C'est un film éblouissant dominé par l'interprétation sans faille d'une Isabelle Huppert au sommet de sa sommes sur une variation de " l'argent ne fait pas le bonheur" et entraîné par cette fréné, si on a passé un bon moment, ce film s'évapore assez vite de nos mémoires comme un beau livre, presque un conte qui s'oublie une fois vu: le film n'est pas suffisamment accrocheur.
Très beau film avec des interprétations d’une grande justesse d’Isabelle Hupeet et Laurent Lafitte. Ils ont des scènes et dialogues magnifiques à défendre et le font à merveille.
Un pur moment de plaisir d’entrer dans les tourments que traverse cette femme que l’ennuie guette et qui redécouvre léplaisir de vivre grâce aux frasques et au côté déroutant d’un photographe qui profite de la situation.
Très bonne intrigue Seul regret : qu’Isabelle huppert est tellement parfaite en terme de visage qu’on ne la voit pas vieillir Seule la couleur du rouge à lèvres donne une indication
Peut-être un des duo les plus charmants que j'ai pu voir et un Laurent Lafitte au sommet de son art incarnant avec finesse un personnage excentrique, irrévérencieux et vulgaire. Peut-être son plus grand rôle. spoiler: De mon point de vue le film s'amuse de la perception par le public de Fantin qui passe souvent pour un manipulateur alors qu'il est à mon sens bien plus décrit comme un enfant gâté qui se voile la face sur lui-même tout en étant une parole de vérité décomplexée par ailleurs, ou plus simplement comme un remède miracle.
Ce qui est plus intéressant c'est le rapport à l'indécence de l’excès d'un côté, de l'autre le contrôle d'une mère par sa fille (dont on se demande si on aurait eu le même pour un homme comme Bolloré)
Une vraie réussite. Le film est acide, mordant, et ne cherche jamais à arrondir les angles. Laurent Lafitte y est grandiose, d’une justesse et d’une cruauté jubilatoires. Une comédie dramatique grinçante, portée par des dialogues ciselés, parfois délicieux de méchanceté. Vanité assumée, vulgarité élégamment exposée… j’adore.
Le sujet et l’intrigue sont des thèmes assez convenus, traités mille fois. Cependant, le talent du casting suffit à faire la différence avec un équilibre brillant entre vulnérabilité et humour féroce.
L’intérêt et les relations de pouvoir sont mis au centre de tout et le dynamisme ne peut que plaire.
les acteurs sont formidables chacun dans leur rôles, j'ai trouvé Laurent Lafitte jubilatoire, tellement crédible et Isabelle Huppert très réaliste dans ce rôle. par contre j'ai trouvé le film un peu long et lent.
La femme la plus riche du monde et un biopic officieux de Liliane Bettencourt et de L'affaire Banier-Bettencourt. Il nous montre l'histoire de ce photographe qui s'est peu à peu immiscé dans la vie de la milliardaire, à force d'audace, de charme et de manipulation. Le duo Isabelle Huppert / Laurent Lafitte incarne parfaitement ce tandem de choc ayant laissé de sacrés dégâts collatéraux. Raphaël Personnaz et Marina Foïs complète ce casting sans fausse note, chacun apportant sa pierre à l'édifice. L'histoire apporte une vision de l'intérieur pour cette affaire publique, sans dénaturer les faits, semblant plutôt neutre face à eux, et amène aux questionnements : le pouvoir, l'argent, le bonheur, le scandale, même si l'argent fait toujours rêver, il ne semble pas être un prérequis au bonheur. Bref, un film convaincant, intéressant pour ce regard sur la vie des riches qu'on peine à envier.
J'ai trouvé ce film remarquable. D'une part il est formidablement bien joué et on "oublié" qu'Isabelle Huppert est Isabelle Huppert. D'autre part il montre les rapports de dépendance induits par l'argent, de chantage, de jeu pervers. Sous des apparences humoristiques il traite d'un sujet grave, en profondeur.
Super film qui illustre parfaitement que la richesse ne comble ni le manque d’amour ni l’absence de relations authentiques. Les comédiens sont exceptionnels. Laurent Lafitte est remarquable dans son personnage. J’ai également beaucoup apprécié les dialogues.
La Femme la plus riche du monde a l’intelligence de l’ambiguïté, gage de l’humanité de ses personnages inspirés de personnes véritables – mais à quoi sert-il de le préciser, tant la confusion est totale entre réalité et de fiction ? La première séquence consiste d’ailleurs en la photographie d’une femme ayant toujours refusé de devenir une icône, premier pas de côté dont les retentissement deviendront médiatiques : les produits cosmétiques à l’origine de l’empire cèdent leur place à la famille qui les vend dont les membres produisent l’effet inverse des crèmes censées purifier le teint ou raffermir la peau. Le spoiler: jeu de massacre ici représenté, transformant les différents espaces privés en autant de cases d’un vaste échiquier, raccorde la notion de famille à sa polysémie étymologique : celle-ci oscille entre les liens du sang, imposés et donc subis, et les liens créés par unions et réunions successives, incarnés par spoiler: deux figures antithétiques qui composent les deux visages d’un Janus contemporain, Jérôme et Pierre-Alain . La caméra sublime Isabelle Huppert et rend truculente chacune des apparitions de Laurent Laffite, troublant de malice sincère ; en cela, elle refuse à ce dernier tout manichéisme, spoiler: capte ses larmes comme ses rires, ses manigances comme ses vertiges . Nous reprocherons une mise en scène manquant parfois d’inspiration et (surtout) de sens, ainsi qu’une transition maladroite depuis la farce vers le drame dynastique vectrice de longueurs.
Globalement, La Femme la plus riche du monde est salué pour ses interprétations sans fausse note et son exécution léchée, offrant un regard mordant et parfois émouvant sur la solitude des puissants et les drames familiaux de l'ultra-riche. C'est une comédie dramatique, à la fois grinçante et stylée, qui captive grâce à l'alchimie de ses acteurs, même si elle prend des libertés avec la vérité factuelle et préfère l'ironie à la psychologie profonde.