Chalamet fidèle à lui même ajoute un nouveau trophée à sa filmographie impeccable. Il crève littéralement l'écran dans le rôle de cet infecte Marty à qui rien ne semble pouvoir résister ! Et Josh Safdie n'est pas en reste, il signe ici une oeuvre digne de Scorsese... Un film remuant, singulier et impressionnant.
J'attendais beaucoup de ce film ayant subis une forte campagne marketing avec des retours sur les avant premières excellents. Je m'attendais au vu de la campagne marketing à une sorte de "Uncut Gem" mixé à du "Arrête-moi si tu peux" et en effet ça tire pas mal de ces deux films mais ça le fait en beaucoup moins bien. A24 est une production qui me déçois rarement, ils sont souvent sur les supers projets, innovants, marquant, qui divisent mais là je trouve que ça fait assez brouillon sur le rythme et ce qui est raconté. Le début du film jusqu'à la fin du premier tournoi est très sympas et puis après ça se perd dans des histoires peu intéressantes, des longueurs inutiles et tout simplement certains arcs du personnages dont on aurait pu se passer. La photographie est cool, je trouve qu'elle est excellente durant le tournoi mais on perds en impact visuel par la suite. Et pour finir je ne crois tout simplement pas au film. Les bons biopics vont se percevoir comme des documentaires ce qui n'était absolument pas le cas pour moi avec celui-ci. Donc j'en ressors avec un visionnage moyen et très facilement oubliable.
À la base, le ping-pong n’est clairement pas un sujet qui me passionne, et pourtant le film arrive à en faire quelque chose de captivant. Les matchs sont dynamiques, tendus, presque électriques, au point qu’on se prend au jeu sans s’en rendre compte (Même si certaines scènes auraient pu être un peu raccourcies). Le film reste tellement rythmé que ses deux heures trente passent sans jamais vraiment peser.
Parlons un peu du personnage principal. On est loin du héros classique : c’est un anti-héros jusqu’au bout de la raquette. Prétentieux, parfois, que dis je, souvent franchement détestable, prêt à écraser les autres pour exister ou simplement donner l’illusion de briller... Et pourtant, c’est justement ça qui le rend intéressant. On ne l’admire pas vraiment, mais on ne peut pas non plus détourner le regard. Il y a quelque chose de presque fascinant dans sa manière d’être toujours à la limite.
Le film propose aussi une forme assez originale, en mélangeant humour, tension et moments presque absurdes avec une vraie intensité sportive. Ce mélange atypique fonctionne très bien et donne une identité particulière au film, qui sort des schémas habituels...et dr surplus une fin que je trouve abouti et laisse à méditer
Par ailleurs il y a tout une approche historique et biopic jumelé à de la fiction, et franchement, ça ne fait que rajouter à mon intérêt pour ce film !
Au final, c’est une expérience vraiment prenante, à la fois divertissante et un peu dérangeante, qui prouve qu’on peut faire un film passionnant avec un sujet inattendu.
Très déçu de ce film, j'ai détesté, sans aucune morale vraiment le personnage principale est détestable. Je sais même pas quoi dire tellement c'est naze et sans aucun intérêt. 1 étoile pour le jeux d'acteur mais sinon c'est vraiment pas pour moi
Une claque inattendue ! Je ne m'attendais à rien et j'ai été totalement bluffé par la maestria de la réalisation. Timothée Chalamet livre une performance impressionnante qui porte le film à un niveau supérieur. Un grand moment de cinéma.
Très bon film et très bien scénariser mais je met 3 Etoiles car je n'ai pas réussie a me mettre vraiment dans le film sinon vraiment bien a regarder je vous le conseille.
Marty Supreme a une humour, une trame, une rythmique et une mise en scene qui captive autant qu’elle gene, parce que son personnage principal brillament interprété par Thimothé Chalamet a ce parfait equilibre entre l’antipathie et l’appréciation ! C’est tres finement pensé !
Ce film est tellement atypique qu’il peut être adoré comme détesté ! Pour ma part je ne sais pas trop et du coup je me glisse vers le milieu sans trop de conviction . La seule certitude que j’ai c’est la grande prestation de Timothée chalamet
Un très bon moment passé devant ce film. Marty Mauser est un personnage arrogant, infecte, menteur... mais auquel on s'attache tout de même. Même si le film possède des longueurs, il reste quand même un tres bon film.
Marty Suprême n’est pas vraiment un film sur le ping-pong. Certes, tout commence lors des Opens britanniques, et le sport encadre le récit, mais si vous cherchez un film centré sur la performance ou la compétition, vous risquez d’être surpris : le ping-pong est presque un prétexte, présent surtout au début et à la fin.
En réalité, le film propose quelque chose de bien plus humain. Il s’intéresse à Marty, un jeune adulte en pleine ascension, promis à devenir une figure du sport aux États-Unis. Mais cette trajectoire est rapidement freinée par son propre état d’esprit : arrogance, sentiment de supériorité, incapacité à se remettre en question. Et c’est précisément là que le film trouve sa force.
Marty Suprême parle avant tout de chute. Celle d’un talent brut qui se saborde lui-même. Le message est clair, peut-être même un peu classique, mais efficace : le talent ne suffit pas. Sans humilité, sans respect des autres — adversaires comme proches — tout peut s’effondrer. Et le film pousse cette idée jusqu’à l’humiliation publique, comme une étape nécessaire pour toucher le fond.
Le film ajoute aussi une dimension plus subtile, presque politique, à travers la rivalité États-Unis / Japon. Le parcours de Marty ne se joue pas seulement sur le plan individuel : il s’inscrit dans un rapport de forces entre deux visions du sport. D’un côté, une approche américaine plus individualiste, basée sur le talent brut et la confiance en soi ; de l’autre, une rigueur japonaise fondée sur la discipline, le collectif et le respect. Ce contraste renforce le propos du film : Marty incarne les limites de son propre modèle, tandis que ses adversaires deviennent le miroir de ce qui lui manque.
Ce qui rend Marty intéressant, c’est qu’il est profondément détestable… mais jamais incompréhensible. On perçoit rapidement qu’il n’a jamais appris à fonctionner avec les autres. Il s’est construit seul, dans une logique individualiste qui l’empêche de créer des liens solides, que ce soit en amitié ou en amour. Ce manque devient son plus grand handicap.
La dernière partie du film amorce une forme de prise de conscience. Sans tomber dans un happy ending trop facile, Marty comprend enfin que son comportement est la racine de ses échecs. Les excuses qu’il formule ne sont pas une solution miracle, mais plutôt un premier pas vers quelque chose de plus juste. Le film suggère que la réussite passe aussi — et surtout — par la capacité à évoluer humainement.
On pourrait reprocher au film un certain manque de profondeur dans les personnages secondaires ou un traitement parfois un peu attendu de son message. Mais il reste touchant dans sa manière de montrer qu’un parcours, aussi prometteur soit-il, peut dérailler à cause de soi-même.
Au final, Marty Suprême n’est pas un film de sport, mais un film sur l’ego, la solitude, et l’apprentissage de l’humilité, avec en toile de fond un affrontement culturel qui donne encore plus de relief à son propos.
J’attendais beaucoup du film, et j’en ressors assez partagé. La réalisation est solide et Timothée Chalamet porte clairement le film, avec une performance très convaincante dans ce rôle d’ambitieux prêt à tout.
Mais ça ne suffit pas toujours à masquer certaines faiblesses. Les personnages secondaires sont peu développés, et le film peine parfois à trouver son équilibre, entre inspiration et vraie identité.
Malgré une ambiance parfois un peu lourde, le parcours de ce personnage un peu paumé reste agréable à suivre.
Un film inégal, mais porté par son acteur principal.
Quand le meilleur des frères Safdie, l’un des plus grands chefs op' de son époque, le studio le plus “director-friendly” du moment, la superbe BO de Daniel Lopatin et un trio d’acteurs particulièrement solide se rencontrent (avec, en bonus, notre chère nounou d’enfer, dans un rôle plus discret), voilà ce que ça donne.
Une proposition de faux biopic totalement invraisemblable qui déconstruit avec une redoutable lucidité l’American Dream, tout en exposant l'idée fataliste que la réussite n’est que circonstancielle, suspendue au bon timing, et le milieu social, les privilèges népotiques, les prédispositions, l'arrivisme ou même les opportunités qui se présentent ne déterminent jamais un engagement enraciné.
En faisant converger la virtuosité de chacun de ses talents, Marty Supreme nous embarque alors dans un ride de 2h30 mené tambour battant, où chaque embranchement narratif surprend par son imprévisibilité déconcertante. Le choix de placer l’individualisme au cœur du champ lexical du métrage est par ailleurs une manière audacieuse d’aborder son discours politique sur une Amérique plus communautaire qu’elle ne l’a jamais été.
Mais là où le film se démarque véritablement de ses prédécesseurs ayant, de près ou de loin, exploré ces mêmes thématiques, c’est dans sa capacité à en détourner les mécanismes : il s’érige en véritable anti « rise and fall », contournant avec une malice certaine les conventions narratives habituellement inhérentes à la caractérisation de son protagoniste, tout en réussissant l’exploit de ne jamais désamorcer le nihilisme nuancé de son propos.
L’audace de Marty Supreme épouse donc parfaitement celle de son protagoniste éponyme, et rien que pour cela, il mérite amplement d’être considéré comme l’un des films majeurs de l’année. (J’aurais donné une demi-étoile en plus sans la scène finale.)