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JacquesTati
30 critiques
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4,5
Publiée le 28 janvier 2026
Un film étonnant, positivement étonnant ! Si on peut y lire un hymne à la sororité, à la solidarité, beaucoup d'autres messages sont ici portés. Les portraits de femmes si différentes de par leurs personnalités, au sein d'une société encore dominée par le paternalisme et le machisme, qu'ils soient flagrants ou larvés, et leur incarnation par des actrices soigneusement choisies qui favorisent l'identification potentielle des spectatrices et l'appropriation du scénario par tout un chacun, sont fort touchants. Difficile de visionner ce film sans ressentir de fortes émotions, par vagues, du fait d'interprétations très sensibles, de textes sobres mais qui font "mouche", d'une savante mise en valeur des silences et des regards. Mise en scène très soignée, gros travail quant aux costumes, aux décors généraux, aux couleurs et lumières, et un jeu d'actrices et acteurs le plus souvent très convaincant. La condition féminine du milieu ouvrier, y est traitée avec perspicacité, avec ses forces que sont l'empathie et l'entraide. Une oeuvre cinématographique qui met au grand jour la brillance secrète des diamants intimes de l'âme et du coeur. Un film que l'on n'a pas envie d'oublier quand on ressort de la salle...
Merci pour ce très beau film, écrin merveilleux pour ces femmes et actrices, portant une belle sororité, de vrais diamants en effet. Bel hommage aux petites mains de la couture aussi
Un « feel good movie » magnifiquement filmé et superbement joué où on admire ces femmes dans leurs façons d’être. Dommage que les histoires, à la fin, ressemblent trop à la collection Harlequin avec une débauche de bons sentiments, de rédemptions miraculeuses et de "happy ends" . Cela reste plaisant quand même.
Un film magnifique qui ces femmes de l’ombre les couturières et costumières du cinéma. Un film qui traite aussi de la sororité, du deuil, de la condition des femmes dans les années,70 en Italie, toujours avec finesse et poésie. La photo est sublime, les couleurs chaleureuses, on goûte à ce beau pays, on le déguste et on a envie de faire partie de « diamanti ». A voir !
Un film sur le « nous », sur l'expérience collective de construire un projet, de faire quelque chose ensemble. C'est un très beau film avec une merveilleuse palette de personnages très différents, où chacun trouve sa place et complète le groupe. C'est un film qui fait du bien. J'aurais aimé pouvoir y entrer dedans. Chanter, coudre, faire quelque chose avec elles. Je l'ai vu en avant-première et j'y retournerai, vous avez de la chance de pouvoir encore le découvrir.
Très grand film qui nous ouvre les portes d'un atelier de costumes de scène dans les années 70. A travers ces femmes touchantes et attachantes nous naviguons sur de très beaux sentiments. La solidarité est le maitre de mot de ce petit bijou. Les images, les musiques et les actrices font de ce film un véritable "diamant". Bravo et merci !
Le nom de Ferzan Özpetek ne vient pas tout de suite à l’esprit quand on parle du cinéma italien actuel, contrairement à ceux de Bellocchio, Moretti, Sorrentino, Martone, etc. Pourtant ces 135 minutes – peut-être un peu longues -, le place dans le haut du panier des réalisateurs transalpins. Un réalisateur de renom réunit ses actrices préférées. Il leur propose de réaliser un film sur les femmes. Il les projette alors à Rome, dans les années 70, dans un magnifique atelier de couture pour le cinéma et le théâtre, dirigé par deux sœurs très différentes. Dans cet univers peuplé de femmes, le bruit des machines à coudre résonne, les passions et la sororité s’entremêlent… Une mise en abyme subtile et réjouissante, un hommage appuyé aux femmes, au cinéma et aux maisons de couture… Une pépite. Le réalisateur affirme qu'il y a toujours une part d'autobiographie dans ses œuvres. Pour ce film, il s'est inspiré de ses propres souvenirs des années 1980, lorsqu'il travaillait comme assistant réalisateur et qu'il fréquentait des ateliers de costumes de cinéma et de théâtre. Ces lieux me fascinaient, je ressentais l’enchantement de ces sanctuaires de beauté séculaires, où la créativité s’épanouissait avec ingéniosité, rigueur et dévouement confiait-il récemment. Delà est née l’idée d’un film à travers les histoires de celles qui inventent ces costumes, les dessinent, testent les tissus, ressentent les étoffes, cherchent obstinément les combinaisons de couleurs parfaites, les ornements, l’obsession des détails qui contribuent à l’harmonie des pièces finales, parfois de véritables chefs-d'œuvre. Le film ne lésine pas sur les costumes, somptueux, - évidemment -, ni sur le fourmillement d'intrigues, dans un univers romanesque qui oscille entre drame et comédie, avec une élégance raffinée. La caméra filme avec grâce et bienveillance ces élans de sonorité salvateurs qui compensent les chaos de la vie de ces femmes - violence conjugale, précarité, peine de cœur, deuil… -. Une œuvre élégante et émouvante dédiée à tous les « diamants » du monde. Özpetek aime les actrices et a quasiment réuni toutes celles qui ont déjà tourné avec lui. Luisa Ranieri, Jasmine Trinca, Stefano Accorsi, Kasia Smutniak, Elenia Sofia Ricci, Lunetta Savino, Aurora Giovinazzio participent brillamment à ce film choral enthousiasmant et plastiquement magnifique. Un film à découvrir dès que possible. Un éblouissement de chaque instant.
Dans Diamanti, Ferzan Özpetek signe un film profondément habité par la mémoire du cinéma italien, en choisissant un lieu emblématique et rarement mis au premier plan, l’atelier de costumes. Dès les premières images, le film plonge le spectateur dans la Rome des années 70, une époque charnière où l’artisanat dialoguait encore intimement avec la création cinématographique. Ce choix de décor n’a rien d’anecdotique. Il devient le cœur battant du récit, un espace où les gestes comptent autant que les mots, et où la création se construit dans le temps long, à l’écart des projecteurs.
Le point de départ est volontairement simple. Un réalisateur de renom réunit ses actrices fétiches autour d’un projet dont il ne dévoile que peu d’éléments. Ce flou initial permet au film de se concentrer sur l’essentiel, les relations humaines, les regards, les silences et le travail partagé. L’atelier dirigé par deux sœurs aux tempéraments opposés devient alors un microcosme émotionnel, peuplé de femmes aux parcours et aux sensibilités différentes. Aucune n’est réduite à une fonction ou à un archétype. Chacune existe par son rapport au travail, par sa manière d’occuper l’espace et par les liens qu’elle tisse avec les autres.
Diamanti s’impose rapidement comme une œuvre chorale où les femmes occupent pleinement l’espace narratif et symbolique. L’atelier n’est pas un simple décor, mais un organisme vivant, rythmé par le bruit des machines, le froissement des tissus et l’attention portée au moindre détail. Özpetek filme ces gestes avec une précision quasi documentaire, sans jamais idéaliser ses personnages. Leurs forces résident autant dans leur savoir-faire que dans leurs fragilités assumées, dans cette capacité à créer ensemble malgré les tensions et les doutes.
Le film explore la sororité de manière concrète, loin de tout discours théorique. Ici, la solidarité se construit au quotidien, dans l’effort partagé, les conflits passagers et les réconciliations silencieuses. Les générations se croisent naturellement, les plus jeunes apprennent en observant, les plus anciennes transmettent par l’exemple. Cette dynamique confère au film une dimension intemporelle et mélancolique, rappelant un monde artisanal aujourd’hui fragilisé.
En choisissant de centrer son récit sur ces figures féminines, Ferzan Özpetek affirme une vision culturelle forte. La création n’est jamais le fait d’un génie solitaire, mais d’un collectif où chaque contribution compte. Diamanti devient ainsi un hommage aux métiers de l’ombre, à la mémoire transmise par les mains, et à la place essentielle des femmes dans l’histoire du cinéma italien. Porté par un casting d’exception et sublimé par la musique de Giuliano Taviani et Carmelo Travia, avec une chanson finale interprétée par Giorgia, le film célèbre un cinéma de transmission, de patience et d’humanité.
J’ai vu le film, en avant-première au 5 Caumartin. À voir séance tenante. Le réalisateur, star en Italie, gagne à être connu. L’image, la couleur sont traitées dans le moindre détail, avec une maestria et un sens esthétique réjouissants, tout comme la direction de ses actrices (et acteurs), magnifiques. J’ai découvert, entre autres, Luisa Ranieri et Jasmine Trinca. Sublimes. Bref, courez-y.
Ce film est absolument sublime, plein de vie et d'émotion. Nous voyageons en Italie et passons un excellent moment avec les personnages. Je vous le recommande si vous voulez passer un bon moment loin de la violence et des tracas de ce monde.
J’ai adoré ! Quelle belle découverte. Je suis toujours très enthousiaste face à la sélection de leur distributeur « Destiny Film », et encore une fois, je n’ai pas été déçue. C’est poétique, c’est drôle, c’est beau ! Des comédiennes en or et des costumes merveilleux. Foncez voir ce film
Ce film est à ne pas manquer. C’est une histoire sur les femmes mais aussi sur un mode de travail qui n’existe peut-être plus aujourd’hui. En Italie, l’excellence des « Maestre » a rendu ce pays grand dans le domaine de la mode. Le grand registre a fait travailler des acteurs de première classe avec les soins du chef d’orchestre. Un particulier, je souhaite juste dire que l’interprétation de l’actrice Jasmine Trinca était magistrale. Une mère qui perd sa fille. J’étais à l’avant-première et j’ai pu écouter le réalisateur et l’actrice Trinca. Merci Eleonora Rizzuto
Une merveille!!! Un film d’une sensibilité et d’une délicatesse exceptionnelle. Marrant et intense, il célèbre les femmes en mettant en scène leur résilience, la beauté de la solidarité et leur essence. Le cast est absolument exceptionnel!
Magnifique film ! On est plongée dans l'Italie des années 70 entre ses personnages lumineux, la mode, la cuisine italienne, le cinéma ... ce film fait du bien, il est touchant, drôle, émouvant, et tellement esthétique ... j ai voyagé ... merci