Les Rayons et les Ombres
Note moyenne
4,2
4479 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

709 critiques spectateurs

5
186 critiques
4
307 critiques
3
110 critiques
2
76 critiques
1
19 critiques
0
11 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Christ77
Christ77

13 abonnés 155 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 mars 2026
Quel film! Xavier Giannoli vous accroche dès le début du film sans discontinuer et qui vous fait oublier la durée du film. Les grands films d’époques lui vont bien! La colorimétrie est juste, soignée et vous plonge dans les années 30-40. Jean Dujardin est entouré d’un casting parfait et au jeu juste. Petite mention particulière de revoir Philippe Torreton sur grand écran dans une plaidoirie à couper le souffle! Merci pour ce grand moment de cinéma ! Vivement le prochain.
islander29

1 028 abonnés 2 663 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 mars 2026
Bon, faisons fi de la longueur, rester dans un cinéma 3 heures 20 ( plus long qu’Avatar) peut avoir des effets bénéfiques sur le moral….Il faut reconnaître que le film a un intérêt historique, prégnant , que cet épisode de l’occupation est peu connu, ( la vie de Jean et Corinne Luchaire), que Jean Dujardin est un grand acteur, que Nastya Golubeva est très très belle, et que Xavier Giannoli ( le réalisateur) a du talent. Bref le film fonctionne et même si le début est long ( attention à l’abus de très gros plans) le scénario a des vertus. La seconde partie du film ( disons dernières 90 minutes) est techniquement plus réussie et plus attrayante donc( paresse au début du film dans la réalisation) et cela laisse quelques regrets. . On aurait pu voir un grand film. Mais le défi est relevé et la collaboration de la France mise en lumière ;.. Le film au fond pose l’éternelle question, « et moi qu’aurais je fais si les allemands avaient occupé la France » . C’est du cinéma qu’aurait sans doute apprécié Céline ( une apparition brillante) voir l’indésirable mais génial Paul Morand. Je n’arrêtais pas de penser à sa correspondance ( Son journal de guerre, à lire absolument)… Bref voilà un cinéma vertueux qui interroge, un cinéma de qualité qui vous transforme durant trois heurs, Bref un cinéma que je recommande, peu importe les trois heures du film. Merci monsieur Giannoli. Dernier point, l’ titre «  les rayons et les ombres » est un titre de Victor Hugo dont est lu un passage bouleversant. Merci à ce génie français….
ferdinand75

723 abonnés 4 463 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 mars 2026
Une formidable fresque historique, à l’américaine, puissante , somptueuse, sur la période si complexe et peu traitée au cinéma, de la collaboration française.
Le film remonte à la source, les années 20, le choix du pacifisme de beaucoup, au sortir de la grande guerre , de gauche comme de droite, qui veulent tout faire pour éviter la 3eme.
La présence de Otto Abetz, francophile, intellectuel de gauche dès les années 20 dans les cercles intellectuels parisiens. On assiste, en live, grâce à un scénario remarquablement écrit, au cordeau, par Giannoli ; à la genèse de ce que sera la collaboration , d’abord dans son mode « soft » , voir même protecteur comme le voudra Pétain au début de la guerre .
Tout cela est décortiqué, sans manichéisme, avec beaucoup d’analyses très fines, très justes. Probablement le meilleur film jamais réalisé, sur cette période, vu du côté « collaborateur » . On a vu de très nombreux films, très bons, très grands films du point de vue de la résistance, mais rarement du côté des perdants .
La tentative pour ces collaborateurs de la première période de créer un pont sincère, un lien entre l’ Allemagne et la France . Et puis très vite la dérive, la corruption, la violence , l’horreur .
Tout cela est montré, les faits historiques le plus importants sont montrés avec finesse. Y compris l’intervention lunaire et surréaliste de Louis- Ferdinand Céline, la seule fois où il sera invité à l’ambassade, très ironique. On voit bien la participation « passive » et attentiste du milieu culturel français, et beaucoup de noms sont cités dans le film, très courageusement, terreau sur lequel la toute jeune Corinne Luchaire se fondra, s’éblouira, et se perdra, dans des dépravations de fin de régime.
Le film repose sur la magistrale interprétation du trio principal ; Jean Dujardin, parfait dans ce rôle tout en intériorité, en souffrance, quel grand acteur, August Diehl , qui confirme une fois encore qu’il est un des tout grands acteurs européens, et le jeune Nastia Goloubeva, remarquable , par la variété et la profondeur de son jeu .Une très grande maturité et beaucoup de finesse , à suivre de près .
A noter la formidable prestation de Philippe Torreton, en procureur général, qui donnera une plaidoirie lors du procès Luchaire, qui constitue une synthèse parfaite , forte mais équilibrée, de toute cette période . Quel grand acteur.
On se régale, pour ce grand film, rare dans le cinéma français et Xavier Giannoli confirme qu’il est l’un des meilleurs réalisateurs français contemporain.
Cinévore24

446 abonnés 940 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 mars 2026
spoiler: "-Je ne savais pas. -Est ce que tu as cherché à savoir ?"


À l'instar de cinéastes tels que Marcel Ophüls (Le Chagrin et la Pitié), Louis Malle (Lacombe Lucien) ou encore Costa-Gavras (Section Spéciale), c'est aujourd'hui au tour de Xavier Giannoli de nous dépeindre une période peu reluisante (et très peu traitée sur grand écran) de l'Histoire française : celle de la Collaboration en temps de guerre.

Le réalisateur-scénariste des «Illusions Perdues» nous plonge dans une fresque ambitieuse, réfléchie et évitant le piège du manichéisme simpliste, pour mieux nous retracer les (vrais) destins entrecroisés de Jean Luchaire, patron de presse, sa fille Corinne, jeune actrice en pleine ascension, et leur ami Otto Abetz, professeur d'art, et leur bascule progressive vers le côté sombre de l'Histoire, qu'ils en soient pleinement conscients ou pas.

spoiler: Ou comment, de pacifistes dans l'entre-deux-guerres, défendant la réconciliation franco-allemande, ils vont, lentement mais sûrement, devenir les portes-voix du parti national-socialiste, arrivé au pouvoir en Allemagne en 1933, et envahissant la France vaincue en 1940. Des "collaborateurs sincères", rendant l’inacceptable acceptable. Persuadés qu'ils agissent pour la bonne cause en pactisant avec le pire, ils deviennent les outils de propagande et les complices (in)directs de ce régime de plus en plus répressif et sans pitié. Et reproduisent ce "Plus jamais ça", qui n'est plus qu'un lointain souvenir, une illusion rassurante dans laquelle ils se bercent pour se convaincre qu'ils agissent pour le bien commun. Et ce mensonge, à mesure qu'on se le répète, fini par devenir "LA vérité". Une vérité dévorant les esprits, mais aussi les corps (à moins que ce ne soit dû à l'énorme quantité de cigarettes fumées au cours du film), venant illustrer métaphoriquement ce pacte avec le Diable que le père aimant "transmet" à sa fille.


Illustrée par une reconstitution et une photographie des plus soignées et incarnée par un trio principal des plus convaincants (Jean Dujardin, August Diehl et la jeune Nastya Golubeva Carax), une œuvre dense, solide et nuancée, nous dépeignant des personnages ambigus, pris dans un engrenage qu'ils ont eux-mêmes provoqué, et dressant notamment le portrait d'un milieu mondain s’accommodant du pire, que ce soit par fanatisme et/ou par opportunisme, dansant avec la trahison pour mieux profiter de ce pouvoir opulent et éphémère.

Et surtout une œuvre historique, traitant de la collaboration, personnelle comme étatique, et trouvant une étrange (et pas forcément rassurante) résonance avec notre présent.

Malgré certaines redondances dans le récit (une demi-heure en moins n'aurait sans doute pas changé grand-chose au bon déroulement du film), voilà sans doute l'une des productions françaises qui devraient marquer durablement cette année 2026 au cinéma.

Le cinéma qui est et restera, encore et toujours, un passage de témoin entre les époques et les générations.
Pour ne pas oublier ce qui nous a précédé, en bien comme en mal, et toujours nous rappeler que ce qui s'est produit peut se reproduire un jour ou l'autre, sous une forme ou une autre.
tisma

356 abonnés 2 302 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 mars 2026
Un film fort, un film qui dure plus de 3h mais dont les scènes sont percutantes. La France de la 2nd guerre mondiale, du point de vue qu’on ne pense pas, c’est horrible et derangeant, mais intelligent et marquant. Jean Dujardin est admirable, Nastya Golubeva Carax y est une belle revelation ! Un film marquant...
Juan 75
Juan 75

78 abonnés 489 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 mars 2026
Le film est vraiment trop long surtout dans sa partie centrale autour de la maladie et du basculement. On aurait pu retirer une bonne heure. Je n’ai pas trouvé Dujardin et Golubeva si bons que ça. Ils sont au final assez fades. Le sujet est passionnant mais le film manque de rythme et le scénario est au mieux nuancé ou au pire tarabiscoté. Une vraie déception comparée aux autres œuvres de Giannoli.
publicEnemies
publicEnemies

17 abonnés 26 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 mars 2026
j'ai rarement pris une claque au cinéma devant un film français, ça fait pas mal d'années, je suis bluffé, perturbé de notre histoire, une magnifique interprétation, une œuvre magistrale
ricoudu641 .
ricoudu641 .

15 abonnés 68 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 mars 2026
Overdose de cigarettes, de piqûres, overdose de décadence! L'idée est originale: on connaît tous des films de guerre, de résistance mais quel est le film qui retrace la vie d'un collaborateur? Les acteurs sont magnifiques mais encore une fois les scènes de débauche sont trop nombreuses à mon goût!
Paul Moreaud
Paul Moreaud

15 abonnés 13 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 mars 2026
Exceptionnel film tant dans la réalisation que dans son esthétisme. La photographie est magistrale. Le jeu d'acteur est précis et authentique. L'axe de traitement de cette sombre période est bousculant car différent de ce que l'on nous sert d'habitude. Impressionnant
remyll
remyll

256 abonnés 578 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 mars 2026
Film subtil et astucieux sur la collaboration en France durant la 2ème guerre mondiale.
Quand dès la fin des années 1930 l’amitié sincère et positive pousse deux êtres : l’un français l’autre allemand, tous deux joyeux beaux gosses mais sans grande formation non plus et à l’apparence tout à fait normale, dès lors qu’ils entrent dans un enchaînement de circonstances qui favorise substantiellement leurs situations matérielles, se poussent mutuellement à effectuer les pires actes en contradiction totale avec leurs principes de départ.
Le film montre extrêmement bien l’engrenage toxique et infernal duquel il ne pourront jamais véritablement se défaire.
August Diehl (qui il y a quelques mois, s’était révélé déjà très impressionnant dans le film « La Disparition de Josef Mengele » de Kirill Serebrennikov) est ici aussi bluffant tout comme notre Jean Dujardin national et aussi bien entendu l’époustouflante et magnifique Nastya Golubeva dont il semble ici que ce soit ici l’un des premiers grands rôles de sa prometteuse carrière.
Le film est long, mais le temps s’écoule jusqu’à son terme sans jamais lasser. Cela procure tout de même un sentiment d’amertume profond: celui du gâchis monumental que cette « collaboration » infernale aura pu générer.
Henner
Henner

93 abonnés 142 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 mars 2026
C’est l’histoire vraie de Jean Luchaire, journaliste collaborationniste qui, à cause de son amitié pour l’ambassadeur allemand Abetz va glisser sur la mauvaise pente. Pourtant cet homme de gauche, au départ, souhaitait seulement développer l’amitié entre les peuples Français et Allemands. Résolument pacifiste il était opposé à la guerre tout comme son alter ego allemand. Et puis après la débâcle française, insensiblement, il va devenir collaborationniste et anti-juif. Passionné par son journal, « Les temps nouveaux » qui marchent mal il lui faut trouver de l’argent encore et toujours et c’est ce qui va le perdre. Il sera fusillé à la Libération. Jean Dujardin l’incarne bien, tout comme Nastya Gobuleva qui joue Corinne, sa fille, ou August Diehl qui joue merveilleusement Otto Abetz. Le film s’il raconte la débâcle d’un homme reste clinique, observateur, documentaire. Il montre aussi une scène odieuse à la Libération. Donc un film impeccable qui dure trois heures mais qui passent vite. Jean Luchaire ne fut pas le seul à copiner avec l’occupant. Sacha Guitry, Arletty, Céline - qui fait une brève et épouvantable apparition dans le film – Maurice Chevalier, Robert Brasillach (fusillé), Drieu la Rochelle, Robert le Vigan, Piaf, Coco Chanel et tant d’autres … C’est une période trouble ou à Paris, dans les milieux littéraires et les milieux du spectacle la dérive devenait possible surtout si l’Allemand – et il y en avait – parlait français et avait des sympathies pour notre culture. C'est cette atmosphère de fête, d'argent, de débauche, de pouvoir que raconte merveilleusement ce grand film.
Les sorties de Philippe
Les sorties de Philippe

76 abonnés 100 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 mars 2026
Le réalisateur du succès Les illusions perdues (2021) revient avec un long métrage plus complexe, au rythme posé sans être lent (3h19), un film sur l’Occupation qui montre l’arrivisme mais aussi l’ambiguïté du protagoniste qui devient un collaborateur zélé, Jean Luchaire, patron de presse, et sa fille Corinne, actrice célèbre. Pacifiste venant de la gauche, ami avec Otto Abetz qui deviendra ambassadeur du Reich à Paris, il soutient le régime nazi jusqu’à la fin, spoiler: à Sigmaringen,
tout en fermant les yeux sur ses salariés qui impriment des journaux de la Résistance ou en donnant des laissez-passer à une famille juive. Attiré avant tout par l’argent, la fête et les plaisirs, il s’aveugle sur ce qui va entraîner sa perte spoiler: et celle de sa fille,
sans pour autant être dupe des vrais collabos fanatisés. Quel est le message ? Tout le monde peut trahir ? En effet, par appât du gain, ou quand une maladie (la tuberculose) vous condamne. On peut y trouver tout de même un peu de complaisance, bref. Le film sait trouver le bon ton, l’équilibre entre le récit de la fille et la course à l’abime du père. Les trois acteurs principaux sont remarquables, une fresque prenante.
> Plus d’infos culture sur mon Instagram "Les sorties de Philippe" 
Pat
Pat

2 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 15 mars 2026
Le cinéma français a trop d’argent. Le preuve avec ce film de 3h15 qui traîne son histoire en longueur.
Dommage car Jean Dujardin est convaincant et tousse avec application pendant tout le film.
Xavier Giannoli n’a pas eu le temps -ou le talent- nécessaire pour faire court au montage et se passer de nombreuses scènes qui délayent ce récit au lieu de le servir.
Jean-marc B.
Jean-marc B.

16 abonnés 270 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 mars 2026
Une page sombre de notre histoire où se mêlent collaboration, corruption et antisémitisme notoire et assumé.
Une fresque sans concession sur le monde médiatique et mondain durant cette sordide occupation.
Ces gens de par leur situation ne pouvaient pas dire "on ne savait pas ".
Le casting et la mise en scène sont excellents.
Un film qui interroge et ne laisse pas insensible.
namury
namury

7 abonnés 16 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 22 mars 2026
Quelle déception!!! L’histoire est évidemment très forte mais malheureusement le film n’a aucun souffle. C’est hyper répétitif. On pourrait couper une heure sans perdre grand chose. Où est passé le talent de ce réalisateur!?
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse