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Zola Ntondo
83 abonnés
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4,0
Publiée le 12 février 2026
Le rythme de Hurlevent s’impose d’emblée comme une condition de perception. Lent, presque méditatif, il ne cherche ni l’efficacité immédiate ni la dramatisation des sentiments. Cette temporalité étirée restitue quelque chose de l’univers narratif d’Emily Brontë, écrit dans les années 1800, à une époque où la maturation intérieure primait sur l’urgence. Le film ne précipite rien : il laisse les émotions se former, se déposer, et progressivement traverser le spectateur.
Sous la direction d’Emerald Fennell, le film, en costume d’époque, évite toute rigidité illustrative grâce à une photographie moderne, précise et travaillée, dont la lumière et la composition instaurent un dialogue constant entre passé et regard contemporain. Le paysage n’y est pas un simple décor : il prolonge les états intérieurs, comme si l’espace retenait ce que les personnages ne peuvent formuler.
Le récit se construit autour du célèbre triangle amoureux imaginé par Emily Brontë, où fidélité, désir et choix irréversibles s’entrelacent. Chaque décision transforme ceux qui la prennent, non par rupture, mais par déplacement progressif — sous l’influence constante d’une présence plus silencieuse, presque directrice : Heathcliff, figure centrale et discrète, véritable axe invisible autour duquel s’organisent tensions et renoncements.
Margot Robbie, dans le rôle de Catherine Earnshaw, incarne avec finesse cette tension intérieure. Son interprétation, faite de retenue et de nuances, révèle une conscience en mouvement, traversée par des élans contradictoires qu’elle ne cherche jamais à expliciter. À ses côtés, Alison Oliver, interprétant Isabella Linton, compose une évolution plus discrète mais essentielle : une transition presque imperceptible d’un attachement encore lumineux vers une tonalité plus sombre, rendue sensible sans jamais être soulignée.
La musique, composée par Anthony Willis, structure le récit avec une retenue tendue. Derrière ses lignes parfois lyriques affleure une froideur persistante, presque spectrale, qui installe une inquiétude diffuse. Cette écriture sonore évoque moins l’élan d’une romance que la présence d’un lien instable, traversé d’ombres et de tensions sourdes, dans une tonalité proche du romantisme gothique. La partition n’apaise pas : elle accompagne, avec discrétion, la part obscure du récit.
Ainsi, Hurlevent progresse moins par événements que par maturation. La lenteur n’y est pas une inertie, mais une forme d’exactitude : elle permet au spectateur d’éprouver, dans la durée, ce que vivent les personnages. Un film en costume d’époque qui, par la modernité de sa forme, la justesse de son interprétation et la cohérence de sa musique, fait du temps le véritable vecteur de l’émotion.
Une véritable parenthèse cinématographique hors du temps, ce film mérite toute l’attention d’un public curieux et prêt à accueillir ses émotions. Les personnages, profondément attachants, entraînent le spectateur dans un huis clos intime et romantique où chaque geste compte. Les décors et paysages, intégrés avec une grande finesse, offrent plusieurs niveaux de lecture et accompagnent subtilement l’évolution des événements. Quant aux costumes, d’une élégance remarquable, ils témoignent d’un travail minutieux inspiré des styles des XVIIIᵉ et XIXᵉ siècles, apportant au film une dimension visuelle d’une rare beauté!
Très beau film, qui arrache une petite larme dans ses dernières minutes. Une romance intense, passionnée, parfois toxique, mais profondément bouleversante. Pour moi, c’est une très belle adaptation du livre : certes, il n’est pas respecté à la lettre, mais c’est aussi ce qui fait la force du cinéma. Le comparer à Cinquante nuances de Grey serait une erreur. Hurlevent, porté par Margot Robbie et Jacob Elordi, mérite d’être classé parmi les grands films d’amour de cette décennie. À vivre absolument au cinéma, entre amis ou en amoureux.
N'ayant pas lu les livres, j'ai adoré le film du début à la fin. Que ce soit par le jeu d'acteur des enfants comme des adultes, aux décors, costume, scénario et la tension entre les deux rôles principaux, ce film fut comme une expérience que j'ai ressenti jusque dans les tréfonds de mon âme (j'ai encore des frissons face à la fin). Emmelia Fenndell est une magnifique réalisatrice, et j'avais déjà beaucoup apprécié la direction artistique de Saltburn. Le film m'a donné très envie de lire le livres, bien que je sache qu'il est totalement différent et cela est un aspect qui m'enchante. Le but de ce genre d'adaptation cinématographiques n'est pas de reproduire parfaitement mais d'offrir une nouvelle vision, et j'ai adoré :)
Je ne m’attendais pas du tout à cette atmosphère sombre qui survole tout le film… pièces sombres, actions de certains personnages qui rendent ce film particulièrement bizarre… personnellement j’ai trouvé certains passages dignes d’un mauvais film. Pieces rouges sang avec lumière tamisée ou pièce verte sapin brodé noire mais lumière faible… la pupille qui a le comportement le plus bizarre du monde est flippante . Et la scène de presque fin… je vous laisserais juger par vous même… déçue
Je sors du ciné et je peux vous confier qu il s agit là d’un film qui vous retourne l’âme ! La musique, les paysages, la beauté des costumes, la beauté et le jeu de Jacob Leordi sont extraordinaires - ce n est pas une romance, c est l histoire d une passion ravageuse mais inévitable ! Je recommande !
Je suis partie. Le fond est insupportable.. l'histoire la plus banale sur 2h10 de film je suis partie au moment où elle embrasse son ténébreux... Cest un film pour adolescent.. Je respecte le travail d'arrière. Sur la forme, la musique, les acteurs, la mise en scène est exceptionnelle et tout mais l'histoire est un enfer. Une fille qui par complètement en couille mentalement et retrouve son ancien compagnon qui revientla voir apres des années et des années il devient riche et raser. Voilà cest tout apres il se roule des pelles et je suis parti car je le trouvais en plus de plus en plus horrible le aimaitau niveaudu comportement. Film pour adolescent ou alors si tu es perdu dans ta vie et bien va le voir.
Le roman d 'emily bronte à fait l'objet d'un grand nombre d 'adaptations...mais celle ci est certainement la ' pire . l'érotisme cruel a remplacé tourments de la passion, les scenes de sexes ont pris le pas sur les sentiments . Le réalisateur transmet toute sa fascination pour la violence glauque dans des décors complètement artificiels ou tout est clinquant. un film " cheap" ou l'on s'ennuie devant cet abondance de mauvais goût et vide de sens.
Quand il s’agit d’histoires d’amour contrariées je suis souvent très bon client. Si en plus la mise en scène, les décors, l’esthétisme, la photographie et les acteurs sont incroyables, alors là je suis carrément conquis. Alors oui certains vont détester, trouver ça kitsch, grotesque, bizarre, trop léché ou même ringard. Perso j’ai trouvé ça super moderne et dans l’air du temps. Si ça peu faire revenir les jeunes dans les salles tant mieux.
bon film qui est excélament portée par les acteurs et puis l'histoire porte aussi très bien le film du coup c'est grâce à ça que se film reçois cette note