant reversé près d'un milliard d'euros sous diverses formes au photographe, au fil des années. Alors évidemment, les noms sont changés etc. et, comme il est indiqué en exergue du film, le film romance la relation entre les personnages, notamment entre Liliane et le photographe.
Et honnêtement, je trouve le fond assez bon, c'est adapté d'une histoire vraie sans pour autant être rasoir et d'ailleurs, les acteurs jouent effectivement très bien, notamment Lafitte dans ce personnage de bouffon de la reine que l'on adore détester. Mais qui peut aussi très vite taper sur les nerfs. Surtout dans ce petit monde d'entre-soi que le film ne critique finalement pas vraiment. On les voit évoluer dans un monde que, nous la plèbe, ne connaissons pas mais comme si ce monde était normal. Ainsi, je trouve que l'ensemble manque peut-être de recul et de relief.
Et puis, il faut avouer que le rythme n'est pas tenu sur la longueur. Il y a quand même un gros ventre-mou puis le film reprend du poil de la bête dans sa dernière partie. Il faut dire que le rythme est également cassé par ces espèces de récitations de répliques face caméra à la "Au nom de la vérité" qui nous sortent constamment du film et puis ce n'est jamais naturel ni fluide avec le reste de l'intrigue. La mise en scène également est relativement plate, elle manque énormément de relief ; elle reste malgré tout soignée à l'instar du ton du film mais reste trop académique.
En fait, "La Femme la plus riche du monde" est peut-être un film trop sage qui peine à captiver son spectateur sur la durée.
Bref, dans celle-ci, un photographe est accusé par la fille de Liliane d'abus de faiblesse, cette dernière ayant reversé près d'un milliard d'euros sous diverses formes au photographe, au fil des années. Alors évidemment, les noms sont changés etc. et, comme il est indiqué en exergue du film, le film romance la relation entre les personnages, notamment entre Liliane et le photographe.
Et honnêtement, je trouve le fond assez bon, c'est adapté d'une histoire vraie sans pour autant être rasoir et d'ailleurs, les acteurs jouent effectivement très bien, notamment Lafitte dans ce personnage de bouffon de la reine que l'on adore détester. Mais qui peut aussi très vite taper sur les nerfs. Surtout dans ce petit monde d'entre-soi que le film ne critique finalement pas vraiment. On les voit évoluer dans un monde que, nous la plèbe, ne connaissons pas mais comme si ce monde était normal. Ainsi, je trouve que l'ensemble manque peut-être de recul et de relief.
Et puis, il faut avouer que le rythme n'est pas tenu sur la longueur. Il y a quand même un gros ventre-mou puis le film reprend du poil de la bête dans sa dernière partie. Il faut dire que le rythme est également cassé par ces espèces de récitations de répliques face caméra à la "Au nom de la vérité" qui nous sortent constamment du film et puis ce n'est jamais naturel ni fluide avec le reste de l'intrigue. La mise en scène également est relativement plate, elle manque énormément de relief ; elle reste malgré tout soignée à l'instar du ton du film mais reste trop académique.
En fait, "La Femme la plus riche du monde" est peut-être un film trop sage qui peine à captiver son spectateur sur la durée.
Je n'ai pas trop saisi le concept ; l'impression d'avoir attendu pendant 2 heures une chose qui n'est jamais arrivée. Bref une déception car c'est un film plutôt banal et vite oublié.
Excellent casting, énorme performance de Lafitte, ainsi que deux. Isabelle Huppert ce film, je suis certain et proche du réalisme.
Je dois avouer être assez étonné par la note moyenne du film, qui me paraît sévère au regard de ses qualités. La Femme la plus riche du monde propose au contraire un récit passionnant, notamment grâce au parti pris très intéressant de se concentrer sur cette parenthèse particulière dans la vie de Liliane Bettencourt : sa relation avec le photographe mondain François-Marie Banier.
Le film fonctionne avant tout grâce à ses acteurs. Isabelle Huppert, qui incarne Liliane, est tout simplement remarquable. Elle parvient à montrer la puissance sociale de cette femme tout en laissant apparaître ses failles et sa solitude. Dans plusieurs scènes, son regard ou une simple hésitation dans la voix suffisent à traduire le trouble de Liliane face à l’attention que lui porte Banier.
Face à elle, Laurent Lafitte, dans le rôle du dandy photographe, est particulièrement savoureux. Il joue avec un mélange de charme, d’ironie et de provocation qui correspond parfaitement à la personnalité flamboyante de Banier. On pense notamment à la scène où il se moque ouvertement de la haute société lors d’un dîner, avec des répliques volontairement crues et parfois vulgaires, qui déclenchent autant de malaise que de rires.
Les dialogues sont d’ailleurs l’un des grands plaisirs du film. Ils sont souvent très drôles, parfois provocateurs, et donnent aux échanges une énergie presque théâtrale. Certaines scènes reposent entièrement sur ces joutes verbales entre Liliane et Banier, où l’on sent à la fois la fascination, l’amusement et l’ambiguïté de leur relation.
Ce choix de mise en scène, qui préfère observer cette relation singulière plutôt que de raconter toute l’affaire judiciaire Bettencourt, est particulièrement judicieux. En se concentrant sur cette période précise, le film parvient à rendre cette histoire intime, presque romanesque.
Au final, grâce à l’incarnation impressionnante d’Isabelle Huppert, au panache de Laurent Lafitte et à des dialogues parfois insolents mais toujours vivants, La Femme la plus riche du monde s’avère être un film bien plus passionnant que ce que sa réception critique pourrait laisser penser.
Le film fonctionne avant tout grâce à ses acteurs. Isabelle Huppert, qui incarne Liliane, est tout simplement remarquable. Elle parvient à montrer la puissance sociale de cette femme tout en laissant apparaître ses failles et sa solitude. Dans plusieurs scènes, son regard ou une simple hésitation dans la voix suffisent à traduire le trouble de Liliane face à l’attention que lui porte Banier.
Face à elle, Laurent Lafitte, dans le rôle du dandy photographe, est particulièrement savoureux. Il joue avec un mélange de charme, d’ironie et de provocation qui correspond parfaitement à la personnalité flamboyante de Banier. On pense notamment à la scène où il se moque ouvertement de la haute société lors d’un dîner, avec des répliques volontairement crues et parfois vulgaires, qui déclenchent autant de malaise que de rires.
Les dialogues sont d’ailleurs l’un des grands plaisirs du film. Ils sont souvent très drôles, parfois provocateurs, et donnent aux échanges une énergie presque théâtrale. Certaines scènes reposent entièrement sur ces joutes verbales entre Liliane et Banier, où l’on sent à la fois la fascination, l’amusement et l’ambiguïté de leur relation.
Ce choix de mise en scène, qui préfère observer cette relation singulière plutôt que de raconter toute l’affaire judiciaire Bettencourt, est particulièrement judicieux. En se concentrant sur cette période précise, le film parvient à rendre cette histoire intime, presque romanesque.
Au final, grâce à l’incarnation impressionnante d’Isabelle Huppert, au panache de Laurent Lafitte et à des dialogues parfois insolents mais toujours vivants, La Femme la plus riche du monde s’avère être un film bien plus passionnant que ce que sa réception critique pourrait laisser penser.
« C'est comme si je revivais grâce à toi. » Pour Marianne Farrère, la femme la plus riche du monde, ce sentiment de bonheur est très onéreux. Quasiment seule au sommet de son empire, même si elle est entourée de ses proches, elle trouve en Pierre-Alain Fantin, quelqu'un qui lui apporte autre chose. C'est comme un service payant sauf que ce clown ne se contente pas de divertir la reine du cosmétique. Césarisé lors de la 51e cérémonie des César, Laurent Lafitte livre une performance remarquable dans la peau de ce type grossier, arrogant et condescendant qui fracasse les codes de la bourgeoisie et vient bouleverser les membres de cette famille dans leurs habitudes. C'est un régal de le voir à l'œuvre avec des répliques drôles et tranchantes. Ce duo infernal est le principal intérêt de ce film qui s'enferme probablement trop longtemps dans ses pitreries. Le côté machiavélique et calculateur de Pierre-Alain n'est jamais réellement assumé comme si c'était juste un trait de personnalité alors qu'on parle d'un escroc. Thierry Klifa ne veut pas explorer les côtés sombres de ses personnages et c'est bien dommage. Inspiré de l'affaire Banier-Bettencourt, "La femme la plus riche du monde" se résume donc à une satire divertissante et c'est déjà suffisant pour passer un bon moment.
De la laideur, du snobisme, des principes, du mépris.
Une satyre de ce qui se dit « l’élite » très nosy que le peuple du bas peut enfin regarder de haut. Laffite magistral face à Huppert impériale.
Librement inspiré de faits réels ;)... mais on ne parle pas de Liliane Bettencourt ni de François-Marie Banier, pfff, j’aurais préféré que ce soit clair, et qu’on n'invente pas de nouveaux prénoms etc... ça gâche un peu
mais sinon un bon film, des acteurs excellents
quel personnage exécrable que ce Pierre-Alain !
mais sinon un bon film, des acteurs excellents
quel personnage exécrable que ce Pierre-Alain !
Ce long-métrage inspiré de l'affaire d'abus de faiblesse relatif à Liliane Betancourt fait montre avant toute chose du talent absolu de son acteur principal Laurent Lafitte, même si Isabelle Huppert n'est pas en reste et que le casting est plus qu'honorable, il vole littéralement la vedette à tout le monde ! A la fois drôle, caustique, charmeur et vulgaire, il crée un personnage aussi avide qu'inoubliable à un point tel qu'il en arrive à faire oublier les quelques longueurs qui parsèment le film, ainsi que sa baisse de rythme une fois les trois quarts écoulés ! Une sacrée performance !
Science fiction pour le contribuable :
C'est l'histoire bouleversante d'une dame qui possède tellement de milliards qu'elle ne sait plus où elle a garé ses chateaux.
Un ptit gars passe par là ,lui pique quelques millions et soudain c'est le drame national !
On est censé etre fasciné par ce braquage de luxe ,on a reussi l'exploit de transformer un simple transfert bancaire en tragedie grecque,un film ideal si tu as besoin d'une sieste
C'est l'histoire bouleversante d'une dame qui possède tellement de milliards qu'elle ne sait plus où elle a garé ses chateaux.
Un ptit gars passe par là ,lui pique quelques millions et soudain c'est le drame national !
On est censé etre fasciné par ce braquage de luxe ,on a reussi l'exploit de transformer un simple transfert bancaire en tragedie grecque,un film ideal si tu as besoin d'une sieste
"La Femme la plus riche du monde" s’inspire librement de l’affaire Bettencourt, mais manque de souffle pour transformer ce scandale en cinéma vibrant. Malgré une distribution irréprochable et des dialogues souvent percutants, la mise en scène se perd dans une lenteur pesante et une durée excessivement étirée. Quelques répliques vulgaires viennent parfois briser l’élégance du texte sans réelle nécessité. On regrette que la richesse du sujet ne se traduise pas à l’écran par une vision plus affirmée : un film brillant par moments, mais qui finit par laisser le spectateur à distance.
insta : maxfaitsoncinema
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Je le dis d’emblée : je suis totalement passé à côté, et je n’ai aucune intention d’y retourner. Ce cinéma-là ne m’intéresse pas. Alors, qu’en dire ? Au moins que Thierry Klifa s’inspire de l’affaire Bettencourt tout en préférant la fiction au procès. Derrière Marianne Farrère - qu’Isabelle Huppert incarne, reconnaissons-le, avec une précision et une fragilité saisissantes - et Pierre-Alain Fantin, que Laurent Lafitte pousse jusqu’à une outrance parfaitement tenue, se joue un théâtre où la politique reste à la lisière. Ne demeure qu’un duel entre séduction et domination, un dispositif qui, sur le papier, pourrait me séduire.
Mais la mise en scène, elle, caresse les dorures, magnifie les étoffes, compose des cadres trop sages pour un récit qui devrait vaciller. Cette élégance finit par troubler : en exposant la richesse, le film semble vouloir la questionner mais la rend paradoxalement désirable. L’argent n’est plus un système, seulement le décor d’une solitude abyssale. Le cœur du film bat dans l’affrontement des acteurs, et si cette psychologisation du conflit a sa cohérence, elle ne suffit jamais à donner de l’ampleur à ce qui se joue.
En d’autres mots, derrière les dorures, les fissures existent mais le film se contente de les contempler. Et c’est peut-être là que je décroche : constater le pouvoir sans jamais le faire trembler, ça me laisse indifférent.
Mais la mise en scène, elle, caresse les dorures, magnifie les étoffes, compose des cadres trop sages pour un récit qui devrait vaciller. Cette élégance finit par troubler : en exposant la richesse, le film semble vouloir la questionner mais la rend paradoxalement désirable. L’argent n’est plus un système, seulement le décor d’une solitude abyssale. Le cœur du film bat dans l’affrontement des acteurs, et si cette psychologisation du conflit a sa cohérence, elle ne suffit jamais à donner de l’ampleur à ce qui se joue.
En d’autres mots, derrière les dorures, les fissures existent mais le film se contente de les contempler. Et c’est peut-être là que je décroche : constater le pouvoir sans jamais le faire trembler, ça me laisse indifférent.
D'accord, le personnage de madame Bettencourt est un rôle en or taillé sur mesure pour la prolixe Isabelle Huppert. D'accord le sujet est un sujet en or à traiter au cinéma avec tous les ingrédients de classe sociale, d'argent qui coule à flot et d'abus en tout genre, mais pardon, une comédie?? toutes les critiques semblent pourtant s'accorder... Mais sur quel critère? dans l'insupportable personnage interprété par Laurent Lafitte, vulgaire, indécent, manipulateur ? L'abus de faiblesse n'est en rien il me semble sujet à rire, et ce n'est pas l'outrance poussée du sociétaire de la Comédie Française qui peut suffire à faire passer la pilule. Même la mise en scène de Thierry Klifa manque de finesse dans ses excès et sa direction d'acteurs pour provoquer le rire. Un film à mon humble avis bien trop surestimé.
C'est vide et longuet.
Seul Laurent Laffitte impressionne dans la peau de ce personnage détestable. César clairement mérité.
Seul Laurent Laffitte impressionne dans la peau de ce personnage détestable. César clairement mérité.
La Femme la plus riche du monde m’a captivé surtout par son trio d’acteurs impressionnant. Isabelle Huppert est fascinante dans ce rôle de femme puissante, presque intouchable, mais dont on devine les failles derrière chaque regard. Elle impose une présence incroyable à l’écran, tout en laissant apparaître une forme de solitude très subtile.
Laurent Lafitte est tout aussi marquant, dans un rôle ambigu, charmeur et dérangeant à la fois. On comprend pourquoi il a été récompensé : il apporte une tension constante et un vrai jeu de manipulation qui dynamise le film. Marina Foïs, de son côté, ajoute une énergie plus nerveuse, plus instinctive, qui équilibre parfaitement l’ensemble.
Le film parle d’argent, d’influence et de pouvoir, mais surtout des rapports humains quand tout est démesuré. J’ai trouvé l’ensemble solide, parfois un peu inégal dans le rythme, mais porté par des performances vraiment fortes. Un film élégant et bien interprété, qui tient surtout grâce à son casting.
Note : 3,5/5
Laurent Lafitte est tout aussi marquant, dans un rôle ambigu, charmeur et dérangeant à la fois. On comprend pourquoi il a été récompensé : il apporte une tension constante et un vrai jeu de manipulation qui dynamise le film. Marina Foïs, de son côté, ajoute une énergie plus nerveuse, plus instinctive, qui équilibre parfaitement l’ensemble.
Le film parle d’argent, d’influence et de pouvoir, mais surtout des rapports humains quand tout est démesuré. J’ai trouvé l’ensemble solide, parfois un peu inégal dans le rythme, mais porté par des performances vraiment fortes. Un film élégant et bien interprété, qui tient surtout grâce à son casting.
Note : 3,5/5
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