L’adaptation assez libre du si célèbre livre « Les Hauts de Hurlevent » d’Emilie Bronte est brillante. Bien sûr, les puristes diront que le livre n’est pas respecté à la lettre, mais il faut bien condenser les 400 pages!!! L’histoire très alambiquée voire carrément tordue en particulier aux derniers chapitres du roman est ici je trouve assez astucieusement simplifiée. Le rythme progressif de la passion amoureuse devenue effroyablement toxique est extrêmement bien rendu. Les acteurs sont assez exceptionnels à commencer par Margot Robbie et Jacob Elordi, les décors en tous points splendides, la musique quelque peu déjantée très bien trouvée. Bref : J’ai beaucoup aimé.
Ce soir-là, la salle était composée d’un public essentiellement féminin complètement acquis à l’histoire et au subversif personnage principal de ce livre - devenu un standard de la littérature paru durant la moitié du XIXe siècle.
Bien que l’image, les décors, la lumière et les acteurs soient superbes, je n’ai pas accroché, sans doute parce que ce n’est pas mon style de film.
Il ne se passe rien. Histoire pauvre, sans direction, sans émotions... Beaucoup de belles couleurs pour caché le manque de scénario. Film sans intérêt.
C’est long. C’est lent. Par moments, c’est franchement étrange. Et surtout, on sort du film plus perplexe qu’ému.
On sent une volonté artistique forte, presque obsessionnelle : une ambiance sombre, pesante, portée par des silences interminables et une souffrance omniprésente. Tout respire le tourment comme si le réalisateur avait voulu nous faire vivre son malaise intérieur minute après minute. Le problème, c’est que cette immersion devient vite éprouvante plutôt que captivante.
Le rythme est étiré à l’extrême, au point de casser toute tension narrative. Pire encore : la fin est quasiment annoncée dès le début. Aucun suspense, aucune montée émotionnelle. On regarde défiler les scènes en attendant qu’il se passe quelque chose… qui ne vient jamais vraiment.
Alors oui, c’est visuellement soigné. Oui, l’atmosphère est travaillée. Mais est-ce que ça suffit à faire un bon moment de cinéma ? Clairement non.
Un fuis moi je te suis, suis moi je te fuis magnifique visuellement. On y retrouve la grande force de la réalisatrice la mise en scène, les images gênante, la sensualité, sa manière de filmer les corps comme des sculptures, crée des décors comme des œuvres d’art et une esthétique magnifique. Il n’y a pas à dire ce film confirme le talent de la réalisatrice. Tu rajoutes à ça une Margot Robbie avec un Jacob Elordi prêt à exploser et on a un film très chaud. Tout à une signification dans le film est tout est là pour crée le désir. Un Roméo et Juliette des temps moderne finalement.
Adaptation fiévreuse et viscérale du roman d’Emily Brontë, Hurlevent s’impose comme une relecture radicale de Les Hauts de Hurlevent, pensée avant tout comme une expérience sensorielle. Emerald Fennell ne cherche pas à raconter une histoire d’amour au sens classique, mais à exposer une passion absolue, violente et contradictoire, où chaque personnage agit en pleine conscience de sa propre damnation. Le film repose sur une opposition frontale entre deux mondes. D’un côté, un univers rude, froid, presque dépouillé, où la survie impose une forme de sincérité brute. De l’autre, un monde clair et abondant, saturé d’objets, de confort et de signes extérieurs de réussite, qui fonctionne comme une prison dorée. Ce monde policé, où tout semble parfait, évoque une version dévoyée d’Alice au pays des merveilles, séduisante en surface mais profondément artificielle. À force de vouloir tout contrôler, tout embellir, il étouffe les êtres qui l’habitent. À l’inverse, l’espace gris et austère impose une condition rude, parfois violente, mais paradoxalement plus honnête. Le film suggère ainsi que l’abondance et le luxe ne mènent pas au bonheur, mais à une illusion de satisfaction vouée à se dissoudre.
L’esthétique occupe une place centrale dans Hurlevent, au point de devenir un sujet en soi. Chaque plan semble pensé comme une composition picturale, convoquant des références visibles à la peinture romantique, à Autant en emporte le vent, ou encore à une imagerie gothique évoquant l’univers de Burton. Cette accumulation de signes finit parfois par saturer l’image, donnant le sentiment que le style prend le pas sur l’émotion. Ce choix n’est pourtant pas innocent. Il accompagne un jeu d’acteur volontairement en surface, presque distancié, qui souligne l’importance du paraître dans ce monde où l’on sauve l’image avant de sauver les êtres.
Margot Robbie et Jacob Elordi incarnent une relation fondée sur la confusion permanente entre désir, rejet, attirance et répulsion. Leur lien est fusionnel, mais profondément aliénant, incapable de s’épanouir dans un cadre social quel qu’il soit. Les corps et les visages contredisent sans cesse les paroles, révélant une impossibilité à dire ou à vivre pleinement ce qui est ressenti. Emerald Fennell accentue cette tension en refusant toute morale explicite. L’amour n’est jamais idéalisé. Il est montré comme une force brute, incontrôlable, presque animale, qui consume autant qu’elle unit.
En assumant une grammaire visuelle proche du dark teen, Hurlevent transforme le mythe littéraire en tragédie contemporaine. Le film divise, dérange, et peut apparaître comme audacieux ou excessif selon le regard porté sur lui. Mais derrière la surenchère esthétique, il expose une idée implacable. Quand tout n’est que paraître, le désir devient un simulacre, et la passion, un chemin sans issue.
J’ai eu l’opportunité de découvrir en avant-première la capacité d’Emerald Fennell à transformer n’importe quel classique de la littérature britannique en une dark romance à l’esthétique léchée, tout en faisant reposer les fondations du film sur les épaules d’acteurs bankables n’ayant rien à voir avec les personnages originaux mais qui rempliront les nombreux sièges des cinémas du monde entier. L’histoire très complexe des Hauts de Hurlevent en devient presque une histoire banale d’un amour toxique déjà très exploitée au cinéma. Est-ce que le film est fidèle au livre ? Pas du tout. Est-ce que l’alchimie entre Jacob Elordi et Margot Robbie est palpable durant le visionnement ? Pas vraiment. Mais est-ce que la réalisation, les costumes, la photographie sont incroyables ? Tout à fait. Et surtout, est-ce que l’on passe un bon moment ? Assurément.
Pourtant, le script reprend globalrment toute la trame de la premiere partie du roman, centrée sur la romance amour-haine et destructrice entre Catherine et Heathcliff.
Le problème ceci dit tient dans le traitement global, sorte de relecture à la sauce érotico-young adult tout droit sorti des fantasmes afolescents de la réalisatrice. C'est simple : Hurlevent est régulièrement écrit/tourné au vibromasseur, abandonnant toute once de subtilité (ces nombreux passages où les protagonistes se mettent les doigts dans diverses substances), préférant placarder tout ça avec grande emphase. Pour le coup, c'est parfois bien amené, proposant une dimension viscérale/charnelle (à la Saltburn) qu'on voit très rarement dans un blockbuster R Rated (le film est loin d'être prude), accentuant le charnel via un excellent sound design.
De plus, le film est d'une beauté sans nom d'un pur point de vue plastique, de la prod design entre réalité historique et fantasme (l'équilibre est pas toujours tenu ceci dit) jusqu'à la sublime photo de Linus Sandgren (La La Land, Babylon).
Mais là où le bât blesse le plus pour moi tient dans le casting : Margot Robbie est très bien...mais trop âgée pour le rôle. Et si ce dernier point (c'est une adaptation tranchée après tout), le duo avec Jacob Elordi ne fonctionne pas. Filmé main dans la culotte par Emerald Fennel (le gars est torse nu une scène sur deux), l'acteur est souvent à côté en terme de jeu, dont le monolithisme contraste beaucoup trop dans les séquences voulues comme des explosions de romantisme (à croire qu'il était encore dans son rôoe de créature de Frankenstein). Dommage, car ce n'est pas une adaptation banale (rien que son ouverture où semblant de jouissance et de mort s'entremêlent), mais c'est in fine pas terrible
Un jeu du cadre magnifique? La réalisatrice nous montre encore une fois qu'elle est faite pour ce métier et qu'elle sait comment manier une caméra. Néanmoins, ce couple est pour moi un mauvais casting même si leur jeu est juste tout le long.
Vu hier soir en avant première au Grand Rex, j’ai adoré. Les acteurs sont tous très bons dans leur rôle respectif, la musique plus ou moins actuelle par rapport à l’époque du film donne un ton un peu décalé que j’ai beaucoup aimé. De l’amour mais aussi de l’humour. Excellent film.