Promis le ciel
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velocio

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2,5
Publiée le 25 janvier 2026
En l'espace de 3 ans, la réalisatrice franco-tunisienne Erige Sehiri est passée à Cannes du Theâtre Croisette, lieu de projection dans le cadre de la sélection de la Quinzaine des cinéastes, en 2022, de "Sous les figues", son premier long métrage de fiction, à la Salle Debussy, au Palais des Festivals, lieu de projection de "Promis le ciel", son deuxième long métrage de fiction, dans le cadre de la sélection Un Certain Regard 2025. Dans "Promis le ciel", Erige Sehiri évoque les difficultés que vivent en Tunisie les populations subsahariennes au travers de l'existence à Tunis de 3 de leurs représentantes. En effet, la réalisatrice montre une population autochtone qui ne se considère pas comme étant africaine, les taxis rechignent à prendre ces populations subsahariennes, la police les arrête et on ne veut pas leur faire de contrat de location. Ces 3 femmes, toutes les 3 ivoiriennes, ce sont Marie, Jolie et Naney. Marie est une quadragénaire ivoirienne qui vit en Tunisie depuis une dizaine d'années, une ancienne journaliste devenue pasteure d'une église évangéliste dont les cérémonies religieuses se déroulent dans la maison qu'elle occupe. Jolie est une étudiante dont le père verse une pension à Marie pour qu'elle s'occupe de sa fille et qui va se rebeller car il lui est impossible d'acheter ce qu'elle veut. Naney, elle aussi, fréquente le domicile de Marie tout en ne se privant pas de faire des magouilles avec Foued, un tunisien. L'arrivée de Kenza, une fillette rescapée d'une traversée de la méditerranée et n'ayant plus de famille va venir perturber le semblant d'équilibre qui, jusque là, régnait dans la communauté et amener les 3 femmes à se remettre en question. Première interrogation : Kenza peut-elle rester dans la communauté ou faut-il la remettre aux autorités ? Il est dommage que ce film dont on peut louer la très belle photographie de Frida Marzouk ainsi que la qualité de l'interprétation soit gâché par un manque de maitrise dans la mise en scène pendant près d'une heure. Heureusement, ce défaut disparait pendant la dernière demi-heure. Film vu au Festival de Cannes 2025.
Guiciné
Guiciné

206 abonnés 1 338 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 30 janvier 2026
Déçu par ce film, où le récit n’as pas reussi à me convaincre ni me saisir pour que je puisse être emporté et ce malgré la volonté de vouloir apporter de l’émotion.
Ennuyeux et peu enthousiasmant.
traversay1

4 481 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 août 2025
Venant après le sublime Sous les figues, Promis le ciel marque un assez net changement dans la manière de filmer d'Erige Sehiri, même s'il s'agit toujours de parler de la Tunisie d'aujourd'hui et des femmes qui y vivent. Les trois héroïnes de Promis le ciel, que la réalisatrice suit ensemble et séparément, vivent à Tunis, mais viennent de l'Afrique subsaharienne et il est évident que celles-ci souffrent d'un flagrant racisme à leur encontre, eu égard à leurs difficultés à s'intégrer et à s'en sortir financièrement. Contrairement à son projet précédent, la mise en scène de la cinéaste, pour coller à son sujet, se fait incisive, dans une veine réaliste et presque documentaire. Le portrait de ces trois femmes moins puissantes, malgré leur fort caractère, perd cependant de son intensité dans un scénario trop éclaté, pas loin d'être brouillon, qui ne réussit pas à donner une véritable épaisseur à chacune de ses protagonistes, précarisées, voire menacées. Ce n'est pourtant pas la qualité de l'interprétation qui est à blâmer, bien au contraire, avec une actrice de la trempe d'Aïssa Maïga et des révélations Laetitia Ky et Deborat Christelle Naney. On aurait juste aimé, notamment pour la première, que leurs rôles soient plus développés et suscitent ainsi davantage d'émotion, à la façon du sublime (désolé pour la répétition) Sous les figues.
Ufuk K

617 abonnés 1 721 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 janvier 2026
"Promis le ciel" bien noté par la critique, qui a obtenu 3 prix au Festival du film francophone d'Angoulême l'an dernier est un drame social qui fut une bonne surprise pour moi. La réalisatrice Erige Sehiri propose aux spectateurs un film contemporain sur son pays natal, la Tunisie, en suivant le parcours de trois femmes d'Afrique subsaharienne. Elle dépeint une nation avec des politiques migratoires très strictes envers les immigrés africains et souligne la persécution des personnes de foi chrétienne, le tout à travers un récit féministe et sombre. Les trois actrices, Laetitia Ky, Aïssa Maïga, et la talentueuse révélée de ce film, Debora Lobe Naney, illuminent l'écran, celle-ci a été primée au dernier Festival du film francophone d'Angoulême.
Fiers R.
Fiers R.

203 abonnés 869 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 janvier 2026
Les meilleures intentions ne font pas toujours les meilleurs films. Et le cas échéant c’est exactement notre ressenti à la vision du pourtant prometteur « Promis le ciel ». En effet, le sujet avait beaucoup de potentiel et aurait pu accoucher d’une œuvre forte, passionnante et d’utilité publique. On saura gré à la réalisatrice Erige Sehiri de vouloir mettre en lumière une situation très méconnue et étonnante. Il s’agit du racisme et de la persécution que subissent les migrants subsahariens de confession chrétienne au Maghreb, ici à Tunis plus particulièrement. Tout le monde n’est pas au courant que coexistent chrétiens et musulmans dans certaines villes de ces trois pays et que la cohabitation n’est pas de tout repos pour les personnes de couleur. Un racisme visiblement intense qu’on a plutôt l’habitude d’entendre de la part de Maghrébins en Europe.

Cette inversement discriminatoire est non seulement curieux et demande à être connu mais il préparait le terreau pour une œuvre sociale forte. Cependant, les espoirs ne seront que très peu comblés pour le spectateur tant « Promis le ciel » n’est pas vraiment abouti et pertinent. On ne pourra rien reprocher aux trois actrices notamment le devenue trop rare Aïssa Maïga même si c’est Deborah Christelle Lobey Naney qui porte la partition la plus vibrante. Avec « Promis le ciel », la réalisatrice nous délivre également quelques jolis plans de la capitale tunisienne, dont certains au coucher de soleil, de toute beauté. Et puis la bande sonore qui accompagne le film est d’une qualité auditive indéniable. Cela ne suffit pas pour rendre ce long-métrage vraiment important ou convaincant.

Ce récit choral semble forcé. Les trois personnages principaux n’ont en commun que leur logement et finalement leurs trajectoires respectives ne se répondent pas assez donnant l’impression de trois courts-métrages collés bout à bout ensemble. Leurs quêtes respectives sont, en outre, très déséquilibrées avec bien plus d’attention sur celui de Naney tandis que celui de Laetitia Ky semble mis de côté, donc presque inutile. Certaines séquences apparaissent sans intérêt voire répétitives (payer le loyer, trouver des combines pour survivre, ...) et « Promis le ciel » devient redondant plus il progresse. Et notre intérêt devient de moins en moins concentré sur les pérégrinations finalement peu captivantes de ces trois femmes. Et puis, finalement, on n’en apprend pas beaucoup plus sur les raisons de cette chasse perpétuelle aux migrants dans un pays qui en est également le vivier, ni sur le sort véritable des chrétiens au Maghreb. Voilà donc des tranches de vies un peu frustrantes et désordonnées qui ne captivent jamais vraiment.

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Leniod
Leniod

16 abonnés 39 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 décembre 2025
Film choral dans le milieu chrétien évangélique subsaharien, à Tunis.
Contient de la musique chrétienne évangélique...
Expérience originale, certes.

La photographie de Frida Marzouk est très correcte.

La vraie question est : comment une œuvre si conventionnelle a-t-elle été sélectionnée au Festival de Cannes 2025 pour ouvrir la section "Un certain regard" ?

Regardé en festival à Bruxelles.
Spectateur Lambda
Spectateur Lambda

33 abonnés 9 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 janvier 2026
Vu en avant-première, c'est encore un petit bijou d’Erige Sehiri qui nous transporte, avec humanité, tendresse, résilience et une grande force dans ces parcours de femmes aux portes de l’Europe, aux croisements des chemins des migrations en Tunisie. C’est magnifiquement joué, ça interpelle beaucoup, ça ouvre les yeux et le cœur.
J'avais adoré Sous les figues. Ici, on change complètement d'ambiance, de décor, mais on retrouve toute la magie quotidienne et la force de ces femmes dans un monde en pleine bascule.
Je recommande vivement !
Olivier Barlet
Olivier Barlet

329 abonnés 433 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 janvier 2026
Comment parler de cette inhumanité, qui n’a plus rien d’exceptionnel par les temps qui courent ? A Cannes, Erige Sehiri l'a présenté comme un film qui « cherche à promouvoir l'empathie pour que la déshumanisation de l'Autre cesse ». Un film marquant pour éviter le naufrage. Lire l'intégralité de la critique sur le site d'Africultures.
Philippe D
Philippe D

46 abonnés 30 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 janvier 2026
Un très beau film magistralement interprété. Aïssa Maïga est comme toujours merveilleuse et de plus en plus belle dans sa plénitude. Mention spéciale pour les personnages Nanee et Foued qui sont tellement drôles et bien joués ! Il faut un film uniquement sur eux, s’il vous plaît ! On veut tout savoir sur leur amitié, leurs sorties,leurs plans et combines. Ils sont géniaux !
Saltabanque22
Saltabanque22

27 abonnés 118 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 15 mai 2025
Film vu en avant-première à l’occasion de l’ouverture de « un certain regard » au festival de Cannes. Je me suis ennuyer pendant 1h. Heuresement la dernière demi-heure nous remet un peu dans le film. Les acteurs jouent bien aussi, c’est ce qui m’as permis de tenir jusqu’a la fin.
MovieSW
MovieSW

13 abonnés 447 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 31 janvier 2026
Un drame qui se veut émouvant mais tombe dans le cliché et la platitude. Le scénario prévisible, les personnages manquent de consistance, et l’émotion ne décolle jamais. Un film laborieux et rapidement oubliable.
Cinememories

584 abonnés 1 664 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 mai 2025
Depuis La Belle et la Meute, le cinéma tunisien renforce sa présence sur la Croisette en témoignant d’un pays en perpétuelle mutation. Sans s’éloigner de cette ligne, Promis le ciel ouvre Un Certain Regard 2025 avec l’idée de capturer l’inquiétude et l’espoir de femmes originaires d’Afrique subsaharienne, en quête d’une seconde chance à Tunis. Le troisième long-métrage d’Erige Sehiri atténue la tonalité parfois didactique et le manque de tension de son récit par l’humanité sincère de ses personnages.

Chaleureusement accueilli par la critique et le public lors de la Quinzaine des cinéastes en 2021, le premier long-métrage d’Erige Sehiri, Sous les figues, offrait déjà une belle vitrine sur les contraintes sociales et les aspirations de jeunes femmes au cœur de la Tunisie rurale. Malgré un rythme contemplatif pouvant affaiblir son propos sur la société patriarcale, l’œuvre se distinguait par sa poésie discrète et sa sensibilité authentique. Le temps y était suspendu et la nature, vivante, cultivait les rêves et les désirs de ses personnages. Une fois encore, la cinéaste parvient – du moins par instants – à restituer cette aura singulière, qui illumine ses décors comme ses personnages féminins, indépendants et apparemment solidaires.

Mais dans la Tunisie actuelle, le bonheur semble éphémère. L’économie vacille, les inégalités persistent, et une part croissante de la population, notamment les marginaux de Tunis, se replie sur elle-même. La caméra à l’épaule d’Erige Sehiri s’attarde ici sur la vie d’une famille recomposée, captant le réel avec la même justesse que dans son documentaire La Voie normale. On y suit des cheminots en crise sur l’unique ligne ferroviaire aux normes internationales, laissée à l’abandon après la révolution tunisienne. Promis le ciel porte également les stigmates d’une transition nationale encore inachevée. Les migrants, contraints de bâtir leur propre refuge dans une solidarité de survie, en souffrent particulièrement.

Ancienne journaliste, Marie héberge sous son toit Naney, une mère perdue, Jolie, une étudiante pleine d’espoir, et Kenza, une enfant rescapée d’un naufrage. Leur logement, non déclaré, fait aussi office de paroisse chaque dimanche, lieu de prière et de réconfort pour la communauté subsaharienne. Chacun attend la solution ou un miracle à ses problèmes, mais tout le monde ne semble pas destiné à réussir. Telle est la réalité cruelle que le film nous donne à voir. À cela s’ajoute une répression policière persistante envers les migrants, entravant tout espoir de départ vers l’Europe. Le blocus administratif mis en place ravive d’autres tensions au sein du foyer, qui se fissure lentement.

La narration adopte rapidement une structure chorale, suivant les parcours des trois femmes. Cependant, leur développement dramatique reste inégal. Jolie, par exemple, incarne l’espoir de toute une famille mais également une jeunesse sacrifiée par ses aînés. Son arc narratif reste sous-exploité. Marie, quant à elle, reste opaque. Bien qu’elle ne semble pas croire pleinement en ce qu’elle prêche dans son église improvisée, sa proximité avec Kenza sonne parfois de façon artificielle. Pourtant, cette dernière, figure de l’innocence et de pureté, aurait pu être le cœur émotionnel du récit. Mais comme les autres, elle s’efface peu à peu derrière Naney, dont l’intranquillité incarne un sursis sans fin ni perspective.

C’est néanmoins sur cette mère courage que le spectateur peut compter pour insuffler un peu de légèreté et d’énergie dans un récit profondément chargé en tragédie. Impulsive, prête à se dépasser même au risque de trahir les siens, elle constitue la plus belle surprise du film. Celui-ci a toutefois tendance à s’éparpiller, multipliant les ébauches de situations dramatiques sans toujours leur donner l’ampleur nécessaire. Même lorsque la terreur et la vérité se confondent dans une scène au commissariat, le film peine à retrouver sa tension dramatique initiale et à justifier certains virages radicaux.

Des moments forts subsistent, fugaces mais intenses – une fête d’anniversaire, une sortie en boîte de nuit – sans toutefois parvenir à ancrer durablement leur empreinte dans une œuvre marquée par plusieurs essoufflements narratifs. Et ce, malgré tous les efforts d’Erige Sehiri pour insuffler authenticité et profondeur à cette histoire mêlant résilience et perte de l’innocence. On leur a promis le ciel, mais elles semblent pour l’heure piégées dans un enfer bien réel. Les paroles de la chanson de Delgres résonnent tout au long du film, auquel le titre rend hommage.

Prévu en salles à l’automne prochain, Promis le ciel offre à la sélection Un Certain Regard un portrait poignant de femmes confrontées à une société tunisienne politiquement et socialement défavorable envers elles. Avec une meilleure fluidité narrative et un développement plus équilibré de ses personnages, le film aurait sans doute pu exploiter tout son potentiel dramatique. En filigrane, on y perçoit une méthodologie dardennienne : un style épuré où les corps des actrices expriment la fatigue et les émotions plus que les dialogues. L’exécution, parfois trop théorique, n’en demeure pas moins digne d’intérêt. Il ne manque finalement pas grand-chose pour que Sehiri retrouve l’intensité de Sous les figues et peaufine son regard bienveillant sur la renaissance et la seconde chance.

Retrouvez toutes nos critiques du festival de Cannes 2025 sur Le Mag du Ciné.
Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 janvier 2026
Avant première
Les mots très durs de Kaïs Saïed, le président tunisien à l’égard des étrangers dans son pays , résonnent en filigrane dans ce film émouvant. A l’évocation du sort des migrants confinés dans une même sphère africaine, mais étrangers, voire indésirables, aux yeux des autochtones. Cet antagonisme, Marie l’ivoirienne, tente de le contourner dans ses prêches , dans l’église improvisée qu’elle anime d’une foi bien partagée. Avec ses colocataires. Naney une jeune maman qui n’a pas vu sa famille depuis deux ans, et Jolie venue faire ses études à Tunis , l’espoir de ses parents restés au pays. L’arrivée de Kenza, 4 ans, rescapée d'un naufrage, bouleverse la donne. Elle s’amuse des prêches que Marie répète devant elle et se blottit dans les bras de Naney qui lui promet peut-être trop en lui proposant de l’emmener avec elle dans son pays. Aïssa Maïga, Deborat Christelle Naney, Laetitia Ky , dans un jeu puissant et raisonné accompagnent la mise en scène de Erige Sehiri, toute en humanité.
Pour en savoir plus :
Direct-actu.fr
Direct-actu.fr

371 abonnés 475 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 janvier 2026
Dans Promis le ciel, Erige Sehiri signe un drame choral intime sur des femmes migrantes vivant à Tunis, prises entre foi, survie et désillusions. Le film observe la précarité sans misérabilisme, interroge la promesse d’un avenir meilleur et montre comment la foi devient à la fois refuge et tension intérieure, face à une réalité sociale qui résiste à toute idéalisation.

Avec Promis le ciel, Erige Sehiri poursuit son travail d’observation sensible des invisibles, en s’attachant ici aux trajectoires de femmes migrantes subsahariennes installées à Tunis. Le film adopte une forme chorale intime, où les corps, les silences et les gestes quotidiens racontent davantage que les discours. Loin de tout effet démonstratif, la réalisatrice capte une réalité faite d’attente, de fatigue et de compromis, dans un pays lui-même fragilisé par une crise économique et sociale profonde.

Au cœur du récit, la foi occupe une place centrale, non comme une réponse magique, mais comme un refuge symbolique. Les églises évangéliques deviennent des espaces de solidarité, presque des bulles de protection, où l’on tente de tenir debout face à l’adversité. Cette foi apaise, structure, donne un sens provisoire, mais elle peut aussi retarder la prise de conscience et maintenir dans une attente résignée. Le film interroge sans juger cette ambivalence, laissant émerger une tension constante entre espérance et lucidité.

La promesse évoquée par le titre dépasse largement le cadre religieux. Elle renvoie aux promesses du droit, de la solidarité, des États, des parents à leurs enfants, et à toutes ces paroles censées rassurer mais qui se heurtent au réel. La ville de Tunis, filmée à hauteur de regard, apparaît souvent floue, presque insaisissable, comme si l’espace lui-même refusait de s’offrir pleinement à celles qui y vivent sans y appartenir totalement.

Figure discrète mais essentielle, l’enfant rescapée d’un naufrage incarne un espoir interdit, fragile, que l’on ose à peine formuler. Elle concentre les projections, les doutes et les désirs d’avenir, rappelant que même dans les situations les plus précaires, l’espoir subsiste, fût-il illusoire ou provisoire. Sans jamais céder au pathos, Promis le ciel dresse le portrait de femmes cherchant simplement à s’en sortir, et pose un regard profondément humain sur l’exil, la foi et l’attente d’un lendemain meilleur.
LCDC YT
LCDC YT

147 abonnés 359 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 juillet 2025
Sans forcément tenir sa narration, SEHIRI propose une immersion assez juste, grâce notamment à la composition d'un trio de personnage attachant, mais qui manque de réel impact sur nous, la faute à une forme parfois très brouillonne
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