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Fabios Om
71 abonnés
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4,5
Publiée le 13 juin 2026
Escape from the 21st Century est une véritable surprise et un vent de fraîcheur dans le cinéma chinois. Le film mélange avec beaucoup d'énergie la science-fiction, la comédie et l'action, tout en proposant une mise en scène inventive et un rythme soutenu du début à la fin. Les effets visuels sont réussis, les scènes d'action sont dynamiques et les personnages sont
attachants. L'humour fonctionne bien et apporte une touche légère à une histoire qui sait aussi devenir émouvante. Le concept du voyage dans le temps est exploité de manière originale, avec plusieurs moments créatifs qui maintiennent l'intérêt. J'ai particulièrement apprécié l'audace du réalisateur et le style visuel très coloré, qui donne au film une identité propre.
Même si certains passages peuvent sembler un peu chaotiques ou exagérés, cela fait partie de son charme et de son énergie.
Au final, un excellent divertissement, drôle, spectaculaire et plein d'imagination, qui montre une facette moderne et ambitieuse du cinéma chinois. Une belle découverte que je recommande volontiers.
Je n’y connais absolument rien en cinéma chinois mais qu’est-ce que je viens de voir ? Le film va à 10 000 à l’heure mais prend malgré tout le temps de développer ses personnages, d’insérer quelques dialogues assez poétiques et le tout avec une mise en scène qui a 10 000 idées par minute, avec une photographie monstrueuse. Non franchement c’est excellent, la seule chose un peu perturbante est qu’on sent que les créateurs du film n’avaient pas tellement grand chose à faire du scénario puisque j’ai un peu du mal à cerner comment fonctionne les allers retours dans le futur : certaines choses semblent avoir un impact sur le futur, mais pas d’effets papillons la plupart du temps donc un peu perturbant… cependant on met facilement de côté ce petit défaut face à la folie visuelle du film. Du très bon, je recommande !
Une comédie SF complètement WTF, bourrée de références aux mangas et jeux vidéo, mais desservie par un scénar assez confus et un montage ultra-rythmé limite fatiguant sur la fin. 2,75
Wouah. Décoiffant ultra imaginatif. Un mélange de last action Hero, de tenet, de ready player One et autres. Aucun temps mort, une créativité exceptionnelle, de l’humour omniprésent et des scènes mythiques (plongée du gratte ciel avec les cables, l’attaque des corbeaux, et tellement d’autres). Ça c’est du cinéma !
Un film riche, un film qui offre beaucoup. Alors oui, ça part peut etre trop dans tous les sens, mais les idées sont tellement génial et l’histoire vraiment forte qu’on est emballé.
Dans ce long-métrage chinois, trois adolescents découvrent qu’un simple éternuement leur permet de voyager dans le temps. Ce pitch totalement improbable est à la hauteur de ce délire visuel non-stop qui multiplie les trouvailles visuelles et qui parvient à avoir une narration solide malgré l’aspect bordélique de son récit. Ce film part véritablement dans tous les sens, c’est aussi foutraque que joyeusement délirant et ce spectacle détonnant est un véritable ovni cinématographique à découvrir.
Ce film, qui côtoie volontairement en permance l’absurde, est une forme de performance d’Art contemporain. On adhère ou pas. L’ensemble comporte des fulgurance esthétiques, parfois, mais aussi des longueurs; la qualité de l’humour est pareillement inégale.
Je comprends parfaitement qu'on puisse demeurer hermétique à ce genre de film loufoque et survolté qui enchaîne les idées plus déglinguées les unes que les autres à une vitesse folle, ne nous laissant pas une minute de répit entre deux délires visuels où prises de vues réelles et animation se percutent à un rythme éreintant. Mais ce cocktail pop détonnant filmé comme un jeu vidéo aux couleurs psychédéliques ne peut pas laisser indifférent. Parce que sous ses airs de film pour ados mêlant bastons improbables et comédie déjantée, le film de Yang Li est un véritable récit initiatique sur le poids de la fatalité et la foi en l'humanité, pour peu que l’on apprécie le second degré. Le cinéma chinois n'a décidément pas fini de nous surprendre.
En 1999, trois adolescents découvrent qu'à la suite d'une bagarre de rue, un simple éternuement leur permet de voyager dans le temps. Propulsés deux décennies plus tard sur la planète K, ils rêvaient d'un autre monde. Dans quelle dimension nous a transporté Yang Li ?! De la pure SF chinoise. C'est jeune et pop, agrémenté d'images d'animation, de visuels originaux, de cascades, d'effets spéciaux et de bastonnades. Il faut avoir du souffle pour suivre nos trois héros qui ne savent plus s'ils doivent courir après le temps. Une œuvre généreuse, délirante, riche, loufoque, explosive et exaltante qui se permet tout avec quasiment rien. Tout en nous plongeant dans un univers BD et jeu vidéo, d’une grande inventivité visuelle, ce film énergique aborde beaucoup de genres cinématographiques. Le monde des adultes est si noir et cruel que nos ados de 1999 ne veulent plus grandir. Non, ce ne sera pas mieux après, peut-être même pire. On n'arrêtera pas ce temps qui passe. Ils nous restent plus qu'à être les témoins des chagrins de la vie, de la séparation, et de la mort. Ma note sera de 3,44 sur 5. Parce que, ce film est un vrai témoignage rythmé et inventif sur cette période charnière de la vie d'un humain qu'est l'adolescence. Bien vu, bien joué, bref un très bon moment vif, inquiétant et insoucieux comme peut l'être l'imaginaire des hommes en devenir.
Cong 21 Shi Ji an Quan Che Li ne tient pas en place, saute d’une temporalité à l’autre en un éternuement, change de ratio et de comédiens, intègre de l’animation numérique à ses prises de vue réelles et aux effets spéciaux les complétant pour un trop-plein de toute chose mimétique du siècle ainsi synthétisé. Pourtant cette hyperactivité tient moins d’une dynamique interne au récit qu’aux caprices d’un réalisateur confondant la table de montage et le bol d’un mixeur où chaque élément n’a vocation qu’à finir broyé et intégré de force dans une bouillie sans saveurs. Le jeu référentiel avec les codes de différents genres réduit ces derniers à une collection de clichés que le film reproduit avec une réussite inégale. Nous retiendrons quelques brèves fulgurances, telle la chute d’ordinateurs et de câbles électriques depuis la hauteur d’un immeuble, qui réhausse un intérêt fluctuant et offre au spectateur un moment d’accalmie entre deux crises visuelles et sonores le considérant comme un utilisateur des applications à la mode.
Pur produit de l'époque, cet hybride générique s'attache non seulement à expliquer toutes les pensées et les émotions des héros, mais à les illustrer! Ainsi, les trois sens convoqués au cinéma sont incessamment stimulés, à grand coups de cuts, de musiques vives, d'images subliminales, redoublant inutilement ce qu'un plan, un mot, un geste pouvaient faire comprendre. Or, en dépit d'idées visuelles ou de surimpressions intéressantes, la sensation dominante demeure le tournis! Ne se souciant guère de la cohérence du scénario ou du comportement des protagonistes, l'intrigue évoque la déception du passage à l'âge adulte - sans pour autant justifier de l'impatience de ces adolescents à y parvenir car hormis celui en surpoids qui se déclare malmené, les autres ne semblent guère avoir de problèmes... Une débauche de références, d'influences, de jeux graphiques suffisent pour un clip, non pour un film. Psychédélique!
Avec Escape from the 21st Century, le réalisateur Li Yang signe une œuvre de science-fiction aussi surprenante qu’énergique, mêlant aventure adolescente, humour absurde et réflexion sur le temps qui passe. Porté par Song Yang et Elane Zhong, le film revisite le récit du voyage temporel avec une inventivité visuelle assumée et un ton résolument décalé.
Tout commence en 1999, à l’aube d’un nouveau millénaire chargé de fantasmes technologiques. Trois adolescents ordinaires découvrent par hasard un pouvoir improbable : un simple éternuement leur permet de voyager dans le temps. Ce point de départ volontairement loufoque donne immédiatement le ton d’un film qui refuse le sérieux scientifique pour privilégier l’imagination et la liberté narrative.
Rapidement propulsés dans différentes époques, les jeunes héros se retrouvent confrontés à une mission inattendue : sauver le monde. Mais derrière l’aventure spectaculaire, Escape from the 21st Century explore surtout le passage à l’âge adulte et la nostalgie d’une génération coincée entre deux siècles, entre innocence analogique et futur incertain.
Visuellement, Li Yang adopte une mise en scène frénétique, presque pop, où les effets spéciaux et les ruptures de ton participent à une esthétique volontairement chaotique. Le film assume ses excès, oscillant entre comédie adolescente, science-fiction et satire sociale. Cette énergie permanente peut désorienter, mais elle constitue aussi la signature d’un cinéma libre, refusant les codes narratifs trop formatés.
Le trio d’acteurs fonctionne grâce à une dynamique crédible et spontanée, incarnant des personnages encore maladroits face à leurs responsabilités. Leur évolution émotionnelle devient progressivement le véritable moteur du récit, bien plus que la mécanique temporelle elle-même.
Sous ses airs de divertissement fantasque, Escape from the 21st Century pose finalement une question simple : que ferait-on si l’on pouvait corriger le futur avant même de devenir adulte ? Entre humour, chaos et mélancolie générationnelle, le film transforme le voyage dans le temps en métaphore du passage à la maturité.
Quelle inventivité dans la mise en scène ! On aurait envie de faire pause à chaque plan pour savourer ! D’ailleurs, cette mise en scène risque de rendre bien fades certaines réalisations beaucoup moins « léchées ». En terme d’histoire, j’y ai davantage trouvé mon compte que dans « Everything Everywhere All at Once » (2022), précédent ovni auquel « Escape from the 21st Century » fait inévitablement penser. Ce film n’a pas eu, chez nous, le succès public qu’il méritait (16 733 spectateurs seulement en salles). Espérons que cette exploitation sur les plateformes lui offrira une deuxième vie.
Difficile de faire une review sur cet OVNI tant il y aurait de choses à dire. Escape from the 21st Century est de ces films qui demandent à être vécus. J’ai passé un agréable moment, il faut dire qu’il est tout simplement impossible de s’ennuyer face à un rythme aussi effréné et un montage aussi dynamique. Quelle bombe artistique. Tout déborde d’imagination, de créativité, chaque scène, chaque plan. C’est un film difficile à décrire tant il ne ressemble à rien d’autre, même si certains feront le rapprochement avec Everything Everywhere All at Once. On est face à une fresque frénétique et atypique suivant la vie de trois jeunes hommes capables de voyager dans le futur… en éternuant. Il faut accepter de se laisser emporter. Les premières minutes peuvent être déconcertantes, mais le film se révèle peu à peu comme une véritable déclaration d’amour au cinéma. On traverse tous les genres : drame, action, science-fiction, romance… Une œuvre dense, parfois jusqu’à l’excès. J’avoue que la seconde partie m’a fait légèrement décrocher par moments. Le film est si intense qu’il finit littéralement par bouffer notre énergie (et j'étais fatigué c’est vrai..). Malgré ça l’expérience reste unique, fun, sublimement débile, où se cotoie le génie absolu et le pur nanard. Un film imparfait, excessif parfois, mais trés singulier et debordant d'idées. Une oeuvre qui brise totalement les codes et rien que pour ça il doit être vu.