Les Rayons et les Ombres
Note moyenne
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708 critiques spectateurs

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185 critiques
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Goéland
Goéland

39 abonnés 199 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 mars 2026
Un film marquant. Xavier Giannoli s’est emparé de l’histoire de Jean Luchaire pour essayer de comprendre et de nous faire comprendre comment un journaliste humaniste des années 20, militant de l’entente pacifiste franco-allemande, issu d’une famille de gauche, s’est laissé entraîner, sous l’occupation, dans la collaboration et le soutien à l’antisémitisme. Lâcheté et vénalité. Le film est puissant et passionnant car il est nuancé. Il s’attache aussi de façon subtile à approcher l’évolution du personnage de Otto Abetz, jeune professeur d’art, humaniste, francophile, ami de Luchaire qui deviendra ambassadeur d’Allemagne à Paris et jouera un jeu compliqué, sa lucidité ne l’empêchant pas de laisser se commettre les crimes et le génocide. Otto Abetz (August Diehl, remarquable) mériterait, à lui seul, un film de la même envergure.
L’on est plongé dans un certain Paris occupé, celui des rédactions collaborationnistes, des théâtres, des restaurants, des orgies où sombrent toutes celles et ceux qui s’affranchissent des moindres règles morales pour se vautrer dans la débauche et la compromission. Corinne Luchaire, jeune actrice prometteuse, fascinée par son père, se fourvoie en totale inconscience. Dans le film c’est elle qui raconte en retour-arrière le destin de son père et le sien.
Tout est passionnant dans ce film, en particulier la fin : le réquisitoire du procureur (joué impeccablement par Philippe Torreton) dont on voudrait retrouver le texte tant il est fort ( se poser la question, qu’aurait-on fait à sa place ? c’est répondre : on aurait collaboré !) et l’attitude du réalisateur, juif Ukrainien, Leonide Moguy, qui, fin 40, avait prévenu Corinne au début de sa carrière, et qui après-guerre lui pardonne . Sur les camps, Corinne lui dit : mais je ne savais rien. Moguy : mais la question est, voulais-tu savoir ?
Un film magistral qui sera, probablement pour moi, le meilleur de l’année 2026.
Paul B
Paul B

89 abonnés 1 507 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 mars 2026
Incroyable fut l'expérience. On voit beaucoup de films ou de livres ou de séries sur la résistance pendant la seconde guerre mondiale. Mais je n'en avais jamais vu sur le parfait opposé et à ce titre rien que dans la BA le ton est donné : mais quand est-ce qu'on devient un collabo ?

Histoire prenante, bons acteurs, belle morale finalement, très nuancé dans le propos...

Très réussi.
XavierCaze
XavierCaze

10 abonnés 157 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 24 mars 2026
Ya du budget, un bon réalisateur (excellent illusions perdues) et un sujet pas si souvent abordé. Mais pas de plaisir. 1/4 du temps les personnages fument, 1/4 du temps ils toussent, 1/4 du temps il boivent avec des filles aux seins nus et 1/4 du temps ils réfléchissent intensément (regard perdu, yeux froncés) pour savoir comment ne pas aller trop fort en allant doucement. Pour peut-être palier au jeu moyen des acteurs et bien faire comprendre que c'est tragique, allez hop, un coup de requiem de Mozart. Et tout ça en boucle, en scènes qui se répètent inlassablement ou plutôt très lassablement. De belles photos ne suffisent pas à faire un film. Aborder avec tant de lourdeur la difficulté de choisir entre le bien et le mal et d’arpenter le chemin parfois étroit qui les sépare est désolant.
Maria75
Maria75

8 abonnés 64 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 30 mars 2026
Grande déception pour ma part. Le film est trop long et trop lent. Comme si le réalisateur voulait au départ en faire une série télévisée et finalement s'est décidé de l'adapter au cinéma. Beaucoup de détails inutiles, pas de rythme, peu de personnes dans la salle mais après 3h à la fin, on s'est tous regardé et dit : ENFIN. Ps. un couple de personnes d'un certain âge est sorti après 2h...
Laurette Peruzzi
Laurette Peruzzi

3 abonnés 1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 mars 2026
Un chef d’œuvre
Pas de manichéisme, mesuré, fin. Aussi très bien tourné, les acteurs sont excellents
Cterzakou
Cterzakou

1 abonné 1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 mars 2026
Vu en avant premiére au Max Linder.
EXCELLENT FILM qui illustre bien le poème de Victor Hugo "Fonction du poète" tiré du recueuil les rayons et les ombres publié, un film qui nous éclaire en montrant toutes les nuances entre le blanc et le noir, le glissement du pacifisme à la collaboration.
Magnifique interprétation de Jean Dujardin et Nastya Golubeva .Magnifique mise en scène de Xavier les trois franç peut être fiers d'avoir de si grands talents en France.
Corinne T
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

176 abonnés 568 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 mars 2026
Ai vu « Les rayons et les ombres » de Xavier Giannoli qui avec ce nouveau film prouve une fois de plus à quel point il a talent fou pour la mise en scène. C’est ce que l’on se dit à chaque plan pendant 3h15 tant on est admiratif des cadrages, de l’assurance avec laquelle il place sa caméra toujours au bon endroit, son économie de moyen dans les mouvements, son talent immense pour les films d’époque qui ne sentent jamais la naphtaline, ni la reconstitution outrancière et bien évidemment pour la direction d’acteur. Dès le premier quart d’heure on oublie totalement la présence de Jean Dujardin qui joue là certainement son plus beau rôle. Il est Jean Luchaire patron de presse socialiste en 1936 qui peu à peu devient un des collaborateurs les plus actifs lors de la seconde guerre mondiale. Nous suivons également le parcours de sa fille, Corinne actrice débutante (Nastya Golubeva) . Deux destinées, quand bien même liées par le sang, c’est un peu trop pour un seul film aussi exigeant que celui-là, de plus la carrière de la starlette est relativement écrasée par la trajectoire du père. August Diehl complète le casting dans le rôle de Otto Abetz, ambassadeur à Paris. Jean Dujardin tout en sobriété est comme une évidence dans ce rôle complexe qui bien sûr renvoie et en permanence à la fameuse question « qu’aurions nous fait exactement en cette même période ? ». Nastya Golubeva dont c’est la première apparition à l’écran est bien présente et crédible dans ce rôle fil rouge. C’est en effet elle qui ouvre le film et qui va maintenir la narration par une voix off parfois un peu monotone. On retiendra une sublime scène, lorsque les cendres de l’Aiglon sont rapatriées en France avec le Requiem de Mozart en fond sonore. Il manque 3 à 4 scènes de cette intensité pour que Giannoli égale le niveau de son chef d’oeuvre « Les illusions perdues » qui se retrouve a être le pendant des « Rayons et les ombres » puisqu’on y assiste également à l’importance de la presse, qui porte haut des idées, fait et défait des gloires, manipule parfois aussi. Ce sont indéniablement les parties les plus intéressantes et interrogeantes de ce long métrage d’excellent niveau qui aurait pu être bien plus court. Un film qui bouscule et interroge sur notre avenir
Fabienne Nundy
Fabienne Nundy

2 abonnés 2 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 mars 2026
Il y a des films de plus de trois heures dont on a envie qu'ils ne s'arrêtent jamais. The Brutalist, sorti l'année dernière, en fait partie. Et il y a ceux, comme Les Rayons et les Ombres où la durée excessive n'apporte rien. Bien au contraire. Cela donne une impression de redite et de tourner en rond. Au bout de deux heures, on se demande quand le film va finir. Pourtant l'histoire, tirée de la réalité, est intéressante, bien jouée, bien filmée et la façon dont elle est racontée par l'actrice elle-même au moyen d'un enregistrement sur bande - conforme à la réalité - évite tout machiavélisme. Le titre du film illustre parfaitement le va-et-vient entre l'éclat des fêtes fastueuse données en soutien à la Gestapo et le tragique de la maladie et de la guerre assombrissant le tableau, les deux protagonistes passant constamment de la lumière à l'ombre et vice versa.
Malheureusement, le réalisateur n'a pas fait dans la dentelle. Rien n'est subtilement suggéré mais au contraire tout est lourdement appuyé, démontré avec insistance et répétition tels ces gros plans sur les crachats des deux malades qu'on nous inflige jusqu'à la nausée ou sur les interventions que subissent les tuberculeux dans le sanatorium. Également, trop de coupes de champagne, trop de cigarettes fumées surtout par ceux dont la maladie l'interdit. Le tout entrecoupé, comme cela va de soi, par d'innombrables séances de toux interminables.
On ne demande pas à avoir de l'empathie pour ces deux collabos qui, certes, ne la méritent pas mais je pense qu'avec une réalisation plus sobre, moins commerciale, le film aurait gagné en émotion et authenticité.
lulu1949
lulu1949

1 abonné 1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 mars 2026
Un long chemin depuis les rayons vers les ombres. Un grand film. Une excellente interprétation, Jean Dujardin, August Diehl et Nastyia Gobuleva. Très bonne reconstitution de ce moment d’histoire troublé.
Omg151
Omg151

84 abonnés 74 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 mars 2026
Film d'une ambition folle en terme de moyens financiers, de narration et d'exigence thématique qui font plaisir à voir dans le contexte formaté et frileux du cinéma français. Néanmoins le film reste problématique par son tiraillement entre une volonté de description minutieuse et documentée d'une période sombre de l'histoire française, la collaboration, et la "glorification" des deux personnages principaux que Giannoli ne cesse d'humaniser et de comprendre, alors que tout est là pour les condamner.
Ce tiraillement intéressant au début devient pénible et trop ambigüe dans le dernier tiers du film et même le discours final du procureur ne suffit pas à les juger vraiment coupables. La maladie, comme métaphore un peu lourde et surlignée, l'aide à une famille juive, à des journalistes résistants, le passé de gauche de Luchaire, son amitié avec Abbetz, son amour de père pour sa fille, tout semble là pour l'excuser ou du moins le comprendre. La présence de la star bankable Dujardin amplifie cette impression et le manque de profondeur de son jeu dans un registre dramatique accentue cette sensation. Comment ne pas penser à OSS quand il marche devant un drapeau nazi ? La jeune actrice est intéressante plus par sa photogénie et son mystère que par son jeu parfois fragile et maladroit dans la violence et les confrontations. L"avenir dira si elle est l'actrice d'autres films... La mise en scène joue l'efficacité des séries actuelles avec un sur découpage, des voix off en permanence et un sentiment d'étouffement qui fatigue souvent. La durée ressentie fluctue le long du film mais beaucoup de répétitions de scènes auraient pu être évitées. Bref un film à voir mais surtout à discuter...
philippe prudhomme
philippe prudhomme

13 abonnés 18 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 27 mars 2026
Autant j'avais apprécié "les illusions perdues" de Gianoli, autant son dernier film me laisse de marbre et légèrement en colère. Points positifs : les décors et la reconstruction d'un Paris sous l'occupation et la collaboration à grande échelle. Points négatifs : le montage du film, les scènes médicales sur la tubercule, les crachats pà profusio, les Players Navy Cut, le champagne à gogo (gros budget), les orgies trop répétitives, le jeux des acteurs moyen. Et plus grave, une tentative discrète de réhabilitation de la famille Luchaire et d'un tentative de révisionniste. Bref, on a mieux à faire pendant 3h20.
tuppence
tuppence

12 abonnés 117 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 30 mars 2026
Ca parle trop de tuberculose, fêtes, alcool, cigarette, sexe.
Les 3 personnages principaux ont l'air "gentils". Ca ne montre pas assez le côté collabo, les drames de la guerre.
Je m'interroge sur l'acceptation des 2 malades de tuberculose dans les fêtes malgré la contagiosité de la maladie.
Jeff P.
Jeff P.

10 abonnés 7 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 25 mars 2026
Si vous voulez voir des gens fumer , cracher ,boire ,copuler allez y c'est votre film mais il faudra tenir 3h20
Carlito
Carlito

1 abonné 2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 mars 2026
Tous les comédiens sont parfait et criant de vérité surtout Nastya Golubeva, une découverte ... les costumes sont magnifiques et la lumiere nous transporte en 1940. Ce film restera une référence en la matière ... Merci Monsieur Giannoli
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 412 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 mars 2026
Le sujet m'intéressait beaucoup ( le titre est aussi celui d'un recueil de poésies de Victor Hugo visant à édifier le lecteur et le porter à rechercher la connaissance et à sortir de l'ignorance ).

Malheureusement, je ne peux cacher ma déception à l'égard de ce film qui évoque le parcours de Jean Luchaire ( journaliste collaborateur ) et de sa jeune fille Corinne actrice qui connut un instant de gloire dans le film " Prison sans barreaux ".

C'est très long, sans véritable nécessité et surtout plutôt ambigu pendant une longue partie. La dernière demi-heure sauve ( selon moi ) la fadeur de ce film étouffant, tourné quasi exclusivement en intérieur, mais il est vrai doté d'une production artistique sophistiquée.

On le sait, sur la période de la collaboration, le cinéma français a produit par le passé plusieurs films.

Je crois, que celui-ci est bien le premier que je visionne qui ne me séduit pas vraiment. Ca reste néanmoins à voir. Mais ce n'est pas du tout ( à mes yeux du moins ) un réussite exceptionnelle.
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