Un film comique et émouvant sur les liens de l'amitié face aux épreuves du temps. On regrettera une once de grossophobie.
Univers visuel assez foutraque avec pas mal de référence pop-culture où, après avoir plongé dans des produits chimique nos héros peuvent voir leur conscience être projetée 20 ans dans le futur puis revenir au point de départ en éternuant.
On note l'intégration d'éléments en animation pour les scènes d'actions (un peu "à la Scott Pilgrim"), 3 format d'image différents (un format par époque + 1 post résolution du climax).
On notera que le scénario insiste beaucoup sur le fait que l'on soit sur la planète K (même si pour tout le monde, il est plus qu'évident que l'on est en Chine moderne) dans le but plus qu'évident de passer la censure car cela n'apporte strictement rien à l'histoire.
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2,5
Publiée le 28 janvier 2025
« Le plus gros mensonge que l'on se raconte, c'est que tout sera mieux en grandissant. » À la suite d'un incident, trois amis découvrent qu'ils peuvent voyager vingt ans dans le futur. Une vie qui n'est pas comme ils l'avaient espéré, mais il existe peut-être une chance de l'améliorer en devenant eux-mêmes de meilleures personnes. Entre le récit de passage à l'âge adulte et le trip futuriste survolté, "Escape from the 21st Century" est un film étonnant et très stylé. Une proposition singulière à travers une cinématographie colorée, une bande-son entrainante et une mise en scène très dynamique. Une sorte de trip sous acide qui m'a cependant laissé sur ma faim. J'ai plutôt apprécié la forme, mais l'histoire ne m'a pas emballé plus que ça. Autant quand ça concerne l'amitié, l'estime de soi, la peur de grandir, ça passe, mais le reste sur spoiler: l'entreprise ne m'a pas intéressé. Au final, il y a peut-être plus de points positifs que négatifs, mais ça n'a pas suffi...
Montage frénétique, scénario versant dans le n'importe quoi, musique punchy, déluge de couleurs, acteurs survoltés,... "Escape from the 21st century" est un film complètement délirant qui nous en met plein les yeux et les oreilles en plus de brasser de nombreux genres. Ce long métrage chinois est un vrai bazar cinématographique dans lequel se côtoie le génie et le nanar. Parfois brouillon, parfois usant, "Escape..." est aussi jouissif par moments avec de nombreuses bonnes idées de mise en scène. Le projet manque juste de maturité pour le rendre vraiment génial et gommer quelques bides, quelques facilités et quelques confusions. Un film atypique et intrigant quoique parfois épuisant.
Un film riche, un film qui offre beaucoup. Alors oui, ça part peut etre trop dans tous les sens, mais les idées sont tellement génial et l’histoire vraiment forte qu’on est emballé.
Pur produit de l'époque, cet hybride générique s'attache non seulement à expliquer toutes les pensées et les émotions des héros, mais à les illustrer! Ainsi, les trois sens convoqués au cinéma sont incessamment stimulés, à grand coups de cuts, de musiques vives, d'images subliminales, redoublant inutilement ce qu'un plan, un mot, un geste pouvaient faire comprendre. Or, en dépit d'idées visuelles ou de surimpressions intéressantes, la sensation dominante demeure le tournis! Ne se souciant guère de la cohérence du scénario ou du comportement des protagonistes, l'intrigue évoque la déception du passage à l'âge adulte - sans pour autant justifier de l'impatience de ces adolescents à y parvenir car hormis celui en surpoids qui se déclare malmené, les autres ne semblent guère avoir de problèmes... Une débauche de références, d'influences, de jeux graphiques suffisent pour un clip, non pour un film. Psychédélique!
J'avais eu de bons échos d'« Escape From The 21st Century », je m'attendais donc à une proposition vraiment qualitative, sans espérer non plus un chef-d'œuvre bien sûr. J'avais hâte de voir ce que le meilleur du cinéma chinois contemporain (apparemment) avait à offrir. Quelle n'a pas été ma surprise de me retrouver face à un machin purement visuel avec un propos dérisoire... Un certain nombre d'internautes ont porté ce film aux nues, lui attribuant des notes folles, damn...
Il semble que tout le monde se soit fait retourner la tête par la forme il est vrai virtuose du film, perdant ainsi toute capacité de réflexion et tout recul... « Escape From The 21st Century » est en effet un tourbillon d'images frénétique et complètement fou. Il y a parfois jusqu'à 5 idées par plan (du moins on en a l'impression), qui s'enchaînent sans discontinuer. Le rythme du long métrage est infernal et ne ménage quasiment aucune pause. Le cinéaste Li Yang use des dernières technologies d'images de synthèse et autres effets spéciaux, tout en ayant recours à différents formats de visuels et même régulièrement à l'animation, qui se surajoute parfois à des plans d'images live.
Mais déjà là, il y a un gros hic. Car les images convoquées, dont beaucoup font écho à la pop culture chinoise, asiatique (les mangas et les jeux vidéo japonais sont abondamment cités) et même occidentale (américaine surtout), ne brillent pas par leur inventivité... C'est comme si une IA avait pris le contrôle, et recrachait à la figure du spectateur un pot-pourri de « visuels créatifs », tout ce qu'il y a de plus attendus et déjà vus... Bien rares sont les plans à être réellement surprenants et poétiques, au sens premier de pure création.
Ensuite, ce flux non-stop d'images multicolores et dynamiques consiste plus ou moins en un gavage de cerveau. Je suis ressorti du film diverti, certes, mais avec un mal de tête. Comme si je sortais d’un McDo (enseigne d'ailleurs citée dans ce film, qui fait décidément feu de tout bois), l'estomac surchargé, avec l'impression d'avoir mangé quelque chose de très gras et de très sucré, plutôt sympa sur le moment... Mais sans réelle saveur, et assez désagréable après coup... Et de fait, je serais bien en peine de retenir une ou plusieurs idées clés de ce film. Il y a une vague nostalgie de la jeunesse et du temps qui passe, mais complètement surfaite et artificielle.
Car il faut bien aborder ce point. Ce film enfile les clichés éculés comme les perles et ne reste qu'à la surface. Les trois personnages masculins principaux sont totalement stéréotypés, ce qui fait qu'on a le plus grand mal à s'attacher à eux. Ce n'est pas la première fois que je constate que certains films asiatiques n'ont guère évolué en 40 ans dans la psychologie des personnages (je pense au récent film hongkongais « City of Darkness »). On a ici le courageux/bagarreur (le vrai héros quoi), le rigolo/rusé et le gros qui se fait victimiser par tout le monde, y compris ses amis. Et évolution psychologique notable des personnages dans le futur : le seul trait de caractère du personnage en surpoids 30 ans après... est qu'il n'est plus gros, et donc sa vie est plus agréable. Très recherché ! Pour ce qui est des femmes ce n'est guère mieux... L'héroïne principale est figurée soit comme la star du lycée, la fille parfaite dont tous les garçons rêvent, mais sans aucune personnalité, soit 30 ans plus tard comme une amante éplorée et dépressive, cliché – là encore – de la fille trop sensible qui a mal tourné dans un monde décidément trop dur (soupir).
De toute façon, rien de surprenant. Avec son rythme cocaïné, « Escape From The 21st Century » est dans l'impossibilité de construire la moindre psychologie pour ses personnages ou de développer le moindre propos. On est bombardé de signes pop et publicitaires, mais jamais on ne rentre dans l'intériorité de personnages en deux dimensions et purement fonctionnels. J'ai donc d'autant plus de mal à comprendre les larmes de crocodile versées par certains à propos de ce film complètement vide et vain. Peut-être l'impression de se sentir jeune en tressant des lauriers à ce film ? Fort heureusement, il y a un certain nombre de cinéastes débutants bien plus intéressants en Chine et dans le monde de nos jours.
Avec Escape from the 21st Century, le réalisateur Li Yang signe une œuvre de science-fiction aussi surprenante qu’énergique, mêlant aventure adolescente, humour absurde et réflexion sur le temps qui passe. Porté par Song Yang et Elane Zhong, le film revisite le récit du voyage temporel avec une inventivité visuelle assumée et un ton résolument décalé.
Tout commence en 1999, à l’aube d’un nouveau millénaire chargé de fantasmes technologiques. Trois adolescents ordinaires découvrent par hasard un pouvoir improbable : un simple éternuement leur permet de voyager dans le temps. Ce point de départ volontairement loufoque donne immédiatement le ton d’un film qui refuse le sérieux scientifique pour privilégier l’imagination et la liberté narrative.
Rapidement propulsés dans différentes époques, les jeunes héros se retrouvent confrontés à une mission inattendue : sauver le monde. Mais derrière l’aventure spectaculaire, Escape from the 21st Century explore surtout le passage à l’âge adulte et la nostalgie d’une génération coincée entre deux siècles, entre innocence analogique et futur incertain.
Visuellement, Li Yang adopte une mise en scène frénétique, presque pop, où les effets spéciaux et les ruptures de ton participent à une esthétique volontairement chaotique. Le film assume ses excès, oscillant entre comédie adolescente, science-fiction et satire sociale. Cette énergie permanente peut désorienter, mais elle constitue aussi la signature d’un cinéma libre, refusant les codes narratifs trop formatés.
Le trio d’acteurs fonctionne grâce à une dynamique crédible et spontanée, incarnant des personnages encore maladroits face à leurs responsabilités. Leur évolution émotionnelle devient progressivement le véritable moteur du récit, bien plus que la mécanique temporelle elle-même.
Sous ses airs de divertissement fantasque, Escape from the 21st Century pose finalement une question simple : que ferait-on si l’on pouvait corriger le futur avant même de devenir adulte ? Entre humour, chaos et mélancolie générationnelle, le film transforme le voyage dans le temps en métaphore du passage à la maturité.
Certes le film peut finir par lasser avec sa profusion de tout, son rythme frénétique et son scénario qui bégaie un tantinet dans la seconde partie, mais qu'il est réjouissant de voir de telles propositions de cinéma, une telle gourmandise. Les formats d'image changent au rythme des époques, l'animation et la prise de vues réelles se télescopent, le spectacle visuel est saisissant et les musiques accompagnent remarquablement toute cette furie. On ne peut que penser à l'un des succès surprise de 2022, "Everything Everywhere All at Once", comme si dorénavant la Chine était capable de répliquer à la machine hollywoodienne. "Escape From the 21st Century" devrait être l'occasion de ravir un public ado ainsi que celui qui pense au temps de "Street Fighter II" avec une certaine nostalgie.
NB : Pour situer la proposition c'est Charybde qui distribuera le film en France, ceux-là mêmes qui nous avaient balancé des centaines de castors à la figure l'an dernier. Mais cette fois ça passera par la case salles, a priori dès le 27 août.
Je comprends parfaitement qu'on puisse demeurer hermétique à ce genre de film loufoque et survolté qui enchaîne les idées plus déglinguées les unes que les autres à une vitesse folle, ne nous laissant pas une minute de répit entre deux délires visuels où prises de vues réelles et animation se percutent à un rythme éreintant. Mais ce cocktail pop détonnant filmé comme un jeu vidéo aux couleurs psychédéliques ne peut pas laisser indifférent. Parce que sous ses airs de film pour ados mêlant bastons improbables et comédie déjantée, le film de Yang Li est un véritable récit initiatique sur le poids de la fatalité et la foi en l'humanité, pour peu que l’on apprécie le second degré. Le cinéma chinois n'a décidément pas fini de nous surprendre.
Cong 21 Shi Ji an Quan Che Li ne tient pas en place, saute d’une temporalité à l’autre en un éternuement, change de ratio et de comédiens, intègre de l’animation numérique à ses prises de vue réelles et aux effets spéciaux les complétant pour un trop-plein de toute chose mimétique du siècle ainsi synthétisé. Pourtant cette hyperactivité tient moins d’une dynamique interne au récit qu’aux caprices d’un réalisateur confondant la table de montage et le bol d’un mixeur où chaque élément n’a vocation qu’à finir broyé et intégré de force dans une bouillie sans saveurs. Le jeu référentiel avec les codes de différents genres réduit ces derniers à une collection de clichés que le film reproduit avec une réussite inégale. Nous retiendrons quelques brèves fulgurances, telle la chute d’ordinateurs et de câbles électriques depuis la hauteur d’un immeuble, qui réhausse un intérêt fluctuant et offre au spectateur un moment d’accalmie entre deux crises visuelles et sonores le considérant comme un utilisateur des applications à la mode.
Difficile de faire une review sur cet OVNI tant il y aurait de choses à dire. Escape from the 21st Century est de ces films qui demandent à être vécus. J’ai passé un agréable moment, il faut dire qu’il est tout simplement impossible de s’ennuyer face à un rythme aussi effréné et un montage aussi dynamique. Quelle bombe artistique. Tout déborde d’imagination, de créativité, chaque scène, chaque plan. C’est un film difficile à décrire tant il ne ressemble à rien d’autre, même si certains feront le rapprochement avec Everything Everywhere All at Once. On est face à une fresque frénétique et atypique suivant la vie de trois jeunes hommes capables de voyager dans le futur… en éternuant. Il faut accepter de se laisser emporter. Les premières minutes peuvent être déconcertantes, mais le film se révèle peu à peu comme une véritable déclaration d’amour au cinéma. On traverse tous les genres : drame, action, science-fiction, romance… Une œuvre dense, parfois jusqu’à l’excès. J’avoue que la seconde partie m’a fait légèrement décrocher par moments. Le film est si intense qu’il finit littéralement par bouffer notre énergie (et j'étais fatigué c’est vrai..). Malgré ça l’expérience reste unique, fun, sublimement débile, où se cotoie le génie absolu et le pur nanard. Un film imparfait, excessif parfois, mais trés singulier et debordant d'idées. Une oeuvre qui brise totalement les codes et rien que pour ça il doit être vu.
Une folie des Grandeurs que seulement le cinéma asiatique peut procurer. Escape from 21st century est un film complètement fou, partant dans tous les sens, melangeant tous les genres possibles (SF ; romance ; drame ; comédie...)
1h36 de bonheur et de plans jouissifs. La mise en scène est folle ; les blagues sont excellentes et l'émotion est étonnement magnifique
Et contrairement à Everything Everywhere all at once, ce film est reflète d'ingéniosité tout en se prenant 1er degrés : il est clairement très abordable pour n'importe qui
Exceptionnelle. Un de meilleurs films de l'année 2025