Ce film censé évoquer Jean Luchaire, collaborateur durant l’occupation, ne le fait que sous le prisme de sa relation avec sa fille, Corinne, actrice débutante à cette époque, qui est la voix off durant 3 hr , elle se raconte et s’excuse pas mal, " on savait pas ".
La relation de Luchaire avec Otto Abetz, son ami devenu ambassadeur du 3eme Reich à Paris, n’aborde pas vraiment le côté politique et "sombre" de ces hommes.
Abetz, devenu nazi, apparaît comme 1 simple exécutant, manipulé par Berlin, presque excusable et sympathique.
On les voit surtout passer du bon temps, buvant du Champagne. fumant beaucoup, .tous ensemble dans les nombreuses (trop) scènes de fêtes, beuveries, orgies.. organisées par les occupants. Le film manque de profondeur historique, la collaboration n’est pas le sujet.
Le sujet est Corinne, ses amours, sa relation avec son père et leur maladie commune, la tuberculose. qui est omniprésente tout du long. La toux est en fond sonore ( en ma voisine toussait aussi, j’ai été servie !), trop de scenes "pénibles" au sanatorium, on se croirait dans un documentaire sur la tuberculose. On finit par se demander ce que ca apporte au film et où on veut nous emmener ?
on attend.. on revoit les mêmes scènes.
En résumé : scénario plat, quelques scènes difficiles à croire..et trop long
Sauvé par quelques beaux décors, belles robes, la présence de Jean Dujardin et la bonne interprétation de l’actrice jouant Corinne.