Derniers Avis : Escape From the 21st Century - Page 2
Escape From the 21st Century
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geofkoe
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4,5
Publiée le 16 février 2026
Avec Escape from the 21st Century, le réalisateur Li Yang signe une œuvre de science-fiction aussi surprenante qu’énergique, mêlant aventure adolescente, humour absurde et réflexion sur le temps qui passe. Porté par Song Yang et Elane Zhong, le film revisite le récit du voyage temporel avec une inventivité visuelle assumée et un ton résolument décalé.
Tout commence en 1999, à l’aube d’un nouveau millénaire chargé de fantasmes technologiques. Trois adolescents ordinaires découvrent par hasard un pouvoir improbable : un simple éternuement leur permet de voyager dans le temps. Ce point de départ volontairement loufoque donne immédiatement le ton d’un film qui refuse le sérieux scientifique pour privilégier l’imagination et la liberté narrative.
Rapidement propulsés dans différentes époques, les jeunes héros se retrouvent confrontés à une mission inattendue : sauver le monde. Mais derrière l’aventure spectaculaire, Escape from the 21st Century explore surtout le passage à l’âge adulte et la nostalgie d’une génération coincée entre deux siècles, entre innocence analogique et futur incertain.
Visuellement, Li Yang adopte une mise en scène frénétique, presque pop, où les effets spéciaux et les ruptures de ton participent à une esthétique volontairement chaotique. Le film assume ses excès, oscillant entre comédie adolescente, science-fiction et satire sociale. Cette énergie permanente peut désorienter, mais elle constitue aussi la signature d’un cinéma libre, refusant les codes narratifs trop formatés.
Le trio d’acteurs fonctionne grâce à une dynamique crédible et spontanée, incarnant des personnages encore maladroits face à leurs responsabilités. Leur évolution émotionnelle devient progressivement le véritable moteur du récit, bien plus que la mécanique temporelle elle-même.
Sous ses airs de divertissement fantasque, Escape from the 21st Century pose finalement une question simple : que ferait-on si l’on pouvait corriger le futur avant même de devenir adulte ? Entre humour, chaos et mélancolie générationnelle, le film transforme le voyage dans le temps en métaphore du passage à la maturité.
Quelle inventivité dans la mise en scène ! On aurait envie de faire pause à chaque plan pour savourer ! D’ailleurs, cette mise en scène risque de rendre bien fades certaines réalisations beaucoup moins « léchées ». En terme d’histoire, j’y ai davantage trouvé mon compte que dans « Everything Everywhere All at Once » (2022), précédent ovni auquel « Escape from the 21st Century » fait inévitablement penser. Ce film n’a pas eu, chez nous, le succès public qu’il méritait (16 733 spectateurs seulement en salles). Espérons que cette exploitation sur les plateformes lui offrira une deuxième vie.
Difficile de faire une review sur cet OVNI tant il y aurait de choses à dire. Escape from the 21st Century est de ces films qui demandent à être vécus. J’ai passé un agréable moment, il faut dire qu’il est tout simplement impossible de s’ennuyer face à un rythme aussi effréné et un montage aussi dynamique. Quelle bombe artistique. Tout déborde d’imagination, de créativité, chaque scène, chaque plan. C’est un film difficile à décrire tant il ne ressemble à rien d’autre, même si certains feront le rapprochement avec Everything Everywhere All at Once. On est face à une fresque frénétique et atypique suivant la vie de trois jeunes hommes capables de voyager dans le futur… en éternuant. Il faut accepter de se laisser emporter. Les premières minutes peuvent être déconcertantes, mais le film se révèle peu à peu comme une véritable déclaration d’amour au cinéma. On traverse tous les genres : drame, action, science-fiction, romance… Une œuvre dense, parfois jusqu’à l’excès. J’avoue que la seconde partie m’a fait légèrement décrocher par moments. Le film est si intense qu’il finit littéralement par bouffer notre énergie (et j'étais fatigué c’est vrai..). Malgré ça l’expérience reste unique, fun, sublimement débile, où se cotoie le génie absolu et le pur nanard. Un film imparfait, excessif parfois, mais trés singulier et debordant d'idées. Une oeuvre qui brise totalement les codes et rien que pour ça il doit être vu.
Après une demi-heure où ça part dans tous les sens et où on rit bien comme il faut, on arrive sur une réflexion touchante sur "la peur de vieillir", avec une histoire vraiment cool ! Le plus important restera ici sa créativité, son mélange de tous les genres possibles, sa mise en scène et sa réal juste exceptionnelles ??
C'est vraiment un mélange incroyable entre Everything Everywhere All At Once et RRR, et qu'est ce que c'est kiffant.
Puis ce final déjanté, entre combats dignes des plus grands animes dans une vision apocalyptique.. Pouah.
PS : si vous avez emprunté Street Fighter, n'oubliez pas de le rendre, on sait jamais.
spoiler: Oops, pardon, je me suis trompée de salle. Ici c'est la séance destiné aux divinités transcendantales et omniscientes. Attendez, comment ça c'est tout public ?? Cela ne se peut, CE FILM EST TELLEMENT BIEN ! Il m'a donné un regain d'énergie : je n'ai plus d'arthrose et ma clavicule n'est plus cassée. Muchas gracias !!!
"Escape from the 21st Century", comédie d'action chinoise écrite et réalisée par Li Yang, sortie en 2024. Une très bonne surprise venue de Chine. Un film complet, , action, humour, romance et arts martiaux. Surtout, une claque visuelle, graphique, servie par une magnifique . Aucun temps mort, une mise en scène astucieuse, hyper créative et beaucoup d'audaces. Des références à la culture geek, pop, cinématographiques. Un découpage très cartoon. C'est osé et ça fonctionne merveilleusement. Quant au scénario, c'est bien construit, une bande de jeunes en 1999, des sauts dans le temps, un film fou et surprenant. Le cinéma chinois offre de plus en plus de grosse productions de grandes qualités et se diversifie. La SF chinoise devient de plus en plus qualitative et l'humour passe de mieux en mieux. Bravo !
Ne faites pas comme moi. Ne regardez pas ce film dès le réveil, sinon c'est surcharge mentale assurée alors que le cerveau n'était pas prêt 藍.
Je ne savais pas du tout ce qu'était le film avant de le voir. J'en ai entendu parler comme d'un film dingue alors j'ai voulu voir par moi-même, et effectivement c'est complètement fou. Fou et libre. Escape from the 21st century est libre de toute convention du langage cinématographique. Il ose les changements de ratio, mélanger l'animation et la live, n'a que faire de la cohérence de son histoire et passe d'un genre à l'autre sans complexe. Le but étant plus d’entraîner le spectateur dans un maelström de sensations et de stimulations.
Et il est effectivement assez ressemblant à un film d'Edgar Wright, en particulier Scott Pilgrim et Everything Everywhere All at Once. Dans son mélange des genres et des médias (bande dessinée, jeux vidéo, cinéma).
Si j'étais méchant je dirais que c'est un film pour la génération TikTok. Vu qu'on passe sans cesse d'une scène à l'autre à une esthétique différente, voire d'un plan à l'autre, comme un zapping sur réseau social, mais au contraire je dirais que ça demande un talent et une maîtrise de son art absolument parfaits. Et ça demande au spectateur une attention de chaque instant pour suivre le film.
C'est peut-être sa limite. J'étais sans doute mal réveillé mais il y a un moment donné où j'étais perdu dans l'histoire. J’ai aimé l'utilisation des musiques. On retrouve même le fameux Here’s to You de Ennio Morricone. Il y a même une version chinoise de The House of the Rising Sun et Ave Maria. Et ça le fait. Mais mon morceau préféré reste celui où est utilisée la chanson Holding Out for a Hero de Bonnie Tyler. Ça m'a donné la niaque.
La scène des vélos est sans doute le meilleur gag. Absolument hilarant.
Peut-être que j'apprécierais le film encore plus lors d'un second visionnage, il est tellement dynamique et inventif qu'il m'a semblé difficile de rester concentré de bout en bout. Toujours est-il que j'ai trouvé ce Escape from the 21st Century assez galvanisant et créatif.
Enfin une proposition visuelle, ça c'est indéniable mais ça part dans tous les sens au point que ça en est trop gamin à mon gout, on ne comprend rien, on dirait que le film a été fais par des adolescents, y'a des bonnes idées mais à quoi bon si l'histoire n'a aucun sens ? c'est à bloc ça crie, le genre de film bien trop stupide pour un français...
Une folie des Grandeurs que seulement le cinéma asiatique peut procurer. Escape from 21st century est un film complètement fou, partant dans tous les sens, melangeant tous les genres possibles (SF ; romance ; drame ; comédie...)
1h36 de bonheur et de plans jouissifs. La mise en scène est folle ; les blagues sont excellentes et l'émotion est étonnement magnifique
Et contrairement à Everything Everywhere all at once, ce film est reflète d'ingéniosité tout en se prenant 1er degrés : il est clairement très abordable pour n'importe qui
Exceptionnelle. Un de meilleurs films de l'année 2025
Une leçon de cinéma pour le frauduleux EVERYTHING EVERYWHERE ALL AT ONCE! Cette œuvre m’a également fait penser à L’EMPIRE de Bruno Dumont mais en mieux. Parce que ce film va au bout de tout ce qu’il entreprend dans un rythme assez parfait. Ce n’est pas évident de rentrer dedans tant la forme est complètement décalée et inhabituelle. C’est décontenançant mais une fois que l’on a compris les intentions, c’est assez magistral. ESCAPE FROM THE 21ST CENTURY réussit la prouesse de pouvoir plaire à tout le monde. Il propose un humour super efficace, avec quasiment une idée par plan, sans non plus délaisser ses intentions très sérieuses. C’est à la fois divertissant et profond.
Yang Li se permet d’aborder à travers spoiler: ce voyage dans le temps l’urgence d’agir, la crainte d’être passé à côté de bien des choses ou le fait de ne pas laisser sa chance s’envoler lorsqu’elle se présente dans un métrage vraiment barré. Le changement de format est une idée simple mais elle permet facilement de faire rapidement comprendre la situation. Ceci, l’utilisation de la musique et sa créativité constante permettent d’atteindre un haut niveau de dynamisme. Il illustre son propos avec des images, parfois presque subliminales pour accroître l’effet de surprise sans jamais nous perdre et c’est du génie. Et il n’en a que faire de sa jolie photographie. Il n’hésite pas à l’entacher avec des gag, des arrêts sur image ou des effets visuels étranges et merci pour ça. Je n’ai pas retenu le moindre prénom d’un personnage mais qu’est-ce que j’ai adoré les suivre. Ils sont de plus en plus attachants et inspirants même.
Hormis des scènes d’action peut-être un peu trop charcutées par moments, c’était un pur plaisir que je suis déçu d’avoir manqué en salles. Et à partir du moment où spoiler: éternuer te transporte 20 ans dans le futur , il n’y a pas grand chose à dire de plus. 18,5/20
Franchement je comprends pas les bonnes critiques. Une débauche de "mini-clips" non stop, avec des dialogues en permanence (sans rigoler y'a pas 3 secondes d'affilé de silence, c'est pas une blague. Pendant 1h38, accrochez-vous). C'est très confus. Le propos, assez simple et léger, est enchevêtré dans trois tonnes de mise en scène et de montage survolté vraiment indigeste. Y'a pas un plan qui dure plus de 3 secondes (véridique, ça pendant 1h38. 1h38 de cuts non stop). On dirait vraiment un film assisté par de l'IA tellement parfois c'est juste de la technique gratuite pour rien. La narration est vraiment confuse, les personnages sont tous interchangeables (ils ne sont quasiment pas introduits et son finalement un pretexte au déroulement de l'action).
Bref, un exercice technique d'1h38 pas très intéressant. En court métrage c'était bien, là c'est franchement ennuyeux.
Il y aura toujours des profils pour parler de génie (bien caché) et trouver un intérêt à ce que l'infime produit. Rien dans ce film ne va, excepté pour ceux qui parlent d'art lors d'un essai. Oui, comparer des modèles, parler de choc visuel, de questionnement métaphysique servira encore la cause de ces pseudos penseurs de l'âme humaine.
Parler de génie devant ce genre de productions amène à ce que vit le monde du cinéma, une crise.
Ce ne sera finalement pas Netflix qui aura la première place de mon top 2025. Et c'est tant mieux.
Escape From The 21st Century c'est juste extraordinaire. Beaucoup trop d'idées absolument tout le temps, des visuels toujours plus fous, des larmes de joie devant cette pureté cinématographique complètement étourdissante, c'est l'une des claques cinématographiques les plus violentes que je me suis prise.
Le film est en perpétuel renouveau et arrive toujours à fournir une scène encore plus iconique que la précédente. Chaque élément de mise en scène s'illustre par une pleine utilisation de son potentiel à tel point qu'on a envie d'hurler de joie devant une composition toujours plus dingue et virtuose.
On est devant le meilleur film de l'année. C'est vraiment très grand.
Quand je suis sorti du visionnage de Escape from the 21st Century, je suis resté un instant dans le silence, le cœur encore battant : ce film m’a à la fois surpris, enthousiasmé et ému. En donnant un très bon 4/5, je voulais souligner à quel point cette œuvre de Yang Li est une aventure aussi folle que sincère (un cocktail audacieux entre science-fiction, action et coming-of-age, qui ne tombe jamais dans la simplicité).
Dès les premières minutes, l’univers visuel m’a accroché : trois adolescents de 1999, une eau toxique, et, après un éternuement, un voyage dans le futur. Ce mécanisme de saut temporel par un éternuement est à la fois délirant et ingénieux (une idée qui paraît absurde sur le papier, mais qui, à ľécran, devient un formidable moteur narratif). Yang Li ne se contente pas de raconter une histoire de science-fiction : il crée un terrain de jeu pour son imagination, alternant entre scènes ultra dynamiques, animations, clins d’œil aux jeux vidéo et séquences de haute intensité.
Ce que j’ai particulièrement aimé, c’est la façon dont sont traités les trois personnages principaux (Wang Zha, Chengyong et Paopao), qui traversent non seulement des épreuves spatio-temporelles, mais aussi des conflits intérieurs profonds. Leur amitié, leur trahison, leurs aspirations sont au cœur du film, et malgré l’aspect très "pop" ou "coloré" de certaines séquences, il y a une vraie émotion derrière : la nostalgie d’un passé perdu, la peur d’un avenir décevant et la force de se préparer pour ce que l’on veut changer.
Le rythme du film est un atout majeur : il ne laisse pas le temps de s’ennuyer. Pourtant, ce flux effréné n’empêche pas quelques petits défauts (certaines règles du voyage dans le temps sont brouillées, et certaines ellipses scénaristiques m’ont paru légèrement maladroites). Mais ces moments sont rares, et ils sont presque compensés par la créativité visuelle (et sonore) : la bande sonore et les séquences animées amplifient l’effet "saut entre deux mondes".
En fin de compte, Escape from the 21st Century est une proposition cinématographique qui ose tout (et qui, pour moi, réussit presque tout). Il ne s’agit pas d’un film parfait, mais sa "folie douce", sa mélancolie naïve et sa vision débridée font partie de sa force. C’est le genre de film qu’on ne revoit peut-être pas tous les jours, mais qu’on n’oublie pas facilement. Si vous aimez les récits inventifs, les films qui vous font à la fois rire, réfléchir et vibrer, je vous le recommande chaudement.