Un film bouleversant et très émouvant sur la vie des immigrants africains en Tunisie, qui essaient par tous les moyens de pouvoir une condition meilleure. Aïssa Maïga est formidable comme toujours et les autres actrices sont très convaincantes. Merci pour ce très beau film qui nous apprend beaucoup de choses sur les personnes qui essayent de survivre avec combativité pour pouvoir simplement mieux vivre !
Découvert au dernier Festival de Cannes lors d’une séance officielle à la salle Debussy, en présence de l’équipe du film, ce long métrage me laisse aujourd’hui un souvenir paradoxal. Difficile, en toute honnêteté, d’en conserver une trace vive tant l’ennui a fini par prendre le dessus au fil de la projection. Et pourtant, le projet ne manque ni de qualités ni d’intentions louables.
Le film aborde un sujet rarement traité au cinéma : le racisme subi par les femmes noires subsahariennes en Afrique du Nord. À travers un récit choral, il suit les trajectoires croisées de femmes d’âges, de milieux sociaux et de professions très différents, toutes engagées dans une lutte quotidienne pour exister, faire entendre leur voix et trouver leur place dans un environnement souvent hostile. Cette diversité de points de vue constitue sans doute l’une des forces du film.
L’interprétation est globalement solide, avec une mention particulière pour l’actrice incarnant la pasteure, dont la présence et la justesse marquent durablement. Les images sont belles, soignées, parfois même élégantes. Mais c’est peut-être là que le bât blesse. La mise en scène, très classique, tend à lisser les aspérités du réel qu’elle cherche pourtant à dénoncer. À force de retenue, le film atténue sa propre charge émotionnelle, comme s’il craignait d’aller trop loin dans la frontalité.
Ce choix formel finit par laisser le spectateur à distance, malgré la douleur, la douceur et même l’humour que le film parvient ponctuellement à injecter dans ces parcours de vie. Reste un film choral respectable et nécessaire par son sujet, mais dont la réalisation trop sage empêche l’ensemble de réellement marquer les esprits.
Film avec une belle énergie sur le destin de trois femmes qui cherchent leur voie au sein d'une communauté de personnes venant de la Côte d'Ivoire et vivant en Tunisie, où un climat particulier règne à l'égard des étrangers. Ambitieuses, affirmées, ayant une foi inébranlable en l'avenir, ces portraits de femme sont inspirants. La réalisatrice finit son film en leur donnant à chacune une direction. Intéressant.
Film sur la Tunisie qui dévoile une société raciste et les difficultés de 3 femmes noires différentes qui ont du mal à s’en sortir financièrement à Tunis Les actrices sont magnifiques et la femme pasteur avec ses changements permanents de coiffure très surprenante C’est une histoire, enfin 3 histoires poignantes Un film hyper coloré avec des rires, des larmes , de la musique, un film féminin où les hommes n’ont pas de très beaux rôles
Très jolie histoire d’amitié et de partage de résilience dans une société tunisienne qui se cherche . 3 actrices épatantes, dont la trop rare Aissa Maiga prennent en charge une adorable petite orpheline et leur destin va être perturbé.
Un film qui m'a transporté, parce qu'il nous plonge avec beaucoup de délicatesse et de justesse dans une réalité passionnante et peu explorée. Trois portraits de femmes d'une très grande force, avec une Aïssa Maïga étonnante mais aussi des non professionnelles qui donnent parfois au film l'accent d'une vérité documentaire. Politique, humaniste, et d'une grande beauté.
Le deuxième film de la Tunisienne Erige Sehiri est un joli portrait de groupe.
Il vaut surtout pour la sensibilité avec laquelle sont peints les différents caractères de cette communauté de femmes noires, résidant en Tunisie et se serrant les coudes.
Aïssa Maïga est magnétique, et joue avec une belle ambiguïté son personnage de pasteur évangéliste accueillant des migrantes. Mais c'est surtout l'actrice non-professionnelle Deborah Christelle Lobe Naney qui crève l'écran, irriguant le film de son énergie communicative.
La photographie est très belle, la mise en scène tout à fait plaisante (avec de très beaux gros plans de visages) et j'ai pris plaisir à suivre le sort de ces immigrées sub-sahariennes, avec ou sans papier, unies par de fragiles liens de sororité menacés par le durcissement du climat social autour d'elle.
Un autre point positif est le point de vue de Sehiri sur la situation : elle parvient à éviter l'écueil d'un angélisme béat, comme celui d'une noirceur excessive qui tenterait de nous extorquer au forceps des sentiments de pitié.
Malgré le manque d'enjeux narratifs, un bon moment de cinéma.
Ai vu « Promis le Ciel » de la réalisatrice franco tunisienne Erige Sehiri qui a été projeté dans la Sélection « Un certain regard » au Festival de Cannes 2025. Le film traite d’un sujet fort et peu diffusé, les tensions sociales et raciales en Tunisie entre la communauté arabe et les immigrants sub-sahariens. Marie (très charismatique Aïssa Maïga) est ivoirienne et Pasteure. Elle héberge chez elle Naney ( excellente Déborah Christelle Lobe) , jeune femme pleine de vie qui enchaine les galères, et Jolie (Laetitia Ky) dont le père paye les études à Tunis. Elles vont « adopter » une petite fille de 4 ans, Kenza (Estelle Dobgo) qui est une des rares rescapées d’un naufrage d’une embarcation de fortune. Cette famille reconstituée va devoir faire front à une pression administrative, policière… de plus en plus en plus invivable. Le film a de belles qualités cinématographies dont une photographie de (Frida Marzouk) très douce et protectrice qui met un baume sur les galères des protagonistes, une musique très diversifiée (Valentin Hadjaj). Le scénario a un peu de mal à mener de front l’histoire des 4 personnages, qui ont des aspirations différentes. On a l’impression que c’est l’histoire de Naney qui prend le dessus, et cela à juste raison puisque c’est la plus mouvementée et dramatique. Le personnage est le plus complexe et l’actrice dévore l’écran. La réalisatrice a plus de talent pour nous faire sentir l’énergie, la vie, les liens de ses quatre protagonistes au sein de la maison, qu’à l’extérieur dont on ne perçoit pas à sa juste mesure le réel danger. Un joli film généreux, trop délicat et pas assez frontal pour toucher en plein coeur le spectateur.
Le film est incroyable, j'ai ri, j'ai pleuré, les actrices sont incroyables, le film hyper réaliste, le destins de trois femmes ivoiriennes en Tunisie dans le contexte de racisme actuel....un film d'utilité publique et magnifique à la fois. Faites tout pour le voir ! J'espère qu'il sera entièrement sous-titré en arabe et diffusé dans les pays du Maghreb....
Un drame qui se veut émouvant mais tombe dans le cliché et la platitude. Le scénario prévisible, les personnages manquent de consistance, et l’émotion ne décolle jamais. Un film laborieux et rapidement oubliable.
Ce film est tres intéressant ! Le travail d Erige Sehiri sur les femmes migrantes est à la fois profond et tres documenté! Les personnages, inspirées de femmes réelles, sont infiniment courageuses et tres attachantes dans leur simplicité. Très vite, le spectateur entre en immersion dans une de ces églises cachées de Tunisie où chaque instant est intense et risqué. Le tourbillon nous emporte et la soif de vie dépasse le spectateur. Excellent
Un film sincère et porté par une scène finale percutante, mais qui peine à approfondir ses enjeux et à émouvoir pleinement. Le sujet méritait un traitement plus incarné.
Les meilleures intentions ne font pas toujours les meilleurs films. Et le cas échéant c’est exactement notre ressenti à la vision du pourtant prometteur « Promis le ciel ». En effet, le sujet avait beaucoup de potentiel et aurait pu accoucher d’une œuvre forte, passionnante et d’utilité publique. On saura gré à la réalisatrice Erige Sehiri de vouloir mettre en lumière une situation très méconnue et étonnante. Il s’agit du racisme et de la persécution que subissent les migrants subsahariens de confession chrétienne au Maghreb, ici à Tunis plus particulièrement. Tout le monde n’est pas au courant que coexistent chrétiens et musulmans dans certaines villes de ces trois pays et que la cohabitation n’est pas de tout repos pour les personnes de couleur. Un racisme visiblement intense qu’on a plutôt l’habitude d’entendre de la part de Maghrébins en Europe.
Cette inversement discriminatoire est non seulement curieux et demande à être connu mais il préparait le terreau pour une œuvre sociale forte. Cependant, les espoirs ne seront que très peu comblés pour le spectateur tant « Promis le ciel » n’est pas vraiment abouti et pertinent. On ne pourra rien reprocher aux trois actrices notamment le devenue trop rare Aïssa Maïga même si c’est Deborah Christelle Lobey Naney qui porte la partition la plus vibrante. Avec « Promis le ciel », la réalisatrice nous délivre également quelques jolis plans de la capitale tunisienne, dont certains au coucher de soleil, de toute beauté. Et puis la bande sonore qui accompagne le film est d’une qualité auditive indéniable. Cela ne suffit pas pour rendre ce long-métrage vraiment important ou convaincant.
Ce récit choral semble forcé. Les trois personnages principaux n’ont en commun que leur logement et finalement leurs trajectoires respectives ne se répondent pas assez donnant l’impression de trois courts-métrages collés bout à bout ensemble. Leurs quêtes respectives sont, en outre, très déséquilibrées avec bien plus d’attention sur celui de Naney tandis que celui de Laetitia Ky semble mis de côté, donc presque inutile. Certaines séquences apparaissent sans intérêt voire répétitives (payer le loyer, trouver des combines pour survivre, ...) et « Promis le ciel » devient redondant plus il progresse. Et notre intérêt devient de moins en moins concentré sur les pérégrinations finalement peu captivantes de ces trois femmes. Et puis, finalement, on n’en apprend pas beaucoup plus sur les raisons de cette chasse perpétuelle aux migrants dans un pays qui en est également le vivier, ni sur le sort véritable des chrétiens au Maghreb. Voilà donc des tranches de vies un peu frustrantes et désordonnées qui ne captivent jamais vraiment.
Plus de critiques cinéma sur ma page Facebook Ciné Ma Passion.
Déçu par ce film, où le récit n’as pas reussi à me convaincre ni me saisir pour que je puisse être emporté et ce malgré la volonté de vouloir apporter de l’émotion. Ennuyeux et peu enthousiasmant.