Les Rayons et les Ombres
Note moyenne
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618 critiques spectateurs

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LaureS
LaureS

19 abonnés 126 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 mars 2026
Un film remarquable de par son ampleur, son absence de manichéisme, la qualité de son interprétation - Jean Dujardin est bluffant, Nastya Golubeva une très belle découverte -
La première partie qui décrit la montée du fascisme est glaçante en ce qu'elle est absolument contemporaine
Au final un film qui pose beaucoup de - très bonnes - questions et nous laisse le soin d'y répondre
3h15 de cinéma passionnant, superbement réalisé et sans longueur
ConFucAmuS

645 abonnés 1 030 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 mars 2026
"Il nous reste le cinéma". Terminer sur une telle réplique, voilà qui aurait tout de la note d'intention un peu gauche. La révérence au médium et à son importance est indéniable. Pas tant pour sa capacité à rassembler les gens devant une histoire que pour son rôle de la raconter justement. Et c'est un justement à double-sens. Le réalisateur Xavier Giannoli est un admirateur de Martin Scorsese (qui ne l'est pas ?), et en regardant Les Rayons et les ombres, j'ai pensé aux travaux de maestro notamment son dernier en date, Killers of the Flower Moon. Toute proportion gardée, les deux films sont de grosses fresques aux longs cours et de gros morceaux d'Histoire sales. En découvrant le portrait de la famille Luchaire, c'est une page funeste de la collaboration qu'on devine en transparence. Mais ici, on s'attache d'abord à Jean Luchaire, patron de journal socialiste qui va lentement devenir l'emblème de la presse collaborationniste sous Vichy. La compromission est un poison lent, de celui qu'on cache derrière les postures, les conciliations ou la fidélité mais qui finit inexorablement à ses fins. Incarné par un Jean Dujardin à la sobriété exemplaire, Luchaire apparaît tel qu'il était probablement. Un homme complexe mais impossible à racheter, tout comme son ami l'ambassadeur Otto Abetz. On est loin de figures machiavéliques, même si la manipulation fait immanquablement parti de leurs vies. Néanmoins, un point en particulier les rapproche, comme bon nombre de personnages du films d'ailleurs. Corinne (la fille de Jean). Comme eux, on n'a d'yeux que pour elle. Sans manquer de respect à Dujardin et August Diehl, très bons tous les deux, Nastya Golubeva est bien ce rayon qui illumine ce récit noir. La jeune actrice incarne si parfaitement dans son regard, qu'il se perde dans les souvenirs enfumés ou les scènes qui la dépassent, celle qui va assister sans comprendre, puis comprendre sans accabler avant que l'Histoire se charge de trancher pour elle, qu'on ne peut que ressentir une grande empathie envers le personnage. On pardonnerait presque à ce film sa dernière (longue) heure, tant l'ambition, l'honnêteté et le talent transpire devant et derrière la caméra. Mais il lui manque ces coups de génie d'un Scorsese qui vous créé des séquences de dialogues dingues, des montages monumentaux et des images immortelles. On a jamais ça, même si on est pas loin. Ce qui mérite déjà pas mal d'éloges. Heureusement qu'il nous reste le cinéma, oui.
Charles-Maxime
Charles-Maxime

62 abonnés 55 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 mars 2026
Xavier Giannoli nous invite à regarder la vérité en face. C’est l’histoire d’un père et de sa fille — mais c’est aussi, d’une certaine manière, la nôtre. Celle d’un aveuglement volontaire, d’une fuite en avant dissimulée derrière ces mots : « on ne savait pas ». Mais au fond, ont-ils cherché à savoir ?

Comment peut-on compromettre à ce point ses valeurs morales ? A cette question, aucune réponse ne viendra apaiser. Reste alors le cinéma, intemporel et éternel, qui nous oblige à interroger encore et encore cette tragédie humaine pour que plus jamais cela ne se reproduise.

Montage remarquable. Performances époustouflantes. Chef-d’œuvre total aussi bouleversant qu’indispensable.
jcfandeux@gmail.com
jcfandeux@gmail.com

7 abonnés 109 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 mars 2026
Une belle mise en scène suffisamment vive pour maintenir l attention plus de 3h ! Et les 2 acteurs principaux sont sublimes et Jean Dujardin semble habité par le personnage
Capcorbirdy
Capcorbirdy

12 abonnés 66 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 mars 2026
Vu en avant-première "LES RAYONS ET LES OMBRES" réalisé par Xavier Giannoli: lors de la Deuxième Guerre mondiale l’histoire vraie de Jean et Corinne Luchaire, un père et sa fille pris dans l’engrenage de la collaboration, d'après les mémoires écrites par la fille un an avant sa mort. Un film-fleuve de 3h15 mais qui ne paraît jamais trop long tellement l'histoire y est dense et vibrante, une fresque sociale et histoire de vie, à l'intérieur de la Grande Histoire, qui s'étale principalement sur une dizaine d'années. Le portrait d'un homme, au départ pacifiste, pétri de bonnes intentions, et qui va progressivement glisser vers les aspects sombres de la collaboration, d'abord avec quelques compromis jusqu'à accepter une terrible compromission, sans retour possible, se laissant entraîner- comme dans un piège- dans les profits, le confort aveuglant du luxe, les arrangements divers, avec aussi en parallèle le triste destin de sa fille, actrice prometteuse, hypersensible, qui dit n'avoir rien vu-ou ne veut rien voir- des agissements et spoiler: du tournant dangereux pris par un père qu'elle vénère et qui la vénère, lui qui lui a transmis la tuberculose en héritage, trop occupée alors (comme elle le dira plus tard) par sa propre douleur physique que par la douleur des autres, et autour d'eux gravite et évolue un diplomate
allemand, ami de longue date, semant le trouble et jouant un rôle déterminant dans le basculement de Jean Luchaire. Ici les événements liés à la guerre sont évoqués parallèlement au cheminement de cet homme, des rayons de la lumière vers les ombres des ténèbres, spoiler: avec comme symbolique ces tâches noires sur les poumons et ce sang craché qui renvoient aux horreurs à venir de la barbarie nazie.
Un film à gros budget certes, qui se voit à l'écran (la reconstitution est magnifique) mais qui n'empêche pas d'être pour de nombreuses séquences au plus près des personnages, le tout servi par une mise en scène solide et efficace, un scénario intense et vibrant qui nous secoue, nous interroge et nous rend presque fascinante l'aventure de cet homme au destin pourtant terrifiant et abject L'interprétation est au diapason du film tout entier, c'est à dire magistrale de bout en bout avec au sommet un superbe trio qui constitue le ciment de l'histoire: August Diehl est intense et subtilement ambigu, Jean Dujardin formidablement trouble dans son rôle le plus puissant et le plus intéressant depuis "The Artist", son évident charisme s'imposant superbement pour ce personnage finalement assez complexe, et puis il y a la révélation Natsya Golubeva: bouleversante en jeune actrice déchue et écorchée par la maladie, victime collatérale des agissements de son père, la jeune comédienne y est d'une mélancolie déchirante, d'une sensibilité bouleversante et semble promise à un bel avenir. Une page sombre de notre histoire évoquée à travers le prisme de l'histoire fusionnelle d'un homme et de sa fille, pour un très grand film au lyrisme dramatique, à ce jour le meilleur film français de 2026. A voir absolument!!!
Kat's eyes
Kat's eyes

64 abonnés 526 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 mars 2026
Les rayons et les ombres est un film puissant et frontal, genre uppercut. Xavier Giannoli est un des rares réalisateur suffisamment courageux, ou téméraire, pour donner à voir ce moment précis de perte des valeurs morales. Celui qui conduit fatalement à la démesure, au chaos, aux crimes et à la mort. Et il le fait sans jamais verser dans le manichéisme ou la caricature. Illusions perdues en était déjà un exemple frappant, bien que, somme toute, assez mineur dans l'hubris, en ce qu'il ne suivait qu'un seul individu ambitieux dans la déchéance. Le cas Luchaire, exploré ici, est beaucoup plus impactant, sa compromission n'étant pas un acte individuel, isolé et sans conséquence d'un idéaliste mais bien une des conditions ayant rendu les pires horreurs de la guerre possibles. Le réquisitoire est implacable.
Xavier Giannoli retrouve le même dispositif que dans son précédent film : une réalisation au cordeau, un casting impeccable (Jean Dujardin et August Diehl sont très sobres et justes) et une illustration de la démesure dont les images sont faites pour hanter longtemps les spectateurs.
Le seul bémol c'est l'omniprésente voix off de Corinne. Son ton traînant est extrêmement agaçant à l'image du personnage passif, qui se laisse porter par les évènements sans jamais se questionner. Natsya Golubeva interprète cette mauvaise actrice avec beaucoup de conviction.
Un film d'une portée et d'une actualité certaines. L'Histoire jugera si nous en tirerons collectivement toutes les leçons. La première d'entre elles sera la plus facile pour nous : continuer à aller au cinéma !
Emi
Emi

1 abonné 5 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 mars 2026
Vu en avant première… long mais captivant du début à la fin… les acteurs sont époustouflants et le sujet traité admirablement. À voir..
T-Tiff
T-Tiff

129 abonnés 1 237 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 mars 2026
"Les Rayons et les Ombres" nous met face à l'une des périodes les plus sombres de la France contemporaine, en traitant le sujet de la collaboration française avec le régime nazi sous l'Occupation. Après "Illusions perdues", Xavier Giannoli revient avec un nouveau grand film. Ici, une fresque longue de plus de trois heures, pendant lesquelles le film montre la lente décadence de Jean Luchaire, qui défendait initialement des valeurs pacifistes avec son ami Otto Abetz, qui deviendra ambassadeur du Troisième Reich à Paris. Le film parvient à ne jamais faire preuve de manichéisme, en dépeignant les mécanismes qui ont conduit à cette situation : la luxure, l'aveuglement, la maladie, l'envie de richesse et de prestige, l'impression d'innocence... Le film est narré par Corinne, la fille de Jean Luchaire, brillamment interprétée par Nastya Golubeva, qui forme un excellent binôme avec l'incontournable Jean Dujardin. "Les Rayons et les Ombres" est captivant de bout en bout, jusqu'au formidable plaidoyer final de Philippe Torreton. Un film à ne pas manquer !
QuelquesFilms.fr

348 abonnés 1 749 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 mars 2026
Premier mérite de ce film : celui d’aborder frontalement, via des histoires vraies et des personnages réels, un chapitre peu glorieux de la Seconde Guerre mondiale, celui de la collaboration, sous l’occupation allemande. Un chapitre sur lequel le cinéma français n’a jamais été très enclin à se pencher, en tout cas pas avec la profondeur, l’ampleur et le détail de cette fresque. Second mérite : celui de ne pas se limiter à une condamnation à charge, de ne pas verser dans la leçon de morale, mais d’essayer de comprendre. Comprendre comment un certain idéalisme pacifiste de gauche a pu basculer vers les thèses d’extrême droite et l’antisémitisme. Comprendre des "illusions perdues", pour reprendre le titre du précédent film de Xavier Giannoli, et comprendre comment des hommes se sont perdus. Il est question ici d’opportunisme et de vénalité, essentiellement. En mettant en scène les destins parallèles de deux amis, l’un devenu nazi, l’autre collabo, le réalisateur plonge en eaux troubles, évoque des ambiguïtés, des paradoxes, des compromissions, pour sonder finalement un abîme de corruption, de décadence et d’indignité. Ce faisant, il ne sacrifie en rien la complexité de l’humain et évite le manichéisme. Giannoli s’est appuyé sur une documentation fouillée, qui donne au récit tout son intérêt historique ; il a fait preuve d’intelligence et de nuance en termes d’écriture, tout en cultivant habilement et sobrement une intensité tragique. Outre le portrait des deux hommes, et la présentation de leurs responsabilités actives, le film dresse un autre portrait majeur, celui d’une jeune femme insouciante et inconséquente (Corinne, l’actrice, la narratrice), qui permet de soulever la question d’une autre responsabilité, passive celle-là. Ne pas savoir ou ne pas tout savoir exempte-t-il de culpabilité ?
Il y a beaucoup à méditer dans ce film foisonnant, qui offre un éclairage unique sur cette matière sombre du passé, mais qui donne aussi à réfléchir par ses résonnances contemporaines. Résonnances idéologiques, bien sûr. Résonnances médiatiques également, via l’évocation du monde de la presse, de son indépendance toute relative, de ses dérives… Sujet qui était déjà au cœur d’Illusions perdues. Sujet probablement mieux traité ici que l’évocation du monde du cinéma, aux intentions plus floues. Bref, le film embrasse large, se fait parfois didactique, mais son ambition monumentale, sa puissance et ses aboutissements l’emportent sur ses défauts. Le résultat est très long, certes, mais on reste capté, tenu par la pertinence du regard historique et politique, par la maîtrise narrative, par la qualité technique, par le soin apporté à la reconstitution d’époque. Et par les interprètes : Natsya Golubeva Carax (la fille de Leos Carax), spontanée et touchante ; Jean Dujardin, d’une épaisseur étonnante ; August Diehl, tout en raideur et en finesse.
GéDéon
GéDéon

130 abonnés 696 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 mars 2026
Ce long-métrage de Xavier Giannoli, sorti en 2026, ose aborder une page sombre de l’Histoire de France, à savoir la collaboration durant la seconde Guerre mondiale. Il retrace le véritable parcours de Jean Luchaire et de sa fille Corinne, respectivement journaliste et comédienne, ayant profité de leurs réseaux sous l’Occupation allemande. La reconstitution historique demeure le point fort de ce film, avec une lecture exhaustive des motivations ayant conduit une frange de la société à soutenir le régime nazi (conviction idéologique, pensée antisémite, affairisme criminel ou bien simple profiteur). La diversité des situations démontre le caractère complexe de la nature humaine. Le second atout reste la sobriété des interprétations permettant notamment à Jean Dujardin et Nastya Golubeva de rendre une copie sans faute. Néanmoins, on peut regretter les nombreuses longueurs accentuées par la répétition de certaines séquences (les soirées de débauche, la maladie de la tuberculose, etc.). La narration très didactique limite également le développement des émotions ; le spectateur finissant par ne ressentir aucune empathie pour le destin de ces personnages ambigus. Bref, une œuvre utile mais plombée par son caractère scolaire.
Robert D
Robert D

7 abonnés 159 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 mars 2026
Film magnifique sur une histoire vraie terriblement bien interprété sur une page sombre de la 2ème guerre mondiale. Le film aurait mérité d’être quelque peu raccourci au début même s’il fallait cette durée pour plus de crédibilité. P-e un peu trop de scènes de « fête «. À voir pour la mémoire et la connaissance que de telles vies ont existé.
janus72
janus72

50 abonnés 280 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 mars 2026
Le film de X. Giannoli est certes doté de quelques qualités : photographie ~ acteurs & direction de ceux-ci, OK.
Mais près de 2 0 0 minutes sur la morbide destinée d'un pseudo patron de presse & de sa fille qui, finalement, vont finir par se vautrer dans la compromission & la vie facile ~ profitant ostensiblement de liaisons tordues - encore & toujours en plein déni, touchant bientôt l'ignominie . . . une énième mortelle randonnée quoi.
Monter un tel projet sur 3 personnages équivoques (c'est un euphémisme) qui retournent ainsi leur veste & s'assoient ainsi sur leurs idéaux, est-ce bien raisonnable ?
D'un point de vue cinématographique, l'évocation de cette période (avec de Grands films tournés sous l'occupation), Bertrand Tavernier s'en était formidablement saisi avec son superbe "Laissez-passer".
Alors, la vie dorée d'ordures & de pourris jusqu'à l'os ~ leurs petits arrangements entre ennemis ~ leurs règlements de comptes & leurs ardoises à rallonge, qui seront parfois réglés à la Libération ~ leurs orgies & cette décadence ambiante . . .
On croise évidemment Céline, évoque S. Guitry ??? alors qu'il en manque bien d'autres, dans cette atmosphère fétide !
Bref, au bout d'une heure, je m'emm... fort mais cela va durer encore un bon moment.
Je ressors de la séance, les fesses vermoulues, les méninges presque anesthésiées & les sinus plein de nicotine.
Saoulé au pollen du Printemps du Cinéma, ou plutôt à l'infernale fumée des Player's Navy Cut et les bulles de champagne tiède ° ° ° ° ° °
LeaOffScreen
LeaOffScreen

7 abonnés 15 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 mars 2026
J’en sors complètement remuée. Premièrement on ne voit pas du tout les 3h passer. Ensuite l’image est si merveilleuse que l’on pourrait faire pause à tout instant, pour decouvrir une peinture incroyable. La lumière est archi maîtrisée, les acteurs sont excellents et on se prend même à en détester (haïr) quelques uns. « Il nous reste le cinéma » raisonne dans la tête depuis que je suis sortie de la salle… il faut envoyer des classes de collègue et de lycée entières voir ce film !!
Bravo et merci
velocio

1 521 abonnés 3 466 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 5 avril 2026
Il y a un peu plus de 4 ans, 2 films adaptés d’œuvres d'Honoré de Balzac étaient sortis à un mois d'intervalle : "illusions perdues" de Xavier Giannoli, film à gros budget, et "Eugénie Grandet" de Marc Dugain, film à budget beaucoup plus réduit, une coïncidence temporelle qui permettait, par comparaison, de prendre conscience combien, dans le cinéma, de gros moyens n'étaient pas forcément synonyme de grande qualité. Avec "Les rayons et les ombres", on retrouve le duo Xavier Giannoli, réalisateur et scénariste, et jacques Fiescchi, coscénariste, on retrouve de très gros moyens mais on n'a pas d'élément de comparaison. On a juste un énorme pudding très ennuyeux qui, malgré sa longueur, n'arrive pas à bien nous expliquer comment des pacifistes de gauche se sont retrouvés aux côtés des nazis et des idées antisémites de la collaboration. Seules, quelques minutes m'ont paru intéressantes et/ou émouvantes : celles où on entend "le véritable pouvoir d'un journaliste n'est pas dans ce qu'il dit, mais dans ce qu'il ne dit pas" et le 3 dernières minutes du film. A noter que le réalisateur a dû se rendre compte que sa réalisation seule ne parvenait pas à transmettre aux spectateurs toutes les intentions qu'il avait en tête puisqu'il s'est cru obligé de faire appel à une musique quasiment omniprésente pour tenter de "boucher les trous". Une petite information en passant : le procureur joué par Philippe Torreton qu'on entend lors du procès de Jean Luchaine avait pour nom Raymond Lindon, et il était le père de Jérôme Lindon et le grand-père de Vincent Lindon.
Alolfer
Alolfer

176 abonnés 1 669 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 mars 2026
Aussi étrange que cela puisse paraître, Les Rayons et les Ombres n'a eu aucun coup marketing, vu le projet titanesque. Pour l'heure, cela se comprend à moitié car le sujet traité est délicat voire tabou.

Les Rayons et les Ombres nous plongent durant 3h15, la réalité de la collaboration durant la 2nde Guerre Mondiale. C'est absolument saisissant et titanisant. On a dû mal à croire ce que l'on voit mais la réalité est là. Le film dure peut-être 3h15 mais il est accrochant ; le temps passe à une folle vitesse. Suivre ses personnages et comment un engrenage sans fin, les conduit au pire des atrocités.

Jean Dujardin est médusant, la révélation Nastya Golubeva Carax, insaisissable... Bref le casting trouble mais parfait

Un tel sujet ne peut que diviser car encore aujourd'hui, l'Histoire de France cache ses parts d'ombres. Ce film montre une réalité et cela nous frappe.

On en ressort remué.

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