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Fiers R.
210 abonnés
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2,5
Publiée le 30 janvier 2026
Les meilleures intentions ne font pas toujours les meilleurs films. Et le cas échéant c’est exactement notre ressenti à la vision du pourtant prometteur « Promis le ciel ». En effet, le sujet avait beaucoup de potentiel et aurait pu accoucher d’une œuvre forte, passionnante et d’utilité publique. On saura gré à la réalisatrice Erige Sehiri de vouloir mettre en lumière une situation très méconnue et étonnante. Il s’agit du racisme et de la persécution que subissent les migrants subsahariens de confession chrétienne au Maghreb, ici à Tunis plus particulièrement. Tout le monde n’est pas au courant que coexistent chrétiens et musulmans dans certaines villes de ces trois pays et que la cohabitation n’est pas de tout repos pour les personnes de couleur. Un racisme visiblement intense qu’on a plutôt l’habitude d’entendre de la part de Maghrébins en Europe.
Cette inversement discriminatoire est non seulement curieux et demande à être connu mais il préparait le terreau pour une œuvre sociale forte. Cependant, les espoirs ne seront que très peu comblés pour le spectateur tant « Promis le ciel » n’est pas vraiment abouti et pertinent. On ne pourra rien reprocher aux trois actrices notamment le devenue trop rare Aïssa Maïga même si c’est Deborah Christelle Lobey Naney qui porte la partition la plus vibrante. Avec « Promis le ciel », la réalisatrice nous délivre également quelques jolis plans de la capitale tunisienne, dont certains au coucher de soleil, de toute beauté. Et puis la bande sonore qui accompagne le film est d’une qualité auditive indéniable. Cela ne suffit pas pour rendre ce long-métrage vraiment important ou convaincant.
Ce récit choral semble forcé. Les trois personnages principaux n’ont en commun que leur logement et finalement leurs trajectoires respectives ne se répondent pas assez donnant l’impression de trois courts-métrages collés bout à bout ensemble. Leurs quêtes respectives sont, en outre, très déséquilibrées avec bien plus d’attention sur celui de Naney tandis que celui de Laetitia Ky semble mis de côté, donc presque inutile. Certaines séquences apparaissent sans intérêt voire répétitives (payer le loyer, trouver des combines pour survivre, ...) et « Promis le ciel » devient redondant plus il progresse. Et notre intérêt devient de moins en moins concentré sur les pérégrinations finalement peu captivantes de ces trois femmes. Et puis, finalement, on n’en apprend pas beaucoup plus sur les raisons de cette chasse perpétuelle aux migrants dans un pays qui en est également le vivier, ni sur le sort véritable des chrétiens au Maghreb. Voilà donc des tranches de vies un peu frustrantes et désordonnées qui ne captivent jamais vraiment.
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Déçu par ce film, où le récit n’as pas reussi à me convaincre ni me saisir pour que je puisse être emporté et ce malgré la volonté de vouloir apporter de l’émotion. Ennuyeux et peu enthousiasmant.
Ce film décrit les difficiles conditions d'intégration des immigrés de l'Afrique Subsaharienne en Tunisie. Précarité, manque de ressources, compromissions, peur de l'éviction, etc sont mises en avant. Le contexte peut être transposable à d'autres pays, ce qui en fait le principal intérêt. Les actrices sont jolies mais le rendu des différentes situations personnelles est partiel. Il aborde les conditions de vie seulement sous l'angle des aspects déjà cités en ignorant les occupations quotidiennes. Ainsi, le réalisme peut être mis en doute.
"Le cinéma c'est l'art de filmer de jolies femmes qui font de jolies choses" - JL Godard. En l'occurrence de la trottinette !! Bravo surtout à madame Naney quelle performance pour une non professionnelle et Aïssa Maïga on lui donnerait le bon dieu sans confession... pratique pour une pasteure !! On en sort ému et révolté (ma femme a pleuré pendant la scène au téléphone), bravo à toutes les personnes qui ont travaillé sur ce film. JMC
Promis le Ciel prolonge l'œuvre d’Erige Sehiri dans une fiction naturaliste inspirée d’un de ses documentaires précédents. L’histoire de trois ivoiriennes exilées en Tunisie : une étudiante qui porte les espoirs de sa famille, une mère sans-papier candidate à l’exil pour assurer un avenir meilleur à sa fille restée au pays et une ex-journaliste devenue pasteure qui héberge les autres. Elles recueillent une fillette orpheline rescapée d’un naufrage et permettent chacune d’illustrer à leur manière et avec leurs nuances les difficultés de l’exil, le racisme et les obstacles quotidiens auxquels sont confrontés les migrants subsahariens en Tunisie.
Porté par un trio d’actrices pleines de grâce, dont Deborah Christelle Naney dans son tout premier rôle, c’est un film sur la solidarité et la persévérance. Plein d’énergie et majoritairement féminin, il dresse le portrait de femmes coincées entre ce qu’elles voudraient être et ce qu’elles ne peuvent avoir, où la possibilité d’avancer est constamment rattrapée par la réalité sociale dans un climat politique qui se détériore et installe une insécurité permanente. Des femmes qui doivent constamment se battre contre les préjugés et les injustices.
Sans jamais être misérabiliste, Erige Sehiri témoigne d’une réalité migratoire souvent tragique en rappelant une évidence : ce sont d’abord les pays africains qui accueillent et subissent la majorité des flux migratoires. Une réalité faite de promesses non tenues.
J'ai été complètement emporter par l'histoire des trois femmes. Incroyables actrices, mais pas toutes professionnelles je crois. Peut-être le meilleur rôle d'Aïssa Maïga qui m'a surprise en femme pasteure. Et surtout cette jeune femme aux cheveux blonds, Naney, dingue de sincérité. Le film est solaire, pas du tout misérabiliste. Bien sûr, j'ai été émue, touchée, bouleversée même, mais j'ai aussi tellement ri. Les rôles secondaires sont impeccables. La petite fille à craquer. Et le cadeau d'anniversaire... Ma scène préférée du film. Un film rare, une vraie perle ! À voir absolument.
Tellement d’émotions à la vision de ce film finement réalisé par Erige Sehiri. Les tonalités de bleu et rose du film qui donnent une lumière si particulière pour mettre en avant des personnages poignants et émouvants. La sororité et l’espoir qui portent ces femmes, magnifiquement interprétées. Et la mise en avant des difficultés pour les subsahariennes à vivre en Tunisie. On ressort en ayant le sentiment d’avoir partagé une tranche de la vie de ces femmes, tellement l’interprétation est naturelle, plus vécue que jouée, une immersion dont on ne ressort pas indemne.
aissa maiga a beau être remarquable elle ne parvient pas à sauver le film où rien n'est crédible, tout sonne faux et surtout on s'ennuie énormément, les images sont affreuses c'est une performance dans un environnement aussi cinématographique. Encore une fois j'ai été trompé par la critique professionnelle
Très beau film ! Un mélange de différents registres...on rit, on est ému, les personnages sont attachants, forts, émouvants. Le film met en lumière le sujet de l'immigration subsaharienne au Maghreb - sujet encore trop peu couvert, mais très important
Beaucoup de simplicité, les problèmes des immigrés sont très bien présentés : entre aide limitées par le respect des lois dans un contexte similaire quelque soit le pays où ils cherchent à vivre
"Promis le ciel" bien noté par la critique, qui a obtenu 3 prix au Festival du film francophone d'Angoulême l'an dernier est un drame social qui fut une bonne surprise pour moi. La réalisatrice Erige Sehiri propose aux spectateurs un film contemporain sur son pays natal, la Tunisie, en suivant le parcours de trois femmes d'Afrique subsaharienne. Elle dépeint une nation avec des politiques migratoires très strictes envers les immigrés africains et souligne la persécution des personnes de foi chrétienne, le tout à travers un récit féministe et sombre. Les trois actrices, Laetitia Ky, Aïssa Maïga, et la talentueuse révélée de ce film, Debora Lobe Naney, illuminent l'écran, celle-ci a été primée au dernier Festival du film francophone d'Angoulême.