4774 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
737 critiques spectateurs
5
189 critiques
4
320 critiques
3
119 critiques
2
78 critiques
1
20 critiques
0
11 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Sanspression18
2 abonnés
1 critique
Suivre son activité
1,5
Publiée le 6 août 2026
L’idée était originale et prometteuse mais la réalisation est ratée. Les scènes sont répétitives (toux et bla-bla sans grand intérêt ), que c’est long… spoiler: la réquisition générale à la fin du film résume parfaitement Luchaire à qui on a essayé d’attribuer un semblant d’ambiguïté et de passivité pendant 3h pour créer de l’empathie . Un film sur un collabo qui était d’ailleurs bien plus actif que ce qu’on laisse ici penser, rien de plus. Peut être que ce n’était juste pas le bon exemple pour essayer de montrer ce qu’était « l’engrenage de la collaboration »
Une très belle réalisation et une reconstitution du Paris des années 40 assez remarquable. Le problème c’est qu’à force de parler de Luchaire (excellent Dujardin) il en devient presque sympathique alors que sa biographie officielle est beaucoup plus sévère. Le film édulcoré à mon sens un peu trop d’attitudes. Et il me semble que les raisons de sa collaboration ne sont pas suffisamment explicites si ce n’est que c’était un escroc.
X. Giannoli signe une longue fresque historique retraçant une variation collaborationniste durant la seconde guerre mondiale. Celle de J. Luchaire, patron de presse et de sa fille Corinne, étoile filante du cinéma, dont le réalisateur s'appuie sur l'autobiographie. Une évocation ample, intime et démonstrative, sur un ton sans vraiment de rupture, ne montrant que les cercles privilégiés des profiteurs de la guerre. Dans une dernière heure particulièrement passionnante, J. Dujardin et N. Gobuleva se glissent avec aisance et crédibilité dans leur personnage aux liens si forts.
Belle fresque sur l'idée de collaboration durant la guerre, en orientant la lecture sur un journaliste et sa fille comédienne. Mais on patauge dans un message peu clair : dénonciation ou empathie pour certains collaborateurs du nazisme ? Certes, 90 d des Français étaient passifs durant la guerre et s'en sont pris lâchement aux collabos les plus évidents ensuite.spoiler: Mais de là à nous attendrir sur Otto Abetz un nazi raciste notoire ! Bref les intentions de Xavier Gianolli semblent trop confuses. De plus, personnellement j'ai eu du mal à cerner cette insistance sur la tuberculose dont souffrent les protagonistes, tout au long de ce film pour le moins étrange par son manque de clarté dans ses intentions.
J’ai trouvé cette fresque magnifique et les acteurs éblouissants. Que c’est bien joué ! Cette histoire qu’on croit connaître et qu’on ne connaît pas.. 2 critiques néanmoins : Ces formats 3h de plus en plus fréquents ne se justifient pas. 2:15 ça aurait été parfait. Ensuite à trop vouloir restituer une réalité le film manque d’un rebondissement (sans s, un seul aurait suffit). C’est superbe. Réellement, mais j’ai eu envie de consulter mes mails 2 ou 3 fois. Désolé c’est comme ça.
10 595 abonnés
11 634 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 30 juillet 2026
« Le vrai pouvoir d'un journaliste, ce n'est pas ce qu'il écrit, mais ce qu'il n'écrit pas. » Jean Luchaire a utilisé ce « pouvoir » pour s'enrichir, au lieu d'essayer d'utiliser son média pour alerter et remobiliser un pays vite mis à genoux. C'est pourtant ce qu'on pouvait attendre de quelqu'un qui se présentait comme un homme de paix, alors qu'il a finalement surtout travaillé pour la sienne en devenant la serpillière des nazis. Xavier Giannoli s'intéresse donc à ce journaliste et patron de presse, ainsi qu'à Otto Abetz, ces deux partisans de l'amitié franco-allemande présentés comme des humanistes, idéalistes et pacifistes, qui ont vite mis de côté leurs soi-disant valeurs sous l'Occupation allemande. Une histoire racontée en grande partie du point de vue de Corinne Luchaire qui, selon le film, est restée dans une bulle constante. Peut-être une manière de se rassurer alors que le pire était commis pendant leurs soirées mondaines. Les dilemmes moraux sont là, mais ils n'existent pas vraiment pour ces personnages complaisants qui ont vite accepté leur rôle. Jean a préféré regarder ailleurs et se voiler la face, en se donnant bonne conscience en distribuant des laissez-passer. Un homme vénal et opportuniste qui se « paierait » pour se vendre, selon un personnage. Cette histoire est aussi importante que celle sur les résistants, et je ne comprends même pas qu'on puisse penser qu'elle cherche à réhabiliter qui que ce soit, comme certains ont pu le dire. Les trois heures, qui ne sont jamais exigeantes, sont parfaitement utilisées pour dépeindre une situation d'une grande complexité humaine. Une fresque vraiment immersive qui ne se limite pas à ces gens, mais à toute une époque avec également ce regard sur le cinéma. Bref, une œuvre vraiment saisissante portée par une formidable photographie, une superbe reconstitution d'époque et surtout, un casting fantastique notamment Nastya Golubeva Carax qui se révèle face aux charismatiques August Diehl et Jean Dujardin.
Un peu comme l’antithèse du diptyque consacré à De Gaulle : après la naissance et la victoire de la Résistance, voici la naissance puis la défaite de la Collaboration. Une page sombre de notre histoire, qui reste encore aujourd’hui une véritable blessure nationale.
Nouveau film de Xavier Giannoli après l’excellent Illusions perdues. À part Marguerite, j’ai aimé tous ses films, et celui-ci est une nouvelle fois remarquablement réalisé. Le scénario, inspiré de l’histoire vraie de Jean Luchaire et de sa fille, est très bien écrit, avec des personnages particulièrement bien développés. La direction artistique est superbe et contribue pleinement à la réussite de cette grande fresque historique.
L’interprétation est au diapason, avec un très beau casting. Je ne suis pas spécialement fan de Jean Dujardin, mais il trouve sans doute ici l’un de ses meilleurs rôles. Belle révélation également pour la jeune Nastya Golubeva Carax, déjà apparue dans quelques films de son père Léos. Elle est vraiment très bien et ça sent déjà la nomination au César de la révélation féminine. On retrouve aussi avec plaisir Philippe Torreton, devenu plus discret ces dernières années, dans un petit rôle.
Malgré ses 3h19 et quelques longueurs, on ne s’ennuie pratiquement pas une seule minute. Au final, un véritable film-fleuve, une grande fresque historique qui pourra sans doute déranger par son sujet et ses personnages. Personnellement, une très belle surprise. J’ai beaucoup aimé.
Tout simplement un très grand film, à mon sens aussi important que l'Armée des ombres. La focalisation interne à la Stendhal offerte par les souvenirs de l'héroïne est dosée savamment, à la Scorsese. Dujardin est juste, comme on le dirait d'une chaussure à son pied, subtilement magique. Un long voyage qui commence à l'homme et qui finit à Sigmaringen! Chapeau l'artiste!
J'ai adoré ce film, du vrai cinéma, servi par un scénario basé sur des faits réels et aussi un casting tellement fort. Pour moi l'un des meilleurs films vu cette année peux être le meilleur. Les 3 heures sont justifiés et absolument pas gênantes. Bravo
Jean Dujardin livre une prestation xxl, il excelle dans ce rôle qui peut générer des heures de discussion. Le film a le mérite de présenter un autre angle de la guerre, celle de la collaboration ou des hommes et femmes ont fait des choix qui, a posteriori, sont très contestables...
Il faut un sacré culot pour oser, dans une période tant fébrile pour les salles obscures, sortir un film aussi ambitieux que Les Rayons et les Ombres. 3h15 de plongée dans les coulisses de la Collaboration, avec certes une tête d’affiche (Jean Dujardin), mais sans autre grand spectacle que celui des fêtes mondaines d’une élite parisienne qui pense pouvoir tirer profit d’un pays sous la botte de l’Occupation.
C’est la première qualité du film que de tirer parti de cette longueur et de s’en tenir au sujet premier, sans chercher à récompenser le spectateur par les séquences traditionnellement épiques liées aux films de guerre. Les Rayons et les Ombres se concentre autour de l’histoire vraie d’un trio, un journaliste pacifiste, sa fille comédienne et leur ami allemand, le francophile Otto Abetz devenu ambassadeur d’Allemagne à Paris. C’est donc l’intimité qui prévaut, dans un film qui ne lésine certes pas sur les moyens de sa reconstitution, mais ausculte l’Histoire par les destinées individuelles, tentant de disséquer les voies par lesquelles les idéalistes se fourvoient.
LES RAYONS ET LES OMBRES. Très bon film sur la période sombre de la seconde guerre mondiale à Paris. Un film de plus de trois heures. Une note de Trois étoiles et demie.
Luchaire qui es tu ? Un journaliste durant la seconde guerre mondiale collaborant avec l occupant certes, mais ce film éclaire et nuancé cet engagement, intéressant pour le détail du mécanisme infernal de ces liaisons dangereuses ce film éclaire sur les relations entre des hommes broyés par les circonstances. Ce film est intéressant comme point de vue circonstancié de la collaboration, et des destins qui se croisent dans des intérêts pas tous connus et hypocrisies individuellles mesquines. Néanmoins cette réalisation m’est apparu un peu lent, parfois un peu trop verbeux et souvent très seins nus (moins grave), mais bon on saluera tout de même l interprétation de Jean Dujardin en particulier et de quelques acteurs secondaires également qui passent bien et rattrapent fréquemment les trous d air dans le rythme du film.