Quel film ! Incroyable performance d'acteur de Timothé Chalamet qui porte l'intrigue du premier au dernier plan. Derrière la vie anecdotique de ce pongiste ambitieux, il y a tous les dessous du rêve américain. Mais au-delà de la lecture politique que l'on peut en faire, le film époustoufle avant-tout par son enchaînement de rebondissements. Cela donnera peut-être des maux de tête à certains spectateurs, mais si l'on adhère, on se retrouve comme aspiré dans le rotor d'une machine à laver : ça n'arrête pas de bouger, on finit essoré, mais l'on applaudit à la fin du spectacle. Enthousiasmant !
Je pensais voir un film de sport sur le ping-pong, mais c'est surtout l’obsession maladive d’un homme prêt à tout pour réussir qui prédomine. Marty ment, manipule, fuit, et le ping-pong devient moins un sujet qu’un prétexte pour parler d’un American Dream abîmé. C’est assurément un personnage fascinant par moments, mais égoïste et insupportable qu’il devient difficile de rester avec lui pendant tout le film. Timothée Chalamet est impressionnant, habité, presque épuisant lui-même, mais sa performance ne suffit pas toujours à rendre Marty attachant ni le film pleinement convaincant. La mise en scène a une vraie énergie, une belle reconstitution des années 50 et une texture visuelle très marquée. Mais cette énergie tourne aussi à la saturation : tout est agité, hystérique, au point de fatiguer physiquement. On a parfois l’impression d’être coincé dans un match interminable, sans pause, avec une tension autant addictive qu’étouffante. Le scénario, lui, paraît plus fragile, empilant les péripéties, les arnaques et les détours sans toujours créer une vraie progression. Marty Supreme laisse une émotion étrange et presque suspecte, comme s’il voulait faire croire à une forme d’apprentissage sans totalement y parvenir. Un film ambitieux, nerveux, porté par un grand acteur, mais aussi brouillon et éprouvant à suivre.
Est ce le film, le personnage ou Timothée Chalamet qui est aussi insupportable à suivre ? Les trois très probablement ! Voici donc l'histoire d'un arriviste arrogant, joué par un acteur talentueux mais au combien prétentieux dans une histoire sans temps morts ni intérêts. Cela fait beaucoup à supporter pour un cinéphile qui se demande pourquoi il s'inflige celà...
Porté par un Timothée Chalamet au sommet de sa forme, ce film « à l’ancienne » signé Josh Safdie nous embarque dans la folle histoire de Marty Mauser, jeune homme inspiré d’un pongiste américain de la fin des années 40, dont l’ambition démesurée, l’envie de bouffer le monde et le sens inné de la magouille le situent quelque part entre l’attachant et l'affligeant. Ultra-rythmé et mis en scène de manière très efficace, le film évolue au son de musiques toutes plus entraînantes les unes que les autres, souvent empruntées aux 80’s, s'amusant d'anachronismes volontaires. Contrat largement rempli pour ce divertissement de haute qualité.
Film intéressant où l'on doit s'intéresser à un personnage particulièrement détestable. C'est une idée, et sublimé par la performance de Chalamet cela prend sens. C'est très rythmé, ça part dans tous les sens, on ne s'ennuie pas. Bon film !
Marty Supreme m’a fait l’effet d’un film qui tape la balle contre un mur pendant 2h30 en espérant que le bruit finisse par devenir du cinéma. Il y a de l’allure, oui : une image soignée, du grain, des lumières travaillées, des acteurs investis. On sent l’objet fabriqué avec application, parfois même avec panache. Mais très vite, tout cela devient le décor luxueux d’une agitation qui tourne à vide. Le problème n’est pas seulement que Marty soit antipathique. Un personnage détestable peut être passionnant. Ici, il est surtout pénible à fréquenter. Il parle, il insiste, il provoque, il s’accroche, il repart, il revient, il recommence. Sa détermination, qui devrait être le cœur battant du film, ressemble davantage à un tic de scénario : puisqu’il n’abandonne jamais, le film non plus, quitte à nous entraîner dans une course qui fatigue plus qu’elle ne captive. Le plus éprouvant reste cette façon de filmer chaque échange comme une urgence vitale. Tout le monde semble au bord de l’explosion, même pour dire trois banalités. Les dialogues se bousculent, les voix montent, les scènes débordent, et l’hystérie finit par remplacer le rythme. À force de bruit, le film ne gagne pas en intensité : il perd en relief. On ne sent plus les silences, les contradictions, les respirations possibles. Il n’y a presque plus que du mouvement, comme si ralentir une seconde risquait de révéler le vide derrière Marty. Les acteurs, pourtant, sont bons. C’est même ce qui rend l’ensemble un peu frustrant : ils donnent de la chair à un film qui préfère les secouer dans tous les sens plutôt que les laisser exister. Chalamet s’engage pleinement, mais son personnage reste une boule de vanité et d’obstination qu’on regarde de loin, sans curiosité durable. Au final, Marty Supreme ressemble à une belle machine lancée trop vite, trop fort, trop longtemps. On n’en sort pas impressionné par une trajectoire, mais rincé par un vacarme. Pas vraiment ému, pas vraiment surpris : simplement épuisé.
Voilà, étant joueur de tennis de table, j'ai regardé le film même si je savais qu'il y avait peu de scènes de ping et que c'était plus un enrobage pour l'histoire du personnage qu'autre chose (biopic). Bon il y a quand même un intérêt historique par rapport à ce sport mais c'est avant tout la psychologie du personnage qui importe (de toute façon, les scènes de sport sont... euh... ça a progressé par rapport à Forrest Gump mais la balle fait toujours des trajectoires assez... surprenantes ^^. D'autre part, je me demande si ça jouait vraiment comme ça à l'époque au vu du matériel). Et finalement j'ai trouvé ça plutôt... sans intérêt. Le film est très long et on se demande franchement pourquoi. On assiste à la vie d'un loser hyper talentueux dans un domaine et qui n'en profite pas malgré des opportunités car il est arrogant et prétentieux. Chalamet est correct dans le rôle mais bon... comme le personnage est assez antipathique et n'a pas d'ampleur tout au long du film, je ne retiens pas trop la performance (enfin c'est toujours beaucoup mieux que M. B. Jordan qui a été oscarisé au même moment !). Bref j'ai vu Marty Suprême et rapidement je m'en souviendrai plus
La performance principale impressionne par son intensité et sa polyvalence. L’acteur porte le film avec une implication physique et mentale constante, capable de passer d’un registre à l’autre sans jamais casser la cohérence de son personnage. On est clairement face à un jeu très investi, solide, et techniquement maîtrisé, qui soutient presque à lui seul l’ensemble du récit.
En revanche, cette tension permanente finit par devenir le principal défaut du film. Le choix d’un rythme continu, sans vraie respiration, rend l’ensemble fatigant sur la durée. Le parcours perd en lisibilité, notamment autour des enjeux de compétition et des étapes clés, qui semblent s’effacer derrière une intensité uniforme où même les moments importants peinent à émerger distinctement.
Au final, même avec ses excès, c’est un film qui mérite d’être vu pour son ambition et pour la performance centrale qui en fait un objet de cinéma marquant, dans la lignée des œuvres qui divisent mais qui laissent une vraie empreinte.
Pas fan de Chalamet mais il a clairement fait sa meilleure prestation dans ce Biopic superbement réalisé. Il n’a pas eu son Oscar et pourtant c’est bien lui qui le méritait.
J'avoue que je ne connaissais pas vraiment cet acteur et je dois dire que j'ai été surpris en bien. Timothée, malgré son jeune âge est capable de se mettre totalement dans la peau de son personnage. Pour Marty, c'était plusieurs années de préparation et le résultat est juste phénoménal. Il joue juste avec panache, variant les attitudes tant bien soumises que dominatrices. Dans le rôle de de Marty, il est franc sincère, hautain, et audacieux, même s'il perd, il se relève toujours et transmet bien le message de la confiance en soi. Le film est assez long avec presque 2h30, mais finalement c'est le temps qu'il faut pour raconter son histoire, celle d'un joueur de tennis de table qui court après les succès. Le rôle de Gwyneth Paltrow est aussi intéressant, mais je n'en dirai pas plus si vous n'avez pas encore vu ce chef d'oeuvre, allez-y. spoiler: Je précise que Timothée joue bien toutes les scènes de tennis de table du film. Bravo et merci aux acteurs et le réalisateur Josh Safdie qui est allé au bout de son rêve.
plutôt déçue. L’interprétation de Thimothee Chalamet est excellente. Tout le film est plutôt glauque et finalement assez sordide, on passe même par une séquence d’humiliation… j’attendais autre chose, la seule partie digne de ce nom est la dernière et la finspoiler: du film un renversementspoiler: de situationspoiler: totalespoiler: , pas très crédible
les scènes de match sont très mal filmées, Chalamet n'est pas mal, mais sans plus avec sa tête à claques. On en a rien à faire de cette histoire foutraque sur un arriviste qui n'y arrive pas ! Et l'histoire avec sa fiancée, mais non, ce n'est pas possible, c'est du remplissage ! Quant à la bande son, je l'ai trouvée en complet décalage avec l'époque et l'histoire si tant est qu'il y en ait une....