On attend en général pas grand chose des films de sport, tout y est attendu et peu esthétique. Heureusement, Marty Supreme s'éloigne un bon moment des tables de ping pong pour nous montrer le New-York des bas-fonds. La succession de crasses qui arrivent au héros donne cependant une indigestion et l'on n'y croit alors plus du tout. Et quand on n'y croit plus, on s'ennuit... 2h30.
Le point fort de Marty Supreme est bien sûr l'investissement de Timothée Chalamet dans ce rôle, qu'il incarne avec énergie et conviction. Jeune homme déterminé à révéler au monde entier qu'il peut devenir le plus grand champion de ping-pong, Marty Mauser est prêt à toutes les magouilles et stratégies tantôt ratées, tantôt réussies pour parvenir à ses fins. Le ping-pong en lui même est finalement assez secondaire, c'est plutôt cette quête du personnage et les péripéties qui l'accompagnent. Le rythme est très soutenu, mais parfois trop, ce qui donne la sensation de partir dans tous les sens... Finalement, ce débit appréciable dans la première partie du film peut commencer à lasser dans la seconde. J'ai personnellement trouvé le temps un peu trop long par moment. De très bonnes prestations dans une histoire plaisante, mais quelque peu redondante. Mon blog : cinephile critique
Marty supreme correspond à un type de films auquel il faudrait donner un nom : errance hystérisée de personnages aux abois. Il s'agit là d'une étrange façon de renouveler le genre du film de sport. Il n'y a que deux scènes de ping-pong. Tout le reste n'est qu'une masse infini de problèmes, tous plus improbables les uns que les autres. De ce fait, on tombe rapidement dans l'arbitraire d'un scénario qui décide tout seul de ce qu'il accordera ou pas au personnage. Ça dure 2h30, ça pourrait en durer 8, ou 72, ou 12 ans, ou 56, ça n'a pas d'importance. Bref c'est un divertissement gratuit et inoffensif, qui s'oublie vite.
Marty "la poisse" suprême. On suit les déambulations de ce personnage qui enchaine les situations pour le moins bizarre enfin redempté par la paternité.... La musique envahissante , les hurlements permanents nous fatiguent rapidement. Pourtant j'admets que c'est très bien joué, très bien reconstitué. Cela doit gagner à être vu en VO.
A aucun moment on ne s'attache à un personnage. Tous le monde est détestable. spoiler: A la fin la pseudo rédemption de Marty quand son fils naît, on imagine la pauvre vie de cette famille quand il va les vendre pour une partie de ping-pong ou autre chose .
10 572 abonnés
11 467 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 16 février 2026
« Parfois, perdre est une forme de victoire. » Pour Marty Mauser, un vendeur de chaussures de Manhattan, la défaite n'est pas une option. Il rêve de devenir champion du monde dans une discipline qui n'est pas inconnue, mais qui ne promet pas non plus une immense gloire ou richesse. Déjà qu'aujourd'hui cette obsession ferait un peu sourire puisque seuls les meilleurs peuvent vivre dignement, mais alors à l'époque... Mais, c'est Marty, un type qui se croit important, adoré de tous et investi d'une mission. D'un côté, on ne peut que saluer sa détermination même si le gain semble ridicule comparé aux sacrifices. Une obsession du succès et de la reconnaissance qui fait ressortir ce qu'il y a de pire chez ce pongiste mégalomane, insolent, menteur, prétentieux, manipulateur, condescendant et égoïste. Avec autant de « qualités », les choses ne peuvent que mal se passer. Pour sa première réalisation en solo, Josh Safdie conserve ce qui a fait le succès de "Uncut Gems" et de "Good Time" avec son frère Ben à savoir une série de mésaventures qui entraîne le protagoniste dans un cercle vicieux de mensonges et de mauvaises décisions sans forme de réhabilitation derrière, ce qui enlève toutes les limites puisqu'il est capable de tout, y compris de sacrifier son amour-propre, pour arriver à son but. Je ne savais pas à quoi m'attendre, mais "Marty Supreme" est finalement une aventure mouvementée qui est immersive, fascinante, amusante et divertissante avec à sa tête un très bon Timothée Chalamet.
Le rythme effréné du film tient en haleine du début à la fin. L’histoire chaotique, avance à un rythme soutenu tout en conservant une énergie constante. Timothée Chalamet livre une performance exceptionnelle, intense et brillant, il rappelle Leonardo DiCaprio dans “Catch Me If You Can”. Les seconds rôles sont tous remarquables, et la réalisation est impeccable. Un film américain indépendant qui se distingue des blockbusters récents.
Je me faisais une joie de voir ce film dont l'acteur principal chalamet est d'habitude très bon. Là c'est tout l'inverse. Le scénario tout d'abord, nul. Ensuite les scènes de ping pong, nulles. Je veux bien croire qu'on ne jouait pas comme aujourd'hui, mais quand même. Tout ça pour dire que ce film ressemble fortement à un gros navet. Fuyez.
Bravo Timothy chalamet Par contre le film est beaucoup trop bruyant sans arrêt, beaucoup trop d'actions violentes sans arrêt Au bout d'une heure je n'avais qu'une envie fuir fuir fuir mais j'étais au milieu de la rangée malheureusement. Je ne comprends pas comment il peut y avoir des critiques aussi dithyrambique
Bonne prestation du gringalet franco américain mais histoire qui traîne et sans auncun rebondissement... les scénaristes semblent avoir disparu, l'histoire passe clairement au second plan. bref le film s'adresse aux fans de 15-25 ans...
150 minutes interminables et fatigantes. Si Chalamet fait le job dans ce rôle antipathique d’opportuniste égoïste, sa performance (convaincante, mais son personnage est mal écrit) ne mérite absolument pas ne serait-ce qu’une nomination aux Oscars. S’il porte à bout de bras le film, ni les nombreux personnages secondaires (pas ou peu de temps d’exister), ni la réalisation (qui ferait presque passer Michael Bay pour un mec subtil), ni l’histoire (bordélique et beaucoup de moments inintéressants) n’aident cet acteur, souvent surestimé, mais qui mérite sans aucun doute bien mieux.