Les Rayons et les Ombres
Note moyenne
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709 critiques spectateurs

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Léo DESS
Léo DESS

37 abonnés 281 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 mars 2026
Que dire…
Que dire…
C’EST LA CLAQUE !!!
Merci Giannoli !
Casting impeccable,scénario brillantissime. 
Flocon
Flocon

15 abonnés 202 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 mars 2026
Une fresque historique sans temps morts, qui restitue l'époque de la collaboration et des hommes avec une écriture qui tangue entre le sociétal et l'individuel.
Habile mise en lumière de l'aveuglement et le dédain des conseils spoiler: (collègues, famille ou simple connaissance...)
la dérive des convictions, du revirement d'opinions, de l'engrenage de compromis qui mènent à la compromission et du dévoiement de causes. Servis par d'excellents acteurs au premier rang desquels un Jean Dujardin séduisant profiteur et August Diehl (loin de l'objecteur de conscience de Terence Malick) ainsi que Nastya Golubeva qui reflètent des personnages monstrueux d'opportunisme, d'erreurs de jugement et de légèreté superficielle.
La reconstitution d'époque, la bande originale, la décadence morale et intellectuelle... on ne sent pas le temps passer et les mots du procureur à la fin appuient sur la responsabilité individuelle de chacun.
Une réflexion sur la morale et le rôle de tout citoyen dans l'Histoire, comme un appel à la réflexion au regard de l'actualité du monde actuel
LoicDRF
LoicDRF

49 abonnés 112 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 mars 2026
C'est remarquable d'intelligence et ça remet bien d'équerre les clichés sur la collaboration selon lesquels il y avait forcément "les bons" et "les méchants". Giannoli nous montre au contraire la fameuse "banalité du mal" (Hannah Arendt) en action. Il décortique le processus de la bonne conscience qui a permis (et qui permet encore de nos jours) à l'humain de frayer avec l'horreur sans culpabiliser. Ce film est important parce qu'il illustre le fait que, même avec une boussole morale, on peut dériver. Il montre très clairement ce que produit le "centrisme bourgeois"… De nombreux dialogues évoquent d'ailleurs des prises de positions très actuelles de la part de tel ou tel dirigeant politique et, dans l'un de ces dialogues il est même question des "irresponsables" comme les dénonce Johann Chapoutot dans son livre sur la façon dont les capitalistes allemands ont porté Hitler au pouvoir. La mise en scène est subtile, intelligente, "conscientisante", même, car elle fait appel à l'intelligence du spectateur, et évidemment, il y a Nastya Golubeva, avec ses faux airs de Marie France Pisier (la voix surtout!). Grand film.
Alu-Ciné
Alu-Ciné

26 abonnés 129 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 mars 2026
Giannoli est un réalisateur au talent incontestable et confirmé ici : le spectateur est tenu en haleine pendant 3h20, excusez du peu !
Cependant son œuvre n'est pas sans ambiguïté. À épouser le point de vue narratif d'une fille de collaborationniste (j'écris bien "narratif", je ne dis pas un seul instant que Giannoli approuve la collaboration) et à très peu montrer des opposants à cette politique du "moindre mal", le cinéaste prend le risque, pas totalement évité à mon sens, de délivrer un message assez "mou" si je peux le dire ainsi.
Et puis tous ces personnages qui fument continuellement... N'a-t-on pas déjà assez de leur toux de tuberculeux ?
Noël C
Noël C

18 abonnés 103 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 avril 2026
Un chef d’œuvre ! Complet, tendu, réaliste, drôle, tragique, ce film nous plonge d’abord dans cette “drôle de guerre” à Paris, pendant les quelques mois de vie facile et libertine que les parisiens et se sont offerts, en attendant …que les Allemands envahissent la France. Ensuite, la prouesse du réalisateur est de nous “obliger” à entrer dans tous les personnages, qui ont tous une vraie capacité à susciter l’empathie, voire l’adhésion!
La “collaboration” : oui, c’est de collaborer, mais aussi de co-élaborer, voire de créer la corruption… à revoir sans aucun doute plusieurs fois
karine_cine
karine_cine

1 abonné 19 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 mars 2026
Ce film relate le parcours politique erratique de Jean Luchaire, et de sa fille Corinne dans son sillage, sur fond d'années folles déréglées et de tuberculose galopante. Il renvoie le spectateur à de nombreuses questions, et le laisse libre de ses réponses.
Malgré une information abondante et régulière sur cette période de l'histoire, j'ai encore appris des choses.
Il est d'une grande beauté formelle, lumière, cadrages... Et le temps a passé très vite, malgré ses 3h1/2 (avec les bandes-annonces, publicités...) La spirale de la complaisance tentante, dans laquelle le personnage se trouve pris, a sa propre dynamique et le film nous aspire à l'intérieur.
Dujardin répète dans les medias que Nastya Golubeva a rendu le film meilleur, en effet, elle arrive à dire avec naturel des dialogues de téléfilm, trop écrits, qui sont le point faible de l'ensemble. J'aurais aimé aussi que les scènes de fêtes soient plus courtes (on a vite compris...) et celle du procès, plus longue, car ce procès présentait un plus grand intérêt, dont on est en partie privé malgré la puissance du réquisitoire déclamé par Torreton, idéal dans le rôle.
En dépit de ces réserves c'est un grand film: son intelligence, sa beauté, comme le vertige qu'il suscite, sont rares.
Joel G.
Joel G.

1 abonné 38 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 mars 2026
Le film est à voir en raison du thème sur la collaboration et la qualité des acteurs mais dieu que c'est long, on aurait pu économiser une bonne heure en réduisant les scènes de débauches et les interminables quintes de toux!
mercure78
mercure78

1 abonné 21 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 mars 2026
Film intéressant mais trop long. Les acteurs sont exceptionnels. Dommage de se louper par 2 fois avec la présence de masque à gaz de 1951 ( dans la valise, un taille II et ensuite sur les 3 danseuses).
michel77
michel77

1 abonné 20 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 mars 2026
un tantinet déçu. le film est du point de vue de la fille et non du pere. Un peu trop long aussi. 3h20. j ai preferé Nuremberg sur le meme sujet et dernièrement l affaire Bojarski film français meme si ce n est pas le spoiler:
meme sujet
Francois42
Francois42

1 abonné 13 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 mars 2026
Des le debut, on comprend assez vite les (tres bonnes) intentions de Xavier Gianolli : nous montrer que la collaboration est un theme d'actualite. Il aurait peut etre pu utliser des moyens un peu moins appuyes pour nous en convaincre. Mais il est vrai que Dujardin, dans son role, est excellent.
Totoscope
Totoscope

11 abonnés 115 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 mars 2026
Quelle ambition folle que d’offrir un film de 3h15 sur une des périodes les plus honteuses de notre Histoire. Les Rayons et les Ombres est une grande fresque historique sur un angle mort du cinéma français : la Collaboration. Et c’est sûrement car ce sujet est si lourd et inflammable que Giannoli s’en tient à une réalisation très classique, académique, mais d’une ampleur immense, portée par une reconstitution magistrale. On y retrouve la tragédie romanesque, presque balzacienne, de son chef d'œuvre Illusions Perdues. C’est douloureux, malaisant, comme un voyage en Enfer d’une densité et d’une puissance indéniables.

Il adopte ici le point de vue des collabos, de leur quotidien, reléguant au hors-champ les horreurs et les conséquences de leurs actes, comme pour matérialiser leur aveuglement volontaire. Il se demande jusqu'où peut-on accepter l’intolérable, se mentir pour soulager sa conscience ? Le cœur du sujet est la spirale de la collaboration : partant des meilleures intentions avec une croyance sincère en la possibilité de dialoguer avec les fascistes, voire même de les contrôler, qui mène progressivement à la compromission et une noirceur infinie. Ce sont de ces “Irresponsables� comme les nomme l'historien Johann Chapoutot, que traite ce film.

Trois destins liés : un allemand francophile qui deviendra ambassadeur du Reich à Paris, son ami Jean Luchaire, patron de presse bourgeois qui profite de la situation pour acquérir le statut prestigieux qu’il n’a jamais réussi à obtenir auparavant et qui ne reviendra jamais en arrière malgré les occasions qui se présenteront à lui. Et sa fille, jeune actrice star d’avant-guerre, obnubilée par la poursuite coûte que coûte de sa vie de star et qui refuse de voir la réalité. L’occasion d’une immense révélation : Nastya Golubeva, avec la sensation rare d’être témoin en temps réel de la naissance d’une star de cinéma. Des personnages qui ont mis leur jouissance personnelle au-dessus de toute autre considération (cf les nombreuses scènes d’orgies), qui se vautrent dans l’opulence pendant que le reste de l’Europe souffre.

Ce choix de point de vue permet de mettre en avant un terrible constat : si de telles horreurs ont eu lieu, ce n’est pas seulement à cause d’idéologues radicaux, de monstres sanguinaires. C’est surtout car beaucoup, des gens à l’origine tout à fait respectables, ont accepté cette dérive et cette compromission. Par lâcheté, par facilité, par opportunisme, par confort, par vanité, par ambition, par résignation et finalement par habitude. Le tout agissant comme un lent poison, à l’image de la tuberculose qui prend une place croissante dans le film, répercussion physique de leur déchéance morale : le pourrissement des corps se mêlant au pourrissement idéologique.

Le titre évoque le recueil de Victor Hugo sur la nuance du Bien et du Mal mais aussi la trajectoire en rise and fall de ses personnages tout autant que les rayons X qui révèlent les taches noires sur les poumons des tuberculeux symbolisant la contamination de l’idéologie d’extrême-droite. Et enfin il évoque aussi les rayons du Cinéma qui éclairent ici une page sombre de l’Histoire. Car c’est aussi un film qui croit profondément en la puissance du cinéma.
Un film qui ne cherche jamais le manichéisme, constamment dans la zone grise, qui questionne les notions de responsabilité et de culpabilité individuelle. Loin du roman national simpliste imposé après-guerre, il n’élude pas la complexité sans pour autant innocenter ses personnages pour autant, bien au contraire : il permet de comprendre sans pardonner.

Et enfin, il résonne terriblement avec notre actualité, de la compromission de médias instrumentalisés à la résignation ou l’habitude qui remplacent l’indignation. En cela il éclaire notre présent, comme un rappel que collaborer avec l’extrême-droite ne se résume pas à agir comme eux et/ou avec eux. C’est aussi simplement les laisser faire, refuser de questionner leurs actes, ne pas opposer de résistance car ça ne paraît pas nous impacter individuellement. C’est en ça que l’Histoire et cette histoire en particulier, sont des leçons, pire : des alarmes, pour un présent qui semble bégayer les années 30.
Philippe Desberg
Philippe Desberg

1 abonné 11 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 26 mars 2026
Mon reproche a ce film est qu'il est beaucoup trop long. Pourquoi faut il 10 scènes d'orgie? Pourquoi faut il nous imposer des scènes nombreuses de pneumothorax ? Combien de fois faut il voir le prêtre et la fille cracher leurs poumons ? Honnêtement, on pourrait enlever under heure de film. Venons en maintenant aux acteurs. Des acteurs sortent du lot: Otto et metteur en scène. Par contre, jean Dujardin et celle qui jouent sa fille ne parviennent pas à crever l'écran. Dujardin n' a pas ce charisme inné qu'ont des acteurs comme benjamin lavernhe ou chalamet ou encore lambert wilson. Et l'actrice qui joue sa fille est tout simplement fade.
Il faut admettre que beaucoup d' excellents films ont été a l'affiche récemment, d' où un jugement peut être un peu sévère
linda merad
linda merad

2 abonnés 5 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 1 avril 2026
Les Rayons et les Ombres est beaucoup trop long et franchement ennuyeux par moments. Malgré un casting solide, impossible de vraiment s’attacher aux personnages. Le film reste froid et distant, et on finit par décrocher bien avant la fin. Dommage, parce que le sujet avait du potentiel.
leovee
leovee

1 abonné Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 mars 2026
Un film très bien fait, avec une grande qualité perçue, comme on dit, mais je n’ai pas complètement accroché. Sur la forme, j’ai trouvé le dispositif narratif (Corinne débriefant toute l’histoire) assez convenu, et surtout assez gênant car elle porte un regard trop intelligent et lucide sur la période, quand elle a surtout été naïve, négligente et profiteuse. Sur le fond j’ai un autre problème. L’amitié entre les deux hommes fausse la compréhension du phénomène collabo car pour le spectateur elle explique presque à elle seule tout le parcours de Luchaire.
Philippe C
Philippe C

126 abonnés 1 189 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 mars 2026
Un film sur la collaboration en France lors de la seconde guerre mondiale, où l'on épouse le regard de Corinne Luchaire, qui nous fait revivre sa vie et surtout celle de son père Jean, homme de presse et de Otto Abetz ambassadeur de l'Allemagne nazie en France, spoiler: ou, comment une amitié entre les deux hommes bâties au départ sur l'idée généreuse et utopique du pacifisme et de la réconciliation franco-allemande après la première guerre, va se transformer peu à peu, à petites touches, en arrangements avec le nazisme, en compromis, compromission, renoncements, avilissements. Corinne, frivole, et admiratrice inconditionnel de son père va se trouver entrainée par les circonstances dans la légèreté, la dépravation et le bannissement.

le film est long, très long, top sans doute. Et si le mécanisme infernal, insidieux et pervers de l'abandon de ses idéaux est bien relaté, la mise en scène brillante, le spectateur n'est jamais en empathie avec les personnages, plutôt gêné d'assister à cette déchéance dont on connait l'issue dés le début du film; La cigarette et la tuberculose sont deux autres personnages du film, présentées comme une souffrance sublimement expiatoire ou un prétexte à la fuite en avant, on ne sait pas. Seuls le personnage du metteur en scène ukrainien et à travers lui, le cinéma, font contrepoids à ce sombre tableau
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