Les Rayons et les Ombres
Note moyenne
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709 critiques spectateurs

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PASCAL C
PASCAL C

27 abonnés 296 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 avril 2026
Une fresque qui nous éclaire sur la collaboration, un sujet tabou dans notre cinéma comme les guerres coloniales qui ont suivi cette période. La reconstitution est excellente même si on peut regretter les nombreuses scènes d'orgies qui cassent le rythme. Par contre la plaidoirie du procureur (très bon Thoretton)résume parfaitement toute l'ambiguïté du personnage, journaliste avec de vraies convictions ou "simple" profiteur ? Pour l'anecdote tout au long du film Luchaire fume sauf attaché au poteau d'exécution alors qu'il a paraît il été fusillé clope au hec.
Marina Pl232
Marina Pl232

1 abonné 1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 mars 2026
Un film absolument magnifique.
Une œuvre forte, profonde et bouleversante, qui nous laisse encore habités longtemps après la séance.
La mise en scène est sublime, les acteurs impressionnants, et l’émotion est constante.
Pour nous, c’est la prolongation des émotions d’hier… un film marquant, rare et nécessaire!
selenie

7 446 abonnés 6 655 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 mars 2026
Pour faire court sur la réalité historique, on peut dire que le film est très fidèle aux événements dans les grandes lignes, pour le détail on peut s'étonner quand même que la fratrie de quatre frères et soeurs de Corinne est étrangement occultée, ou que les bandes sonores au centre du film sont un peu anecdotiques puisqu'elle écrit une autobiographie "Ma Drôle de Vie" (1949) tout aussi étonnamment occultée dans le film. Si la tuberculose est un fait, surtout pour Corinne, il n'ne demeure pas moins que la maladie est trop omniprésente et parasite le récit et ce qui nous intéresse, ce qui est symptomatique d'ailleurs d'une certaine complaisance envers le père Luchaire et sa fille. On note aussi que quand le film débute la jeune Corinne avait déjà tourné quelques films, et qu'elle n'a jamais eu le temps de devenir une star ni une vedette nationale mais elle a su profiter assurément de la position sociale de son père. Dans le film, son personnage est intéressant surtout vis à vis de sa relation avec son père, une relation fusionnelle à tel point qu'elle ne se posera jamais les bonnes questions. Le film rejoint "Lacombe Lucien" (1974) dans le traitement, mais là où ce dernier était un simple jeune immature, ici c'est un homme d'âge mûr, un intellectuel qui finalement se laisse séduire par les mêmes effets superficiels et le luxe. Finalement, le film rappelle que devenir un héros est difficile, être un lâche est bien plus facile. Un drame familial parmi d'autres dans un drame national qui n'en finit pas de nous hanter.
Site : Selenie
Domvill
Domvill

34 abonnés 206 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 avril 2026
bon encore une flopée des notes d'étoiles d etoiles maximales.
.... qui me laisse un peu pantoise.
d'abord la manière de filmer dans un éclairage toujours très sombre, presque flou, donne un environnement glauque : plus d ombres que de rayons. surtout c est beaucoup trop long ! trop long les nombreuses scènes de beuveries et de partouzes en tout genre, trop long les toux et les accès de tuberculose des protagonistes et enfin trop long la dernière tirade moralisatrice de Torreton.
je me ne prononcerai pas sur la véracité de la reconstition de la biographie des protagonistes, que je connais mal ( mis a part le survol de Wikipedia ) , mais le scénario est bien écrit, et même si son écriture n'échappe pas parfois a des tournures de langage actuelles, il réussit bien a decrire la degradation de la société et l ' enferment progressif des comportements humains face à ces événements. on voit de manière subtile le glissement .
Mais 3 heures .....cela gagnerait à etre élague et plus rythmé avec un peu plus de relief .. et Dujardin est magistral. mais on est loin de la subtile perversité des damnés de Visconti.
L_huitre
L_huitre

101 abonnés 373 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 avril 2026
"Les Rayons et les Ombres" : un film dont on sort ébranlé... Il nous fait prendre de la hauteur, et réfléchir sur la condition humaine. Le cheminement d'un homme faible, prisonnier de ses amitiés de jeunesse, qui se laisse porter par les événements et par les circonstances le conduisant à un positionnement social qu'il n'aurait jamais pu espérer. Un homme sans conscience autre que l'opportunisme, la quête d'argent facile et la dolce vita. Un homme qui se laisse emporter dans les pires compromissions, y compris un antisémitisme virulent qui lui était au départ étranger. Tout cela dans une sorte de spirale mortifère, sans réactions, comme vide de l'intérieur, malgré quelques avertissements familiaux. Un homme qui, pour autant, n'est pas un mauvais homme, européen et pacifiste de conviction, malade et se sachant condamné, père attentif enclin à se révolter lorsque sa fille est menacée. Un être humain qui nous est proche sous certains aspects, le voile historique d'opprobre jeté sur les collabos ayant volontairement noirci ses protagonistes au point d'en faire des diables. Ce n'était pas des diables, et c'est là le mérite de ce film autour d'une époque volontairement écartée de notre mémoire collective. Fallait-il les exécuter ? Sans doute du fait de la violence de l'époque et des rancoeurs accumulées. Fallait-il emporter dans l'épuration tous leurs proches ? Le réalisateur Xavier Giannoli pose la question avec justesse avec le triste destin de Corinne Luchaire, la fille, ballotée par les événements comme une coquille de noix fragile. Quelle pouvait être la conscience politique d'une gamine de vingt ans sans mère, et sous la coupe ardente de ce père adoré ? Le film restitue très bien les années d'occupation, les milieux collabos coupés du monde, l'exacerbation des sens pour se sentir vivant avant le grand châtiment. C'est un film puissant, une forte dénonciation, tout en gardant une belle objectivité. Alors, bien sûr, les résonances dans notre époque feront vibrer certains qui préfèreront oublier que la défaite humiliante avait créé le pire des terreaux à l'émergence du mal. Tout au plus, pourrions-nous au minimum tirer de ce film l'enseignement que les extrêmes, tous les extrêmes, créent les pires débordements. C'est bon parfois de se retourner, et de revisiter l'Histoire. Nous avons beaucoup à y gagner...
Jerome
Jerome

50 abonnés 198 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 mars 2026
Sans doute fidèle historiquement et trés soigné dans sa mise en scène, ce film apporte un point de vue intéressant sur l'engrenage d'une certaine collaboration avec l'ennemi. Des passages médicaux pénibles et sans apport alourdissent quand même ce film déjà trop long.
Fenêtre sur salle
Fenêtre sur salle

129 abonnés 411 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 23 mars 2026
 LES RAYONS ET LES OMBRES - Xavier Giannoli| � 3,5/10

3h15. Quelle épreuve.

Un film trop long, trop académique, trop gris, trop centré sur son récit historique et qui n'aura débouché sur aucune émotion chez moi, à part l'ennui. Une sieste d'une trentaine de minutes, la consultation de mes mails pros et une sortie de la salle pour acheter du pop corn afin de me tenir éveillé m'auront tout de même permis de tenir jusqu'au bout.

Alors, le film n'est pas mauvais. Le choix de dérouler la narration à partir du regard de la fille apporte un angle intéressant. Une jeune femme remarquablement interprété par Nastya Golubeva, fille de Léos Carax, au jeu parfois encore maladroit mais véritable révélation, avec sa voix envoutante et sa présence éthérée. La scène de spoiler: son audition pour son premier film est sans aucun doute la meilleure. L'on y devine ce que le film aurait pu être s’il avait davantage accepté de se resserrer sur l’émotion plutôt que sur la démonstration.


Mais ces moments restent trop rares. Trop préoccupé par la perfection de ses décors et de sa reconstitution historique parfaite, Giannoli délaisse l’essentiel : l'écriture d'un récit qui tient suffisamment en haleine, alors qu'il fait le choix d'en dévoiler le dénouement dès les premières minutes du film.

Si la volonté de mettre en scène des personnages ambigus est à saluer (à part celui d'Otto, ridicule), l'on peut dans le même temps s'étonner d'une certaine forme de complaisance avec laquelle l'histoire de ce collaborationniste est racontée avec plusieurs moments où le réalisateur semble chercher à sauver son personnage, surtout dans le contexte politique actuel, où les digues entre la droite et l'extrême droite cèdent les unes après les autres.

Le film récoltera sans nul doute une pluie de nominations aux prochains César et apportera peut-être à son réalisateur un nouveau César du meilleur film, tant ce genre de grande fresque historique réussit généralement à atteindre un consensus critique et public, mais me laisse totalement de marbre.

Tout le monde adorera, je le sais, mais une note aussi sévère de ma part tout simplement car je n'ai ressenti ni plaisir, ni intérêt, ni émotion devant ce film.

Ma page ciné instagram : fenetre_sur_salle
Caro Cinéma
Caro Cinéma

80 abonnés 366 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 mars 2026
Excellent drame historique.
Le film commence avec un mouvement pacifique, puis montre avec brio le glissement et l’escalade progressive des personnages, peu à peu aveuglés par l’appât du gain et par le désir de s’amuser, sans se soucier des autres ni des conséquences de leurs actes.
L’amitié franco‑allemande, sous prétexte d’une entente ou d’une coopération, révèle que certains compromis avec l’occupant sont moralement répréhensibles.
Un père et sa fille finissent par "brûler les deux bouts", révélant toutes les contradictions humaines.
Le film dure plus de trois heures, mais on ne les voit pas passer, tandis que, dans le film, le champagne coule à flot…
Il offre une perspective nouvelle sur cette période atroce...
Nos choix auraient-ils été meilleurs ?
Vu en avant-première au Grand Palace des Sables d'Olonne.
ZeJL
ZeJL

2 abonnés 49 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 mars 2026
Le côté historique est très intéressant, l histoire est prenante mais il y a un choix du metteur en scène qui m a sacrément gâché le film. Alors oui les 2 personnages principaux ont la tuberculose mais était ce nécessaire d insister autant là dessus. Il ne se passe pas 3mn sans qu un des 2 ait une quinte de toux (quand c'est pas pire) et 3h15 a entendre les personnages tousser c est vraiment pénible, j imagine les pauvres acteurs a qui on a du dire alors tu balances tes 2 répliques et ensuite tu tousses
Cool_92

366 abonnés 690 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 avril 2026
Un film survendu. C'est une fresque ambitieuse et plutôt réussie mais aussi ultra classique dans sa mise en scène et son écriture. Tout est cousu de film blanc. La distribution fait le travail sans génie, ni fougue particulière. La reconstitution de l'époque est quand à elle vraiment réussie. Mais le récit s'alourdit maladroitement de scènes inutiles, sur les desiderata de l'actrice, sur la tuberculose. Et cela pèse sur l'ensemble : le film est très très long. 3h20, et cela sans justification particulière. Au final, on ne retiendra aucune scène précise. On a déjà vu ça ailleurs, et sûrement mieux.
Edouard B.
Edouard B.

101 abonnés 11 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 19 mars 2026
J’attendais ce film avec une belle impatience et je dois avouer avoir été un peu déçu ce soir : je pense bien connaitre cette periode de l’histoire de France et j’ai trouve que giannoli ne faisait pas assez la différence entre collaboration et collaborationnisme ( Luchaire glissant pourtant de l’un a l’autre) …et tellement long avec toutes ces scenes de fête qui reviennent comme des clichés attendus de l’Occupation a Paris sans parler de la tuberculose du pere et de la fille qui occupe une place insensée dans le scénario. Les acteurs ne sont pas en cause mais au fond Corinne et Jean Luchaire méritaient ils qu’on leur consacre autant de temps ? Pas sûr !
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 mars 2026
Né en 1901, Jean Luchaire état un journaliste et un pacifiste, ardent promoteur des relations franco-allemandes, un flambeur, un homme à femmes. En 1940, il devient collaborationniste. Otto Abetz, l'ambassadeur du Reich à Paris, était son ami et lui faisait profiter de ses généreux subsides. Jean Luchaire avait une fille, Corinne, née en 1921, qui devint, très jeune, star de cinéma, sous la direction notamment de Léonid Moguy.

Xavier Giannoli ("Illusions perdues", "L'Apparition", "Marguerite"...) s'empare des vies de Jean et Corinne Luchaire pour brosser une immense fresque. Sa durée en impose : trois heures quinze. Cette durée est un choix voire un manifeste. Elle nous dit par avance que nous verrons un grand film et se condamne à l'être, sauf à décevoir gravement nos attentes.

C'est long et c'est bon. Très bon ? À mon avis non. Je vais m'en expliquer.

Avec un budget de trente millions d'euros, "Les Rayons et les Ombres" est l'un des films les plus ambitieux de l'année. Gaumont n'avait plus investi une telle somme depuis "L'Empereur de Paris", l'un de ses plus grands bides. Souhaitons lui plus de succès. Les décors sont fastueux - on reconnaît la cour de l'hôtel de Beauharnais rue de Lille. Les costumes le sont tout autant, notamment les toilettes luxueuses de Nastya Golubeva. Celle-ci, dont le seul titre de gloire était jusqu'alors d'être la fille de Leos Carax, tient la dragée haute à Jean Dujardin, moins cabotin qu'il l'est trop souvent. Un détail de son jeu m'a ravi : son phrasé tellement élégant, qui rappelle tout à la fois celui de Marie-France Pisier et celui des actrices de l'époque. Est-ce sa voix au naturel ou le résultat d'un patient travail pour retrouver la tonalité des actrices de l'époque ?

Xavier Giannoli est un bon faiseur. On ne saurait lui en faire le reproche. "Les Rayons et les Ombres" est de la belle ouvrage. Soit. Il nous montre, comme son titre lourdement programmatique l'annonçait, que les hommes et les femmes ne sont pas tout d'une pièce, qu'entre le saint et le salaud, l'humanité se décline en gris. Jean Luchaire n'était certainement pas un saint. "Les Rayons et les Ombres" nous explique pourquoi l'Histoire a fait de lui un salaud et comment il a entraîné sa fille dans sa chute.

Mais, ce film n'a pas la profondeur d'un "Lacombe Lucien" et ne laissera pas la même marque. La raison en est peut-être moins cinématographique qu'historique. "Lacombe Lucien" est sorti en 1974, à une époque bien particulière du "Syndrome de Vichy de 1944 à nos jours" pour reprendre le titre de l'ouvrage d'Henry Rousso : après la mort de De Gaulle, après que le mythe du "résistancialisme" - un néologisme forgé par Rousso - se fut évaporé, après la sortie du "Chagrin et la Pitié" et la publication par Paxton de "La France de Vichy". Même si l'extrême droite frappe aujourd'hui à nos portes, l'actualité des "Rayons et les Ombres" est moins brûlante et, par conséquent, sa place dans l'histoire du cinéma et l'histoire de Vichy depuis 1944 sera, je pense, moins marquante.
ouadou
ouadou

98 abonnés 413 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 22 mars 2026
Quelle déception. J'attendais un classique là où je n'ai vu qu'un film interminable. La sensation de voir des gens tousser pendant 3h. Des scènes qui se ressemblent toutes. Une belle interprétation mais un ennui total.
Chamar
Chamar

39 abonnés 65 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 18 mars 2026
Que 99 pour cent du cinéma actuel soit académique, soit. On a fini par faire notre deuil d'un style, d'une écriture, d'une invention personnels. Mais dès qu'on s'attaque à une histoire complexe comme celles de la collaboration et de la Seconde guerre mondiale, ça devient vraiment très gênant. La mise en scène lisse, le stéréotype et l'imagerie rendent tout digérable (parce que c'est du déjà digéré) et c'est plus que dérangeant. La collaboration devient juste une erreur d'appréciation, les résistants sont forcément ceux de la dernière heure et on a l'impression d'avoir mille fois vu les scènes de cabaret et de débauches nazies. Seule surnage Nastya Golubeva. Elle est ce qu'il y a de plus intéressant dans le film. Mais hélas, dans tout cet univers encombré et grandiloquent, on finit elle aussi par la perdre.
Luc Dechamp
Luc Dechamp

6 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 mars 2026
vu en avant première
c'était nuancé, c'est bien de voir les ressorts de la collaboration.
c'est une occasion unique
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