Les Rayons et les Ombres
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Roub E.

1 335 abonnés 5 462 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 novembre 2026
Après le fantastique « les illusions perdues » j étais vraiment curieux de découvrir ce nouveau film de Xavier Giannoli surtout avec un sujet aussi peu traité au cinéma que celui de la collaboration. Pour traiter cette période trouble il fait l excellent choix de raconter la vie de Jean Luchaire et de sa fille. Lui patron de presse avec peu de succès dans les affaires militant pour la paix avec l Allemagne pendant l entre deux guerres, elle jeune actrice dont la carrière démarre et qui fait peu de cas des événements qui l entourent. Les rayons et les ombres raconte l histoire d un glissement, d un amoncellement de compromissions, de renoncements, de mensonges à soi même et aux autres qui font que ce personnage s éloigne de ses premiers principes pour servir ses intérêts personnels. Des principes qui ne paraissent que des façades alors que les personnages sont mus par le goût du luxe et du lucre. Le film multiplie les sous intrigues et les différentes variations de ses deux personnages dans un long développement de plus de trois heures mais pour son plus grand bien. Il montre la décrépitude morale et physique de personnages complexes agissant au fur et à mesure des circonstances dans leur propre intérêt jusqu à la fin où vient le temps de les juger. Le film a une direction artistique remarquable bénéficiant visiblement de moyens conséquents mais qui se voient à l écran. Jean Dujardin s en sort à merveille et livre une prestation avec différentes nuances tout à fait remarquable. Je comprendrais qu on puisse reprocher au film un côté académique et j ai peu goûté sa voix off trop démonstrative pour le reste c est remarquable.
MartineV
MartineV

2 abonnés 20 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 novembre 2026
Film traitant de la collaboration avec le régime de Vichy et les nazis pendant la seconde guerre mondiale. Un de plus direz-vous ! Mais ici c’est l’histoire vraie d’un patron de presse français qui Devient collabo de façon insidieuse.
C’est l’histoire d’une réelle amitié entre un journaliste et un enseignant allemand francophile qui rêvent d’une réconciliation fructueuse entre la France et l’Allemagne après la première guerre. Mais ils se retrouvent embarqués dans la seconde guerre : le premier Jean luchaire à la tête d’un journal qui peine à exister et le second Otto, d’abord expulsé sur des soupçons d’espionnage, qui revient à Paris en tant qu’ambassadeur d’Allemagne . Jean a besoin de son ami Otto pour obtenir des subsides et peu à peu il se compromet en servant la propagande nazie et en cédant à l’appât de l’argent et la vie de luxe et de luxure auquel cet argent et les milieux qu’il fréquente lui donnent accès.
Il entraîne avec lui sa fille , une starlette sans envergure, qui relate leur histoire d’une voix passive en accord parfait avec la passivité avec laquelle elle traverse tous ces événements, suivant son père aveuglement
Histoire peu glorieuse qui dépeint des personnages qui ne sont ni tout blancs ni tout noirs, qui font les mauvais choix par faiblesse , par cupidité et qui bien que condamnables, restent profondément humains. Ils se laissent gangrener comme la tuberculose qui les ronge et qui prend ici une valeur symbolique.
Le film est long mais se laisse regarder sans ennui et ce d’autant que les acteurs jouent leurs partitions avec justesse. À voir .
Elle Jih
Elle Jih

10 abonnés 8 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 novembre 2026
Le sujet est super, mais c’est long, trop long. Beaucoup de scènes sans grand intérêt auraient pu être écartées.
Gérard GUICHARD
Gérard GUICHARD

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 novembre 2026
Remarquable par son côté artistique de part sa réalisation et le jeu des acteurs, l'histoire vraie interroge sur la connaissance des faits au moment du récit. Puis viens le temps ou le spectateur comprend que l'idéologie est au service de la cupidité, du vice et de la terreur.
Plus jamais ça...
Anne Perrier
Anne Perrier

7 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 novembre 2026
Incroyables acteurs
Histoire vraie qui nous montre que nos Hommes actuels sont bien insignifiants .
Eric Melot
Eric Melot

14 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 novembre 2026
Après « Illusions perdues », que j’avais beaucoup aimé pour sa manière très moderne de filmer une époque ancienne et pour sa magnifique photographie, j’attendais beaucoup des « Rayons et les Ombres » de Xavier Giannoli. Visuellement, je n’ai pas été déçu : la lumière, les cadrages, la reconstitution sont superbes. Mais que ce film m’a paru long !

Trois heures quinze… Heureusement, je l’ai regardé en deux fois, sur mon canapé. Au cinéma, j’aurais peut-être été tenté de partir avant la fin, ce qui ne m’arrive jamais, surtout lorsque je compte ensuite donner mon avis.

Le sujet est pourtant passionnant : suivre Jean Luchaire, journaliste venu de la gauche et du pacifisme, dans sa dérive vers la collaboration ; découvrir sa relation avec sa fille Corinne, jeune actrice dont la carrière commence ; voir son ancienne amitié avec Otto Abetz se prolonger lorsque celui-ci devient ambassadeur de l’Allemagne nazie. Il y avait là de quoi me captiver.

Le titre, emprunté à Victor Hugo, est particulièrement bien trouvé. Ces rayons et ces ombres évoquent les contradictions humaines, cette coexistence de tendresse, d’aveuglement et de compromission. Une complexité qui me touche aussi chez Miyazaki : un personnage peut être aimant et commettre des actes condamnables. Comprendre ces contradictions ne signifie pas les absoudre.

Jean Dujardin porte un rôle difficile, même si j’ai parfois trouvé son interprétation trop appuyée. Même réserve pour Nastya Golubeva, pourtant magnifique dans certains plans, avec sa coiffure blonde à la garçonne : sa présence à l’image m’a davantage convaincu que certaines scènes de jeu. En revanche, August Diehl est formidable en Otto Abetz. J’y ai cru immédiatement.

Ce qui m’a surtout pesé, c’est l’accumulation. On fume, on boit, on fait la fête, le champagne coule, les liaisons se multiplient… Je comprends l’intérêt de montrer cette bulle de privilèges et la succession des compromissions. Mais à force de revenir sur cette décadence, le film m’a donné l’impression d’insister sur ce qu’il avait déjà très bien fait comprendre. La progression finit par s’étirer et l’ennui s’installe entre des séquences pourtant remarquables.

Un beau film sur un sujet fort, donc, mais qui aurait gagné, à mes yeux, à être nettement resserré. Je suis heureux de l’avoir découvert, sans avoir le sentiment d’avoir vu un film mémorable. Pour moi, ce sera 3/5 : les qualités sont réelles, mais les longueurs ont trop entamé mon plaisir.
Thierry Delarue
Thierry Delarue

8 abonnés 426 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 novembre 2026
Fin des années 1930. Amis de longue date et fervents pacifistes, Jean Luchaire, un homme de presse français et Otto Abetz, un allemand francophile, assistent à l’émergence d'un nouveau conflit entre leurs deux pays. Quand Otto est nommé ambassadeur du 3ième Reich à Paris, Jean décide de le soutenir.
C'est surtout l'histoire de Corinne Luchaire qui nous est transmise. Actrice française devenue une vedette très jeune à la fin des années 1930, notamment grâce au succès du film Prison sans barreaux (1938). Sous l'Occupation, elle est une figure en vue du Tout-Paris de l'Occupation et des salons de la collaboration aux côtés de son père, sa carrière s'interrompt en raison de sa santé fragile et des événements politiques. Dire que tout cela s'est vraiment passé : la lente installation du pouvoir nazi, la collaboration, les mesures anti-juive et la politique antisémite, les listes de livres à interdire, les rafles, le marché noir, les trafics en tout genre, les comtesses de la Gestapo. Protégées par la Gestapo française (notamment la bande de la rue Lauriston dirigée par Lafont et Bony) et par les hauts dignitaires allemands, ces femmes menaient une vie de luxe et d'excès en plein Paris occupé. Elles s'adonnaient au marché noir, au trafic de biens saisis aux familles juives, à la délation et parfois à l'espionnage. Corinne Luchaire, de par le statut de son père Jean Luchaire (proche de l'ambassadeur Otto Abetz), évoluait exactement dans les mêmes salons et cercles mondains de la collaboration. Même si Corinne était avant tout une jeune comédienne (et souffrait de la tuberculose) plutôt qu'une agente de la Gestapo, elle a fréquenté ces fêtes extravagantes et ces femmes sulfureuses qui incarnaient le « Tout-Paris » collaborationniste dépeint dans le film de Xavier Giannoli. Comment de nombreuses personnalités française se sont adaptées et ont adopté ce régime fasciste qui s'imposait à eux. Pendant que la population subissait les restrictions, le rationnement et le marché noir, une poignée de salons ultra-sélects (l'Ambassade d'Allemagne dirigée par Otto Abetz, l'Hôtel Ritz, Maxim's ou l'Institut allemand) organisaient des soirées somptueuses où le champagne et la gastronomie coulaient à flots. Pour l'immense majorité des Parisiens, participer à ces fêtes était non seulement inaccessible, mais perçu comme une trahison. Cette atmosphère festive était orchestrée par Otto Abetz, l'ambassadeur du Reich à Paris. Il utilisait ces réceptions fastueuses comme un véritable outil de propagande et de diplomatie mondaine pour charmer, compromettre et lier l'élite culturelle et politique française au régime nazi. Dans ce Tout-Paris de la Collaboration, participer à ces fêtes était en effet un échange de bons procédés où se mêlaient vanité, recherche de profit et compromission.
C'est l'histoire d'une jeune insouciante qui se voyait déjà en haut de l'affiche, à croquer la vie par tous les bouts. C'est l'histoire de son père bercé par ses illusions opportunistes, prêt à s'allier au pire. Plus tard on ils seront considérés comme traites à la patrie, de salauds, de collabos. Pouvoir illusoire de collaboration dansant avec la trahison, d'un côté comme de l'autre les Luchaire commencent à être contesté.
On fume beaucoup trop dans ce film, comme si on se sentait intouchable. Mais par comparaison, comme un rappel à la convenance il y a cette tuberculose héréditaire qui les ronge de l'intérieur. Cette maladie fait des ravages. La tuberculose frappait de plein fouet les jeunes adultes et les adolescents, dont les corps en croissance étaient particulièrement vulnérables aux carences. C'est précisément ce qui a brisé la carrière et la vie de nombreuses personnalités de l'époque, dont Corinne Luchaire elle-même. Atteinte de la tuberculose, sa santé s'est rapidement dégradée pendant la guerre, l'obligeant à s'éloigner des plateaux de tournage. Pour ses contemporains, la tuberculose était une épée de Damoclès permanente : elle tuait des dizaines de milliers de personnes par an en France, fauchant les riches dans les sanatoriums huppés comme les pauvres dans les quartiers populaires.
Jusqu'au jour où, l'armée de la Wehrmacht n'est plus invincible. Les Luchaire père et fille, sont sur la liste des français a assassiner après la guerre. Triste et grave qu'aura été la vie de ces deux là. Grandeur et décadence, ils n'ont plus qu'à s'enfuir. C'est la tracte aux collabos. Le temps de l'épuration est arrivé. Témoignage historique éprouvant et émouvant, ils sont portés traites à la nation et aucun pardon ne leur sera autorisé.
Corinne Luchaire est condamnée à dix ans d'indignité nationale à la Libération, elle publie ses mémoires pour tenter de s'expliquer, avant de mourir de la tuberculose en janvier 1950 à seulement 28 ans. À la Libération, après s'être réfugié à Sigmaringen puis en Italie, Jean Luchaire est arrêté, jugé pour intelligence avec l'ennemi et fusillé au fort de Châtillon le 22 février 1946. Ma note sera de 3,7 sur 5. Parce que la vérité, c'est aussi que les gens ne se sont pas tous battus pour faire partie de la résistance. Il n'y a jamais eu de héro derrière la porte de chaque français.
C'était Maximus pour la Page Facebook « Je fais mon Cinéma »
ned123
ned123

215 abonnés 1 782 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 novembre 2026
J'ai vu un film... qui refuse d'absoudre ses personnages, et c'est tout à son honneur...

Ce film de Xavier Giannoli nous plonge dans le réacteur de la Collaboration, sujet que le cinéma français a longtemps laissé de côté au profit de la Résistance. Jean Luchaire, journaliste pacifiste de gauche devenu patron de presse à la solde des nazis, et son ami Otto Abetz, ambassadeur du Reich, glissent peu à peu de l'idéal d'un esprit pacifiste de l'avant-guerre à la compromission pour le pouvoir et l'argent... Le tout est vu à travers le regard de Corinne Luchaire, la fille de Jean qui veut être actrice et sera au coeur de la mise en scène dans l'Histoire des Hommes de la 2nde GM... Pendant que le pire se commet, elle se perd dans la fange de l'Histoire...

Pas de réhabilitation ici, mais un portrait sans fard d'hommes vénaux et lâches, qui ont préféré détourner le regard sur l'honneur, le courage et la volonté. 3h qui passent sans ennui, une reconstitution fastueuse, une photographie somptueuse. August Diehl et Jean Dujardin sont impressionnants, Nastya Golubeva (fille de Leo Carax) est une révélation.

Un drame familial dans un drame national qui remonte à la surface alors que tous les témoins ont disparu...
Mme Hérisson
Mme Hérisson

7 abonnés 386 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 octobre 2026
”Les Rayons et les Ombres” est une réussite formelle : on ne voit pas passer ces trois heures grâce à une mise en scène soignée et à des interprétations de premier plan, avec en tête la révélation de l'actrice Nastya Golubeva Carax.
​Pourtant, le film pèche gravement par son sujet. En choisissant de retracer la vie de Jean et Corinne Luchaire, figures notoires de la Collaboration, l'œuvre choisit le prisme intime; oscillant entre la lutte contre la tuberculose et le goût des soirées mondaines; au détriment de la vérité historique. Le versant collaborationniste est relégué au second plan et presque minimisé, ce qui pose un réel problème éthique et narratif face à la gravité des faits. Le basculement politique n'est jamais réellement analysé ni rendu compréhensible.
​D'un point de vue purement cinématographique, le contrat est rempli; mais le scénario prend trop de libertés avec la réalité historique sur un sujet aussi lourd, une dérive que je ne peux ignorer au moment de trancher sur ma note finale.
Infovest
Infovest

6 abonnés 218 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 octobre 2026
Un film remarquable qui traite d’un aspect moins connu dans le monde cinématographique : la collaboration.
L’interprétation est magistrale, Jean Dujardin en tête, dépeint des personnages à la fois conscients et naïfs dans la collaboration, et tout cela avec une objectivité totale.
La photographie est aussi très réussie.
Un grand film.
mazou31
mazou31

138 abonnés 1 388 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 octobre 2026
Avec *Les Rayons et les Ombres*, Xavier Giannoli signe une fresque vertigineuse sur la Collaboration, suivant le journaliste Jean Luchaire, sa fille Corinne et l'ambassadeur Otto Abetz, pacifistes des années 1920 devenus complices du pire. La mise en scène est somptueuse : reconstitution d'époque méticuleuse, photographie superbe, et une construction en flashbacks élégante qui n'égare pas pour autant le spectateur. Le scénario tient en haleine sur plus de trois heures, à hauteur de la complexité morale de ses personnages, sans caricature ni manichéisme. Il joue également brillamment sur le contraste entre l'ivresse des mondanités et la noirceur morale de l'époque comme le dit le titre. Jean Dujardin est immense en Luchaire, cynique et pathétique ; la révélation Nastya Golubeva crève l'écran en Corinne, et August Diehl incarne un Otto Abetz d'une ambiguïté glaciale. La durée (plus de trois heures) pourrait rebuter certains mais jamais, pour ma part, je n'ai éprouvé la moindre lassitude.
Un film monumental qui rayonne comme un chef-d'œuvre. Du cinéma majeur qu'il faut voir.
Ciol
Ciol

4 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 octobre 2026
Comment certaines personnes peuvent sombrer du mauvais côté...donné leur une position confortable ,un train de vie facile, pourvoir utiliser de l'argent qui n'est pas le votre ... vous ferez abstraction des problèmes des autres
Ont retrouve ce principe de corruption en politique et dans le milieu professionnel
Le film est assez long il est vrai ,mais je le trouve réussi car il décrit ce mécanisme humain qui est toujours d'actualité.
djeff17
djeff17

5 abonnés 181 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 30 octobre 2026
Était-il nécessaire de consacrer à Jean Luchaire un biopic, et surtout d’une telle durée -plus trois heures ? Certainement pas, car ce personnage douteux, chantre de la collaboration de la France occupée avec l’Allemagne nazie, arrêté par les troupes américaines lors de sa fuite en Italie, puis livré à la France , a été jugé, condamné et exécuté en 1946. A la Libération, bien d’autres – et souvent moins critiquables pour des faits de collaboration- ont été jugés et fusillés. Si l’on ajoute qu’il avait évité la faillite de son journal grâce à son ami Otto Abetz et à un généreux financement allemand, qui lui permettait surtout de mener grand train, vivant fastueusement avec sa femme, sa fille Corinne, actrice d’un cinéma tombé dans l'oubli, et sa maîtresse, on ne peut lui trouver le moindre côté attachant. Il n’a donc eu qu’un sort amplement mérité Pourquoi nous infliger l’évocation de ce triste sire, et à quand une biographie de Pol Pot, le chef des Khmers rouges, ou du Général Pinochet, dictateur chilien (Pour Staline, c’est déjà fait) ?
Claude DL
Claude DL

128 abonnés 1 972 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 octobre 2026
Ce film nous raconte l’histoire vraie du journaliste Jean Luchaire, de sa fille actrice, et d’Otto Abetz, un ami allemand avec lequel il avait fondé, bien avant l'accès au pouvoir du régime nazi, une association d’amitié franco-allemande. Imaginez ce qui se passe lors du basculement de l'Histoire, d’autant que ce dernier est nommé ambassadeur en France après le sinistre épisode de juin 1940 et la mise en place du régime de Vichy. Les deux hommes, par la force des choses, vont se retrouver progressivement pris dans l'engrenage de la compromission, tout en ignorant la réalité ultime du système concentrationnaire, à l'instar de l’immense majorité des contemporains de l’époque. Tout est rendu avec un réalisme saisissant, décrivant la vie de la haute société collaborationniste menant une existence privilégiée et déconnectée des souffrances du peuple qui peine à se nourrir. Cette histoire, qui fait vraiment réfléchir, est à la fois terrifiante et bouleversante, et on ne sort pas indemne de la vision de cette œuvre magistrale de Xavier Giannoli. Les acteurs et actrices sont absolument irréprochables, et Nastya Golubeva, dans le rôle de la fille, est une superbe découverte à l’indéniable talent (on la reverra sûrement). C'est à la fois une très grande leçon d’Histoire et une réflexion profonde sur la nature humaine : bravo !
christophe D10
christophe D10

35 abonnés 1 064 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 octobre 2026
Ce n’est pas un mauvais film, et il y a une certaine qualité de la mise en scène.
On a cependant parfois l’impression de voir un film autant sur la tuberculose que sur la collaboration pendant la seconde guerre mondiale.
Le problème, c’est aussi que le film consacre une partie beaucoup trop importante a la fille de Jean Luchaire et la relation de cet homme avec sa fille n’est pas assez interessante et significative pour justifier cette durée de 3h15.
De nombreux passages (particulièrement les scènes de fêtes et celles traitant de la maladie) s’étirent beaucoup trop en longueur, et la réalisation aurait facilement pu être réduite d’une bonne heure.
Un film au final plutôt surcoté et une vraie déception par rapport aux si élogieuses critiques.
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