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2,5
Publiée le 24 juillet 2026
Alberta et Gabriella, deux sœurs bien différentes, dirigent une prestigieuse maison de costumes de cinéma que le milieu s'arrache, comme en témoigne cette grosse commande qui va rythmer ce récit, surtout centré sur les femmes de cet atelier et leurs histoires. Des femmes qui incarnent des envies et qui portent des stigmates, ce que l'on découvre à chaque incursion dans leur vie privée. Ces bribes d'histoires autour des aspirations de chacune, des violences conjugales et des dynamiques familiales mettent en avant une attendrissante solidarité féminine, mais Ferzan Özpetek reste constamment en surface. L'histoire manque de profondeur, tandis que les enjeux sont résolus d'une manière extrêmement simpliste à chaque fois. On dirait vraiment l'écriture d'un feuilleton télévisé. C'est dommage, car ça vient gâcher une bande attachante qui avait plus à offrir que cette intrigue principale artificielle et ces enjeux secondaires bâclés.
Très vite, le film bascule selon moi dans un mélo assez appuyé, avec des émotions constamment soulignées plutôt que suggérées. La mise en scène m’a semblé assez illustrative et peu subtile, comme si chaque scène voulait explicitement dire au spectateur ce qu’il devait ressentir. L’esthétique des années 1970 et le décor de l’atelier de costumes sont pourtant prometteurs, mais j’ai eu le sentiment que le film exploitait assez peu la richesse visuelle de cet univers.
Voilà un film caméléon : il commence par une mise en abyme, le réalisateur lui-même ayant convié ses actrices préférées à un déjeuner, afin de les convaincre de jouer dans un film sur les couturières et costumières de cinéma, qu’il qualifie de diamants (d’où le titre). Sans transition, on pénètre dans le récit, celui de l’entreprise familiale Canova, dirigée par 2 sœurs, Alberta, autoritaire et froide, et Gabriella [Jasmine Trinca, 43 ans et qui jouait Maria Montessori dans « La nouvelle femme » (2023) de Léa Todorov]. Vu la quinzaine de personnages, le film ressemble d’abord à un « soap opera » américain des années 1970-80’ ou une telenovela brésilienne, avec trop de personnages, souvent hystériques et/ou égocentriques, beaucoup de dialogues et une caméra trop mobile qui donne le tournis. Petit à petit, les protagonistes prennent forme, deviennent intéressant(e)s et le film se transforme en un mélodrame, proche de ceux de Douglas Sirk ou de Pedro Almodóvar, avec une scène finale d’une grande maitrise et émotion. Il y a probablement une partie autobiographique et le réalisateur rend hommage à un métier peu connu du grand public, souvent dans l’ombre, principalement féminin et faisant preuve de solidarité. Il y a pourtant un Oscar de la meilleure création de costumes mais qui connait ou se souvient d’Edith Head (8 Oscars entre 1950 et 1974) et de Sandy Powell (3 Oscars) ? Idem pour les Césars ?
Alberta Canova (Luisa Ranieri) dirige avec sa sœur, à Rome, dans les années 70, le prestigieux atelier de couture qu'elle a hérité de sa mère. Spécialisé dans la confection de costumes d'époque pour le théâtre et pour le cinéma, il emploie une dizaine de personnes. Il doit répondre à une commande particulièrement délicate pour un film dont la costumière oscarisée se montre extrêmement exigeante.
Ferzan Özpetek est un réalisateur italien d'origine turque aujourd'hui sexagénaire qui, depuis une trentaine d'années, tourne des comédies romantiques élégantes. Homosexuel affiché, il aime raconter des histoires d'amour et d'amitié entre des hommes et des femmes empêchés par leur milieu social. Ses deux films les plus réussis ont déjà près d'un quart de siècle : "Tableau de famille" en 2001 et "La Fenêtre d'en face" en 2003.
Il nous livre avec "Diamanti" un film intemporel qui lorgne du côté de Douglas Sirk et se pose en hommage autoproclamé aux femmes. Pratiquant une forme de film dans le film, il commence par une joyeuse scène durant laquelle il rassemble ses actrices, ses "diamants", de nos jours à Rome sur sa terrasse, autour d'un déjeuner, pour leur présenter le film qu'il leur propose de tourner ensemble.
Le film vaut surtout par son cadre, cet atelier de couture, cette ruche bourdonnante où le bruit ne cesse jamais. Il vaut aussi par ses actrices - car le film se conjugue exclusivement au féminin - qui ont chacune leur histoire à raconter. On se croirait presque dans un film à sketches avec sa succession de courtes historiettes qui mettent en scène chacun des personnages à tour de rôle.
Cette structure nuit à la cohérence de l'ensemble et au scénario dont le seul fil rouge est la confection de la robe que l'héroïne portera dans la dernière scène du film. On pourrait imaginer que c'est celle de l'affiche qu'en fait on ne verra jamais. C'en est une autre, tout aussi imposante mais nettement moins belle.
"Diamanti" s'étire sur plus de deux heures. Son format mal calibré porte la marque de son défaut de fabrication. "Diamanti" ressemble plus à une (mini) série, avec sa foule de personnages et d'intrigues secondaires qu'à un film avec un début, un milieu et une fin.
Il y a quelque chose de "too much" dans ce film, cela devient lassant. Trop de bruit, trop de costumes, trop d'intrigues qui ne s'imbriquent pas. Le jeu d'acteurs/actrices trop appuyé., trop de mélo. Film très moyen au final.
Un réalisateur italien propose un projet à ses actrices préférées : un film sur les femmes dans les années 70 au coeur d’un atelier de couture pour le cinéma et le théâtre. On peut déjà noter que l’idée du film dans le film n’a aucun intérêt et vient polluer un scénario qui se suffisait à lui même. Intéressons nous donc à la vie de cet atelier de couture où les femmes vivent entre elles au rythme des machines à coudre, des histoires d’amour, des drames aussi. C’est plein de sororité, drôle par petites touches. On ne retient finalement pas grand chose de ce film bien trop long…
"« Emotion brillante» Quel plaisir de passer un peu plus de 2h dans cet univers du costume de cinéma et de théâtre des années 70 à Rome, avec une palette de femmes bigarrée (il y a quelques hommes qui ont surtout un rôle de faire-valoir dans ce monde très féminin) et leurs situations souvent difficiles. Leur habillement et les costumes tout en élégance et ces personnages attachants font oublier les quelques inégalités du scénario, entre drame et comédie. "
Très beau film sur le cinéma, les costumières et la condition des femmes dans les années 70 en Italie. C'est coloré, émouvant et les acteurs sont TOUS formidables. A voir très vite
Ce film est un vrai bonbon ou diamant .... les diverses histoires sont émouvantes, l'ambiance hyper agréable et ce film n'est que beautée de part ces acteurs, les lieux et les caractères des personnages. Quel bon moment !
Le film débute avec un moment de joie et de convivialité, voir de complicité où le réalisateur lui-même Ferzan Özpetek invite les actrices qu'il aime et qu'il a déjà fait tourner un faire un film par et pour elles en mettant à l'honneur le travail en coulisse des costumières et des couturières qui, souvent, sont les petites mains qui rendent les actrices plus belles encore. Une petite mise en abîme avant de plonger dans un tournage de film qui ne dit pas son nom, un tournage qui se fait même invisible comme une histoire vraie qui imprime la pellicule. L'immersion dans l'atelier de couture est séduisante et savoureuse, mêlant à la fois drame et comédie, alternant les sentiments comme les émotions où on apprend à connaître les unes et les autres dans leur intimité, leur quotidien, leur bonheur comme leur souffrance. Il y a quelques facilités narratives également et on ne parlera pas de l'affiche somptueuse mais trompeuse. La mise en abîme s'invite par ci par là, jusqu'à la dernière partie qui accentue le concept pour juste rappeler la magie du cinéma et de l'illusion et qu'il n'y en a pas sans les femmes. La dernière demi-heure est un tourbillon d'émotions où tout se recoupe, où l'élégance de la mise en scène n'a d'égal que les arts et la féminité qui se réunissent en une robe somptueuse. Un grand film... Site : Selenie
Absolument magnifique ! De l'émotion, de la solidarité, des problèmes d'actualité, de la tendresse, le tout pour sublimer un métier et des costumes incroyables, sur fond de musique superbe.
Excellent film! Le directeur fait attention aux détails..Film coloré, nous amène à une autre époque, là où il n'y avait pas de portables. Les actrices sont excellentes!