Les Rayons et les Ombres
Note moyenne
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709 critiques spectateurs

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vidalger

378 abonnés 1 311 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 mars 2026
Ce film qui aurait pu s’intituler 50 Nuances de vert de gris a une fâcheuse tendance - due au talent indiscutable du réalisateur - à relativiser les crapuleries indignes d’une bande de salopards qui ont léché les bottes des Allemands lors de la dernière guerre. Que ce soit par esprit de lucre, par conviction intellectuelle ou tout simplement par une aptitude physique à la plus grande bassesse, les collabos se sont vautrés dans l’indignité pendant que d’autres Français ou étrangers souffraient ou mouraient sous le joug de l’agresseur nazi.
Le scénario nous présente un Jean Luchaire (excellente interprétation de Jean Dujardin) en sympathique journaliste, certes un peu vénal, mais plein de bons sentiments. (En fait, un peu le même genre que les journalistes des Illusions Perdues). Il y a pleins de vrais salopards dans son journal qu’il cherche à modérer et même, il sauve quelques bons Juifs ! La Libération sera moins généreuse que Giannoli quand elle le jugera.
On sera plus indulgent pour le portrait de Corinne Luchaire, éphémère actrice d’avant-guerre qu’incarne avec une grande force la découverte de l’année pour son premier grand rôle, la belle Nastya Golubeva.
Au final, à propos de cette noire période, on garde un meilleur souvenir du Dernier Métro (1980), ou même de Lacombe Lucien (1974). De vieilles bobines certes, mais qui appelaient un chat un chat.
Alexis (Alexis)
Alexis (Alexis)

1 abonné 4 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 30 mars 2026
Un film très moderne puisqu'il traite les bourreaux comme des victimes et pratique le relativisme avec conviction. Non, les collabos et leur famille qui se sont roulés dans le stupre et le lucre ne sont que des malheureux trompés par les malheurs du temps.... Drôle de morale !
Sinon, beaucoup beaucoup de toux et de crachats pour ceux qui comprennent lentement. Et une histoire somme toute très banale qui aurait été bien avisée de tenir en une heure 30.
Misyl11
Misyl11

19 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 mars 2026
un film magistral..
un des plus beaux films que j'ai vu..
Jean dujardin est époustouflant..
le casting et mise en scène extraordinaires....
on ne voit pas le temps passé..
comme un livre qu'on ouvre et qu'on ne veut pas quitter...
Denis Marchiset
Denis Marchiset

7 abonnés 4 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 mars 2026
Je n'ai pas compris pourquoi l'histoire factuelle de corinne et jean luchaire a été revisitee. Le premier mari de corinne luchaire n'a pas été fusillé par les allemands mais est mort dans son lit en 1957. Après la guerre, corinne luchaire vivait confortablement dans le 16eme arrondissement de Paris et continuait de frequenter les riches de ce monde. Elle fréquentait d'ailleurs un italien très riche au moment de sa mort, qu'elle devait rejoindre pour tourner un film en italue
Jean luchaire était quant a lui très engagé dans la collaboration et n'ignorait rien du génocide des juifs.
Ce film se perd dans la maladie des luchaire et dans des scènes d'orgie.
Bionman
Bionman

16 abonnés 47 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 mars 2026
Critiques dithyrambiques alors que le film est scolaire as fuck. 3h15 avec une image terne qui n’imprime pas la rétine, un voix off qui nous raconte ce qu’on doit comprendre, de la musique sans arrêt. C’est un looooong feuilleton passionnant dans le fond mais désespérément plat dans la forme. On découvre une actrice formidable que le montage ne met pas en valeur. Laissez la évoluer dans un plan sans cutter toute les 3 secondes. On sent le gros studio derrière qui met la pression pour rendre un truc dans les clous et sans risque. On peut quand même saluer le courage de sortir une fresque intime de 3h sur la face sombre de la France, c’était totalement validé sur le papier, mais plat et terne dans la forme. La première grosse déception de l’année
Jipéhel
Jipéhel

101 abonnés 601 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 mars 2026
Le roman de l’abjection

Il n’y a pas grand-chose à jeter dans la filmographie de Xavier Giannoli depuis 2002 et Les corps impatients jusqu’à 2021 et Les Illusions perdues en passant par A l’origine, Marguerite ou L’apparition. Cette fois il consacre 195 minutes – mazette ! -, à un drame historique basé sur des faits réels. Pendant la Deuxième Guerre mondiale, l’histoire vraie de Jean et Corinne Luchaire, un père et sa fille pris dans l’engrenage de la collaboration. Un très grand film qui ose s’attaquer à une des grandes zones grises de notre Histoire. Il fallait un sacré culot pour oser, dans une période si fébrile, sortir un film aussi ambitieux sur un sujet – beaucoup trop – d’actualité. Giannoli l’a fait. Merci à lui !
Car, à part Louis Malle et son très polémique Lacombe Lucien, - et dans une moindre mesure l’Uranus de Claude Berry -, la collaboration est un des grands impensés du cinéma français. Il est tellement plus confortable pour tous d’honorer les héros et d’oublier les salauds. Et voilà une douloureuse piqûre de rappel qui a l’audace de mettre en avant un personnage réel broyé par l’engrenage nazi. On ne sort pas indemne de cette fresque, techniquement admirable, rythmée, et documentée comme rarement. Non, on n’en sort pas indemne après avoir écouté le réquisitoire du procureur – excellent Philippe Torreton -, qui nous met tous face à nos contradictions. La première qualité du film est de tirer parti de sa longueur et de s’en tenir au sujet premier, en se concentrant autour de l’histoire vraie d’un trio, un journaliste pacifiste, sa fille comédienne et leur ami allemand et francophile devenu ambassadeur d’Allemagne à Paris. Il ausculte l’Histoire à travers les destinées individuelles, tentant de disséquer les voies par lesquelles les idéalistes se fourvoient. Giannoli a toujours été fasciné par les usurpateurs : tous ses personnages tentent de franchir les lignes morales et légales pour parvenir. Les Rayons et les Ombres ne fait pas exception, en tentant de comprendre les mobiles d’une trajectoire qui mène à l’indignité nationale. – Prenons du recul et regardons de plus près notre pays dans cette période où l’on fabrique la désinformation, où l’on prône la division de la population pour mieux la manipuler par l’idéologie extrémiste d’une poignée, tout le portrait de notre inquiétante époque résumée par cette sentence définitive : les mots des salauds arment les bras des imbéciles. Ce film est un must, pas seulement sur un plan cinématographique, mais la force de son message moral et politique.
Evidemment, il fallait un casting à l’image de l’ambition du film. Et là, c’est au-delà de toutes les espérances. Jean Dujardin est tout simplement extraordinaire. D’une sobriété sans égal, il nous fait partager les débats intérieurs qui habitent son personnage entraîné dans l’engrenage de la collaboration. On le regarde, avec fascination et dégoût, s'enfoncer, verre de champagne à la main, dans un vertige doré dont il ne mesure pas l'abîme. Mais la grande découverte de ce film reste bien la jeune Nastya Golubeva, - la fille de Léos Carax, qui prouve qu’elle a tout pour faire une immense carrière – en commençant peut-être par un César de la révélation féminine dans un an -. Présence, beauté, et justesse de jeu, je le répète, elle a tout. Bien sûr, comme ce drame est un triangle, n’oublions pas le 3ème sommet avec August Diehl, qui ne m’a jamais déçu. Ajoutons à cette liste Vincent Colombe, Anna Próchniak et André Marcon.
Ce film, qui fait le pari de la lenteur et de l’ambiguïté, traque durant trois heures quinze, ce qui se passe dans la tête d’un homme qui a choisi le mauvais camp. Giannoli ne nous dit pas : « voilà le monstre ! », il laisse les questions ouvertes, et signe une œuvre qui a déjà la patine des classiques. Abasourdi par ce film, on trouvera une lueur d’espoir grâce au grand Victor Hugo, - dont le poème éponyme donne son titre au film -, quand il écrit
Si nous n'avions que de tels hommes,
Juste Dieu! Comme avec douleur,
Le poète au siècle où nous sommes
Irait criant : Malheur! Malheur!
traversay1

4 482 abonnés 5 353 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 mars 2026
Le point d'entrée de son film, Xavier Giannoli ne le cache pas, c'est Corinne. Corinne Luchaire, sublime étoile filante du cinéma français, dont l'intensité frappe encore aujourd'hui dans Prison sans barreaux et surtout dans le magnifique J'attendrai, dont le titre initial était Le Déserteur. Fascinante actrice au destin tellement romanesque et tragique, à la fois coupable et victime de son funeste destin et il n'est pas seulement question ici de tuberculose. Mais Les rayons et les ombres, c'est avant tout un triangle funeste, décadent et mortifère, avec un patron de presse, le père de Corinne, pris dans les rets d'une étroite collaboration avec l'occupant allemand et les compromissions avantageuses avec son ami, ambassadeur du Reich à Paris. Ample, fouillé et dense, sur plus de trois heures, le film laisse toute latitude pour se faire sa propre opinion, parfait pour les néophytes de cette époque comme pour ceux qui ont beaucoup lu ou vu (Lacombe Lucien, par exemple) sur cette période que le cinéma français a jusqu'alors pratiquement toujours abordée par son versant glorieux, à savoir la Résistance. Giannoli n'a pas eu peur de se confronter à l'histoire de la Collaboration, pour juger, forcément (voir le réquisitoire final), mais surtout pour décrire sans fard ni complaisance. C'est un requiem pour des personnages qui courent à leur perte, pas l'œuvre baroque que certains auraient peut-être attendu. Plus que le style, bien qu'il soit impeccable, le réalisateur a, comme dans ses films précédents, voulu privilégier le fond et c'est ainsi que Les rayons et les ombres va devenir un classique puissant du cinéma hexagonal. Et comme toujours chez Giannoli, ses interprètes sont remarquables, que cela soit Jean Dujardin ou August Diehl. Nastya Golubeva c'est encore autre chose, une comédienne touchée par la grâce, qui fait revivre cette jeune femme malade, dans un temps qui ne l'était pas moins, et qui disait ne pas avoir su, alors qu'elle n'avait jamais cherché à savoir. Trop jeune, trop écervelée ou trop inconsciente ?
Cinemadourg

906 abonnés 1 784 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 mars 2026
Quand on voit au départ la durée du film (3h19), il y a de quoi être un peu inquiet !
Et pourtant, il faut reconnaître que ce drame historique tient la route et surtout la distance, riche d'un casting 5 étoiles (Jean Dujardin et August Diehl notamment) et d'un scénario vraiment bien fichu.
Tout commence dans les années 1920, après la Première Guerre mondiale (1914-1918), deux amis pacifistes, l'un journaliste français (Jean Luchaire) et l'autre professeur de dessin allemand (Otto Abetz), vont petit à petit se retrouver du mauvais côté de l'histoire lors du conflit planétaire de 1939-1945.
Racontée par Corinne Luchaire, la fille de cet homme impliqué dans cette "collaboration", cette oeuvre signée Xavier Giannoli marque les esprits par la finesse de sa réalisation et son authenticité historique.
Voilà un long-métrage français d’une très grande maîtrise qui vaut largement le détour et qui insiste sur le fait qu'être dans un camp lors d'une guerre n'est ni héroïque ni lâche, mais simplement tragique.
Un moment ciné réussi, marquant et convaincant !
Site CINEMADOURG . free . fr
GyzmoCA
GyzmoCA

295 abonnés 2 586 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 mars 2026
Avec Les Rayons et les Ombres, Xavier Giannoli livre un quasi chef-d’œuvre, une fresque dense et intense qui marque durablement les esprits. Scénariste de l’excellente série De larmes et de sang, il confirme ici toute l’étendue de son talent avec un film d’une maîtrise impressionnante.

Malgré ses 3h15, le temps semble suspendu. Pas une seconde d’ennui, tant le récit captive par sa tension constante et sa richesse. À la fin de la projection, la salle reste figée, comme sonnée par ce qu’elle vient de voir. Rarement un film aura laissé une telle empreinte immédiate.

La grande force du long-métrage réside dans son traitement de la collaboration, probablement l’un des plus justes et nuancés jamais proposés au cinéma. Loin de tout manichéisme, le scénario explore les zones grises de cette période trouble et pousse chacun à se poser cette question dérangeante : qu’aurions-nous fait à leur place ? Une réflexion forte, presque inconfortable, mais essentielle.

Côté interprétation, Jean Dujardin est, comme à son habitude, d’une justesse remarquable. Tout en retenue, il incarne son personnage avec une grande finesse. Mais la véritable révélation vient de Nastya Gulliibova, qui électrise littéralement l’écran. Sa présence, son intensité et son charisme marquent profondément et participent grandement à la réussite du film.

La mise en scène, le rythme et le découpage sont également à saluer, parfaitement au service du propos. Giannoli signe une œuvre exigeante mais accessible, qui mérite d’être vue par le plus grand nombre, notamment pour mieux comprendre cette période complexe de la collaboration.

Un film puissant, marquant, presque indispensable.
Pierre E
Pierre E

33 abonnés 240 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 mars 2026
Vu en avant-première, quel bonheur que cette grand réalisation sur un sujet des plus délicats, même aujourd'hui. Surtout aujourd'hui peut-être...
Que ce soit la reconstitution de l'époque magistrale, l'interprétation superbe (à noter la découverte d'une jeune actrice dans le rôle principal) mais le sujet du récit, les choix collaborationnistes du journaliste Jean Luchairne, est traité avec une sensibilité loin d'être évidente et surtout un refus net de tout manichéisme, pour atteindre un sommet d'intelligence lors du réquisitoire final par l'immense Philippe Torreton.
Brillant et passionnant à chaque instant.
Guillaume Royge
Guillaume Royge

26 abonnés 16 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 mars 2026
Excellent film, vu en avant première, à voir absolument tant il est innovent et réussi sur le sujet délicat de la collaboration (car oui il y a pleins de films sur la WW2 mais EXTRÊMEMENT peut sur ceux qui ont collaborés) le film est d'une exactitude historique qui fait du bien comparé aux nombreux autres films sur la ww2
Pierre842
Pierre842

41 abonnés 481 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 mars 2026
Pour une fois, un film sur la deuxième guerre mondiale pas sur la résistance, mais sur la collaboration.
Une page sombre de l'histoire de France.

C’était très prenant de voir l'évolution des personnages durant le film.

Le trio Jean Dujardin, Nastya Golubeva Carax et August Diehl étaient parfait. Surtout pour Jean Dujardin et Nastya Golubeva Carax leur histoire commune était très bonne.
dan47
dan47

70 abonnés 163 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 20 mars 2026
quelle déception ce film.
J’étais tellement contente de me régaler. C’était une catastrophe mal joué sans aucun sentiment long. Les scènes se répéter. Bref ça vaut pas les critiques que j’ai pu lire dans les magazines ou autre.
Zouky
Zouky

7 abonnés 14 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 mars 2026
Très prenant mais le film est t’es long../
L’intrigue est très bien amenée et permet de ne pas voir le temps passer
Fanadri123
Fanadri123

33 abonnés 119 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 mars 2026
Les Rayons Et Les Ombres de Xavier Giannoli est une sublime fresque historique qui explore un territoire historiquement dangereux et dérangeant à la fois : la collaboration. Passionnant et glaçant du début à la fin, le film dépeint la descente vertigineuse d’un père et sa fille dans les rouages d’un système qui ne peut que leur apporter une fin tragique. Jean Dujardin est magistral en homme complexe et ambigu, passant de journaliste pacifiste à collaborateur monstrueux. Sa partenaire à l’écran : la jeune Nastya Golubeva, est l’incarnation de la liberté dans une époque troublée où la frontière entre le bien et le mal est parfois invisible. August Diehl complète le casting en interprétant avec charisme l’ambassadeur allemand Otto Abetz. Ainsi, la croisée de ces trois destins va les amener à se confronter à leurs propres démons et faiblesses.

Durant trois heures quinze, Xavier Giannoli réussit brillamment à captiver le spectateur grâce à une mise en scène prodigieuse et une reconstitution historique immersive. Son film s’impose comme une oeuvre marquante et indispensable sur une période sombre de l’Histoire de France.

Les Rayons Et Les Ombres aborde ainsi la complexité de l’être humain, aux erreurs qu’il peut commettre socialement, intimement et moralement. Incontestablement un grand Film !
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