Les Rayons et les Ombres
Note moyenne
4,2
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709 critiques spectateurs

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186 critiques
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307 critiques
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Frederick P.
Frederick P.

6 abonnés 3 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 22 mars 2026
Beaucoup beaucoup trop long !! 1h30 suffirait largement. Pendant plus de 3 heures, il n'y a que des gens qui fument des cigarettes ou qui boivent.. Pour couronner le tout, les deux acteurs principaux ont la tuberculose. Donc, ils n'arrêtent pas de tousser pendant les trois quart du film, ce qui n'enlève rien à leur immense talent.
PATRICK A
PATRICK A

1 abonné 32 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 mars 2026
Du grand cinéma, qui permet de s interroger sur les choix de vie, les circonstances et leur impast sur ces derniers, la maladie, enfin de découvrir la collaboration sous un angle différent et trèspsychologique. Une formidable mise en scène, même si elle est un peu longue. Une brillante interprétation des acteurs. Des décors qui nous plongent parfaitement dans la France des années 30/40. Bravo et merci Monsieur Giannoli.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 mars 2026
C’est assez incroyable de voir la guerre « de l’intérieur ». On ne parle plus des combats, des tactiques, des ennemis à traquer, on est dans un microcosme terrible dont les membres se coagulent et se transforment en terrifiants personnages. Même l’un des deux dit dans la seconde partie qu’il a changé. Enfin plutôt que la guerre l’a changé.
Je regrette quand même la longueur un peu excessive mais une reconstitution et une interprétation remarquables.
Ricco92
Ricco92

284 abonnés 2 330 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 avril 2026
Le cinéma français a régulièrement évoqué la Résistance mais a nettement plus rarement mis au centre de ses récits les Collaborateurs. Xavier Giannoli n’a pas eu peur d’affronter ce sujet compliqué et explosif et le moins que l’on puisse dire est qu’il a grandement remporté son pari ! En effet, Les Rayons et les ombres sont une grande réussite. Ce film retraçant le parcours véritable de pacifistes ayant dérivé par opportunisme vers ce qu’ils rejetaient fait preuve d’une grande subtilité dans le traitement de personnages bénéficiant d’interprètes brillants (on notera notamment les superbes performances de Jean Dujardin et Nastya Golubeva). Le cinéaste arrive parfaitement à montrer comment ce glissement peut s’effectuer de manière insidieuse sans s’en rendre compte. Ne cherchant jamais à faire oublier son sujet par sa mise en scène, Giannoli arrive à rendre son long-métrage passionnant de bout en bout malgré une durée qui pourrait effrayer. Un vrai coup de maitre qui se classera très certainement comme une future œuvre de référence sur cette période !
Nico F
Nico F

253 abonnés 777 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 mars 2026
Quel film ! une claque .. 3h19 ressenti 1H50..... on ne se détache pas du film tant le film est fort ... et dur à la fois .... Les acteurs sont tellement justes .... a voir absolument
Henning P
Henning P

82 abonnés 280 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 mars 2026
On ressort ma compagne et moi de la séance de 14h avec un sentiment pour le moins partagé. spoiler: Si le film de Giannoli s'impose comme une œuvre à voir pour son éclairage nécessaire sur une page sombre de l'Occupation — sujet trop rarement traité de front par notre cinéma — il n'en demeure pas moins sujet à débat. ​Le choix de Jean Dujardin divisera. Pour certains, il fait du "Dujardin" : une interprétation presque trop propre, un peu trop lisse pour paraître totalement naturelle. Pourtant, le défi était de taille : quel autre acteur actuel aurait pu endosser la morgue et l'entregent d'un Jean Luchaire ? Ce côté "papier glacé" finit paradoxalement par servir le personnage de ce prince de la presse collabo. ​Giannoli a fait un choix radical : filmer les fastes, l'ivresse des salons nazis et la vie de château des traîtres. On peut regretter que la "machine" collaborationniste et les rouages de la propagande soient abordés de manière si succincte. Cette approche esthétique, qui privilégie le paraître au fonctionnement idéologique, pourra en décevoir plus d'un. ​La révélation c'est Nastya Golubeva Carax ​Le véritable cœur battant du film, c'est elle. La fille de Leos Carax est épatante dans le rôle de cette jeune femme malade qui brûle la chandelle par les deux bouts. Elle traverse l'Occupation comme un songe, ignorant (volontairement ?) la réalité du chaos. ​La question subsiste après le générique : est-elle réellement innocente ou complice de cet aveuglement ? ​Le film souffre de quelques longueurs et aurait sans doute gagné à être resserré. Néanmoins, la première heure est essentielle : elle dissèque avec justesse comment des idéaux de départ finissent par s'effondrer. On y voit la trajectoire de Luchaire, passé de l'ambition à l'opportunisme pur.

Un constat historique implacable. Les résistants avaient le courage, les collabos n'avaient que l'ambition. Ils ont perdu, et c'est tant mieux.
​16/20
au-dela-des-nuages
au-dela-des-nuages

54 abonnés 91 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 avril 2026
Si ce film est l'occasion de voir des comédiens exceller dans leur métier, il est malheureusement beaucoup trop long et ne contextualise pas l'époque et rend bien incompréhensible la portée de certains propos aux jeunes générations... qui pourraient se dire : que leur reproche-t-on finalement ? Et mis à part quelques scènes qui montrent la dégueulasserie de ses personnages on est bien loin d'imaginer l'étendue des désastres qui ont accompagné ces dégueulasseries.
philhag
philhag

33 abonnés 397 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 avril 2026
Vous avez lu le résumé.
Honnêtement c’est un film très très long.
Et le personnage de Jean Dujardin est un type guidé par l’appât du gain, pour profiter de l’argent, alors qu’il est incapable d’en gagner et lorsque c’est un ami par hasard allemand, puis ambassadeur du Reich à Paris, cela ne le gêne pas d’être soutenu par cet homme qui devient nazi pour avoir encore encore encore de l’argent.
Écœurant
 Pour le reste, c’est remarquablement bien joué, les décors sont magnifiques, absolument magnifiques ! C’est un film de très grande qualité.
Mais que c’est long
À la télé on peut s’absenter 15 minutes sans ne rien rater
lacroix p
lacroix p

33 abonnés 189 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 avril 2026
Interminable. Plus de 3 h, une sortie au printemps cela a dû en dissuader plus d’un et ceux qui ont renoncé ont eu raison. 1 heure de moins aurait permis de tenir un rythme et un narratif un peu haletant qui fit le succès des « illusions perdues ». C’est dommage car tous les ingrédients étaient présents, les décors, les costumes, les acteurs, le sujet se prêtaient à un succès. Ici tout est appuyé : une voix décrit souvent les agissements des personnages en même temps que ceux ci sont mis en scène et de façons répétés pour la même chose. Cela donne une hyper démonstration et finit par engendrer un surjeu chez les acteurs qui vire parfois au ridicule, au mélo. Les scènes (au moins 15’ au total) de toux de tuberculose avec mouchoirs sanguinolents sont pénibles et inutiles. Tout comme les coupes à champagne qui se remplissent, les orgies : c’est bon on a compris. Par ailleurs aucun repère temporel, et paradoxalement la psychologie du personnage de Dujardin paraît bâclée. Les scènes de libération sont étonnement survolées et caricaturales, on échappe de justesse aux femmes tondues sur la place publique et on sort content d’en avoir fini.
Ufuk K

617 abonnés 1 722 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 avril 2026
"Les Rayons et les Ombres" acclamé par la critique est un drame historique pertinent. Xavier Giannoli, déjà distingué par un César en 2022 pour "Illusions perdues" que j'avais fortement apprécié, nous offre une histoire tragique et poignante, tout droit inspirée du destin réel de Jean Luchaire et de sa fille Corinne, accusés de collaboration. Bien que sa durée de 3h18 m'ait semblé longue, j'ai été séduit par la précision de la reconstitution d'époque, l'ambiance du film, les prestations puissantes de Jean Dujardin et le talent de Nastya Golubeva, véritable révélation. Ce film est déjà positionné comme un candidat sérieux pour les prochains Césars.
Gregory S
Gregory S

55 abonnés 765 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 mars 2026
C'est très bien mais pas très très bien. Pourquoi ? La reconstitution est excellente et l'actrice qui joue Corine mérite un César. De plus le film bien que long de regarde sans trop de temps mort. Mais mon bémol c'est que contrairement à l'histoire on laisse un peu entendre que le fils Luchaire a plus subi la situation qu'il ne l'a souhaité or ce fut un véritable propagandiste de la collaboration, ce qui ne ressort pas tellement du film.
Pascal l.
Pascal l.

45 abonnés 81 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 mars 2026
Un seul jour après avoir vu le film j'ai du mal à en reconstituer les enchaînements. Beaucoup de scènes, certaines glauques d'ailleurs, de beuveries, une montée de la compromission ds beaucoup, une lourde insistance sur la maladie du père comme de la fille,...
Des décors somptueux, de très beaux costumes. J'aurais plutôt vu Gilles Lelouch interpreter Jean Luchaure. Il a un côté veule qui aurait bien convenu au personnage.
Bref, pas mal mais je n'ai pas vraiment été en empathie.
Stéphane A
Stéphane A

17 abonnés 39 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 mars 2026
On ne voit pas passer les plus de 3 heures ! Jean Dujardin sobre et convaincant et surtout Nastya Golubeva qui est le témoin de cette histoire méconnue.
une descente aux enfers qui ne laisse pas indifférent.
Critiques d un passionné
Critiques d un passionné

138 abonnés 263 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 mars 2026
Les Rayons et les Ombres, réalisé par Xavier Giannoli, s’impose comme une œuvre dense et profondément troublante. Au-delà de la simple reconstitution historique, le film explore la zone grise des consciences durant la Collaboration. Il ne sombre jamais dans la caricature : il nous fait comprendre les choix des collaborateurs, leurs peurs et compromis, sans jamais chercher à les excuser.

Au centre du récit, le journaliste Jean Luchaire, interprété par Jean Dujardin, se révèle dans toute sa complexité. Humaniste convaincu de pouvoir agir de l’intérieur, il s’engage progressivement dans un engrenage moral qu’il ne maîtrise plus. Cette chute lente et inexorable constitue l’une des grandes réussites du film, qui refuse le spectaculaire pour privilégier une dérive crédible et profondément dérangeante.

En miroir, le personnage de sa fille, Corinne Luchaire, s’impose comme le véritable cœur émotionnel du film. Elle incarne une jeune actrice aveuglée par ses ambitions et l’amour pour son père. Il s’en dégage une forme de sincérité et de fragilité qui donne au spectateur un regard extérieur sur le monde qui l’entoure. Dans ce rôle, Nastya Golubeva Carax impressionne, notamment lors d’une scène de casting qui est d’autant plus forte qu’elle fonctionne aussi à un second niveau : pour nous, spectateurs, c’est une révélation.

Le film donne une grande place aux modalités citadines de la Collaboration : les fêtes somptueuses, les grands repas et les soirées élégantes composent un univers clos, presque irréel, où le luxe et la convivialité dominent. Un focus loin d’être anodin et qui contraste violemment avec le sort du reste du pays : la famine, la guerre, les déportations restent invisibilisées à l’écran. Cette mise en scène crée un effet de malaise chez le spectateur, pleinement conscient de la grande histoire que les personnages semblent choisir d’ignorer, soulignant leur aveuglement volontaire et leur détachement moral.

Le motif de la tuberculose renforce cette lecture. Bien plus qu’un simple élément narratif, la maladie devient métaphore de la contamination morale : invisible au départ, elle progresse lentement, gangrène corps et consciences, et rend toute guérison impossible.

Dans la continuité de Illusions perdues, Giannoli poursuit sa réflexion sur l’influence des médias. Presse et cinéma deviennent des instruments capables non seulement de convaincre, mais surtout de modeler les esprits et de normaliser l’inacceptable. Le film montre comment une idéologie peut s’installer insidieusement, par la répétition, la manipulation et l’adhésion progressive.

Cette mécanique confère au film une résonance contemporaine troublante. En exposant les rouages de la banalisation et de la montée des extrémismes, Les Rayons et les Ombres agit comme un miroir de notre époque. Mais là où ses personnages pouvaient se réfugier derrière l’excuse « nous ne savions pas », le spectateur moderne est confronté à sa propre responsabilité : l’information est là, les signaux sont visibles, et l’histoire nous a déjà montré ce qui peut arriver.

Exigeant et parfois austère, Les Rayons et les Ombres n’est pas un film qui cherche à séduire facilement. Mais c’est précisément dans cette radicalité qu’il puise sa force. Plus qu’un récit historique, il propose une réflexion glaçante sur la fragilité morale, sur la manière dont certains choisissent d’ignorer la réalité du monde, et sur la facilité avec laquelle l’histoire peut se répéter...

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Nath0301
Nath0301

68 abonnés 202 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 mars 2026
Nous sommes en mars et je sors du cinéma en ayant le sentiment d'avoir vu un des grands films de cette année 2026.
Le scènario nous interpelle, nous bouscule, nous questionne, et mise sur notre intelligence. Ici, pas besoin de "montrer" l'horreur de la guerre, des camps, de la déportation. De toute façon, nous, spectateur, nous connaissons déjà tout ça, (le cinéma nous l'a déjà montré tant de fois) nous sommes d'autant plus troublés, par les banquets, les scènes de fêtes et les petits arrangements entre amis. Et quand la caméra s'attarde sur la chaise vide de Luchaire, au moment d'une conférence de rédaction cruciale, c'est toute la lâcheté du personnage qui nous saute aux yeux, sans un mot...
C'est là tout le génie du film : nous montrer un point de vue, celui de Luchaire et de sa fille et laisser le spectateur remettre tout ça dans le contexte, afin de mesurer l'horreur de leur désinvolture.
Jean Dujardin et Nastya Golubeva sont tout simplement extraordinaires dans le rôle de ce père et de sa fille et on ne voit pas le temps passer.
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