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TUTUR29
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4,5
Publiée le 26 février 2026
Mais quel film ! Marty suprême raconte l’histoire de Marty, jeune américain juif ayant un don pour le ping pong et voulant devenir fortuné grâce a ce sport, en marouflant pour pouvoir se payer les voyages pour participer aux championnats. Par cet aspect, le film est en fait très proche de ce sentiment d’urgence qu’on ressentait déjà dans Good Times et Uncut Gems, mais cette fois-ci qui est d’autant plus impressionnant que c’est créé « ex-nihilo » : Marty n’est pas forcément le plus grand magouilleur comparé au personnage de Adam Sandler dans Uncut Gems par exemple, en revanche son melon gigantesque lui font Faure les pires choses pour arriver à ses fins, faisant dévier un simple film « Rocky du ping-pong » vers une course contre la montre étouffante pour que Marty ait ses billets à temps pour le Japon. J’ai mis pas mal de temps à rentrer dans le film du fait du personnage de Chalamet qui est quand même très méprisable, mais la mise en scène de Josh Safdie, qui s’en sort très bien sans son frère, vient vite nous faire oublier cela. L’ambiance sonore est d’ailleurs particulièrement réussie ! Timothée Chalamet sort brillamment de son rôle de petit mec timide ou de Lissan Al Gaïb pour devenir un petit peteux prétentieux, qui ressemble parfaitement à l’image américaine d’après guerre (le film n’aurait d’ailleurs peut être pas la même force s’il ne se passait pas dans ce contexte d’après guerre). Bref, Josh Safdie se débrouille bien sans son frère : un film étouffant et mémorable par sa mise en scène, à voir absolument !
Ce film parle peu de ping-pong mais plutôt de succès ou plus précisément à l'acharnement pour arriver à ce succès. C'est un scénario très bien écrit, la réalisation est superbe on ne s'ennuie jamais c'est à constants rebondissements. Seuls deux problèmes qui m'ont gênés sont la différence entre le marketing du film qui prône la phrase "Dream big" sous entendant un succès mérité humblement mais à la place dans le film on fait face à un personnage détestable qui va écraser tout et tout le monde sur son passage pour arriver à ses fins. Et l'autre point qui m'a dérangé c'est que Marty ne subit pas les conséquences de ses actes enfin je parle de ses plus majeurs - que je ne citerai pas pour ne spoiler personne - c'est comme si c'était un personnage auquel les lois ne s'appliquait pas.
À éviter absolument. Intérêt proche de moins l'infini pour les amoureux de tennis de table, complètement inadapté aux enfants /ados. Rythme du film insupportable, dialogues insipides, image d'un super sport détériorée Économisez vos sous en vous épargnant ces deux heures.
Durant mon existence, j'ai rarement vu une telle catastrophe. Je ne tiens pas à dénigrer le jeu d'acteur de Timothé Chalamet, qui était excellent dans son rôle, mais là c'est trop. La bande-annonce parle d'un film de ping-pong, mais on voit plus de violence et de sexe qu'autre chose. Tous les personnages sont inhumains. Ils sont tous égoïstes et ne font preuve d'aucune empathie à aucun moment du film. Tout tourne autour de l'argent, Marty ne joue pas par passion mais simplement pour en gagner. Dans l'histoire, il ne fait qu'escroquer absolument tout le monde. Des gens se tabassent toutes les cinq minutes pour la même raison : l'argent. Tout ça plus le son qui est extrêmement fort met vraiment dans une ambiance stressante et désagréable. En résumé : nul. Le film devrait être noté 18+, déjà simplement pour son aspect violent.
Sans queue ni tête ce film est déplorable tant il est long et ennuyeux. Il a certainement nécessité de gros moyens techniques et financiers mais le résultat est navrant.
Mais que raconte Marty Suprême ?? La réalisation avec sa photo est incroyable, la performance d'acteur de Timothée Chalamet immense mais je suis malgré tout passé à côté du film. Il m'a manqué d'approcher le personnage derrière le vacarme et les hurlements incessants des personnages. Il me restera des séquences mais le film, dans sa globalité, m'a laissé de côté
moment sympa, les plans sont sublimes avec une belle couleur. on suit un jeune adulte égocentrique qui n'hesite pas a enfoncer les autres pour se mettre en avant. j'ai neanmoins trouvé le film avec un peu de longueur, qui ne me derange pas specialement. spoiler: SPOILER : j'ai trouvé que la relation avec son ami Wally n'est pas allé jusqu'au bout, on ne comprend pas pourquoi ils se quittent fachés, puis quand ils se recroisent, Wally l'appelle comme si de rien n'etait
Après être ressorti de la salle avec un sentiment de déception, j'ai préféré laisser passer une semaine avant de rédiger cet avis. Ce recul était nécessaire pour apprécier l'originalité de l'œuvre, loin des blockbusters formatés, même si le film est loin d'être sans défauts. Le film nous plonge dans une véritable "plongée sans respiration". Le parti pris du réalisateur (Josh Safdie) est clair : aucun temps mort. Cette hystérie permanente, portée par une musique forte et parfois volontairement inappropriée, crée un sentiment d'inconfort. Si l'intrigue est intéressante, ce manque de respiration empêche de savourer pleinement le récit. On finit par subir le film autant qu'on le regarde. Le personnage principal, Marty, est un modèle d'égoïsme et de manque d'empathie. Sa seule obsession est sa propre réussite, et il est prêt à tout pour l'atteindre. Ce caractère antipathique rend l'attachement difficile, voire impossible. La fin, sorte de rédemption étrange, laisse d'ailleurs une impression mitigée sur l'évolution globale du personnage. C'est le point fort incontestable. Timothée Chalamet confirme son statut d'acteur caméléon. Bien que je l'aie préféré dans des rôles plus sensibles (Call Me By Your Name ou récemment Un Parfait Inconnu), sa capacité à incarner cette électricité nerveuse est impressionnante. Il mérite sa place parmi les favoris pour l'Oscar du meilleur acteur, même si, à mon sens, DiCaprio livre une performance plus habitée cette année. Marty Supreme est un film singulier qu'il faut voir pour se faire sa propre opinion. Ce n'est pas le "grand film" qu'il aurait pu être à cause de son aspect trop abrasif, mais cela reste une proposition de cinéma audacieuse qui ne laissera personne indifférent. 14/20
On suit Marty magistralement interprété par Thimotée Chalamet dont on oublie complètement le glamour, dans l'incroyable chemin de croix qui va le mener à son unique besoin sincère : devenir champion du monde de tennis de table On ignore comment il entretient une condition physique indispensable aux sportifs de haut niveau, tant il est occupé à se dépêtrer des pires situations, balloté de déceptions en humiliations, toujours rebondissant comme la balle qu'il chérit, menteur, tricheur, affabulateur, séducteur, inventeur, fonceur mais aussi obstiné, convaincu de sa valeur, énergique, inspirant, époustouflant de vérité. Dommage que par instants on ait l'impression de voir Léonardo Di caprio dans "Attrape moi si tu peux" en moins élégant, le jeu de Thimotée Chalamet gagne à rester lui-même. Bien meilleure que le maelstrom du début, la toute dernière partie du film, après l'enivrement des jeux olympiques, vaut à elle seule le déplacement. Une séance sportive !
L'idée du film est plutôt intéressante, le film est trop sombre dans l'ensemble, peu de surprises. Timothée Chalamet à pour le coup bien tenu le rôle de Marty, avec toutes ses facettes de voleur, manipulateur menteur et j'en passe.
Une production intime et à la fois immense d’un personnage très spécial. Tout aussi attachant que détestable, il reflète par son caractère une persévérance et une ambition, trahies par son orgueil et sa témérité. Frustrant par la perte d’une bataille et exaltant par la fin glorieuse, il s’agît un film non pas trop long mais trop sinueux, tentant d’aborder de nombreux thèmes sans jamais les exploiter à son maximum. Porté par un Chalamet incroyablement puissant et présomptueux, le rôle principal accroche parfaitement le regard ému et compatissant du spectateur. Cette atmosphère très sombre et vintage nous plonge dans une ode à l’espoir et à l’ambition.
La partie commence vraiment une fois passée la séquence gênante de fécondation. Et c'est d'une grande intensité, Safdie la maintenant jusqu'au bout ! Le cinéaste peut compter sur un Chalamet survolté voir en surrégime pour réaliser cette perf' digne des grands champions. Chaque solution trouvée par Marty pour mener à bien le projet de se rendre au Japon apporte de nouveaux problèmes. Le pongiste, alerte et toujours en mouvement, use d'effets de manche mais voit systématiquement des retours fulgurants le mettre en difficulté. Arrêtons de "filet" la métaphore sur ce beau sport et demandons-nous ce que vaut le film indépendamment de son côté divertissant.
Si on accepte rapidement la proposition de Safdie, on peut se laisser embarquer par cette spirale faite de situations cocasses, de malchance, de violence, de mensonges et de drôleries. Le fait que le tennis de table soit plus une toile de fond, et non pas le cœur du sujet, est plutôt bien vue pour ma part ; un vrai/faux biopic aurait peut-être penché vers un classicisme chiant. Je suis tout de même conscient que le rythme soutenu, à la limite de l'hystérie, sans véritable pause, peut agacer bon nombre de spectateurs. Les scènes consacrées au jeu sont toutefois exceptionnelles et n'ont rien à envoyer aux films de boxe en matière de tension. On peut aussi se poser des questions sur le regard porté par Safdie sur son personnage (qui est somme toute une petite raclure). Quoiqu'il en soit le film ne dit pas grand chose sur les années 50 et encore moins sur New York.
Je suggère au public de considérer Marty Supreme comme un drame saupoudré d'action et d'humour à la Coen plutôt que d'aller le voir en espérant une grande fresque sur l'ambition, l'Amérique, le capitalisme ou encore la réussite personnelle. Là, on risque de trouver ça vain.
Scénario trop souvent hors sujet : pourquoi l’incendie de la station service, quid du chien ?. Je m’interroge sur une apologie de la réussite qui passe par le mensonge, l’escroquerie et la violence.
Marty Supreme est le plus gros budget à ce jour du studio A24, et ça se voit à l’écran. C’est techniquement et plastiquement du grand art et on y retrouve la mise en scène généreuse et fiévreuse de Josh Safdie, mais portée ici avec plus d’ampleur. C’est un pur ride de cinéma qui fonce tambour battant pendant 2h30 de vertige. Formellement c’est d’une virtuosité et d’une densité rare. Le moindre plan est calibré avec une précision chirurgicale, du cadrage au montage. À tel point que ça peut devenir asphyxiant et étouffer le fond.
Un fond profondément scorsésien, qui égratigne le mythe du rêve américain. Le self-made-man n’y apparaît que comme une illusion inaccessible, même dans le domaine du sport, et même pour ceux qui sacrifient tout pour réussir, y compris leur humanité. Car ce personnage détestable s'enferme dans sa croyance aveugle en ce rêve américain qui devient rapidement son cauchemar. Un cauchemar jubilatoire pour le spectateur. La fin, en revanche, est plutôt bancale, presque contradictoire avec le propos et la caractérisation du personnage, laissant planer un message douteux. Mais si le scénario manque de profondeur, il a l’audace de constamment aller là où on ne l’attend pas et d’éviter le format classique du biopic.
Chalamet compose un personnage dense, autodestructeur, aussi fascinant qu’immature, dans une de ses meilleures performances. Un outsider à l’image du sport qu’il pratique dans les années 50 : le ping-pong, alors aussi mésestimé socialement que le petit vendeur de chaussures juif qu’il incarne. Il met toute son énergie, toute son inventivité, il sacrifie tout pour réaliser un rêve totalement dénigré socialement. Son personnage incarne le mantra qui s’impose à cette époque aux USA, fondé sur l’individualisme à outrance et par ricochet à la loi du plus fort. Arrogant, ambitieux, voyou, prêt à tout pour arriver à ses fins et sans respect pour les autres, il représente littéralement les Etats-Unis. Il est le pur produit de cette société. Ce qui offre un film plein d'ambiguïté dans lequel tout le monde (se) ment, ne pense qu’à soi et manipule les autres.
C’est frénétique, une fuite en avant constante qui multiplie les péripéties et les catastrophes burlesques pour constamment faire dévier le personnage de son désir initial, de réussite et de revanche, le faisant rebondir dans tous les sens, comme une balle de ping-pong. Malgré quelques faiblesses d’écriture et un manque de consistance, on est emporté par l’énergie et la maestria de cette épopée. Du très grand spectacle.
la vie de ce pongiste égocentrique et imbuvable n'aurait pu faire un film. le réalisateur, pour combler a rajouté des scènes extravagantes, improbable mais souvent longues. un film agréable sans plus.